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Fabrice Leggeri, patron contesté de Frontex, démissionne

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Régulièrement accusé de tolérer des refoulements illégaux de migrants, le patron de Frontex Fabrice Leggeri a donné sa démission. (archives) (© KEYSTONE/AP/Virginia Mayo)

Figure de l'imperméabilité des frontières européennes, régulièrement accusé de tolérer des refoulements illégaux de migrants, le patron français de Frontex Fabrice Leggeri a présenté sa démission, a annoncé l'agence européenne de gardes-côtes et de gardes-frontières.

Le conseil d'administration de Frontex a fait cette annonce vendredi après une réunion de deux jours faisant suite "à l'enquête de l'Olaf, l'Office européen de lutte antifraude, contre trois de ses membres dont le directeur exécutif".

Selon le communiqué de Frontex, M. Leggeri a présenté sa démission jeudi et le conseil d'administration de Frontex en a conclu que son mandat avait pris fin. Le directeur exécutif adjoint Aija Kalnaja le remplace, a précisé l'agence.

La démission de M. Leggeri "fait suite à une enquête diligentée contre sa gestion de l'agence par l'Olaf", a souligné de son côté une source française proche du dossier.

Elle "ouvre la possibilité d'un nouveau début" pour Frontex, a indiqué un porte-parole du gouvernement allemand interrogé lors d'une conférence de presse. Cette démission, a poursuivi ce porte-parole, "donne la possibilité d'éclaircir entièrement les accusations pour faire la transparence et s'assurer que toutes les opérations de Frontex ont lieu dans le respect du droit européen".

Directeur exécutif de Frontex depuis 2015, Fabrice Leggeri a été visé par un rapport non public début 2022 de l'Olaf qui, selon l'hebdomadaire français Le Point, lui reproche de "ne pas avoir respecté les procédures, s'être démontré déloyal vis-à-vis de l'Union européenne et un mauvais management personnel".

Mais cette enquête intervient sur fond d'accusations régulières, notamment de la part d'ONG, de pratiques de refoulements illégaux de migrants (dits "pushbacks") et de complaisance envers les autorités grecques, par exemple, sur des renvois brutaux vers la Turquie.

Mercredi encore, une enquête publiée par le quotidien français Le Monde et le site d'investigation Lighthouse Reports a démontré qu'entre mars 2020 et septembre 2021, Frontex a répertorié des renvois illégaux de migrants, parvenus dans les eaux grecques, comme de simples "opérations de prévention au départ, menées dans les eaux turques".

"Schizophrènes"

Dans une lettre diffusée sur les réseaux sociaux par le journal allemand Der Spiegel et Lighthouse Reports vendredi, le patron de Frontex confirme qu'il "remet (son) mandat au conseil d'administration, puisqu'il semble que le mandat de Frontex sur lequel (il a) été élu puis reconduit en juin 2019 a silencieusement mais effectivement changé".

L'eurodéputée néerlandaise Tineke Strik, cheffe de file du groupe de travail du parlement européen sur Frontex (qui réclamait la démission de M. Leggeri), a livré un sous-titrage sarcastique de cette déclaration: "Je n'ai jamais compris que Frontex doit protéger les droits fondamentaux dans toutes ses actions", a-t-elle écrit sur Twitter.

Avant de poursuivre: "Le prochain directeur doit en faire une priorité absolue".

De fait, au-delà du rapport de l'Olaf, il semble que la philosophie et la nature même de la mission de l'agence sont au coeur du rapport de force qui a poussé Fabrice Leggeri à la démission: Frontex doit-elle assurer avant tout l'imperméabilité des frontières extérieures de l'Europe ? Ou bien doit-elle surveiller les Etats membres de l'UE dans la protection des demandeurs d'asile qui frappent à leur porte ?

Ces derniers mois, le directeur exécutif de Frontex s'interrogeait publiquement sur ce dilemme. Début décembre, lors d'une table ronde, il s'était même dit "démuni" face à cette situation. "On est schizophrènes", avait-il lâché.

Il a de nouveau mis en avant "un besoin évident de clarification", vendredi, dans une interview au Journal du dimanche. "Je ne démissionne pas pour peser dans ce débat mais pour répondre à un rapport qui m'oblige à me défendre", a-t-il fait valoir.

