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Des couloirs humanitaires vers la Russie

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La moitié de la population de l'agglomération de Kiev a fui en deux semaines, a annoncé son maire Vitali Klitschko. Désormais, un peu moins de deux millions d'habitants s'y trouvent. (© KEYSTONE/EPA/ROMAN PILIPEY)

Moscou a promis jeudi l'ouverture quotidienne de couloirs humanitaires pour permettre aux Ukrainiens fuyant les combats de gagner la Russie, alors même que son armée poursuivait sa manoeuvre d'encerclement de Kiev.

L'Ukraine, où la population des villes assiégées par les troupes russes est obligée de vivre terrée en raison des bombardements, réclame pour sa part la mise en place de passages sécurisés en vue des évacuations de civils à l'intérieur de ses frontières.

"Nous annonçons officiellement que des couloirs humanitaires pour la Fédération de Russie seront désormais ouverts unilatéralement, sans coordination, chaque jour à partir de 10h00 du matin" (08h00 suisses), tandis que ceux allant "dans d'autres directions seront négociés avec la partie ukrainienne", a déclaré dans la soirée le ministère russe de la Défense.

Une décision rendue publique peu de temps après la fin des premiers pourparlers directs à haut niveau entre les belligérants depuis le début, le 24 février, de l'invasion de l'Ukraine.

Sur le terrain, après avoir auparavant atteint les faubourgs nord et ouest de Kiev, des chars russes sont arrivés jeudi à proximité de son entrée nord-est.

Des journalistes de l'AFP a ainsi vu des colonnes de fumée s'échapper du village de Skybyn, à quelques centaines de mètres du dernier barrage des forces ukrainiennes sur l'axe menant à la capitale dans cette zone.

En fin de matinée, une pluie de roquettes russes Grad s'est abattue sur la petite localité déserte de Velyka Dymerka, à environ cinq kilomètres des limites de Kiev, dont certaines ont atterri à une vingtaine de mètres de l'équipe de l'AFP.

Selon l'état-major ukrainien, les forces russes, tout en continuant leur "opération offensive" pour encercler la capitale, attaquent sur d'autres fronts, dans l'est, les villes d'Izioum, de Petrovske, de Hrouchouvakha, de Soumy et d'Okhtyrka ou dans les régions de Donetsk et de Zaparojie.

Pas de cessez-le-feu

De leur côté, les ministres russe et ukrainien des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Dmytro Kuleba ont campé sur leurs positions au cours de leurs discussions sous les auspices de leur homologue turc Mevlut Cavusoglu à Antalya, une station balnéaire du sud de la Turquie prisée des touristes russes.

"Nous avons évoqué un cessez-le-feu, mais aucun progrès n'a été accompli en ce sens", a déclaré M. Kuleba, ajoutant cependant qu'il "espérait" pouvoir poursuivre la discussion avec son homologue.

Le chef de la diplomatie ukrainienne a révélé que Sergueï Lavrov lui avait assuré que la Russie "allait continuer (son) agression jusqu'à ce que nous acceptions sa demande de capituler".

Mais "l'Ukraine ne s'est pas rendue, ne se rend pas et ne se rendra pas", a-t-il clamé.

Le ministre russe, selon lequel la Russie ne prévoit "pas d'attaquer d'autres pays" et n'a "pas attaqué l'Ukraine", s'est quant à lui prononcé pour la poursuite du dialogue avec l'Ukraine, mais avant tout via des envoyés des deux camps au Bélarus, donc à un niveau inférieur.

Trois sessions de pourparlers entre négociateurs russes et ukrainiens ont déjà eu lieu dans cet Etat allié de Moscou, depuis le début de l'invasion, aboutissant à plusieurs cessez-le-feu locaux et à l'ouverture au compte-gouttes de couloirs humanitaires pour évacuer des civils de villes encerclées.

Mais les Russes ont été à plusieurs reprises accusés d'avoir violé ces accords.

Le chef de la diplomatie turque a quant à lui dit espérer l'organisation d'une rencontre au sommet entre les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Volodymyr Zelensky.

Parallèlement, les dirigeants français et allemand Emmanuel Macron et Olaf Scholz ont, dans un entretien téléphonique avec M. Poutine, "insisté sur le fait que toute solution à cette crise devait passer par des négociations entre l'Ukraine et la Russie" et exigé "un cessez-le-feu immédiat".

L'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, critiqué pour ses liens étroits avec la Russie, était jeudi à Moscou pour un "effort de médiation" à la demande d'un responsable ukrainien, selon le site d'information Politico citant des "sources bien informées".

Bombardements

Pour l'heure, l'armée russe maintient son siège des grandes villes et une campagne de bombardements, à l'image de celui qui a touché mercredi un établissement abritant un hôpital pour enfants et une maternité à Marioupol, un port stratégique sur la mer d'Azov (sud-est) assiégé par les forces russes depuis neuf jours.

Trois personnes, dont une fillette, y ont péri, a annoncé dans un nouveau bilan jeudi la mairie, qui faisait état la veille de 17 blessés. Une quatrième personne a été tuée dans un raid sur cette cité jeudi matin.

