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Elections américaines : démocrates et femmes sortent gagnants

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Elue dans le Massachussetts, Ayanna Pressley sera la première femme noire à représenter son Etat au Congrès. (©KEYSTONE/EPA/CJ GUNTHER)

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Notre suivi en continu.

09h35: Nombre record d'élues à la Chambre

Le nombre de femmes qui siégeront à la Chambre des représentants est plus élevé que jamais, ressort-il des résultats provisoires des élections de mi-mandat cités par l'agence Associated Press (AP). Au moins 99 femmes ont été élues à la chambre basse du Congrès, contre 84 dans l'assemblée sortante.

Selon AP, 237 femmes se sont portées candidates à la Chambre cette année. Jamais autant de femmes, ni de femmes issues de minorités, n'ont été élues, surtout du côté démocrate où la colère anti-Trump s'est cristallisée dans un nouveau souffle politique.

07h55: Défaite démocrate en Floride

Les démocrates ont perdu l'une des courses les plus scrutées pour l'un des 36 sièges de gouverneurs mis en jeu mardi: le duel entre le démocrate Andrew Gillum, premier candidat noir à ce poste en Floride, et le républicain Ron DeSantis, un partisan déclaré du président Trump. Malgré des accusations de racisme, M. DeSantis l'a finalement emporté au terme d'un duel très serré.

L'autre scrutin très observé était la bataille en Géorgie entre le républicain Brian Kemp et la démocrate Stacey Abrams, qui pourrait devenir la première gouverneure noire d'un Etat américain. En revanche, dans le très conservateur Kansas, la démocrate Laura Kelly a créé la surprise en battant le favori, Kris Kobach.

07h45: Sanders étrille Trump

L'ancien candidat démocrate à la présidence Bernie Sanders a été réélu au poste de sénateur du Vermont. Il a vivement dénoncé le président Donald Trump et ses "politiques racistes".

"Nous avons un président des Etats-Unis qui est un menteur pathologique et est en train de faire quelque chose qu'aucun président que j'aie connu n'a jamais fait", a-t-il lancé dans un discours devant ses partisans.

"Au lieu de rassembler le peuple américain, il essaie de nous diviser sur la base de la couleur de notre peau, de notre origine, de notre religion, notre genre, notre identité sexuelle", a-t-il poursuivi. "Notre boulot est de dire à ce président que nous ne tolérerons pas les politiques qui sont racistes, sexistes et homophobes."

06h50: NBC crédite les démocrates de 229 sièges

D'après les projections de NBC News, les démocrates devraient obtenir 229 sièges contre 206 aux républicains à la Chambre des représentants, dont ils n'avaient plus le contrôle depuis huit ans. Tout au moins, selon les projections des médias américains, les démocrates vont-ils reprendre aux républicains les 23 sièges nécessaires pour leur ravir la majorité. Dans la chambre sortante, les démocrates détenaient 193 sièges, contre 236 aux républicains.

06h10: Appel à l'unité

La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a promis mardi un nouvel équilibre des pouvoirs aux Etats-Unis. Selon elle, les Américains, qui ont redonné un contrôle partiel du Congrès au parti démocrate, "en ont assez des divisions".

"Un Congrès démocrate va oeuvrer à des solutions qui nous rassemblent, car nous en avons tous assez des divisions", a déclaré Mme Pelosi, en annonçant la "restauration des pouvoirs et contrepouvoirs constitutionnels".

05h30: Satisfaction de Donald Trump

Le président américain Donald Trump a revendiqué mardi soir un "immense succès" électoral. Il a remercié ses partisans qui ont permis aux républicains de conserver la majorité au Sénat, même si les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants.

"Immense succès ce soir. Merci à tous!", a tweeté le président, qui s'est pleinement investi dans la campagne de ces élections de mi-mandat largement considérées comme un référendum sur sa personne.

05h30: Mitt Romney élu au Sénat

L'ex-candidat conservateur à la présidentielle américaine, Mitt Romney, a été élu au Sénat mardi. Il signe un retour en politique qui lui offre une place de choix à Washington pour critiquer le président Donald Trump, avec qui il a déjà croisé le fer.