"La question est vraiment de savoir ce que l'Union doit faire lorsque 16 États de l'UE décident à Vilnius en janvier dernier de demander des fonds européens pour renforcer leurs frontières, y compris avec des murs. Ou lorsque la migration est utilisée comme une arme géopolitique", a-t-il estimé, appelant à "concilier les codes de fermeté avec les principes qui régissent le droit à l'asile et à la protection".

Vendredi, une porte-parole de la Commission européenne, Anitta Hipper, a ainsi tranché la question: "Le rôle de Frontex, d'une importance cruciale, est d'aider les Etats membres à protéger les frontières extérieures communes de l'UE et de faire respecter, dans le même temps, les droits fondamentaux. Pour cela, Frontex doit être dotée d'une agence stable qui fonctionne bien".

En sept ans à la tête de Frontex, Fabrice Leggeri a accompagné le renforcement de l'agence, qui a été considérablement musclée et dont les effectifs - avec des agents armés, désormais - doivent atteindre 10'000 gardes-côtes et gardes-frontières d'ici 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Fanny Smith pour un 3e podium olympique

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Fanny Smith avait été désignée porte-drapeau de la délégation suisse lors de la cérémonie d'ouverture. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'antépénultième journée de compétition de ces JO 2026 devrait valoir son lot d'émotions au sein de la délégation suisse. Fanny Smith vise une troisième médaille olympique en skicross.

En bronze à PyeongChang 2018 et à Pékin 2022, Fanny Smith dispute ses cinquièmes Jeux, avec une motivation plus qu'intacte. La Vaudoise de 33 ans a vécu un hiver difficile jusqu'ici, avec notamment des douleurs au dos qui l'avaient contrainte à renoncer à l'étape de Coupe du monde du Val di Fassa fin janvier.

Mais la triple championne du monde est une "bête" de compétition, et nul doute qu'elle saura élever le curseur vendredi. Saskia Lack, 2e de la deuxième épreuve du Val di Fassa, Talina Gantenbein et Sixtine Cousin sont les trois autres Suissesses en lice à Livigno, où la qualification démarre à 10h. La finale est programmée à 13h10.

Toujours en ski freestyle, les spécialistes masculins d'aerials en découdront enfin, après plusieurs reports. Le champion du monde en titre Noé Roth et son compère Pirmin Werner font partie des principaux candidats au podium, même si les Chinois partent favoris. La qualification démarre à 10h30, la finale à 13h30.

En curling, l'équipe de Suisse dames peut s'assurer une médaille vendredi après-midi. Le CC Arau de la skip Silvana Tirinzoni affrontera en demi-finale les Etats-Unis. Le match pour la médaille de bronze est prévu samedi à 14h05, alors que la finale se déroulera dimanche matin dès 11h05. Défaits par les Britanniques en demies, les messieurs joueront pour la troisième place face à la Norvège à 19h05.

Cette journée sera aussi marquée par les très attendues demi-finales du tournoi masculin de hockey sur glace. Tombeuse de la Suisse en quart de finale et tenante du titre olympique, la Finlande défie le Canada dès 16h40. La Slovaquie, médaillée de bronze à Pékin 2022, se frottera pour sa part aux Etats-Unis à 21h10.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Trump va ordonner la publication de documents sur les ovnis

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Selon Donald Trump, Barack Obama a révélé des informations classifiées sur les extraterrestres et les ovnis (archives). (© KEYSTONE/EPA US NAVY/US DEPARTMENT OF DEFENSE HANDOUT)

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il comptait ordonner aux agences fédérales "d'identifier et de publier" les dossiers sur les extraterrestres et les ovnis. Des Américains réclament leur diffusion depuis des décennies.

"Compte tenu du grand intérêt suscité, je vais demander au ministre de la guerre et aux autres ministères et agences concernés d'entamer le processus d'identification et de publication des dossiers gouvernementaux relatifs à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés et aux objets volants non identifiés", a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social.

Plus tôt dans la journée, le président républicain a affirmé que son prédécesseur démocrate à la Maison-Blanche Barack Obama avait livré des "informations classifiées" lors d'un podcast dans lequel il assurait, sur le ton de la plaisanterie, que les extraterrestres existaient bel et bien.

