Rejoignez-nous

International

L'ONU vers un traité "historique" sur le plastique

Publié

,

le

Les déchets, plastiques notamment, sont le cauchemar de pays comme le Kenya (ici à Nairobi). (© KEYSTONE/EPA/DANIEL IRUNGU)

L'ONU doit lancer mercredi dans la capitale kényane Nairobi des négociations sur un traité "historique" pour lutter contre la pollution de millions de tonnes de déchets plastiques qui menacent la biodiversité mondiale.

L'Assemblée pour l'environnement de l'ONU (ANUE), plus haute instance internationale sur ce sujet qui réunit actuellement des délégués de 175 pays, doit adopter dans l'après-midi une résolution pour "mettre fin à la pollution plastique", créant un "Comité intergouvernemental de négociation" chargé d'élaborer un texte juridiquement contraignant d'ici fin 2024.

"C'est un jour à inscrire dans les livres d'Histoire", a lancé le président de l'Assemblée, le ministre norvégien de l'Environnement Espen Barth Eide, en ouvrant la dernière journée de travaux.

"Nous allons entamer le processus extrêmement important de négociation d'un traité fort pour interdire la pollution plastique", a-t-il souligné, rappelant le lien entre les crises du climat et de la nature, "toutes deux aussi importantes (...) que nous ne pouvons résoudre l'une au détriment de l'autre".

Le texte doit fixer un agenda très large aux discussions sur un traité.

Cycle de vie

Les négociateurs devront notamment se pencher sur le "cycle de vie" complet du plastique, c'est-à-dire les impacts de sa production, de son utilisation, des déchets, du recyclage...

Implicitement, des mesures de limitation sont donc envisageables, alors que de plus en plus de pays dans le monde ont interdit les sacs en plastique à usage unique, ou autres produits jetables.

Le mandat prévoit également de négocier des objectifs mondiaux chiffrés avec des mesures pouvant être contraignantes ou volontaires, des mécanismes de contrôle, l'élaboration de plans d'action nationaux, prenant en compte les spécificités des différents pays, ou encore un système d'aide pour les pays pauvres.

Il concerne toutes les formes de pollution terrestre ou marine, y compris aux microplastiques.

"Vous allez faire ce pas crucial pour renverser la vague de la pollution plastique. C'est un moment historique", a abondé Inger Andersen, directrice exécutive de l'agence de l'ONU sur l'environnement (Unep).

"Mais il reste beaucoup de travail à faire pour s'attaquer au volume de pollution plastique", a-t-elle souligné.

Les négociations doivent commencer au deuxième semestre de cette année et seront ouvertes à tous les pays membres de l'ONU.

Triple crise

Il s'agit pour elle de la principale avancée depuis l'accord de Paris sur le réchauffement climatique en 2015 pour faire face à la "triple crise" qui menace le monde: changement climatique, effondrement de la biodiversité et pollution.

L'inclusion dans le champ des négociations de toutes leurs préoccupations rend les ONG prudemment optimistes, même si elles soulignent, comme nombre d'observateurs et participants, qu'il faudra veiller à ce qu'elles ne soient pas édulcorées au fil des pourparlers.

L'engagement affiché de grandes multinationales, dont certaines utilisent beaucoup d'emballages plastiques comme Coca-Cola ou Unilever, pour un traité fixant des règles communes renforce l'optimisme, même si elles ne se sont pas prononcées sur des mesures précises.

Le futur texte doit leur donner de la visibilité et éviter les distorsions de concurrence au sein d'une industrie pesant des milliards, selon ses promoteurs.

Quelque 460 millions de tonnes de plastiques ont été produites en 2019 dans le monde, générant 353 millions de tonnes de déchets, dont moins de 10% sont actuellement recyclées et 22% sont abandonnées dans des décharges sauvages, brûlées à ciel ouvert ou rejetées dans l'environnement, selon les dernières estimations de l'OCDE.

Cette pollution contribue notamment à l'effondrement de la biodiversité, relevé par tous les spécialistes, alors même que les "solutions basées sur la nature" sont considérées dans le nouveau rapport des experts sur le climat de l'ONU (Giec), publié lundi, comme un outil important de lutte contre le changement climatique et d'atténuation de ses effets.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Amour et IA: un sondage révèle un profond fossé générationnel

Publié

le

En matière sentimentale et sexuelle, il existe un fossé culturel entre Asie et Occident s'agissant de l'IA ou des "poupées-robots" (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/ALEKSANDAR PLAVEVSKI)

Près de la moitié des jeunes adultes issus de six grandes puissances économiques estiment que, d'ici dix ans, l'intelligence artificielle contribuera au bonheur de tous en offrant un véritable soutien affectif. C'est ce qui ressort d'une vaste enquête publiée lundi.

