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Elections américaines : démocrates et femmes sortent gagnants

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Elue dans le Massachussetts, Ayanna Pressley sera la première femme noire à représenter son Etat au Congrès. (©KEYSTONE/EPA/CJ GUNTHER)

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Notre suivi en continu.

09h35: Nombre record d’élues à la Chambre

Le nombre de femmes qui siégeront à la Chambre des représentants est plus élevé que jamais, ressort-il des résultats provisoires des élections de mi-mandat cités par l’agence Associated Press (AP). Au moins 99 femmes ont été élues à la chambre basse du Congrès, contre 84 dans l’assemblée sortante.

Selon AP, 237 femmes se sont portées candidates à la Chambre cette année. Jamais autant de femmes, ni de femmes issues de minorités, n’ont été élues, surtout du côté démocrate où la colère anti-Trump s’est cristallisée dans un nouveau souffle politique.

07h55: Défaite démocrate en Floride

Les démocrates ont perdu l’une des courses les plus scrutées pour l’un des 36 sièges de gouverneurs mis en jeu mardi: le duel entre le démocrate Andrew Gillum, premier candidat noir à ce poste en Floride, et le républicain Ron DeSantis, un partisan déclaré du président Trump. Malgré des accusations de racisme, M. DeSantis l’a finalement emporté au terme d’un duel très serré.

L’autre scrutin très observé était la bataille en Géorgie entre le républicain Brian Kemp et la démocrate Stacey Abrams, qui pourrait devenir la première gouverneure noire d’un Etat américain. En revanche, dans le très conservateur Kansas, la démocrate Laura Kelly a créé la surprise en battant le favori, Kris Kobach.

07h45: Sanders étrille Trump

L’ancien candidat démocrate à la présidence Bernie Sanders a été réélu au poste de sénateur du Vermont. Il a vivement dénoncé le président Donald Trump et ses « politiques racistes ».

« Nous avons un président des Etats-Unis qui est un menteur pathologique et est en train de faire quelque chose qu’aucun président que j’aie connu n’a jamais fait », a-t-il lancé dans un discours devant ses partisans.

« Au lieu de rassembler le peuple américain, il essaie de nous diviser sur la base de la couleur de notre peau, de notre origine, de notre religion, notre genre, notre identité sexuelle », a-t-il poursuivi. « Notre boulot est de dire à ce président que nous ne tolérerons pas les politiques qui sont racistes, sexistes et homophobes. »

06h50: NBC crédite les démocrates de 229 sièges

D’après les projections de NBC News, les démocrates devraient obtenir 229 sièges contre 206 aux républicains à la Chambre des représentants, dont ils n’avaient plus le contrôle depuis huit ans. Tout au moins, selon les projections des médias américains, les démocrates vont-ils reprendre aux républicains les 23 sièges nécessaires pour leur ravir la majorité. Dans la chambre sortante, les démocrates détenaient 193 sièges, contre 236 aux républicains.

06h10: Appel à l’unité

La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a promis mardi un nouvel équilibre des pouvoirs aux Etats-Unis. Selon elle, les Américains, qui ont redonné un contrôle partiel du Congrès au parti démocrate, « en ont assez des divisions ».

« Un Congrès démocrate va oeuvrer à des solutions qui nous rassemblent, car nous en avons tous assez des divisions », a déclaré Mme Pelosi, en annonçant la « restauration des pouvoirs et contrepouvoirs constitutionnels ».

05h30: Satisfaction de Donald Trump

Le président américain Donald Trump a revendiqué mardi soir un « immense succès » électoral. Il a remercié ses partisans qui ont permis aux républicains de conserver la majorité au Sénat, même si les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants.

« Immense succès ce soir. Merci à tous! », a tweeté le président, qui s’est pleinement investi dans la campagne de ces élections de mi-mandat largement considérées comme un référendum sur sa personne.

05h30: Mitt Romney élu au Sénat

L’ex-candidat conservateur à la présidentielle américaine, Mitt Romney, a été élu au Sénat mardi. Il signe un retour en politique qui lui offre une place de choix à Washington pour critiquer le président Donald Trump, avec qui il a déjà croisé le fer.

