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Le Conseil fédéral présente son plan du déconfinement

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(KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le Conseil fédéral prend la parole ce jeudi. Il devrait notamment détailler sa stratégie en vue d'une levée - partielle - des restrictions dues à la pandémie de coronavirus. La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga, ainsi qu'Alain Berset et Guy Parmelin y participeront. Un direct à retrouver ici.

15h45 - Le port du masque n'est toujours pas imposé

Le Conseil fédéral n'envisage toujours pas le port du masque obligatoire dans le cadre du déconfinement lié au Covid-19. Il recommande de s'en tenir aux mesures d'hygiène des mains et de distance de sécurité.

Le gouvernement s'appuie sur le travail des experts, a indiqué jeudi devant la presse le conseiller fédéral Alain Berset. Les personnes saines n'ont pas besoin de porter un masque, a-t-il dit.

Seuls les malades, les personnes à risques et les employés travaillant dans des secteurs impliquant des contacts étroits doivent en porter un. La reprise économique graduelle impliquera que davantage de personnes y seront astreintes. Les achats pour l'approvisionnement sont en cours.

15h40 - La Suisse enregistre 315 nouveaux cas positifs

Les nouveaux cas de coronavirus en Suisse ont augmenté de 315 en un jour. Au total, le pays compte 26'732 cas confirmés depuis le début de l'épidémie de Covid-19, selon les chiffres de l'OFSP publiés jeudi.

Jusqu'à présent, 1017 personnes testées positives sont décédées en Suisse, soit plus de 40 de plus en 24 heures. Ce total se réfère aux annonces des laboratoires et des médecins reçues par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) jusqu’à jeudi matin. Ces chiffres peuvent légèrement diverger des données des cantons.

15h35 - Jusqu'à 196 francs par jour pour les chauffeurs de taxi, physiothérapeutes et autres professionnels touchés indirectement par les mesures de lutte contre le coronavirus

De nombreux indépendants ont vu leurs revenus s'effondrer bien qu’il ne leur soit pas interdit d’exercer leur activité. Pour éviter des cas de rigueur, le Conseil fédéral élargit le droit à l’allocation pour perte de gain Covid-19 aux indépendants qui ne sont pas directement concernés par la fermeture des entreprises ou par l’interdiction de manifestations.

Il faudra que le revenu de l’activité lucrative soumis à l’AVS soit supérieur à 10'000 francs, mais ne dépasse pas 90'000 francs. Le montant maximal de l’allocation sera de 196 francs par jour, soit 5880 francs par mois, comme pour les autres ayants droit à l’allocation pour perte de gain Covid-19.

15h30 - Aucune décision concernant les manifestations estivales

Le conseiller fédéral Alain Berset a indiqué que, bien que de nombreuses interrogations se posent concernant les rassemblements estivaux pour les manifestations culturelles, aucune décision n'avait été prise par le Conseil fédéral jusqu'à présent. Le sujet sera mis sur la table "lors d'une prochaine réunion du Conseil fédéral".

15h20 - Feu vert du Conseil fédéral sur les examens de fin d'apprentissage

Le Conseil fédéral a donné jeudi son feu vert aux modalités des examens de fin d'apprentissage. Comme déjà annoncé, les examens scolaires sont remplacés par la note d'expérience et la note d'école. Plusieurs variantes sont possibles pour la pratique.

D'ici l'été, près de 75'000 jeunes arriveront au terme de leur formation professionnelle initiale. Les facilités décidées par le gouvernement visent à ce qu'ils puissent obtenir un certificat fédéral de capacité (CFC) ou une attestation de formation professionnelle (AFP) malgré l'épidémie liée au coronavirus.

Les partenaires de la formation professionnelle s'étaient déjà mis d'accord la semaine dernière sur les exigences requises pour obtenir ces diplômes. Les examens pratiques restaient encore à préciser.

15h15 - Un déconfinement coordonné et en trois étapes

Le Conseil fédéral veut sortir de la crise du Covid-19 en trois étapes. Les mesures seront coordonnées au niveau national. Coiffeurs, physiothérapeutes, jardineries et médecins seront autorisés à rouvrir leurs portes dès le 27 avril, a décidé jeudi le gouvernement.

Selon le Conseil fédéral, l'évolution de l'épidémie permet d'assouplir les mesures de protection dès cette date. La santé de la population suisse reste la priorité absolue.

15h15 - Un programme national de recherche spécial sur le Covid-19

Le Conseil fédéral lance un programme national de recherche (PNR) dédié au Covid-19. Doté de 20 millions de francs rassemblés à partir de fonds existants, le programme durera 24 mois, a décidé jeudi le gouvernement.