Un enthousiasme qui s'étiole toutefois nettement avec l'âge: la proportion tombe à 25% chez les personnes âgées de plus de 55 ans, souligne cette étude consultée en exclusivité par l'AFP.

Avec les avancées fulgurantes de l'IA, de nombreux internautes trouvent aujourd'hui un confident, voire un partenaire amoureux, auprès d'agents conversationnels, les fameux chatbots.

En parallèle, les progrès de la robotique donnent naissance à des poupées sexuelles de plus en plus perfectionnées.

Menée par l'institut YouGov auprès de 10'000 personnes (aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Indonésie et à Hong Kong), cette enquête livre la photographie d'un "paysage moral en pleine mutation".

De façon générale, les générations plus âgées affichent un scepticisme beaucoup plus marqué.

Clivage Asie-Occident

L'impact psychologique des chatbots sur les personnes vulnérables est scruté de près, après que la mort de plusieurs adolescents a été liée à l'utilisation de l'IA par leurs familles.

Les résultats mettent également en lumière "un profond clivage idéologique" entre l'Occident et l'Asie. Le continent asiatique se montrerait en effet beaucoup plus enclin à accepter une vie sentimentale et sexuelle assistée par la technologie.

L'ampleur de ces disparités a surpris YouGov et le commanditaire de l'étude, la société de médias japonaise Star X Gen, comme ils l'ont indiqué à l'AFP.

En Indonésie par exemple, la moitié des sondés - tous âges confondus - parient sur l'IA pour améliorer leurs liens affectifs et leur bien-être sexuel.

Cet engouement retombe à 34 % à Hong Kong et 24 % au Japon, avant de s'effondrer côté occidental: 20 % aux Etats-Unis, 15 % en Allemagne, et à peine 9 % outre-Manche.

"Là où l'opinion occidentale perçoit globalement l'intimité de synthèse comme une menace pour l'authenticité des rapports humains, le public asiatique semble de plus en plus disposé à faire une place à l'IA dans sa vie", estime Philippe Chan, de YouGov.

Poupée-robot

Si flirter ou avoir des échanges à caractère sexuel avec un chatbot entre progressivement dans les moeurs, le passage au monde physique - via des robots ou des poupées - n'en est qu'à ses balbutiements.

Sur l'ensemble du panel, à peine 17 % se disent prêts à franchir le pas avec une "poupée intime dotée d'IA", tandis qu'une large majorité (59 %) rejette catégoriquement cette idée.

Sans surprise, l'idée séduit davantage la jeunesse que ses aînés - et au Japon et en Allemagne, la part des jeunes adultes prêts à tenter l'expérience frôle même le double de la moyenne de leur pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Cobolli et Kalinskaya en quarts de finale

Publié

le

Flavio Cobolli atteint pour la première fois les quarts de finale d'un Grand Chelem depuis Wimbledon 2025. (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Flavio Cobolli et Anna Kalinskaya se sont tous deux qualifiés pour les quarts de finale de Roland-Garros. L'Italien a égaré un premier set dans le tournoi lundi.

Flavio Cobolli (ATP 14) s'est sorti du piège Zachary Svajda. L'Italien a dominé l'Américain, 85e à l'ATP et véritable surprise du tournoi, 6-2 6-3 6-7 7-6. La tête de série numéro 10 a toutefois lâché un set pour la première fois dans cette quinzaine.

Au moment de conclure, Cobolli a également dû transpirer plus que nécessaire. Alors qu'il menait 5-1 dans la quatrième manche, il a perdu son service deux fois de suite avant de terminer le travail dans le tie-break. L'Italien croisera la route de Felix Auger-Aliassime (ATP 6) ou Alejandro Tabilo (ATP 36) pour ce qui sera le deuxième quart de sa carrière en Grand Chelem.

Potapova mord la poussière

La tombeuse de Coco Gauff en 16es de finale, Anastasia Potapova (WTA 30), a quant à elle mordu la poussière face à Anna Kalinskaya (WTA 24). Victorieuse 6-4 2-6 7-6, la Russe égale comme Cobolli son meilleur résultat en Grand Chelem et affrontera Diane Parry (WTA 92) ou Maja Chwalinska (WTA 114) au prochain tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Nvidia lance ses propres processeurs pour portables Windows

Publié

le

Le champion des puces pour l'intelligence artificielle s'attaque désormais au marché des processeurs pour ordinateurs portables. (archive) (© KEYSTONE/AP/Chiang Ying-ying)

Nvidia a dévoilé lundi un nouveau processeur pour ordinateurs portables fonctionnant sous Windows, conçu pour briser l'hégémonie de la technologie d'Intel dans ce domaine et moderniser les appareils à l'ère de l'intelligence artificielle (IA).