« Je m’engage à vous représenter avec dignité, intégrité et d’une façon qui vous rendra fiers », a tweeté Mitt Romney, 71 ans, à l’adresse de ses électeurs. Le républicain a battu la démocrate Jenny Wilson dans l’Etat de l’Utah, où vit une importante population de confession mormone comme lui et qui n’a pas envoyé de démocrate au Sénat depuis plus de 40 ans.

Il s’installera au Sénat début janvier 2019 pour un mandat de six ans. Mitt Romney avait été un féroce détracteur de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016. Il l’avait notamment traité de « charlatan ». Il a toutefois tempéré ses déclarations publiques depuis.

04h39: un Congrès américain divisé, à chacun sa chambre

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants mardi tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme d’élections législatives américaines perçues comme un référendum sur la présidence de Donald Trump, selon les chaînes Fox et NBC. Les Américains ont élu un Congrès divisé, promesse d’une fin de mandat mouvementé pour le président républicain, les démocrates pouvant désormais entraver une grande partie de son programme à la chambre basse.

Le sénateur du Texas Ted Cruz a été réélu, offrant une victoire majeure au parti républicain à l’issue d’une course serrée face au jeune espoir démocrate Beto O’Rourke, selon les médias américains. Selon des estimations des chaînes ABC et NBC, Ted Cruz ne peut plus être rejoint par son adversaire, un quadragénaire qui faisait jusque-là figure d’étoile montante du parti démocrate. Sa victoire annoncée permet aux républicains de conserver un siège crucial pour garder leur majorité au Sénat

04h28: deux premières femmes musulmanes élues au Congrès

Ilhan Omar et Rashida Tlaib sont devenues les deux premières femmes de confession musulmane à être élues au Congrès américain. Ces deux candidates démocrates, respectivement du Minnesota et du Michigan, ont été élues à la Chambre des représentants. « On a réussi, ensemble. Merci! », a tweeté Ilhan Omar, une réfugiée somalienne, avant d’écrire à l’attention de Rashida Tlaib, née à Détroit de parents immigrés palestiniens: « J’ai hâte de siéger avec toi, inchallah ».

La jeune Hispanique Alexandra Ocasio-Cortez, 29 ans, nouvelle égérie d’une vague de femmes et de minorités qui tirent le parti démocrate vers la gauche, a été élue plus jeune membre du Congrès, selon plusieurs médias américains. Mme Ocasio-Cortez, qui avait causé la surprise en juin en remportant une primaire démocrate face à un poids-lourd du Congrès, Joe Crowley, a battu largement son adversaire républicain Anthony Pappas, 72 ans, dans une circonscription new-yorkaise à cheval entre Queens et le Bronx, acquise aux démocrates.

04h26: un gouverneur gay mais pas de gouverneure transgenre

L’Etat du Colorado a élu un gouverneur ouvertement gay, le démocrate Jared Polis, une première aux Etats-Unis, ont rapporté les médias américains ABC et NBC. Jared Polis, élu à la Chambre des représentants depuis 2008, a battu le républicain Walker Stapleton. En 2015, Kate Brown était devenue la première gouverneure bisexuelle élue dans l’Oregon, et un autre gouverneur, Jim McGreevey, du New Jersey, avait dévoilé son homosexualité avant de démissionner en 2004.

Elle ne sera pas la première gouverneure transgenre des Etats-Unis: la démocrate Christine Hallquist a été battue dans l’Etat du Vermont par le gouverneur sortant et républicain modéré Phil Scott, selon les chaînes ABC et Fox News. Christine Hallquist, 62 ans, ingénieure et militante environnementale qui se faisait encore appeler Dave en 2015, espérait entrer dans l’histoire.

La démocrate du Kansas Sharice Davids est devenue la première Amérindienne à être élue au Congrès américain, selon des estimations des médias américains. Avocate, férue d’arts martiaux et homosexuelle assumée, Sharice Davids l’a emporté dans les terres conservatrices face au républicain Kevin Yoder, selon les chaînes ABC et NBC.