"Je m'engage à vous représenter avec dignité, intégrité et d'une façon qui vous rendra fiers", a tweeté Mitt Romney, 71 ans, à l'adresse de ses électeurs. Le républicain a battu la démocrate Jenny Wilson dans l'Etat de l'Utah, où vit une importante population de confession mormone comme lui et qui n'a pas envoyé de démocrate au Sénat depuis plus de 40 ans.

Il s'installera au Sénat début janvier 2019 pour un mandat de six ans. Mitt Romney avait été un féroce détracteur de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016. Il l'avait notamment traité de "charlatan". Il a toutefois tempéré ses déclarations publiques depuis.

04h39: un Congrès américain divisé, à chacun sa chambre

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants mardi tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme d'élections législatives américaines perçues comme un référendum sur la présidence de Donald Trump, selon les chaînes Fox et NBC. Les Américains ont élu un Congrès divisé, promesse d'une fin de mandat mouvementé pour le président républicain, les démocrates pouvant désormais entraver une grande partie de son programme à la chambre basse.

Le sénateur du Texas Ted Cruz a été réélu, offrant une victoire majeure au parti républicain à l'issue d'une course serrée face au jeune espoir démocrate Beto O'Rourke, selon les médias américains. Selon des estimations des chaînes ABC et NBC, Ted Cruz ne peut plus être rejoint par son adversaire, un quadragénaire qui faisait jusque-là figure d'étoile montante du parti démocrate. Sa victoire annoncée permet aux républicains de conserver un siège crucial pour garder leur majorité au Sénat

04h28: deux premières femmes musulmanes élues au Congrès

Ilhan Omar et Rashida Tlaib sont devenues les deux premières femmes de confession musulmane à être élues au Congrès américain. Ces deux candidates démocrates, respectivement du Minnesota et du Michigan, ont été élues à la Chambre des représentants. "On a réussi, ensemble. Merci!", a tweeté Ilhan Omar, une réfugiée somalienne, avant d'écrire à l'attention de Rashida Tlaib, née à Détroit de parents immigrés palestiniens: "J'ai hâte de siéger avec toi, inchallah".

La jeune Hispanique Alexandra Ocasio-Cortez, 29 ans, nouvelle égérie d'une vague de femmes et de minorités qui tirent le parti démocrate vers la gauche, a été élue plus jeune membre du Congrès, selon plusieurs médias américains. Mme Ocasio-Cortez, qui avait causé la surprise en juin en remportant une primaire démocrate face à un poids-lourd du Congrès, Joe Crowley, a battu largement son adversaire républicain Anthony Pappas, 72 ans, dans une circonscription new-yorkaise à cheval entre Queens et le Bronx, acquise aux démocrates.

04h26: un gouverneur gay mais pas de gouverneure transgenre

L'Etat du Colorado a élu un gouverneur ouvertement gay, le démocrate Jared Polis, une première aux Etats-Unis, ont rapporté les médias américains ABC et NBC. Jared Polis, élu à la Chambre des représentants depuis 2008, a battu le républicain Walker Stapleton. En 2015, Kate Brown était devenue la première gouverneure bisexuelle élue dans l'Oregon, et un autre gouverneur, Jim McGreevey, du New Jersey, avait dévoilé son homosexualité avant de démissionner en 2004.

Elle ne sera pas la première gouverneure transgenre des Etats-Unis: la démocrate Christine Hallquist a été battue dans l'Etat du Vermont par le gouverneur sortant et républicain modéré Phil Scott, selon les chaînes ABC et Fox News. Christine Hallquist, 62 ans, ingénieure et militante environnementale qui se faisait encore appeler Dave en 2015, espérait entrer dans l'histoire.

La démocrate du Kansas Sharice Davids est devenue la première Amérindienne à être élue au Congrès américain, selon des estimations des médias américains. Avocate, férue d'arts martiaux et homosexuelle assumée, Sharice Davids l'a emporté dans les terres conservatrices face au républicain Kevin Yoder, selon les chaînes ABC et NBC.