"Microsoft et Nvidia vont réinventer le PC, ce sera le nouveau PC", a déclaré Jensen Huang, directeur général de Nvidia, à l'annonce du lancement à l'automne du "RTX Spark", lors du salon Computex à Taipei.

Les deux géants américains de la tech "ont méticuleusement tout optimisé pour que cet ordinateur puisse littéralement faire tourner tout ce que le monde a jamais créé, et en plus, il exécute désormais des agents (d'IA, NDLR)", a précisé Jensen Huang.

"Si vous voulez faire de la biologie numérique, du traitement sismique ou de l'astrophysique, pas de problème", a-t-il également affirmé.

Nvidia est principalement connu pour ses GPU, puces graphiques dédiées au calcul d'images, notamment pour les jeux vidéo, et qui sont devenues plus récemment le moteur des outils d'IA, depuis les chatbots jusqu'aux générateurs d'images en passant par les agents capables d'exécuter des tâches pour les utilisateurs.

Alors que les gouvernements et les entreprises injectent des centaines de milliards de dollars dans les infrastructures d'IA, la valorisation de l'entreprise a dépassé les 5000 milliards de dollars, soit plus que le produit intérieur brut (PIB) du Japon ou de l'Inde.

Cependant, l'annonce de lundi se concentre plutôt sur un nouveau CPU, ou processeur central, qui fait office de "cerveau" pour l'ordinateur.

"Monopole matériel"

"Nvidia contourne la chaîne d'approvisionnement traditionnelle des PC pour bâtir un monopole matériel de bout en bout", a souligné auprès de l'AFP Stephen Wu, ancien ingénieur en IA et fondateur du fonds d'investissement Carthage Capital, qualifiant cette annonce d'évolution attendue de longue date dans l'industrie technologique.

"Intel et AMD sont les victimes immédiates", a-t-il ajouté, en précisant que "pour les utilisateurs d'IA, ce matériel fournira enfin la bande passante mémoire nécessaire pour faire tourner localement des modèles robustes, sans latence".

Nvidia avait déjà équipé plusieurs tablettes fonctionnant sous Windows au début des années 2010.

"Mais ce nouvel appareil se positionne comme un outil capable d'exécuter facilement des services d'IA, tels que des agents, qui ont la capacité d'effectuer des tâches pour le compte des utilisateurs.

"Il s'agit de la première gamme de PC entièrement repensée et réinventée depuis 40 ans" et "il ne fait aucun doute que cette réinvention de l'ordinateur est aussi importante que la transformation du téléphone en ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de smartphone", a déclaré Jensen Huang.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

65'000 euros d'amende pour Vallejo après insultes à l'arbitre

Publié

le

Adolfo Daniel Vallejo écope de 65'000 euros d'amende pour ses propos sexistes (© KEYSTONE/AP/Emma Da Silva)

Les organisateurs de Roland-Garros ont sanctionné Adolfo Daniel Vallejo d'une amende de 65'000 euros, a indiqué lundi la directrice du tournoi Amélie Mauresmo.

Le Paraguayen de 22 ans est puni pour des propos sexistes visant l'arbitre Ana Carvalho.

"Il y a eu une amende qui a été décidée à hauteur de 65'000 euros, environ la moitié de son prize money", a déclaré Mauresmo lors d'un point avec la presse. "C'est clairement quelque chose qui n'est pas acceptable pour nous, pour le tournoi, pour la Fédération même au-delà du tournoi. Ce genre de propos n'a pas sa place ici", a-t-elle insisté.

Vallejo, 71e joueur mondial, a tenu des propos sexistes visant l'arbitre de chaise brésilienne Ana Carvalho après sa défaite face au Français Moïse Kouame au 2e tour de Roland-Garros, jeudi dernier, au terme d'un marathon de près de cinq heures. Il s'est excusé depuis.

Le prize money accordé à un joueur éliminé au 2e tour s'élève à 130'000 euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Votre légendaire bon sens et votre persévérance vont faire des merveilles, aujourd’hui, pour débloquer un dossier complexe et le finaliser.

Les Sujets à la Une