03h58: un sénateur démocrate gagne dans un Etat pro-Trump

Le démocrate Joe Manchin a sauvé son siège de sénateur de Virginie-Occidentale, un Etat convoité par le président américain Donald Trump, qui s’y était largement imposé en 2016. Les chaînes CNN, NBC et Fox ont estimé que la victoire de M. Manchin était acquise face à son adversaire Patrick Morrisey, après dépouillement de la moitié des bulletins.

Comme d’autres démocrates, il luttait dans des terres que la victoire du milliardaire républicain a fait pencher encore davantage dans le camp conservateur.

03h29: le Sénat semble s’éloigner pour les démocrates

Les républicains ont remporté un siège-clé de sénateur dans l’Indiana, ce qui pourrait leur permettre de conserver le contrôle du Sénat, selon des résultats diffusés par des médias américains. D’après des estimations de CNN et NBC, le démocrate sortant Joe Donnelly ne peut plus revenir sur son adversaire républicain Mike Braun dans cet Etat industriel et agricole remporté par Donald Trump en 2016 et où sa politique économique a séduit les électeurs.

Dans un autre Etat-clé que les démocrates espéraient gagner, le Tennessee, c’est la candidate républicaine Marsha Blackburn qui a remporté l’élection sénatoriale face à son adversaire démocrate Phil Bredesen, rapportent les chaînes MSNBC et CNN. Victoire très importante pour le GOP. Il sera sans doute très difficile pour les démocrates de remporter le Sénat.

Pour la Chambre des représentants, selon des résultats toujours partiels, 31 démocrates sont en tête dans des circonscriptions d’Etat tenus par des républicains. Les chances sont toujours plutôt grandes pour que les démocrates récupèrent la chambre basse.

02h54: les démocrates bien partis à la chambre basse du Congrès

Toujours selon des résultats diffusés par les médias, les démocrates auraient arraché un deuxième siège aux républicains, cette fois-ci dans une circonscription de Floride. Sur les 23 sièges qu’ils doivent reprendre au Grand Old Party (GOP) pour la chambre basse, il en reste donc encore 21 à remporter. Et selon des résultats très partiels, 24 démocrates sont en tête dans des districts d’Etat tenus par des républicains.

Par ailleurs, six sénateurs démocrates devraient être réélus, selon des premiers résultats diffusés par CNN et d’autres médias: Elizabeth Warren (Massachusetts), Sherrod Brown (Ohio), Sheldon Whitehouse (Rhode Island), Chris Murphy (Connecticut), Tom Carper (Delaware) et Ben Cardin (Maryland).

Le suspense est en revanche total en Floride et, surprise, même au Texas, dans la course sénatoriale. Selon le média politique The Hill, le sénateur démocrate sortant du New Jersey, Bob Menendez, accusé de corruption, conserverait, lui, son siège au Sénat.

02h09: un siège démocrate repris aux républicains à la Chambre

Les démocrates ont arraché un premier siège aux républicains à la Chambre des représentants du Congrès, dans une circonscription en Virginie, selon des résultats diffusés par plusieurs médias. Sur les 23 sièges que les démocrates doivent reprendre à leur adversaire pour reconquérir la chambre basse, il en reste donc encore 22 à remporter. Et selon des résultats très partiels, 16 démocrates sont en tête dans des districts d’Etat tenus par des républicains.

01h20: Bernie Sanders et Tim Kaine réélus, selon CNN

Sans grande surprise, l’actuel sénateur indépendant du Vermont et ancien candidat à la primaire démocrate de 2016, Bernie Sanders, ainsi que l’actuel sénateur démocrate de Virginie et ancien colistier d’Hillary Clinton pour la présidentielle de 2016, Tim Kaine, sont donnés réélus, selon les projections de CNN.

00h10: fermeture des premiers bureaux de vote

Les premiers bureaux de vote ont fermé mardi à 18h00 locales (00h00 suisse mercredi) dans une grande partie des bureaux de vote de l’Indiana, où se tient une élection clé pour le contrôle du Sénat, et la moitié du Kentucky.