03h58: un sénateur démocrate gagne dans un Etat pro-Trump

Le démocrate Joe Manchin a sauvé son siège de sénateur de Virginie-Occidentale, un Etat convoité par le président américain Donald Trump, qui s'y était largement imposé en 2016. Les chaînes CNN, NBC et Fox ont estimé que la victoire de M. Manchin était acquise face à son adversaire Patrick Morrisey, après dépouillement de la moitié des bulletins.

Comme d'autres démocrates, il luttait dans des terres que la victoire du milliardaire républicain a fait pencher encore davantage dans le camp conservateur.

03h29: le Sénat semble s'éloigner pour les démocrates

Les républicains ont remporté un siège-clé de sénateur dans l'Indiana, ce qui pourrait leur permettre de conserver le contrôle du Sénat, selon des résultats diffusés par des médias américains. D'après des estimations de CNN et NBC, le démocrate sortant Joe Donnelly ne peut plus revenir sur son adversaire républicain Mike Braun dans cet Etat industriel et agricole remporté par Donald Trump en 2016 et où sa politique économique a séduit les électeurs.

Dans un autre Etat-clé que les démocrates espéraient gagner, le Tennessee, c'est la candidate républicaine Marsha Blackburn qui a remporté l'élection sénatoriale face à son adversaire démocrate Phil Bredesen, rapportent les chaînes MSNBC et CNN. Victoire très importante pour le GOP. Il sera sans doute très difficile pour les démocrates de remporter le Sénat.

Pour la Chambre des représentants, selon des résultats toujours partiels, 31 démocrates sont en tête dans des circonscriptions d'Etat tenus par des républicains. Les chances sont toujours plutôt grandes pour que les démocrates récupèrent la chambre basse.

02h54: les démocrates bien partis à la chambre basse du Congrès

Toujours selon des résultats diffusés par les médias, les démocrates auraient arraché un deuxième siège aux républicains, cette fois-ci dans une circonscription de Floride. Sur les 23 sièges qu'ils doivent reprendre au Grand Old Party (GOP) pour la chambre basse, il en reste donc encore 21 à remporter. Et selon des résultats très partiels, 24 démocrates sont en tête dans des districts d'Etat tenus par des républicains.

Par ailleurs, six sénateurs démocrates devraient être réélus, selon des premiers résultats diffusés par CNN et d'autres médias: Elizabeth Warren (Massachusetts), Sherrod Brown (Ohio), Sheldon Whitehouse (Rhode Island), Chris Murphy (Connecticut), Tom Carper (Delaware) et Ben Cardin (Maryland).

Le suspense est en revanche total en Floride et, surprise, même au Texas, dans la course sénatoriale. Selon le média politique The Hill, le sénateur démocrate sortant du New Jersey, Bob Menendez, accusé de corruption, conserverait, lui, son siège au Sénat.

02h09: un siège démocrate repris aux républicains à la Chambre

Les démocrates ont arraché un premier siège aux républicains à la Chambre des représentants du Congrès, dans une circonscription en Virginie, selon des résultats diffusés par plusieurs médias. Sur les 23 sièges que les démocrates doivent reprendre à leur adversaire pour reconquérir la chambre basse, il en reste donc encore 22 à remporter. Et selon des résultats très partiels, 16 démocrates sont en tête dans des districts d'Etat tenus par des républicains.

01h20: Bernie Sanders et Tim Kaine réélus, selon CNN

Sans grande surprise, l'actuel sénateur indépendant du Vermont et ancien candidat à la primaire démocrate de 2016, Bernie Sanders, ainsi que l'actuel sénateur démocrate de Virginie et ancien colistier d'Hillary Clinton pour la présidentielle de 2016, Tim Kaine, sont donnés réélus, selon les projections de CNN.

00h10: fermeture des premiers bureaux de vote

Les premiers bureaux de vote ont fermé mardi à 18h00 locales (00h00 suisse mercredi) dans une grande partie des bureaux de vote de l'Indiana, où se tient une élection clé pour le contrôle du Sénat, et la moitié du Kentucky.