Selon le gouvernement, un besoin urgent de recherche se fait sentir dans les domaines biomédical et clinique afin de mieux comprendre la transmissibilité, les effets et le traitement du Covid-19. Le but du nouveau programme est de canaliser au maximum les compétences de recherche existantes en Suisse et de les associer dans des projets de grande envergure afin d'obtenir rapidement des résultats.

14h50 - Les entreprises pourront temporiser pour éviter la faillite

Les entreprises menacées de faillite à cause du coronavirus ne seront dès lundi plus obligées d'aviser le juge et les PME pourront bénéficier d'un sursis "Covid-19" allant jusqu'à six mois. Le Conseil fédéral a adopté jeudi deux instruments provisoires pour prévenir les faillites.

Empêcher une vague de faillites permettra de préserver l’emploi et les salaires et d’atténuer les conséquences de la crise. Les mesures ciblées avaient été annoncées. Elles prendront le relais de la suspension générale des poursuites en vigueur jusqu'à dimanche.

14h15 - Japon: l'état d'urgence étendu à tout le pays

L'état d'urgence a été étendu à l'ensemble du Japone afin de lutter plus efficacement contre la propagation du coronavirus. Jusqu'ici, cela concernait sept régions sur les 47 que compte l'archipel nippon.

La semaine dernière, Shinzo Abe, le Premier ministre, avait déclaré l'état d'urgence jusqu'au 6 mai pour sept des 47 régions du pays, dont Tokyo et sa grande banlieue ainsi que la région d'Osaka, la grande métropole de l'Ouest du pays.

13h30 - Vaud rattrape le Tessin au nombre de décès

Le canton de Vaud compte désormais 266 décès liés au Covid-19, soit 12 de plus en une journée. Il pourrait bientôt dépasser le triste record national du Tessin (269 jeudi matin). L'écart continue de se creuser entre les décès dans les hôpitaux vaudois (113) et dans d'autres lieux, essentiellement en EMS (153).

13h10 - Le tourisme d'achat sera sanctionné d'une amende de 100 francs en Suisse

Le tourisme d'achat est interdit et sera sanctionné dès vendredi par une amende de 100 francs. Le Conseil fédéral a précisé jeudi les mesures concernant le franchissement des frontières actuellement restreint en raison du Covid-19.

Ces dernières semaines, l'Administration fédérale des douanes (AFD) a encore constaté une activité intense en matière d'achats transfrontaliers. Lors du retour en Suisse, une amende de 100 francs est prononcée lorsqu'il s'agit manifestement d'un cas de tourisme d'achat et que le franchissement de la frontière a eu lieu uniquement à cette fin.

13h00 - 551 victimes du Covid-19 en 24 heures en Espagne

L'Espagne a recensé jeudi 551 morts du Covid-19 en 24 heures. Cela représente un très léger rebond après la baisse enregistrée la veille, a annoncé le ministère de la Santé.

Au total, 19'130 personnes ont succombé à la maladie dans le troisième pays le plus endeuillé du monde derrière les États-Unis et l'Italie. Mercredi, 523 décès avaient été annoncés. Mais ce bilan est de plus en plus contesté alors que les autorités régionales de Madrid et de Catalogne ont évoqué des milliers de morts non recensés dans le bilan national.

Parmi ces nouvelles victimes de la maladie connues jeudi figure l'écrivain chilien engagé Luis Sepulveda.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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1 commentaire

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  1. Christine Acolas

    16 avril 2020 à 17:19

    Je suis choquée de cette réouverture des écoles., sachant que les enfants sont des vecteurs importants de la maladie, tout en étant porteurs sains. Il s'agit d'une décision dictée par la finance avant tout et non pour préserver la santé des citoyens. J'avais confiance dans le gouvernement. J'avais...

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Masque hygiénique recommandé pour les personnes avec des symptômes

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Les personnes qui présentent des symptômes d'infection aigüe des voies respiratoires doivent de préférence porter un masque à usage unique. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
L'OFSP a précisé ses recommandations sur le port du masque. Les personnes qui présentent des symptômes d'infection aigüe des voies respiratoires doivent de préférence porter un masque à usage unique, lorsqu'elles se rendent chez leur médecin par exemple.

Cette adaptation n'est pas une recommandation du port du masque général, précise jeudi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) à Keystone-ATS. Aucune recommandation spécifique n'est émise pour la population normale. Celle-ci peut porter un masque hygiénique à usage unique ou un masque en tissu pour autant que celui-ci réponde aux standards élaborés par la task force scientifique Covid-19 de la Confédération.

Utilisés correctement, ces deux types de masques protègent les autres personnes d'une infection, peut-on lire sur le site de l'office. Les personnes qui présentent des symptômes respiratoires contaminent de toute évidence leur masque, c'est pourquoi il leur est recommandé d'utiliser des masques hygiéniques qui sont jetés après chaque utilisation.

