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La Nupes dévoile son programme partagé de gouvernement

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Pas de "fusion idéologique" dans ce programme, a affirmé Jean-Luc Mélenchon, qui espère devenir le prochain Premier ministre en cas de victoire. (© KEYSTONE/AP/Michel Spingler)

La Nupes, la nouvelle alliance de la gauche en vue des législatives françaises, a présenté jeudi un "programme partagé de gouvernement". Celui-ci compte 650 mesures et quelques divergences, qui subsistent notamment sur le nucléaire ou l'Europe.

Les partenaires de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), qui réunit LFI, EELV, PS, PCF et Générations, sont arrivés ensemble à la conférence de presse pour montrer la belle entente qui règne depuis qu'ils ont conclu le 7 mai cette union historique de la gauche, en vue d'obtenir la majorité aux législatives.

En tête, le chef de file des insoumis, Jean-Luc Mélenchon, suivi de Julien Bayou, secrétaire national d'EELV, Olivier Faure, Premier secrétaire du PS et Ian Brossat, porte-parole du PCF, qui remplaçait le chef des communistes, Fabien Roussel, retenu dans sa circonscription auprès de salariés de Vallourec.

Pas de "fusion idéologique"

Pas de "fusion idéologique" dans ce programme, a affirmé d'emblée Jean-Luc Mélenchon, qui espère devenir le prochain Premier ministre en cas de victoire.

"Nous ne pouvions pas, dans le délai qui était le nôtre, et après un si long moment d'absence de débat, nous accorder sur tout", a-t-il expliqué, mais la volonté était de "faire mieux que quelques mesures, qui aurait réduit notre union à un pur cartel électoral".

Smic à 1500 euros, retraite à 60 ans

Au total le programme compte 650 mesures. On y retrouve le Smic à 1500 euros net, la retraite à 60 ans, une conférence sociale sur les salaires, le blocage des prix, l'instauration de la VIe République et du référendum d'initiative citoyenne, ou la création d'un million d'emplois grâce à l'investissement dans la bifurcation écologique.

La Nupes veut aussi rétablir l'ISF avec un volet climatique, investir massivement sur les énergies renouvelables, recruter et valoriser 100'000 soignants pour l'hôpital public ou abroger la loi contre le séparatisme.

"Démarche de reparlementarisation"

Ce programme s'inscrit "dans une démarche de reparlementarisation" de la vie politique, a insisté M. Mélenchon, par contraste avec "l'hyper présidentialisation" d'Emmanuel Macron, dont il a critiqué une absence de programme.

Au final, 33 mesures sont "en nuance", a-t-il expliqué, une façon de dire qu'elles font encore l'objet de divergences entre les partenaires. Ces désaccords seront arbitrés "par le parlement", où chaque partenaire pourra défendre ses positions.

Cela concerne par exemple l'Europe, l'Otan, le nucléaire, mais aussi la chasse ou les nationalisations.

Otan, point de discorde

Concernant l'Otan, dont Jean-Luc Mélenchon veut sortir, "je vois bien que le point de vue qui est le mien n'est pas partagé aujourd'hui", a expliqué le tribun insoumis. "Je m'en voudrais de faire un coup de force (...) parce que ça empêcherait l'Union de se faire".

Mais, a-t-il souligné, "aucune décision concernant la sortie de l'Otan ne serait ratifiée par le président, par conséquent, la question est nulle et non avenue", a-t-il souligné.

Règles européennes: à bien plaire

Sur l'Europe, le texte acte que les signataires sont "prêts à ne pas respecter des règles européennes - désobéir pour les uns, déroger transitoirement pour les autres - quand elles sont en contradiction avec l'application" du programme.

Sur le nucléaire, les communistes sont opposés à une sortie de l'atome. "Ca ne nous empêche pas d'être d'accord sur les grands sujets" et "si demain nous avons chacun des groupes à l'Assemblée, nous continuerons à défendre nos convictions", a dit leur représentant Ian Brossat.

"Changer la vie"

Avec ce projet "construit en une quinzaine de jours, en moins de temps qu'il a fallu pour Macron pour se trouver un Premier ministre", "nous voulons nous donner les moyens de changer la vie du plus grand nombre", a affirmé Julien Bayou.

"On a bien la volonté ensemble d'être une gauche de transformation", a ajouté le socialiste Olivier Faure. "Beaucoup de gens vous diront que tout ça n'est pas possible, mais l'histoire de la gauche toute entière, c'est d'avoir rendu possibles des choses qui étaient présentées comme impossibles".

Il a aussi pris la défense de Jean-Luc Mélenchon, accusé par le président Macron de communautarisme. "On voit bien qu'on cherche à fabriquer des épouvantails", a-t-il déploré, alors qu'il "faudrait maintenant s'intéresser aux vrais sujets" du réchauffement climatique ou des inégalités.

"Je partage complètement ce qui vient d'être dit", a répondu Jean-Luc Mélenchon, qui n'est "pas candidat à être Premier ministre des piscines", suite à la polémique sur le burkini. "Notre programme, c'est permettre aux gens de vivre".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Glauser de retour à l'entraînement

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Andrea Glauser s'est entraîné en équipe lundi (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Andrea Glauser devrait être disponible pour le 8e de finale de la Suisse contre l'Italie, mardi aux JO 2026 (12h10). Le défenseur de Gottéron a participé à l'entraînement commun lundi à midi.

Glauser avait manqué le dernier match du tour préliminaire contre la République tchèque. Vendredi contre le Canada, il avait dû quitter la glace après avoir subi une blessure à la tête suite à une charge.