Le département américain de la Sécurité intérieure a fait état de problèmes techniques "isolés" survenus sur des machines à voter utilisées dans le cadre des élections de mi-mandat. Mais selon un responsable de ce ministère, ces difficultés n'ont pas eu d'impact significatif sur la participation électorale.

00h00: l'enjeu de ce scrutin de mi-mandat

Les Américains se pressaient en nombre mardi dans les bureaux de vote pour les élections de mi-mandat à l'issue incertaine. Le nombre de votants n'est pas centralisé par une autorité électorale unique aux Etats-Unis, mais au Texas, à New York ou dans le Maryland, électeurs et scrutateurs interrogés par l'AFP semblaient surpris par l'affluence.

La totalité de la chambre basse du Congrès américain, la Chambre des représentants (435 élus), sera renouvelée ainsi qu'un tiers du Sénat (35 sièges sur 100), mais aussi 36 des 50 gouverneurs et des milliers d'élus locaux à divers niveaux. Les républicains ont actuellement la majorité au Congrès.

Les démocrates sont donnés favoris par les sondages pour emporter la majorité à la Chambre, tandis que les républicains devraient conserver le contrôle du Sénat. Mais l'incertitude est réelle. Et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir prédire le vainqueur, mettent en garde les sondeurs, échaudés par la "surprise" Trump en 2016.

 

(KEYSTONE-ATS / EPA / PHOTO : CJ GUNTHER)

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Football

Bayer Leverkusen: exit Gerardo Seoane, Xabi Alonso à la barre

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C'est fini pour Gerardo Seoane au Bayer Leverkusen (© KEYSTONE/AP/Luis Vieira)

Gerardo Seoane (43 ans) a été limogé de son poste d'entraîneur du Bayer Leverkusen. Le Lucernois sera remplacé par l'ancien international espagnol Xabi Alonso (40 an

La décision des dirigeants du Bayer ne constitue pas une surprise. Le club connaît un début d'exercice bien difficile avec 5 points seulement en 8 matches. Leverkusen a aussi été sorti dès le premier tour de la Coupe d'Allemagne, et par une formation de 3e division.

Seoane, qui avait mené les Young Boys à trois titres de champion en Super League, a été remercié au lendemain de la défaite 2-0 en Ligue des champions à Porto. Il était déjà sur un siège éjectable après le revers 4-0 du week-end à Munich contre le Bayern.

Premier échec

Lors de sa première saison à Leverkusen, Gerardo Seoane avait pourtant connu du succès. Il avait conduit l'équipe à la 3e place en Bundesliga et décroché ainsi une place en Ligue des champions.

Il s'agit bien de son premier échec en tant qu'entraîneur. Au printemps 2018, Seoane avait permis au FC Lucerne de remonter du 8e au 3e rang en Super League. S'ensuivirent les trois saisons à Berne avec autant de titres de champion. Un exploit qui n'avait plus été réalisé depuis Timo Konietzka (triplé avec le FC Zurich de 1974 à 1976).

Palmarès impressionnant

Nommé entraîneur avec un contrat jusqu'en 2024, Xabi Alonso n'a que peu de références comme technicien, son unique poste précédent ayant été l'équipe réserve de la Real Sociedad, son club formateur.

Mais l'ancien milieu de terrain s'est forgé un palmarès impressionnant en tant que joueur. Avec l'Espagne, il a été champion du monde en 2010 et a remporté l'Euro en 2008 et 2012. Alonso a gagné deux fois la Ligue des champions, avec Liverpool en 2005 et le Real Madrid en 2014. Il a pris sa retraite après trois années au Bayern Munich, qui lui ont aussi permis d'apprendre l'allemand et de connaître la Bundesliga.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Décès de Jürgen Sundermann, ancien de Servette et de Bâle

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Jürgen Sundermann (no 6) lors de la finale de la Coupe 1970 contre Zurich (© KEYSTONE/WALTER RUTISHAUSER)

Jürgen Sundermann est décédé à l'âge de 82 ans à Leonberg, près de Stuttgart. Cet Allemand a été une figure marquante dans son pays, mais aussi en Suisse, où il a joué et entraîné.

