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Femmes et enfants tous évacués d'Azovstal, poursuite des combats

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Marioupol, qui comptait près de 500'000 habitants avant la guerre, a été dévastée par deux mois de siège et de bombardements russes. (© KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov)

Les femmes, les enfants et les personnes âgées ont tous été évacués samedi de l'aciérie Azovstal, la dernière poche de résistance dans la ville dévastée de Marioupol. Les autorités ukrainiennes craignent toutefois que l'offensive russe ne reprenne de plus belle.

Le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine, qui pense qu'il ne peut pas "se permettre de perdre" en Ukraine, est "convaincu que redoubler d'efforts lui permettra de progresser", a assuré le même jour le directeur de la CIA, la principale agence de renseignement américaine, Bill Burns.

Il n'existe cependant aucune "preuve concrète" que la Russie, qui avait placé en état d'alerte ses forces de dissuasion peu après le début de son intervention militaire, "prépare le déploiement ou même l'utilisation potentielle d'armes nucléaires tactiques" dans ce conflit, a-t-il souligné.

"L'ordre du président (Volodymyr Zelensky) a été exécuté : toutes les femmes, tous les enfants et toutes les personnes âgées ont été évacués d'Azovstal. Cette partie de la mission humanitaire à Marioupol est accomplie", a annoncé la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk.

Vendredi, 50 personnes, là encore les civils les plus vulnérables, avaient pu quitter l'immense complexe sidérurgique. Ces opérations, qui se déroulent depuis une semaine sous l'égide de l'ONU et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ont permis, selon Kiev, à près de 500 personnes de fuir.

Bombardements du sud au nord-est

Le ministère ukrainien de la Défense a toutefois affirmé samedi que "l'ennemi n'arrêtait pas son offensive", "bloquant" notamment toujours les défenseurs du quartier d'Azovstal.

L'état-major de l'armée ukrainienne a assuré que les forces russes avaient à nouveau la veille attaqué cette usine, en dépit du cessez-le-feu qu'elles ont unilatéralement décrété jeudi pour trois jours.

Marioupol, une cité portuaire du sud-est qui comptait près de 500'000 habitants avant la guerre, a été presque entièrement rayée de la carte par deux mois de bombardements russes.

Dans le sud-ouest, des aérodromes des régions d'Artsyz, près de la Roumanie, d'Odessa, le grand port ukrainien de la mer Noire, et de Voznessensk, au nord de Mykolaïv, ont été visés, a de son côté annoncé samedi soir le ministère russe de la Défense.

Dans le nord-est, des systèmes de missiles balistiques mobiles Iskander ont "détruit de grandes quantités d'armes et d'équipements militaires livrés par les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux" sur les gares de Krasnograd et de Karlovka, non loin de Kharkiv, a-t-il poursuivi.

Des frappes ont en outre été signalées samedi autour de Donetsk (est), où quatre personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko.

Les Russes ont obtenu ces dernières 24 heures des gains territoriaux limités aux alentours de Severodonetsk, l'une des principales localités du Donbass encore aux mains des Ukrainiens, mais cela ne devrait pas aboutir à un encerclement complet, a noté l'Institut américain d'étude de la guerre (ISW).

Bateaux coulés

A l'inverse, à Kharkiv, la contre-offensive ukrainienne pour mettre la deuxième ville d'Ukraine hors de portée de l'artillerie ennemie a pris de l'ampleur, avec la prise de plusieurs positions russes, toujours d'après l'ISW.

"Les forces ukrainiennes regagnent du terrain le long d'un large arc autour de Kharkiv et ne se concentrent plus sur une poussée limitée, faisant preuve d'une capacité à lancer des opérations offensives à plus grande échelle que jusqu'à présent dans cette guerre", a expliqué cet institut.

Au point que l'armée russe a dû faire sauter trois ponts routiers "pour ralentir la contre-offensive" dans cette région, selon le ministère ukrainien de la Défense.

La marine ukrainienne a quant à elle assuré avoir détruit à une centaine de kilomètres d'Odessa, non loin de la minuscule île aux Serpents, un navire de débarquement russe au moyen d'un drone de combat mis au point en Turquie. Une information que la Russie n'a pas confirmée, en assurant avoir coulé "le bateau d'assaut ukrainien 'Stanislav'".