Le département américain de la Sécurité intérieure a fait état de problèmes techniques « isolés » survenus sur des machines à voter utilisées dans le cadre des élections de mi-mandat. Mais selon un responsable de ce ministère, ces difficultés n’ont pas eu d’impact significatif sur la participation électorale.

00h00: l’enjeu de ce scrutin de mi-mandat

Les Américains se pressaient en nombre mardi dans les bureaux de vote pour les élections de mi-mandat à l’issue incertaine. Le nombre de votants n’est pas centralisé par une autorité électorale unique aux Etats-Unis, mais au Texas, à New York ou dans le Maryland, électeurs et scrutateurs interrogés par l’AFP semblaient surpris par l’affluence.

La totalité de la chambre basse du Congrès américain, la Chambre des représentants (435 élus), sera renouvelée ainsi qu’un tiers du Sénat (35 sièges sur 100), mais aussi 36 des 50 gouverneurs et des milliers d’élus locaux à divers niveaux. Les républicains ont actuellement la majorité au Congrès.

Les démocrates sont donnés favoris par les sondages pour emporter la majorité à la Chambre, tandis que les républicains devraient conserver le contrôle du Sénat. Mais l’incertitude est réelle. Et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir prédire le vainqueur, mettent en garde les sondeurs, échaudés par la « surprise » Trump en 2016.

 

(KEYSTONE-ATS / EPA / PHOTO : CJ GUNTHER)

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Feu vert au Brexit

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Les députés britanniques ont donné jeudi, lors d'un vote historique après trois ans et demi de crise, leur approbation finale au texte qui permettra au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne le 31 janvier. (©KEYSTONE/EPA/bjw)

Il aura fallu trois ans et demi de crise et de blocages mais la voie est désormais dégagée pour le grand saut le 31 janvier: les députés britanniques ont enfin donné jeudi leur feu vert au Brexit voulu par Boris Johnson.

Ce vote aux conséquences historiques pour le Royaume-Uni a été quelque peu éclipsé dans l’actualité par le choc du « Megxit », la décision d’Harry et Meghan de se mettre en retrait de la famille royale.

Il n’en constitue pas moins une victoire pour le Premier ministre, champion du Brexit contre vents et marées, qui va devoir s’atteler dès février, en un temps record, à une négociation difficile sur la nouvelle relation, notamment commerciale, entre Londres et les 27.

Après un débat expédié en quelques séances, les députés ont approuvé à 330 voix pour (231 contre) le texte traduisant dans la loi britannique l’accord de 535 pages conclu dans la douleur par Boris Johnson avec l’UE à l’automne.

Le texte doit maintenant être validé par la Chambre des Lords puis promulgué par la reine, ce qui devrait relever de la formalité. Restera alors au Parlement européen à ratifier le traité. Et le Royaume-Uni deviendra le 31 janvier à 23h00 (heure de Londres et GMT) le premier pays membre à quitter l’Union européenne, après trois reports de cette sortie, initialement prévue en mars 2019.

« Reprendre le contrôle »

« Il est temps d’aller de l’avant », a insisté face aux députés le ministre du Brexit, Steve Barclay.

« Ce texte va garantir notre départ de l’Union européenne avec un accord qui donne de la certitude aux entreprises, protège les droits de nos citoyens et assure que nous reprenions le contrôle de notre argent, nos frontières, nos lois et notre politique commerciale », a-t-il ajouté, promettant de commencer « rapidement » les négociations avec l’UE pour arriver à un accord de libre-échange d’ici à la fin de l’année.

Le 31 janvier, une page sera tournée après le chaos politique qui s’est emparé du Royaume-Uni depuis le référendum de juin 2016, remporté à 52% par le « Leave ». Pendant les plus de trois ans qui ont suivi, les Britanniques se sont déchirés sur le sujet et leur Parlement a rejeté l’accord négocié par l’ex-Première ministre Theresa May sans proposer d’autre scénario, faisant craindre jusqu’à récemment une sortie brutale ou un renoncement.

