Économie
Rénovation de la prison de la Croisée à Orbe mise à l'enquête
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L'Etat de Vaud met à l’enquête publique dès le 27 avril et jusqu'au 27 mai auprès de la Commune d'Orbe (VD) le projet de sécurisation, d'entretien et d'assainissement énergétique de la prison de la Croisée. Ce projet prévoit d'importantes transformations et rénovations pour un coût total de 47,72 millions de francs, financé par trois crédits précédemment adoptés par le Grand Conseil.
Si aucune opposition n'est déposée à l'issue de la procédure, les travaux devraient débuter cet été, a communiqué mardi l'Etat de Vaud. Ils se poursuivront alors en plusieurs étapes jusqu'en 2026.
La prison de la Croisée ne répond plus complètement aux exigences de sécurité actuelles. A la suite d'une évasion en 2013, l'Etat a commandé un audit, engagé des études et établi un rapport de programmation en 2016 afin d'améliorer la sécurité générale du site. Dans cet objectif, le Grand Conseil a adopté en 2018 un crédit d'ouvrage de 27,23 millions de francs, auquel s'ajoute une subvention fédérale de 3,89 millions.
Le projet prévoit l'extension et la modernisation de plusieurs bâtiments, la centralisation des vestiaires du personnel, le déplacement et l'agrandissement du parking hors de l'enceinte et le réaménagement de la cour intérieure, la sécurisation de l'ensemble des installations techniques avec renforcement de la délimitation des secteurs et remplacement des dispositifs obsolètes, la création d'un "no man's land" et la déviation induite de la route d'accès. L'Etat de Vaud ne détaille toutefois pas complètement le projet, pour des raisons de confidentialité. La mise à l'enquête fait d'ailleurs l'objet d'une procédure spéciale. Il faudra envoyer une demande par email afin d'accéder aux dossiers à Orbe. Les précisions de l'architecte cantonal, Emmanuel Ventura.
Avec le chantier, le périmètre de la prison sera légèrement agrandi. Cela va-t-il ouvrir la voie à de nombreuses oppositions? On retrouve Emmanuel Ventura.
Exigences liées au climat
Deux rapports diagnostic rédigés entre 2019 et 2020 ont défini de leur côté les entretiens nécessaires ainsi que les améliorations techniques et énergétiques à entreprendre pour garantir la pérennité des bâtiments. Le second rapport s'inscrit dans la stratégie d'assainissement des sites grands consommateurs d'énergie intégrée dans le Plan climat vaudois.
Un crédit-cadre de 5,46 millions de francs a été octroyé à cet effet en 2020. Il a été suivi l'an dernier d'un crédit additionnel de 8,27 millions et complété par une subvention fédérale de 2,87 millions.
Les travaux à réaliser en priorité portent sur la rénovation de l'enveloppe des bâtiments les plus anciens, l'assainissement des réseaux sanitaires, de chauffage et de ventilation, le réaménagement des cours de promenade, la mise en conformité de la cafétéria du personnel, ainsi que le raccordement à la centrale de chauffe à bois des Etablissements de la plaine de l'Orbe (EPO).
Surpopulation carcérale
Le premier bâtiment de la Croisée a été construit en 1932. Il avait pour vocation l'accueil d'internés volontaires souffrant d'alcoolisme. Plusieurs agrandissements sont venus s'y ajouter en 1983, 1994, 2004 et 2013.
Aujourd'hui, la prison constitue l'un des six établissements du parc pénitentiaire vaudois. Elle se compose de onze corps de bâtiments accueillant principalement des personnes détenues avant jugement et en exécution anticipée de peines ou de courtes peines. D'une capacité officielle de 211 places, elle héberge en permanence plus de 310 détenus.
La capacité d'hébergement ne sera pas renforcée dans le cadre des travaux, selon Laurence Jobin, porte-parole au Département de l'environnement et de la sécurité (DES). "C'est le projet d'établissement pénitentiaire des Grands-Marais (ndlr: à Orbe également) qui permettra d'augmenter le nombre de places de détention et ainsi d'agir sur la surpopulation carcérale", a-t-elle précisé à Keystone-ATS.
La construction des Grands-Marais est planifiée en deux phases. La première doit permettre d'accueillir, dès 2026, 216 détenus. Il est toutefois prévu, dans un second temps, d'agrandir encore le site pour arriver à terme à 410 détenus.
Isabelle Bertolini avec Keystone-ATS
Économie
Le moral des consommateurs américains à un plus bas historique
Le moral des consommateurs américains est plus faible en mai qu'anticipé, à un plus bas historique, selon les données publiées vendredi par l'Université du Michigan. L'indicateur a été plombé par les craintes sur le coût de la vie et le climat des affaires.
Selon l'estimation finale, l'indice mesurant leur confiance s'établit à 44,8 points, contre 48,2 points lors de la première estimation, publiée le 8 mai. L'indice ressort ainsi bien en deçà de son plus bas historique, atteint en juin 2022. Il a été créé il y a plus de 70 ans, en novembre 1952.
Sans grande surprise, l'impact des prix du pétrole, qui se sont envolés à cause de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran fin février, sur l'inflation est largement mentionné par les répondants de l'enquête. "Le coût de la vie reste la première des préoccupations avec 57% des consommateurs mentionnant spontanément que la hausse des prix avait des conséquences pour leurs finances personnelles, contre 50% le mois dernier", selon le communiqué de l'Université.