La Confédération préconise en revanche de ne pas utiliser de masques de protection respiratoire pour un usage privé. Ces masques, utilisés par exemple dans le domaine médical ou la construction, ne filtrent pas l'air expiré et peuvent même propager le virus. Idem pour les autres masques (comme ceux produits en tissu, cousus ou fabriqués soi-même), qui n'offrent pas de protection fiable, selon l'OFSP.

Appel de Greenpeace

Greenpeace Suisse avait demandé fin juillet à la Confédération d'adapter ses recommandations. Selon elle, de nombreux experts de la santé jugent que les masques en tissu offrent au grand public une protection suffisante contre le coronavirus.

L'usage de masques réutilisables permettrait aussi d'éviter une nouvelle pénurie et de réduire la pollution. L'ONG citait une étude publiée dans la revue "Environmental and Science Technology" selon laquelle environ 129 milliards de masques et 65 milliards de gants sont utilisés chaque mois durant la pandémie.

Selon les experts, les masques réutilisables offrent une protection suffisante au grand public. Hors des hôpitaux, des masques certifiés à usage unique ne sont pas nécessaires, car l'infection est beaucoup plus faible, expliquait l'infectiologue Gerhard Eich, membre du comité de la Société suisse d'hygiène hospitalière, cité dans le communiqué de Greenpeace.

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Un premier pas vers un congé parental

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Le but reste un congé parental, comme il existe en Allemagne. (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Un congé paternité de deux semaines, aussi court soit-il, est un premier pas dans la bonne direction, selon le comité "Congé paternité maintenant!". Le but reste un congé parental, comme il existe en Allemagne. Mais la droite n'y est pas favorable.

"La Suisse est mûre pour le congé paternité", a affirmé jeudi Adrian Wüthrich, président du comité national et de Travail.Suisse, lors d'une conférence de presse à Berne. Selon un sondage publié en juin, près de trois quarts de la population est favorable à un congé de deux semaines. Seuls 16% rejettent complètement le projet.

Celui-ci est aussi soutenu par des partis et organisations de tous bords, y compris les milieux patronaux. Il est grand temps que la Suisse introduise un congé réglé par la loi, ont affirmé les intervenants, des parlementaires de gauche et de droite. Tous se sont insurgés contre le fait qu'un père n'ait actuellement droit qu'à un jour de congé à la naissance d'un enfant, soit pas plus que pour un déménagement.

"Finançable et nécessaire"

"Ce projet est finançable et nécessaire pour la société, l'économie et l'avenir", a résumé M. Wuthrich. Une initiative populaire demandait à l'origine un congé de quatre semaines. Le peuple se prononcera le 27 septembre sur un congé de deux semaines

Le texte prévoit deux semaines à prendre dans les six mois suivant la naissance de l'enfant, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées. Ces jours seraient financés via les allocations pour perte de gains (APG). Seuls les pères dont l'enfant naît après l'entrée en vigueur du texte pourraient y prétendre, a précisé à Keystone-ATS l'Office fédéral des assurances sociales.

La charge financière serait de 230 millions de francs par an. Il faudrait augmenter l'actuel taux de cotisation aux APG (0,45%) de 0,05 point. Sur le salaire moyen suisse (6500 francs par mois), cela représente 3,90 francs par mois, dont 1,95 pour l'employé.

Pour Adrian Wuthrich, le calcul de 230 millions par an ne joue pas, si l'on tient compte du fait que tous les pères ne souhaiteront pas nécessairement profiter de ce congé. Il estime la charge à 200 millions par an.

"Que des avantages"

Selon la conseillère nationale UDC Céline Amaudruz (GE), dont le soutien à ce projet n'est pas partagé par son parti, le texte n'"a que des avantages". Notamment pour l'égalité femme-homme et pour que les femmes puissent se réinsérer plus vite sur le marché du travail, permettant d'éviter une perte de compétences.

Très important pour la parlementaire UDC, le projet soutiendrait la natalité, trop faible en Suisse. Il aiderait également les pères à être "acteurs et non plus spectateurs" dans la prise en charge des enfants. Au niveau économique, les PME gagneraient en attractivité.

Ce dernier argument a aussi été avancé par la conseillère nationale PLR Susanne Vincenz-Stauffacher (SG), également présidente des femmes de son parti.

Egalité impossible actuellement

"La Suisse est le seul pays d'Europe sans congé paternité ou parental", a souligné pour sa part Mathias Reynard (VS/PS), pour qui le congé parental est clairement le but à atteindre. Dans l'OCDE, la moyenne est de 54 semaines de congé à se partager entre parents. Avec ce projet, la Suisse aurait 16 semaines. C'est donc "une solution modérée".

Dans la situation actuelle, "l'égalité femme-homme devient impossible à la naissance d'un enfant", a relevé le Valaisan. Un congé paternité rendrait aussi moins grand "le risque professionnel" que représente pour les femmes le fait d'avoir un enfant, a abondé la conseillère nationale Maja Graf (Verts/BL).