"Ils sont réels"

"Je ne sais pas s'ils sont réels ou non", mais l'ex-président démocrate a "commis une énorme erreur", a asséné Donald Trump, qui ne rate jamais une occasion d'égratigner son prédécesseur, récemment grimé en singe avec sa compagne Michelle Obama dans une vidéo diffusée sur le compte Truth Social de l'actuel président.

A la fin d'un podcast diffusé le week-end dernier, Barack Obama répondait à une question sur l'existence des extraterrestres: "Ils sont réels, mais je ne les ai pas vus".

Il ajoutait lors de cet entretien décontracté qu'il n'existait pas à sa connaissance "d'installation souterraine" visant à cacher leur existence, comme le suggèrent certaines théories complotistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Répétition générale avant l'envoi d'astronautes autour de la Lune

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Le remplissage d'hydrogène liquide dans les réservoirs de la fusée SLS s'est bien déroulé, selon la NASA (archives). (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

La NASA procède jeudi à un nouveau grand test de sa fusée lunaire SLS afin de déterminer si elle est prête pour le lancement de la mission Artémis 2. Cette mission doit amener des astronautes autour de la Lune pour la première fois en plus de 50 ans.

Cette répétition générale est la deuxième réalisée par l'agence spatiale américaine, la première organisée au début février ayant dû être écourtée après la survenue de problèmes techniques.

Ces imprévus, dont une fuite d'hydrogène liquide, avaient alors réduit à néant les espoirs de voir décoller le même mois la mission Artémis 2, repoussant au plus tôt au 6 mars son lancement.

Le bon déroulement de cette nouvelle répétition générale doit donc déterminer la date possible de lancement de la mission, la NASA attendant sa conclusion pour donner une date ferme.

Lors de ce test tenu en conditions réelles à Cap Canaveral, en Floride, les ingénieurs répètent les manoeuvres devant être réalisées le jour du décollage réel.

Une "avancée importante"

Les réservoirs de la fusée sont remplis et vidés et des vérifications techniques réalisées à la fois sur la fusée et sur le vaisseau qui transportera les astronautes.

Le plein d'hydrogène liquide, qui avait posé problème lors de cette première grande répétition, mais aussi lors de la mission Artémis 1 en 2022, s'est passé jeudi sans encombre, a indiqué la NASA dans l'après-midi, saluant une "avancée importante".

Les procédures de lancement doivent être ensuite répétées en soirée lors d'une sorte de décollage fictif qui pourrait durer jusqu'à tard dans la nuit.

La mission Artémis 2 constituera le premier vol habité autour de la Lune en plus de 50 ans. Trois Américains et un Canadien y prendront part.

"La sécurité demeure notre priorité absolue", avait assuré en début de mois le chef de la NASA Jared Isaacman, sur le réseau social X. "Nous ne procéderons au lancement que lorsque nous serons pleinement prêts à entreprendre cette mission historique".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un mort après une frappe de drone ukrainienne à Sébastopol

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En réponse aux bombardements russes sur son territoire depuis quatre ans, l'Ukraine envoie chaque nuit des drones en direction de la Russie (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

Un homme est mort après une frappe ukrainienne à Sébastopol dans la nuit de jeudi à vendredi, ont annoncé les autorités russes. Elles ont affirmé avoir abattu 16 drones.

"En raison de l'attaque des forces armées ukrainiennes contre Sébastopol, un homme a été tué [...] Il a été blessé à la tête et à la poitrine par des éclats provenant des débris de l'avion sans pilote abattu", a expliqué Mikhaïl Razvojaïev, gouverneur de Sébastopol, important port de Crimée, annexée en 2014.

Mardi, les autorités russes avaient indiqué avoir détruit plus de 150 drones ukrainiens, dont 38 sur la Crimée.

En réponse aux bombardements russes sur son territoire depuis quatre ans, l'Ukraine envoie chaque nuit des drones en direction de la Russie, ciblant particulièrement les infrastructures énergétiques.

Des pourparlers se sont tenus cette semaine à Genève entre La Russie, l'Ukraine et les Etats-Unis, qualifiés de "difficiles" par Moscou comme par Kiev. Ils se sont achevées sans percée tangible.

A la mi-février, Moscou contrôlait totalement ou partiellement 19,5% du territoire ukrainien, contre 18,6% un an plus tôt. Environ 7% - la Crimée et une partie du Donbass - étaient déjà sous contrôle russe avant l'invasion massive lancée en février 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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