"Les consommateurs semblent inquiets de voir l'inflation progresser, s'étendre au-delà des prix de l'énergie et se maintenir sur le long terme", est-il aussi indiqué. Les personnes interrogées anticipent désormais une inflation à 4,8% d'ici un an, contre 4,7% attendu un mois plus tôt et 3,4% avant le début de la guerre.
A plus long terme l'inflation est désormais attendue à 3,9%, contre 3,4% un mois plus tôt. La baisse de l'indice concerne en particulier les plus bas revenus et les personnes sans diplôme, naturellement plus sensibles à la hausse des prix de l'essence.
Dans un pays fortement polarisé politiquement, la confiance des consommateurs se définissant comme républicains ou indépendants est également en forte baisse, pour atteindre leur niveau le plus faible depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
La Mobilière accueille l'ex-chef de l'armée dans son conseil
L'assemblée des délégués de la Mobilière a élu l'ancien chef de l'armée, Thomas Süssli, au conseil d'administration de la coopérative, qui compte 26 membres.
Thomas Süssli, qui a été commandant de corps et chef de l'armée de 2020 à fin 2025, "succède à Irene Kaufmann, qui a atteint la durée maximale de fonction", précise l'entreprise vendredi. le siège de Mme Kaufmann au conseil de la Holding revient à Anja Wyden Guelpa.
Celui qui dans le civil a travaillé pour UBS, Credit Suisse et Vontobel complète "idéalement" le conseil d'administration "grâce à sa spécialisation dans les domaines de la finance, de l'informatique et de la numérisation", assure Stefan Mäder, président du Conseil d'administration de la Mobilière.
L'ancien commandant des forces armées a été choisi au mois d'avril comme administrateur de la banque privée liechtensteinoise Kaiser Partner. Selon des médias, il compte aussi se présenter aux élections au Conseil national sur la liste du PLR lucernois en 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
OPA à dix milliards d'euros sur le groupe pharmaceutique Recordati
Le géant pharmaceutique italien Recordati fait l'objet d'une offre d'achat à 10,7 milliards d'euros (9,8 milliards de francs), ont annoncé vendredi les deux fonds qui ont lancé l'offre, le Britannique CVC Capital Partners et le groupe belge Bruxelles Lambert (GBL).
La société Rossini, actionnaire principal de Recordati (46,8% du capital) et contrôlée par CVC, a déjà adhéré à l'offre, ont expliqué les deux fonds dans un communiqué.
Les fonds partenaires veulent racheter 100% du capital de la société d'ici la fin 2026, pour retirer l'action Recordati de la Bourse de Milan.
Le montant maximal de l'offre, en supposant que les 209,1 millions d'actions Recordati lui soient apportées, s'élève à 10,7 milliards d'euros. L'offre d'achat ne sera validée que si elle atteint 66,67% du capital.
Le prix proposé de 51,29 euros par action représente un bonus de 12,89% par rapport au prix de l'action le 25 mars, dernier jour avant la publication de la manifestation d'intérêt.
L'action Recordati était en légère baisse vendredi après-midi, à 51,35 euros (-0,68%) à 13H42.
Recordati a fortement accéléré sa croissance et sa rentabilité ces dernières années et a considérablement développé sa plateforme "Maladies rares", via de nombreuses acquisitions.
Le groupe a réalisé au premier trimestre 2026 un chiffre d'affaires de 713,4 millions d'euros (+4,9% sur un an), pour un bénéfice net de 153,1 millions d'euros (+22,4% sur un an).
Recordati et ses 4.700 salariés entament "une nouvelle phase de développement, caractérisée par un certain nombre d'opportunités stratégiques, en particulier en ce qui concerne l'expansion supplémentaire de sa plateforme Maladies Rares et la poursuite de sa croissance externe", ont souligné les fonds CVC et GBL.
Carmen André, administratrice chez Rossini, a déclaré cette offre "représente la meilleure option disponible pour monétiser la position de Rossini dans Recordati à une valorisation attractive".
"Alors que Recordati entame une nouvelle phase de développement plus exigeante (...) nous pensons qu'une structure d'actionnariat privé, soutenue par des capitaux de long terme, est la mieux à même de permettre à la Société de déployer sa nouvelle stratégie", a ajouté Carmen André.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Les campagnes de vote du 8 mars ont coûté 10 millions de francs
Les campagnes pour les quatre objets de la votation du 8 mars dernier ont coûté 10,71 millions de francs aux partisans et opposants. Le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié vendredi les chiffres définitifs.
Ceux-ci dépassent de 22% les budgets annoncés 30 jours avant le vote, indique le CDF dans un communiqué. Aucune campagne n'a été déclarée pour l’initiative "L’argent liquide, c’est la liberté" et son contre-projet.
Quant à l'initiative SSR, partisans et opposants ont déboursé 7,5 millions de francs. Cela représente quelque 2 millions de plus que ce qui avait été annoncé au budget.
Au final, 1,78 million ont été déclarés pour l’initiative pour un fonds climat, soit un peu moins que les 2 millions budgétisés. Et 1,42 million de francs ont été dépensés pour la loi fédérale sur l’imposition individuelle, soit plus que les 940'000 francs annoncés.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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