Milieu de terrain puis libéro, Sundermann a porté le maillot du Servette de 1966 à 1968, puis de 1971 à 1976. Dans l'intervalle, il a évolué à Bâle de 1968 à 1971 et remporté deux titres de champion (1969, 1970). Lors de son deuxième passage à Genève, il a fonctionné comme entraîneur-joueur avant de se concentrer sur le coaching.

Il a ensuite dirigé une liste impressionnante de clubs dans plusieurs pays (Allemagne, Suisse, Turquie, République tchèque, Tunisie, Autriche), dont le VfB Stuttgart à trois reprises. Sundermann a aussi entraîné Grasshopper en 1979/80. Il a mis un terme à sa carrière en 1999.

Son principal fait de gloire a été de remonter le VfB Stuttgart en Bundesliga en 1977. Son équipe comportait alors de grands noms tels que Karlheinz Förster, Hansi Müller, Dieter Hoeness et Ottmar Hitzfeld.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

L'Opep+ sabre ses quotas de production pour soutenir les prix

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La décision de l'Opep+ intervient "juste au moment où les consommateurs poussaient un soupir de soulagement", les prix à la pompe ayant fortement reculé depuis cet été, rappelle Craig Erlam d'Oanda. (archives) (© KEYSTONE/EPA/CONSTANTIN ZINN)

L'Opep+, de retour à Vienne mercredi pour la première fois depuis mars 2020, a voulu marquer le coup: elle a décidé d'une coupe drastique des quotas de production de pétrole pour soutenir les prix au risque de froisser la Maison Blanche.

Les treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), menés par l'Arabie saoudite, et leurs dix partenaires conduits par la Russie ont convenu d'une baisse de "deux millions" de barils par jour pour le mois de novembre, a annoncé l'alliance dans un communiqué.

"C'est la réduction la plus importante depuis le début de la pandémie", a réagi dans une note Srijan Katyal, de la société de courtage ADSS.

Elle va probablement "doper les prix", a-t-il ajouté, à l'encontre des efforts des Occidentaux pour enrayer la flambée des coûts de l'énergie pesant sur la croissance mondiale.

Cette décision intervient "juste au moment où les consommateurs poussaient un soupir de soulagement", les prix à la pompe ayant fortement reculé depuis cet été, rappelle Craig Erlam d'Oanda.

Les deux références mondiales du brut ont perdu du terrain ces dernières semaines, évoluant autour de 90 dollars le baril, bien loin des sommets enregistrés en mars au début de la guerre en Ukraine (près de 140 dollars).

La Maison Blanche aux aguets

Une telle annonce "ne sera pas bien accueillie par la Maison Blanche à l'approche des élections de mi-mandat du mois prochain", avait averti avant la réunion Tamas Varga, chez PV Energy.

Le président américain Joe Biden s'échine depuis des mois à tenter d'endiguer l'envolée des prix qui érode le pouvoir d'achat des ménages, allant même jusqu'à se rendre à Ryad en juillet lors d'une visite très controversée.

A la Maison Blanche, on tentait de relativiser mercredi cette rencontre, un haut responsable soulignant que l'Opep+ se réunit "chaque mois avec une précision d'horloge".

La veille, la porte-parole Karine Jean-Pierre avait décliné tout commentaire prématuré, tout en rappelant que Washington "continue à prendre des mesures pour protéger les consommateurs américains (...) et s'assurer d'une offre suffisante pour répondre à la demande".

"Organisation technique"

Interrogé à son arrivée sur la réaction à attendre de Washington, le ministre émirati de l'Energie, Souhail ben Mohammed Al-Mazrouei, avait botté en touche, affirmant qu'il s'agissait d'une "organisation technique" ne se mêlant pas d'enjeux politiques.

Egalement présents, le prince saoudien Abdel Aziz ben Salmane et le vice-Premier ministre russe chargé des questions énergétiques, Alexandre Novak, doivent s'exprimer lors d'une conférence de presse.

Une nette baisse des volumes de brut arrange Moscou, "et pourrait donc être perçue comme une nouvelle escalade des tensions géopolitiques", commente Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.

Créée en 1960 avec le but de réguler la production et le prix du brut, en instaurant des quotas, l'Opep s'est étendue en 2006 à la Russie et d'autres partenaires pour former l'Opep+.