Les parlementaires bourgeois ont toutefois été clairs: aussi bien Susanne Vincenz-Stauffacher que Martin Candinas (PDC/GR) ont affirmé qu'il n'était pas question de demander plus que ce que propose le projet actuel, un congé parental par exemple.

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Suisse

Swiss mis à mal au 1er semestre

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La filiale de l'allemand Lufthansa a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 55% à 1,17 milliard de francs entre janvier et fin juin. (Image d'archive - ©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)
La compagnie aérienne Swiss, lourdement affectée par les répercussions économiques du coronavirus, a subi une perte d'exploitation de 266,4 millions de francs au premier semestre.

La filiale de l'allemand Lufthansa a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 55% à 1,17 milliard de francs entre janvier et fin juin, a annoncé jeudi le transporteur national dans un communiqué. Le nombre de passagers a parallèlement chuté de 64% à 3,2 millions.

Au premier trimestre déjà, Swiss avait été touché de plein fouet par la propagation du Covid-19 et des restrictions de voyages. La compagnie aérienne avait enregistré une perte d'exploitation de 84,1 millions de francs, après un bénéfice opérationnel de 48,3 millions un an plus tôt.

La situation n'est pas prête de s'améliorer de sitôt. Mercredi, le directeur général Thomas Klühr avait averti que la société perdait encore massivement de l'argent et un retour à des vols rentables risquait de prendre du temps.

Le transporteur a nettement réduit ses pertes depuis la fin du confinement, mais actuellement la société perd encore moins de 1 million de francs par jour, contre 3 millions par jour au plus fort de la crise, avait précisé le patron de Swiss dans une interview diffusée sur le site internet de 20 Minuten.

Dans ce contexte, la reprise du plan de vol va prendre plus de temps que prévu, mais le patron de Swiss s'est dit "optimiste" que la situation se rétablisse d'ici l'été 2021.

Jeudi, la maison-mère Lufthansa a fait état d'une perte nette de 3,6 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année. Et au deuxième semestre, le groupe allemand s'attend à un résultat opérationnel "clairement" négatif malgré l'augmentation de l'offre.

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Le salaire assuré en cas de "quarantaine non fautive"

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Personne ne devrait être tenté d'éluder la quarantaine pour des raisons financières", a déclaré Michael Schöll, vice-directeur de l'Office fédéral de la justice. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
"Personne ne devrait être tenté d'éluder la quarantaine pour des raisons financières", a déclaré Michael Schöll, vice-directeur de l'Office fédéral de la justice, mercredi devant la presse. "Restez à la maison et avertissez votre employeur", a-t-il ajouté à l'intention notamment des personnes qui rentreront d'Espagne à partir de samedi.

En cas de quarantaine non fautive, et même si la question n'a pas encore été réglée par les tribunaux, le versement du salaire est assuré. C'est le cas pour les personnes qui se trouvaient déjà en Espagne lorsque le pays a été placé sur la liste, notamment.

Pour les personnes qui ne peuvent pas travailler à domicile, le Conseil fédéral a décidé que le versement des prestations pour perte de gain est assuré pendant dix jours. Et les employeurs se sont montrés "accommodants", selon M. Schöll.

"La situation est différente pour des personnes qui se rendraient dans un pays un risque, l'Espagne par exemple à partir de samedi: un tribunal pourrait retenir une faute", a-t-il conclu.

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Les femmes enceintes sur la liste des personnes à risque

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Les femmes enceintes figurent désormais sur la liste des personnes à risque. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Les femmes enceintes figurent désormais sur la liste des personnes à risque, a indiqué mercredi Patrick Mathys, de l'OFSP. Selon les indications de la Société suisse de gynécologie, elles ont en effet plus de risques de connaître une évolution grave de la maladie.

"Il existe encore beaucoup d'inconnues", a reconnu Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l'infection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). "Il semble que le risque soit entre 1,5 et 5 fois plus élevé pour les femmes enceintes que pour celles du même âge de devoir être hospitalisées aux soins intensifs".

Les risques pour le nouveau-né sont aussi encore peu clairs. "L'accouchement pourrait devoir être provoqué, ce qui représente un risque pour lui. Le placenta peut aussi avoir été infecté, ce qui peut signifier moins de nourriture pour le foetus et un trouble de croissance."

Initiative du CHUV

L'initiative de placer les femmes enceintes dans le groupe de personnes à risque est venue du CHUV. Le professeur David Baud, de cet établissement hospitalier, qui avait co-écrit les précédentes recommandations de la Société suisse de gynécologie et d'obstétrique, avait fait part à la mi-juillet à l'association de son inquiétude concernant les femmes enceintes.

Le CHUV a créé un registre mondial des bébés Covid-19, auquel participent plus de 200 hôpitaux.

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