L'attaque de mercredi a suscité une vague de condamnations internationales et les Etats-Unis ainsi que leurs alliés européens envisageaient, en réponse aux atrocités semblant "s'intensifier" contre les civils ukrainiens, des sanctions supplémentaires contre la Russie.

Selon un membre de l'administration militaire ukrainienne de la région, des femmes étaient en train d'accoucher dans un des bâtiments lorsque la frappe s'est produite.

"La prétendue frappe aérienne est une mise en scène totale à des fin de provocation afin d'entretenir l'agitation antirusse du public occidental", a rétorqué le ministère russe de la Défense.

Au total, depuis le début de l'invasion, 71 enfants ont été tués et plus de 100 blessés en Ukraine, a déclaré jeudi Liudmyla Denisova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.

La moitié de la population de l'agglomération de Kiev a fui en deux semaines, a annoncé son maire, Vitali Klitschko, affirmant que, désormais, "un peu moins de deux millions d'habitants" s'y trouvaient.

Des couloirs humanitaires ont de nouveau été ouverts jeudi pour permettre l'évacuation de civils de zones durement frappées par les combats, qui ont obligé les habitants de plusieurs grandes villes à rester parfois des jours cachés dans des caves.

Plus de 80'000 personnes ont été évacuées en deux jours des villes assiégées de Soumy et des environs de Kiev, a fait savoir jeudi le gouvernement.

Le FMI pessimiste

Les dégâts provoqués par la guerre sont pour l'instant évalués à 100 milliards de dollars par l'Ukraine.

Face à cette situation, les Américains et leurs alliés s'efforcent d'aider ce pays tout en évitant l'implication militaire directe des Etats membres de l'Otan.

En Turquie, M. Lavrov a jugé "dangereuse" la fourniture d'armes par les Occidentaux aux Ukrainiens, dénonçant en particulier l'envoi de missiles sol-air portables.

Après deux semaines de conflit, les sanctions occidentales continuent de pleuvoir sur la Russie, avec notamment le gel au Royaume-Uni des avoirs de sept oligarques russes dont Roman Abramovitch, une décision qui implique la suspension de la vente du club de football de Chelsea.

Pour y faire face, Moscou a interdit l'exportation de certaines marchandises et d'équipements précédemment importés. "Toutes nos obligations en matière d'approvisionnements énergétiques" seront remplies, a néanmoins promis Vladimir Poutine.

Les Etats du G7 ont quant à eux appelé les pays producteurs de gaz et de pétrole à "augmenter leurs livraisons" pour faire face à la hausse des prix de l'énergie et aux risques de pénuries.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Italie: Netflix pourrait devoir rembourser des hausses d'abonnements

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Si Netflix ne rembourse pas ses clients, l'organisation Movimento Consumatori pourrait lancer une action collective "afin de garantir à tous les utilisateurs la restitution de ce qu'ils ont indûment payé" (archives). (© KEYSTONE/AP/RICHARD DREW)

Un tribunal italien a jugé "nulles" les conditions de certains abonnements à Netflix. Le géant américain pourrait être tenu de rembourser des centaines de millions d'euros à ses clients dans le pays, selon une condamnation publiée par une association de consommateurs.

Le tribunal de Rome a notamment considéré que le géant de la vidéo à la demande par abonnement aurait dû préciser qu'il justifierait chaque hausse du tarif de l'abonnement, ce qui n'était pas le cas dans les contrats en vigueur entre 2017 et janvier 2024.

La clause citée étant nulle, Netflix va devoir informer ses clients passés et présents, rétablir les tarifs initiaux pour lesquels ils avaient signé, et surtout leur rembourser la différence.

Triplement des abonnés

Ce jugement, qui rend aussi caduques d'autres clauses, pourrait faire la joie de millions de clients: Netflix est passé de 1,9 million de clients en Italie en 2019 à environ 5,4 millions en octobre 2025, indique vendredi l'association Movimento Consumatori, qui était à l'origine de l'action en justice.

Un fidèle client Premium qui aurait payé son abonnement depuis 2017 aurait ainsi droit à 500 euros de remboursement et un client de l'offre Standard à 250 euros, pour un total qui pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros.

Appel annoncé

Netflix va faire appel de la décision, a indiqué une porte-parole à l'AFP. Cela pourrait suspendre les remboursements. La porte-parole a souligné que Netflix prenait "très au sérieux les droits des consommateurs" et que les clauses des contrats avaient "toujours été conformes à la réglementation et aux pratiques en vigueur en Italie".

Mais si Netflix ne rembourse pas, le président de Movimento Consumatori, Alessandro Mostaccio, l'a menacé d'une action collective "afin de garantir à tous les utilisateurs la restitution de ce qu'ils ont indûment payé".

Le géant américain s'est imposé à travers le monde avec une large offre de programmes proposés via un abonnement à prix cassé, avant d'augmenter régulièrement ses tarifs. Le tarif standard est par exemple passé en Italie de 9,99 euros en 2017 à 13,99 euros désormais.