Dans un geste historique, les membres de l'alliance avaient décidé au printemps 2020 des coupes de près de 10 millions devant l'effondrement de la demande liée à la pandémie de Covid-19. Une recette qui avait marché.

Cette fois, ils veulent "avoir une longueur d'avance sur une éventuelle récession grâce à des mesures proactives", explique Bjarne Schieldrop, de Seb. "Ce qui leur permettrait d'éviter une éventuelle accumulation de stocks et donc des prix du pétrole bas".

Déjà en septembre, le groupe avait légèrement abaissé son objectif (de 100.000 barils) et s'était dit prêt à faire plus. Si les rumeurs se confirment, il s'agirait de la plus forte réduction depuis le choc de la pandémie.

Après avoir bondi en début de semaine, les cours ont à peine réagi, mercredi vers 13H00 GMT, à 91,84 dollars le baril de Brent de la mer du Nord, et 86,36 dollars pour le baril de WTI, son homologue américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Bakou et Erevan vont discuter cette semaine à Prague

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Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, ici en compagnie du président de la France Emmanuel Macron (archives). (© KEYSTONE/EPA POOL/CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL)

Le Premier ministre arménien a annoncé mercredi qu'il allait rencontrer cette semaine à Prague le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le président du Conseil européen Charles Michel. Les deux pays du Caucase ont à nouveau connu des affrontements meurtriers.

Dans le cadre du sommet de la Communauté politique européenne qui se tiendra jeudi dans la capitale tchèque, "une rencontre quadripartite est prévue entre le Premier ministre arménien, les présidents azerbaïdjanais et français et le président du Conseil européen", a déclaré Nikol Pachinian devant le Parlement arménien. Il n'a toutefois pas précisé la date de cette rencontre, le sommet étant lui prévu jeudi.

Selon M. Pachinian, une rencontre bilatérale avec le président turc Recep Tayyip Erdogan devrait également avoir lieu.

Cette annonce intervient quelques jours après une rencontre à Genève entre le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan et son homologue azerbaïdjanais Jeyhoun Baïramov, qui avait pour objectif de lancer le travail sur le texte du futur traité de paix.

Alors que Moscou est de plus en plus isolé sur la scène internationale depuis le début de son offensive en Ukraine fin février, les Etats-Unis et l'Union européenne ont pris un rôle majeur de médiateurs dans le processus de normalisation entre Bakou et Erevan. La dernière rencontre entre le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a eu lieu le 31 août à Bruxelles, sous la médiation de l'UE.

Près de 300 morts en septembre

Le mois dernier, au moins 286 personnes ont été tuées dans les affrontements entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Une trêve négociée par les Etats-Unis a mis fin aux pires combats entre ces deux voisins du Caucase depuis leur guerre de 2020.

L'Arménie, alliée de la Russie, et l'Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, se sont affrontés lors de deux guerres au cours des trois dernières décennies pour le contrôle du Nagorny Karabakh, une enclave majoritairement peuplée d'Arméniens rattachée à l'Azerbaïdjan.

La guerre de 2020 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan avait coûté la vie à plus de 6500 soldats et s'est arrêtée après un cessez-le-feu négocié par la Russie. L'Arménie a cédé des territoires qu'elle contrôlait depuis des décennies et Moscou a déployé quelque 2000 soldats russes pour veiller sur cette fragile trêve.

Après l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, les Arméniens séparatistes du Nagorny Karabakh avaient unilatéralement proclamé leur indépendance. Le conflit qui a suivi avait fait 30'000 morts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'armée ukrainienne avance, Moscou veut regagner le terrain perdu

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Des soldats ukrainiens se préparent à remorquer un char pris aux forces russes dans la ville de Kupyansk, près de Kharkiv, qu'ils ont récemment reprise. (© KEYSTONE/EPA/VASILIY ZHLOBSKY)

Kiev a revendiqué de nouvelles victoires militaires sur l'armée russe, cette fois-ci dans l'est. Le Kremlin assure pour sa part vouloir reconquérir le terrain perdu dans les régions ukrainiennes dont il revendique l'annexion malgré sa série de revers.