De façon plus générale, le ministère britannique de la Défense a estimé dans un rapport que le conflit causait "des dégâts dans les unités russes les plus aptes" au combat.

Intensification des frappes ?

A l'approche du 9 mai, les autorités ukrainiennes s'attendent à une intensification des attaques russes.

"S'il-vous-plaît, n'ignorez pas les alertes aériennes et gagnez immédiatement les abris, le risque de bombardements est très probable dans toutes les régions d'Ukraine", a lancé vendredi le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, ajoutant qu'aucune commémoration de la victoire de 1945 n'aurait lieu dans la capitale ukrainienne.

"L'ennemi cherche à achever les défenseurs d'Azovstal, il essaie de faire cela avant le 9 mai pour faire un cadeau à Vladimir Poutine", a mis en garde Oleksiï Arestovytch, un conseiller du président Zelensky.

La Russie n'a jusqu'à présent pu revendiquer le contrôle complet que d'une ville d'importance, Kherson. Samedi à Moscou, l'armée russe effectuait sur la Place Rouge les dernières répétitions avant le traditionnel défilé militaire du 9 mai, en présence de soldats ayant participé à l'offensive en Ukraine.

En marge de cette guerre, les autorités de la région séparatiste prorusse de Transdniestrie, en Moldavie, ont annoncé samedi que quatre explosions avaient eu lieu la veille au soir dans un village frontalier de l'Ukraine, sans néanmoins faire de victimes.

La Chine suit "attentivement" le conflit

De son côté, la Commissaire du Conseil de l'Europe pour les droits de l'Homme, Dunja Mijatovic, a dénoncé samedi les violations "vertigineuses" des droits humains et du droit humanitaire international par l'armée russe en Ukraine, après une visite de quatre jours à Kiev et dans sa région.

Il y a au total eu "200 attaques sur des établissements de santé" dans ce pays depuis le déclenchement des hostilités, a pour sa part déploré le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, devant la presse à Kiev.

Sur le front des sanctions occidentales, de difficiles négociations étaient en cours entre les 27 Etats membres de l'UE pour trouver un accord ce week-end sur un projet d'arrêt des importations de pétrole russe, que la Hongrie a jusqu'alors bloqué.

Par ailleurs, l'Allemagne a annoncé que les dirigeants des grandes puissances du G7 allaient avoir dimanche une réunion virtuelle consacrée à la guerre en Ukraine à laquelle doit prendre part Volodymyr Zelensky.

Il faut dire que l'Afrique par exemple est confrontée à une crise "sans précédent" provoquée par la situation actuelle Ukraine en particulier avec la flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant, selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Quant à la Chine, elle suit "attentivement" le conflit et va probablement en tirer les enseignements pour ajuster ses plans en vue de s'emparer de Taïwan, a jugé samedi le directeur de la CIA Bill Burns.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un casque avec des photos d'athlètes morts fait polémique

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Le casque de Vladyslav Heraskevych fait polémique (© KEYSTONE/AP/Aijaz Rahi)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a justifié le port aux JO 2026 par le porte-drapeau de son pays, Vladislav Heraskevych, d'un casque arborant des photos d'athlètes tués par la Russie.

Vladislav Heraskevych a pris part lundi à Cortina à un entraînement de skeleton avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre, avant selon lui de se voir interdire de le porter.

"Cette décision me brise le coeur. J'ai le sentiment que le Comité international olympique (CIO) trahit des athlètes qui ont fait partie du mouvement olympique en ne leur permettant pas d'être honorés là où ils ne pourront plus jamais se produire", a-t-il écrit sur Instagram.

"Son casque arbore les portraits de nos athlètes qui ont été tués par la Russie", a pour sa part écrit sur Telegram Volodymyr Zelensky, qui salue l'initiative. "Le patineur artistique Dmytro Sharpar, tué au combat près de Bakhmut; Yevhen Malyshev, un biathlète de 19 ans tué par les occupants près de Kharkiv; et d'autres athlètes ukrainiens dont la vie a été emportée par la guerre menée par la Russie."