Cette fois, la majorité écrasante dont dispose Boris Johnson à la Chambre des communes depuis les législatives du 12 décembre laissait peu de place au doute. Mais les défis ne sont pas résolus pour le bouillonnant « BoJo », arrivé au pouvoir en juillet.

L’accord de Brexit négocié avec Bruxelles règle dans les grandes lignes le divorce en garantissant notamment les droits des citoyens et en réglant le casse-tête de la frontière irlandaise. Surtout, il vise à garantir un passage en douceur vers une relation future qui reste totalement à déterminer.

Il prévoit pour cela à partir du 31 janvier une période de transition courant jusqu’à la fin 2020, censée permettre à Londres et Bruxelles de s’y préparer. Les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes et d’en bénéficier, sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.

Accord partiel

Ce délai s’annonce très court pour négocier des accords de libre-échange ou de sécurité qui, généralement, prennent des années à mettre en place.

Pour Boris Johnson, pas question de prolonger la transition au-delà de 2020, possibilité prévue par l’accord de Brexit.

Il l’a redit mercredi à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qu’il a reçue à Londres. Downing Street a laissé cependant entendre qu’il pourrait se contenter d’un accord partiel si aucun compromis global n’était trouvé d’ici à la fin de l’année.

La cheffe de l’exécutif européen a, elle, prévenu que les discussions seraient « dures » et qu’il serait impossible de s’accorder sur « tous les aspects » sans extension des négociations: « Nous devons choisir des priorités ».

Elle a averti que Bruxelles resterait ferme sur ses principes: « sans concurrence équitable en matière d’environnement, de travail, de fiscalité et d’aides d’Etat, vous ne pouvez pas avoir un accès de la plus haute qualité au plus grand marché commun du monde ».

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Crash d’avion à Téhéran: au moins 170 morts

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L'appareil s'est écrasé peu après avoir décollé de l'aéroport international de Téhéran. (©KEYSTONE/AP)

Au moins 170 personnes ont probablement péri dans le crash d’un Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines qui s’est écrasé mercredi matin après avoir décollé de Téhéran, selon des informations des médias iraniens. L’appareil devait rejoindre Kiev.

« De toute évidence, il est impossible que des passagers » du vol PS-752 Téhéran-Kiev « soient en vie », a déclaré à l’agence semi-officielle Isna le chef du Croissant-Rouge iranien, précisant que 170 personnes (passagers et membres d’équipage) étaient montées dans l’appareil avant son départ.

« Tous les passagers sont morts », titre de son côté l’agence officielle Irna. Citant un porte-parole de l’aéroport international Imam-Khomeiny de Téhéran, Irna indique qu’il y avait 176 personnes à bord : 167 passagers et 9 membres d’équipage.

Selon les premiers éléments émergeant dans les médias iraniens, l’avion s’est écrasé sur le territoire de la ville de Chahriar, à l’ouest de la métropole de Téhéran. Il aurait pris feu. Selon l’agence Isna, citée par Reuters, le crash est dû à des problèmes techniques de l’appareil du modèle 737 du constructeur américain Boeing. Selon Isna, 10 ambulances ont été envoyées sur place.

L’accident survient après une escalade des tensions entre les USA et l’Iran dans la nuit de mardi à mercredi. Téhéran a mené des frappes de représailles contre des bases abritant des militaires américains en Irak, cinq jours après après l’élimination du général iranien Qassem Soleimani par les Etats-Unis.

Par ailleurs le constructeur américain Boeing est confronté à de graves difficultés avec son modèle d’appareil 737 MAX, cloué au sol depuis près de 10 mois après deux accidents ayant fait 346 morts.

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Golden Globes: « 1917 », Renée Zellweger et Joaquin Phoenix primés

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Le long métrage "1917"a reçu dimanche soir à Los Angeles le prix du meilleur film dramatique lors de la 77e cérémonie des Golden Globes. (©KEYSTONE/AP)

Le long métrage « 1917 », drame historique consacré à la Première Guerre mondiale, a reçu dimanche soir à Los Angeles le prix du meilleur film dramatique lors de la 77e cérémonie des Golden Globes. Son réalisateur Sam Mendes a lui aussi été primé.