Une offre d'entrée de gamme a aussi été lancée mais avec de la publicité, qui lui a rapporté 1,5 milliard de dollars en 2025. Le groupe a plus largement enregistré un chiffre d'affaires record de 45,2 milliards de dollars l'année dernière et 325 millions d'abonnés à travers le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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La Suisse échoue en quart du Mondial messieurs

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Marco Hösli et le CC Glaris ont été sortis en quart de finale du Mondial (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le CC Glaris n'imitera pas les femmes du CC Grasshopper Club Zurich, qui ont cueilli l'or à Calgary pour leur premier Mondial il y a deux semaines.

L'équipe de Suisse masculine a en effet échoué en quart de finale du championnat du monde d'Ogden vendredi. Elle ne remportera donc pas de médaille.

Le skip Marco Hösli et ses coéquipiers Justin Hausheer, Simon Gloor et Philipp Hösli se sont inclinés 9-8 devant les Etats-Unis, après un end supplémentaire. Ils avaient pourtant dominé ce même adversaire 9-5 moins de 24 heures plus tôt pour leur dernier match du Round Robin.

La formation helvétique, qui disputait son premier Mondial après avoir vaincu les médaillés de bronze olympique du CC3C Genève aux championnats de Suisse à la fin février, avait pourtant tout pour bien faire. Le CC Glaris menait ainsi 6-3 après six ends, et avait l'avantage de la dernière pierre dans la manche supplémentaire.

Mais le bras du benjamin de l'équipe, Philipp Hösli (24 ans), a tremblé dans le "money time". Remarquable jusque-là, le no 4 glaronnais a tout d'abord manqué son ultime pierre dans le huitième end, permettant aux Etasuniens de "voler" deux points pour mener 7-6.

Philipp Hösli n'a pas non plus tenu le choc lors de l'end supplémentaire, offrant une ouverture aux Américains en manquant son avant-dernière pierre. La Team USA, emmenée par le champion olympique 2018 John Schuster (43 ans), a en revanche maîtrisé son sujet pour "voler" un point décisif et filer en demi-finales.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'enquête sur la rémunération d'Estanguet classée sans suite

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L'enquête sur la rémunération de Tony Estanguet a été classée sans suite (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

L'enquête sur la rémunération, entre autres, du président du comité d'organisation des JO de Paris 2024 (Cojop) Tony Estanguet a été "classée sans suite".

Le Parquet national financier (PNF) met en avant vendredi une "erreur de droit commise de bonne foi".

Le PNF précise que les "diverses instances administratives et juridiques" consultées n'avaient, "à aucun moment, signifié à M. Estanguet "la nécessité d'avoir recours aux règles de passation des marchés publics" lorsque "sa relation contractuelle" avec le comité d'organisation "avait évolué du salariat à la prestation de service/entreprenariat individuel".

Une enquête préliminaire avait été ouverte le 1er février 2024 par le PNF, pour présomption de "prise illégale d'intérêts", "favoritisme", "détournement de fonds publics relativement aux modalités, au statut - initialement de salarié, puis d'entrepreneur individuel - et au niveau de rémunération" de M. Estanguet quand il était patron des JO 2024 en France.

Cette enquête faisait suite à "des informations révélées notamment par Le Canard Enchaîné, corroborées par deux rapports de l'Agence française anticorruption réalisées à l'occasion de sa mission de contrôle" du comité d'organisation, relate le PNF. Les investigations avaient été confiées à la Brigade de répression de la délinquance économique.

Outre "les actes d'investigation classiques" - analyse de pièces remises par le Cojop et auditions de témoins -, M. Estanguet a aussi été entendu dans les locaux du PNF "en qualité de suspect libre le 29 février". Les "éléments de défense" qu'il a mis en avant à cette occasion ont été corroborés "par l'exploitation des investigations réalisées", conclut le patron du PNF Pascal Prache dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump demande au Congrès un budget colossal pour la défense en 2027

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Selon des documents publiés vendredi par la Maison Blanche, Donald Trump souhaite demander au Congrès un budget de 1500 miliards l'an prochain pour la défense. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump réclame au Congrès une enveloppe de 1500 milliards de dollars pour la défense en 2027, selon des documents publiés vendredi par la Maison Blanche. Il s'agit d'une augmentation de 42% d'un budget déjà colossal.

Son projet, s'il est adopté par les parlementaires, verrait les dépenses militaires américaines s'envoler à 1500 milliards l'an prochain, un record dans l'histoire récente de la première puissance mondiale.

L'augmentation est précisément de 445 milliards de dollars par rapport au budget de défense fixé pour 2026. Les dépenses non-militaires, elles, baisseraient de 10% en 2027, selon l'exécutif américain. Les Etats-Unis sont déjà, et de très loin, le pays doté du plus important budget de défense au monde.

L'institut de recherches Peter G. Peterson Foundation avait identifié en 2024 les pays réalisant les plus fortes dépenses militaires et celui de l'Amérique pesait davantage que ceux, combinés, des neuf Etats qui le suivent dans le classement (Chine, Russie, Allemagne, Inde, Royaume-Uni, Arabie Saoudite, Ukraine, France et Japon).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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