Le CIO ne s'est pas exprimé sur cet incident à ce stade mais la charte olympique bannit en principe les manifestations jugées "politiques".

Appel

Pour Volodymyr Zelensky, Vladislav Heraskevych a "rappelé au monde le prix de notre lutte. Cette vérité ne peut être gênante, inappropriée ou qualifiée de +manifestation politique lors d'un événement sportif+".

Evoquant des précédents "où le CIO a autorisé de tels hommages", Heraskevych a annoncé faire appel. "Nous préparons un recours officiel auprès du CIO et lutterons pour pouvoir participer à la compétition avec ce casque", a-t-il souligné.

La délégation ukrainienne aux Jeux de Milan-Cortina comporte 46 athlètes. Treize athlètes russes participent pour leur part sous bannière neutre, une sanction imposée par le CIO après l'invasion de l'Ukraine par Moscou quelques semaines après les derniers Jeux olympiques d'hiver à Pékin en 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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USA: l'ICE peut continuer à agir masquée en Californie

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Les agents de l'ICE pourront continuer d'agir masqués en Californie. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

Les agents de la police de l'immigration américaine peuvent continuer à porter un masque en Californie pendant leurs opérations. Une juge fédérale en a décidé ainsi lundi, ajoutant toutefois que les membres de l'ICE devaient être identifiables.

La magistrate Christina Snyder a jugé qu'un texte californien nommé "No Secret Police Act", qui devait entrer en vigueur prochainement, "(discriminait) illégalement les agents fédéraux" puisqu'il s'appliquait à eux seuls, exemptant ceux de la police locale, selon le texte de sa décision.

La ministre de la Justice, Pam Bondi, a revendiqué une victoire, au terme de cette une procédure engagée par son ministère.

"Nous continuerons à combattre et à gagner devant la justice pour (défendre) le programme du président Trump en matière d'ordre public, et nous soutiendrons toujours nos formidables agents fédéraux chargés de faire appliquer la loi", a-t-elle écrit sur X.

La juge fédérale a toutefois avancé dans sa décision qu'une interdiction du port du masque pourrait être constitutionnelle si elle était élargie aux forces de l'ordre locales.

Le coauteur du texte, Scott Wiener, membre du Sénat de Californie, a en conséquence annoncé lundi amender "immédiatement" celui-ci pour qu'il s'applique aussi les agents locaux.

La juge Snyder a par ailleurs maintenu une mesure imposant aux membres de l'ICE de s'identifier et d'afficher leur matricule.

"La Californie continuera de défendre les droits civiques et notre démocratie", a réagi sur X le gouverneur démocrate de l'Etat, Gavin Newsom, un des opposants les plus médiatiques à Donald Trump.

L'usage de masques par des membres non identifiés et lourdement armés de l'ICE suscite la controverse dans les villes démocrates des Etats-Unis où cette police multiplie les rafles au nom de la lutte contre l'immigration illégale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nadine Fähndrich et Andri Ragettli en vedettes mardi

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Nadine Fähndrich semble tenir la forme de sa vie (© KEYSTONE/EPA/SALVATORE DI NOLFI)

Le ski de fond helvétique abattra son atout majeur mardi aux JO de Milan-Cortina.

Nadine Fähndrich a les moyens de conquérir une première médaille olympique en sprint. En ski freestyle, Andri Ragettli espère quant à lui enfin briller aux Jeux.

Ses derniers résultats attestent de l'excellence de sa forme. Nadine Fähndrich reste sur deux podiums dans un sprint en style classique, la technique en vigueur pour l'épreuve individuelle mardi à Tesero, avec notamment une 2e place le 3 janvier sur ce même parcours olympique dans le cadre du Tour de Ski.

La Lucernoise de 30 ans a bouclé sa préparation dans la Vallée de Conches, où elle a terminé 3e du sprint classique avant de cueillir un probant 9e rang sur 20 km fin janvier. Cinquième du sprint des JO 2022 - mais en skating -, elle est mûre pour un exploit olympique, un an après avoir conquis deux médailles de bronze dans la discipline aux Mondiaux (en individuel et par équipe).