« C’est une grosse surprise », a lancé le Britannique (« American Beauty », le James Bond « Skyfall ») en venant recevoir son prix du meilleur réalisateur. Il n’était effectivement pas considéré comme un favori face à des pointures comme Martin Scorsese (« The Irishman ») et Quentin Tarantino (« Once Upon a Time… in Hollywood »).

Mais ce dernier n’est pas reparti les mains vides: Quentin Tarantino a obtenu le prix du meilleur scénario et son film « Once Upon a Time… in Hollywood » remporte celui de meilleure comédie.

Meilleures interprétations

Le Golden Globe de la meilleure actrice dramatique est allé à Renée Zellweger pour son rôle de Judy Garland dans le biopic « Judy ». C’est la première fois que l’actrice était en lice pour les Golden Globes depuis « Le journal de Bridget Jones » en 2002, qui l’avait révélée au public sans lui valoir de récompense.

Chez les hommes, c’est Joaquin Phoenix qui a raflé la récompense pour son interprétation du Jocker dans le film éponyme. Récompensé pour la seconde fois aux Golden Globes, il a été préféré à celui qui apparaissait comme favori, l’acteur Adam Driver pour son rôle de père en plein divorce dans « Marriage Story ».

Côté « Comédie », Taron Egerton a été adoubé meilleur acteur pour son rôle d’Elton John dans le biopic « Rocketman » consacré au chanteur britannique. Taron Egerton a devancé dans cette catégorie des vétérans comme Daniel Craig (« A couteaux tirés »), Leonardo DiCaprio (« Once Upon a Time… in Hollywood ») et Eddie Murphy (« Dolemite Is My Name »), donné favori par certains experts pour son grand retour à l’écran.

Chez les dames, c’est l’Américaine Awkwafina qui remporte le prix pour son rôle de Billi dans le film « L’Adieu ». Connue pour sa gouaille très new-yorkaise, l’actrice de 31 ans livre, dans ce film sur une famille chinoise réunie par un drame, une interprétation nuancée et toute en retenue.

Seconds rôles et séries

L’actrice américaine Laura Dern a reçu le prix du meilleur second rôle féminin pour son interprétation d’une avocate aux méthodes agressives dans le film « Marriage Story » de Noah Baumbach. La comédienne de 52 ans a soufflé cette récompense à Jennifer Lopez, qui était l’autre favorite pour son rôle de strip-teaseuse dans le film « Queens ». C’est le cinquième Golden Globe pour cette enfant de la balle, fille de l’acteur Bruce Dern, qui a fréquenté les plateaux dès son plus âge.

Chez les hommes, c’est l’Américain Brad Pitt qui a reçu la récompense pour son rôle du cascadeur Cliff Booth dans « Once Upon a Time… in Hollywood ». Largement favori, le comédien de 56 ans l’a emporté notamment sur Tom Hanks (« Un ami extraordinaire ») et Al Pacino (« The Irishman »).

Le long-métrage « Parasite » a été primé dans la catégorie « meilleur film en langue étrangère ».

C’est une production Amazon, la série déjantée « Fleabag », qui a remporté le Golden Globe de la meilleure série comique. Sa créatrice, la Britannique Phoebe Waller-Bridge, a également été primée pour son interprétation du rôle-titre. Le titre de « meilleure série dramatique » a été raflé par « Succession » (HBO). Quant à « Chernobyl », il remporte le prix de meilleure mini-série.

Baromètre incertain

La cérémonie de remises des prix était présentée par le très caustique humoriste britannique Ricky Gervais. Racisme, harcèlement sexuel, compétence du jury, Ricky Gervais a effectivement fait feu de tout bois, prenant un malin plaisir à épingler le parterre de célébrités rassemblées à l’hôtel Hilton de Beverly Hills.