Mercredi, le gouverneur ukrainien de la région de Lougansk (est), jusqu'ici sous le contrôle quasi-total de Moscou, a revendiqué une percée.

"Maintenant c'est officiel. La dé-occupation de la région de Lougansk a commencé. Plusieurs localités ont déjà été libérées de l'armée russe", a déclaré Sergiï Gaïdaï dans une vidéo postée sur Telegram, sans plus de précision.

Mardi, l'Ukraine avait déjà revendiqué une percée dans le nord de la région méridionale de Kherson, tandis que la quasi-totalité de la région de Kharkiv (nord-est) apparaît désormais sous contrôle ukrainien, ouvrant la voie vers celle de Lougansk, bastion des séparatistes installées par Moscou depuis 2014.

Russes "pour toujours"

Après un mois de revers militaires et l'annonce de la mobilisation de centaines de milliers de réservistes russes, Vladimir Poutine a de son côté signé mercredi la loi actant l'annexion au sein de la Fédération de Russie, décidée formellement vendredi, des quatre régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia.

Son porte-parole, Dmitri Peskov a assuré que ces territoires resteraient russes "pour toujours", et que Moscou allait regagner le terrain perdu à un rythme effréné depuis un mois. Ces territoires "seront repris", a-t-il assuré lors de son briefing quotidien.

M. Poutine avait auparavant juré de tout faire pour défendre les zones annexées, quitte à utiliser des armes nucléaires, menace qui n'a arrêté ni la contre-offensive ukrainienne, ni les livraisons d'armes occidentales.

L'armée russe avait reconnu à demi-mot des retraites mardi, en publiant des cartes des territoires qu'elle contrôle. Celles-ci montrent que Moscou a cédé toute une partie du nord de la région de Kherson et qu'elle avait quitté presque toute la rive orientale de la rivière Oskil, dernière zone de la région de Kharkiv qu'elle contrôlait encore.

Un responsable des autorités d'occupation a cependant assuré que le repli russe dans le sud était tactique et temporaire. "Le regroupement sur le front dans les conditions actuelles permet de rassembler les forces et de porter un coup" aux troupes ukrainiennes, a affirmé ce responsable, Kirill Stremooussov, à l'agence russe Ria Novosti.

Pas de bonnes nouvelles

La veille, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait salué des avancées "puissantes", affirmant que des "dizaines de localités ont été libérées rien que cette semaine" dans les quatre régions dont Moscou revendique l'annexion.

Dans l'est, la retraite de Kharkiv permet aux forces ukrainiennes de porter le combat plus à l'est, vers la région de Lougansk, par exemple en direction de la ville de Svatové.

Si les autorités russes ont dit le minimum sur ces revers, les correspondants de guerre de médias russes pro-pouvoir insistent sur leur ampleur. Nombre de commentateurs pro-Kremlin ont aussi critiqué l'armée russe.

"C'est ainsi. Il n'y aura pas de bonnes nouvelles dans un avenir proche. Ni du côté du front de Kherson, ni désormais de celui de Lougansk", a commenté depuis Svatové mardi sur sa chaîne Telegram, Alexandre Kots, du journal Komsomolskaïa Pravda.

Nouvelles sanctions européennes

Sur le front diplomatique, le président américain Joe Biden a annoncé mardi un nouvel envoi américain d'équipements militaires, pour une valeur de 625 millions de dollars, dont quatre nouveaux systèmes de lance-roquette Himars, puissants et très appréciés par les Ukrainiens.

De leur côté les Etats membres de l'Union européenne se sont mis d'accord mercredi sur une nouvelle série de sanctions contre des entités et personnalités russes.

La Russie a elle réclamé mercredi de participer à l'enquête sur les fuites des gazoducs Nord Stream, la Suède, en charge des investigations, ayant bloqué l'accès à la zone de ce sabotage présumé située en mer Baltique.

Moscou a sous-entendu que les Etats-Unis ont pu saboter ces tuyaux clés pour l'approvisionnement énergétique de l'Europe, quand les Occidentaux suspectent eux la Russie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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