Les principales adversaires de Nadine Fähndrich devraient être Suédoises. Victorieuse dans la Vallée de Conches, Linn Svahn fait figure de favorite, au même titre que ses compatriotes Maja Dahlqvist et surtout Jonna Sundling. Chez les hommes, Johannes Hösflot Klaebo semble intouchable, alors que les meilleurs Suisses sont plus à l'aise en skating qu'en classique.

A 27 ans, Andri Ragettli dispute comme Nadine Fähndrich ses troisièmes JO. Le Grison, champion du monde de slopestyle en 2021, n'est jusqu'ici pas parvenu à donner sa pleine mesure aux Jeux. Il reste sur une frustrante 4e place à Pékin 2022. A Livigno, il laisse volontiers la pression aux Norvégiens, emmenés par le double champion du monde en titre Birk Ruud, et aux Américains.

Britschgi entre en scène

Côté suisse, la journée sera aussi marquée par l'entrée en lice du patineur artistique Lukas Britschgi à l'occasion du programme court. Le Schaffhousois vise un Top 8 sur la glace de Milan. En ski alpin, difficile d'envisager un podium suisse dans le combiné par équipe dames tant les descendeuses ont manqué leur affaire dimanche. Les biathlètes masculins espèrent en revanche bien briller dans l'individuel, où le tir a une importance capitale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Législatives au Japon: razzia du parti de la Première ministre

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Le parti de la Premier ministre Sanae Takaichi a obtenu plus des deux tiers des sièges lors des législatives japonaises. (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON / POOL)

Le Parti libéral-démocrate (PLD) de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a remporté 315 sièges lors des élections législatives anticipées de dimanche. Il a obtenu une majorité des deux-tiers à la chambre basse du Parlement.

Selon les résultats officiels publiés mardi, ce score est le meilleur de l'histoire du PLD et permet à la dirigeante ultra-conservatrice de conforter son mandat pour mettre en oeuvre son programme dans l'archipel de 123 millions d'habitants au cours des quatre prochaines années.

Devenue en octobre la première femme à diriger le gouvernement japonais et surfant depuis sur un état de grâce, Mme Takaichi avait dissous fin janvier la chambre basse du Parlement où sa coalition gouvernementale avait tout juste la majorité.

Pari largement gagné: la coalition formée du PLD et de son partenaire Ishin (Parti pour l'innovation, centre droit) obtient au total 351 sièges sur les 465 que compte la chambre basse, selon les données du ministère de l'Intérieur.

Lors de la précédente législature, le PLD ne comptait que 198 sièges, tandis que Ishin en détenait 34.

Les élections ont également vu le parti anti-immigration Sanseito augmenter son nombre de sièges, passant de deux à quinze, selon les résultats.

La nouvelle Alliance centriste pour la réforme, formée par le principal parti d'opposition, le Parti démocrate constitutionnel (centre gauche), et l'ancien partenaire du PLD, le petit parti bouddhiste Komeito, a subi une débâcle cuisante, son nombre de sièges s'effondrant de 167 à 49.

Le nombre de femmes élues à la chambre basse diminue lui de 73 à 68, selon les résultats officiels.Le nombre de femmes élues à la chambre basse diminue lui de 73 à 68, selon les résultats officiels.

Mme Takaichi a été chaleureusement félicitée par le président américain Donald Trump, qu'elle doit rencontrer mi-mars à Washington.

Cette victoire l'inscrit dans le sillage de son mentor Shinzo Abe (Premier ministre en 2006-2007 puis 2012-2020) qui avait profondément marqué le pays par ses positions nationalistes et son programme économique comprenant notamment des relances budgétaires.

La région Asie-Pacifique est toutefois attentive, alors que les tensions sino-japonaises ont pris une nouvelle ampleur depuis que Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.

Les marchés financiers pourraient également s'inquiéter du dérapage des finances publiques et du colossal endettement si Mme Takaichi continue de muscler ses mesures de relance budgétaire pour doper la quatrième économie mondiale.

Renforcée par la perspective de dépenses budgétaires accrues et de cadeaux fiscaux, la Bourse de Tokyo a bondi de plus de 5% en séance lundi, et continuait de grimper à de nouveaux niveaux record mardi, l'indice vedette Nikkei gagnant 2,45% vers 2h50 en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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