Très convoités, les Golden Globes ouvrent la saison des prix cinématographiques à Hollywood et servent aussi d’outil de prédiction en vue des Oscars. Mais il s’agit d’un baromètre d’autant plus incertain qu’ils dédoublent les principales catégories (meilleur film, meilleur acteur ou actrice) en « drame » et « comédie ».

Les pronostics sont délicats car contrairement aux Oscars ou à d’autres compétitions, ce ne sont pas les professionnels du cinéma qui votent mais la petite centaine de membres de l’Association de la presse étrangère de Hollywood (HFPA). L’an dernier, le jury avaient toutefois eu le nez creux: tous les primés aux Golden Globes dans la catégorie cinéma ont remporté un Oscar, à l’exception de celle de la musique de film.

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L’EPFL lâchée par les Archives de Venise

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Les Archives d'Etat de Venise ne veulent plus collaborer avec l'EPFL pour la numérisation des archives de la cité italienne (archives). (©KEYSTONE/EPA ANSA/ANDREA MEROLA)

Les Archives d’Etat de Venise lâchent l’EPFL pour le projet Venice Time Machine. La haute école lausannoise va néanmoins continuer de développer cette « machine à remonter le temps », qui vise à reconstituer numériquement l’histoire de la Cité des Doges.

Les Archives d’Etat de Venise avaient déjà annoncé en septembre qu’elles suspendaient leur collaboration avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Les relations sont désormais « définitivement rompues », écrit l’institution italienne dans un communiqué daté du 27 décembre et relayé par le média en ligne Bon pour la tête.

« L’EPFL prend acte de la décision unilatérale de la nouvelle direction des Archives de l’Etat de Venise », commente jeudi la haute école, contactée par Keystone-ATS. Elle relève que cette rupture intervient après « sept années de collaborations fructueuses et mutuellement positives avec les directions précédentes. »

Malgré ce coup d’arrêt, l’EPFL assure que Venice Time Machine pourra continuer sans les archives de la ville, en « s’appuyant sur des collaborations avec d’autres institutions que les Archives », comme par exemple l’Université Ca’Foscari de Venise.

Critiques

Dans leur communiqué, les responsables des archives vénitiennes dénoncent notamment des « erreurs méthodologiques » en matière de transfert et de conservation des données. Ils reprochent aussi à l’EPFL de vouloir mettre à disposition sur internet « une série d’images sans vérification scientifique. »

Les Archives d’Etat disent également regretter le manque de transparence de l’EPFL, les relations entre les deux parties étant jugées « pas suffisamment exhaustives et claires. » Le financement du projet, dont a bénéficié l’EPFL, pose également problème aux Italiens.

Concernant ces critiques, l’EPFL affirme avoir remis au directeur des Archives le document interne qu’il avait requis. « Il a unilatéralement décidé de mettre fin à la collaboration, sans aucune possibilité de discussion, refusant toute rencontre avec des représentants de l’EPFL », explique-t-elle, affirmant ne pas pouvoir se prononcer sur ces griefs « sans que ces discussions n’aient eu lieu. »

Plongée dans le passé

Venice Time Machine a été initié en 2013 par l’EPFL, l’Université Ca’Foscari et les Archives d’Etat de la ville. Cette « machine à remonter le temps » ne vise pas à une simple numérisation des archives, mais à reproduire virtuellement le développement de la ville à travers l’histoire. Le projet a déjà permis la numérisation de centaines de milliers de documents.

Lancée avec Venise, la méthodologie de Venice Time Machine s’est ensuite étendue à des dizaines de villes en Europe grâce à un financement de la Commission européenne.

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Sydney lance les festivités du Nouvel An

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Une centaine de milliers de fusées ont illuminé durant 12 minutes le ciel de Sydney sous les yeux d'un million de spectateurs. (©KEYSTONE/EPA/DC SS HK)

Sydney a donné mardi le coup d’envoi des célébrations mondiales du Nouvel An avec un feu d’artifice géant. La plus grande ville d’Australie est étouffée par un nuage de fumée toxique causé par d’immenses incendies.