Le retour de Denis Malgin reste en revanche incertain. L'attaquant n'a pas participé à l'entraînement lundi, et il continue à faire soigner son épaule blessée lors du match contre le Canada.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

A Budapest, Rubio souhaite le "succès" de l'ami Orban

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Viktor Orban (à droite) a affirmé qu'il n'y avait "aucune raison d'avoir peur de ce qui se passera en Hongrie" après le scrutin. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a achevé lundi sa tournée européenne en souhaitant lundi à Budapest - au nom de Donald Trump - le "succès" de son allié hongrois, le Premier ministre Viktor Orban. Cela en vue des élections législatives du 12 avril.

"Je peux vous dire en toute certitude que le président Trump est profondément attaché à votre réussite, car votre réussite est notre réussite, en raison de la relation que nous avons", a-t-il déclaré en conférence de presse aux côtés de M. Orban, en difficulté dans les sondages.

De son côté, M. Orban a affirmé qu'il n'y avait "aucune raison d'avoir peur de ce qui se passera en Hongrie" après le scrutin. "Le gouvernement sera formé sur la base de la volonté des Hongrois", a-t-il ajouté. "Parfois je perds, parfois je gagne", a rappelé le dirigeant, revenu au pouvoir en 2010.

"Alors n'ayez pas peur de ce qui se passera si nous ne gagnons pas, car cela arrive régulièrement", a-t-il dit.

Donald Trump affiche souvent sa sympathie pour son allié nationaliste hongrois, qu'il qualifie d'"homme fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

Rude défi

Viktor Orban, 62 ans, fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz étant devancé par la formation d'opposition TISZA dans les sondages.

Dans un discours samedi, il s'est engagé à poursuivre son offensive contre les "pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés", pas loin de ce qu'entreprend le président américain aux Etats-Unis.

Le Premier ministre, devenu la bête noire de la majorité des pays de l'Union européenne, est accusé d'avoir réduit au silence les voix critiques de la magistrature, du monde académique, des médias et de la société civile, et d'avoir restreint les droits des minorités.

Il cultive aussi sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine, tout comme Donald Trump qui l'avait accueilli en grande pompe en Alaska l'été dernier.

Pas d'Europe "vassale"

Arrivé dimanche soir à Budapest, M. Rubio, catholique pratiquant, a aussitôt assisté, à l'écart de la presse, à une messe en la célèbre basilique de Saint Etienne, selon un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat.

Il a eu dans la matinée lundi des entretiens avec M. Orban, avant de partir pour Washington. Marco Rubio arrivait de Bratislava où il a vu dimanche le Premier ministre slovaque Robert Fico, autre dirigeant nationaliste proche de Donald Trump.

Le choix de ces deux pays d'Europe centrale ne doit bien sûr rien au hasard, d'autant qu'il vient compléter le message envoyé par le secrétaire d'Etat à la Conférence sur la sécurité de Munich.

Dans un discours prononcé samedi, M. Rubio avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l'administration Trump, par l'immigration de masse notamment.

S'il s'est aussi efforcé de rassurer, avec plus ou moins de succès, des Européens inquiets des intentions américaines vis-à-vis de l'Otan comme du Groenland, il a surtout incité les Européens à se ranger derrière la vision du président américain.

A Bratislava, il a cependant assuré que les Etats-Unis ne voulaient pas d'une Europe "dépendante" ou qui soit un "vassal".

Le Premier ministre hongrois a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister cette semaine à la réunion inaugurale du "Conseil de paix" du président américain.

Immigration et énergie

Viktor Orban est particulièrement proche de l'administration Trump, notamment en raison de sa politique antimigrants depuis la crise des réfugiés il y a dix ans. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Tout comme en Slovaquie, la question énergétique a fait partie des discussions en Hongrie, qui a obtenu, lors d'une visite de M. Orban à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes, qui financent l'effort de guerre de Moscou en Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bob: Vogt/Ndiaye loin du podium

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Michael Vogt pointe au 7e rang en bob à 2 (© KEYSTONE/AP/Aijaz Rahi)

Les équipages suisses sont loin du podium après la première journée de l'épreuve olympique de bob à deux. Seul le bob de Michael Vogt figure dans le top 10 après deux des quatre manches.

Septième après la première descente, le duo Michael Vogt/Amadou Ndiaye pointe au même rang à mi-parcours. Le pilote argovien a concédé 1''59 sur Johannes Lochner, leader provisoire, et 0''35 sur Adam Ammour, 3e. Un troisième pilote allemand, Francesco Friedrich, occupe la 2e place à 0''80 du leader.

Les deux autres bobs helvétiques en lice dans cette épreuve pointent hors du top 10. Timo Rohner et son pousseur Tim Annen sont 14es, à 2''19 de la tête et à 0''95 du podium, alors que le duo Cedric Follador/Luca Rolli occupe la 16e place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Enquête visant Jack Lang: perquisitions en cours à Paris

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Aucune charge ne pèse à ce stade contre Jack Lang (archives). (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

Des perquisitions étaient en cours lundi matin dans divers lieux, notamment l'Institut du monde arabe à Paris. Cela dans le cadre de l'enquête visant Jack Lang pour ses liens financiers présumés avec Jeffrey Epstein.

Le parquet national financier (PNF) avait ouvert le 6 février une enquête pour soupçons de "blanchiment de fraude fiscale aggravée" visant l'ancien ministre et sa fille, Caroline Lang.

Si aucune charge ne pèse à ce stade contre M. Lang, qui a quitté la tête de l'Institut du monde arabe récemment sous la pression, les documents rendus publics par la justice américaine mentionnent son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein, et révèlent des liens d'intérêt avec le financier américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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