Première mégapole à basculer dans la nouvelle décennie, Sydney a affronté une polémique sur l’opportunité de ce spectacle pyrotechnique dans un contexte de catastrophe naturelle. Depuis des semaines, les habitants de Sydney vivent dans une atmosphère polluée par un nuage de fumée toxique lié à des incendies dévastateurs qui font rage autour de la ville.

Une pétition, qui a recueilli plus de 280’000 signatures, a demandé l’annulation de cet événement par respect pour les victimes. Les autorités de la ville ont refusé d’accéder à cette demande.

Les pompiers ont autorisé le spectacle, estimant qu’ayant lieu au-dessus de l’eau, il ne représentait aucun danger. Une centaine de milliers de fusées ont illuminé durant 12 minutes le ciel de Sydney sous les yeux d’un million de spectateurs.

La foule avait été invitée à la plus grande vigilance en raison des vents violents qui soufflent sur le port. Les feux d’artifice prévus dans la capitale, Canberra, ainsi que dans la banlieue ouest de Sydney, ont été annulés en raison de conditions météorologiques susceptibles d’attiser ces feux.

Bouleversements politiques

Au moment où les horloges sonneront les douze coups de minuit, de grandes villes asiatiques, européennes, africaines et américaines, fêteront l’événement. Les festivités seront, dans de nombreuses régions du globe, placées sous le signe de troubles et de bouleversements politiques.

Ainsi à Hong Kong, après plus de six mois de manifestations quasi-quotidiennes, des milliers de manifestants pro-démocratie ont formé de longues chaînes humaines pour attendre le passage à 2020. Les manifestants ont entonné « Gloire à Hong Kong », l’hymne de la contestation, et brandi des affiches appelant à poursuivre en 2020 la bataille pour la démocratie. Les grands feux d’artifice traditionnels ont été annulés pour des raisons de sécurité.

A Paris, entre 250’000 et 300’000 personnes sont attendues sur l’avenue des Champs-Elysées, mais la grève qui perturbe les transports en commun de la capitale française pourrait pourraient les décourager. Les manifestations de « gilets jaunes » y ont été interdites.

Big Ben sonnera après un long silence

A Londres, après être longtemps resté silencieux en raison de travaux de restauration, le carillon de Big Ben sonnera à minuit. Des feux d’artifice seront tirés depuis les rives de la Tamise. Pour les Britanniques, ce devrait être le dernier réveillon comme membres de l’Union européenne, avant le grand saut dans le Brexit programmé pour le 31 janvier.

A Moscou, le président Vladimir Poutine a appelé dans ses voeux de fin d’année les Russes à l' »unité » pour poursuivre le « développement » du pays, au 20e anniversaire de son arrivée au pouvoir en 1999. Le 31 décembre 1999, Boris Eltsine avait annoncé dans son allocution sa démission de la même fonction.

La Russie célèbrera la nouvelle année au fil des fuseaux horaires qui jalonnent son immense territoire. Les Moscovites se retrouveront autour du Kremlin pour assister au feu d’artifice.

A Rio de Janeiro, plus de 2000 policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité des festivités du Nouvel An sur la célèbre plage de Copacabana, qui attend près de 3 millions de personnes.

Réchauffement climatique

Au fur et à mesure que les fêtards tourneront la page de 2019, ils se projetteront vers 2020 et se demanderont si cette nouvelle année sera aussi tumultueuse que la précédente, marquée par un regain de manifestations pour réclamer de nouveaux systèmes politiques et des mesures contre le changement climatique.

En 2019, des manifestations anti-gouvernementales ont notamment balayé l’Amérique latine, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, conduisant au départ des dirigeants au Liban, en Algérie, au Soudan et en Bolivie.

Toute au long de l’année, les questions liées au changement climatique ont donné lieu à des rassemblements à travers la planète, répondant notamment aux appels de la jeune militante suédoise Greta Thunberg. Au fil des mois les températures ont battu des records, l’Islande a perdu son premier glacier et Venise a connu des inondations historiques.

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Beaucoup d’espoir d'évolution, mais attention aussi aux mirages. Ill faudra rester concret et travailler d’arrache-pied.

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