International
Elections américaines : démocrates et femmes sortent gagnants
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Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Notre suivi en continu.
09h35: Nombre record d'élues à la Chambre
Le nombre de femmes qui siégeront à la Chambre des représentants est plus élevé que jamais, ressort-il des résultats provisoires des élections de mi-mandat cités par l'agence Associated Press (AP). Au moins 99 femmes ont été élues à la chambre basse du Congrès, contre 84 dans l'assemblée sortante.
Selon AP, 237 femmes se sont portées candidates à la Chambre cette année. Jamais autant de femmes, ni de femmes issues de minorités, n'ont été élues, surtout du côté démocrate où la colère anti-Trump s'est cristallisée dans un nouveau souffle politique.
07h55: Défaite démocrate en Floride
Les démocrates ont perdu l'une des courses les plus scrutées pour l'un des 36 sièges de gouverneurs mis en jeu mardi: le duel entre le démocrate Andrew Gillum, premier candidat noir à ce poste en Floride, et le républicain Ron DeSantis, un partisan déclaré du président Trump. Malgré des accusations de racisme, M. DeSantis l'a finalement emporté au terme d'un duel très serré.
L'autre scrutin très observé était la bataille en Géorgie entre le républicain Brian Kemp et la démocrate Stacey Abrams, qui pourrait devenir la première gouverneure noire d'un Etat américain. En revanche, dans le très conservateur Kansas, la démocrate Laura Kelly a créé la surprise en battant le favori, Kris Kobach.
07h45: Sanders étrille Trump
L'ancien candidat démocrate à la présidence Bernie Sanders a été réélu au poste de sénateur du Vermont. Il a vivement dénoncé le président Donald Trump et ses "politiques racistes".
"Nous avons un président des Etats-Unis qui est un menteur pathologique et est en train de faire quelque chose qu'aucun président que j'aie connu n'a jamais fait", a-t-il lancé dans un discours devant ses partisans.
"Au lieu de rassembler le peuple américain, il essaie de nous diviser sur la base de la couleur de notre peau, de notre origine, de notre religion, notre genre, notre identité sexuelle", a-t-il poursuivi. "Notre boulot est de dire à ce président que nous ne tolérerons pas les politiques qui sont racistes, sexistes et homophobes."
06h50: NBC crédite les démocrates de 229 sièges
D'après les projections de NBC News, les démocrates devraient obtenir 229 sièges contre 206 aux républicains à la Chambre des représentants, dont ils n'avaient plus le contrôle depuis huit ans. Tout au moins, selon les projections des médias américains, les démocrates vont-ils reprendre aux républicains les 23 sièges nécessaires pour leur ravir la majorité. Dans la chambre sortante, les démocrates détenaient 193 sièges, contre 236 aux républicains.
06h10: Appel à l'unité
La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a promis mardi un nouvel équilibre des pouvoirs aux Etats-Unis. Selon elle, les Américains, qui ont redonné un contrôle partiel du Congrès au parti démocrate, "en ont assez des divisions".
"Un Congrès démocrate va oeuvrer à des solutions qui nous rassemblent, car nous en avons tous assez des divisions", a déclaré Mme Pelosi, en annonçant la "restauration des pouvoirs et contrepouvoirs constitutionnels".
05h30: Satisfaction de Donald Trump
Le président américain Donald Trump a revendiqué mardi soir un "immense succès" électoral. Il a remercié ses partisans qui ont permis aux républicains de conserver la majorité au Sénat, même si les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants.
"Immense succès ce soir. Merci à tous!", a tweeté le président, qui s'est pleinement investi dans la campagne de ces élections de mi-mandat largement considérées comme un référendum sur sa personne.
05h30: Mitt Romney élu au Sénat
L'ex-candidat conservateur à la présidentielle américaine, Mitt Romney, a été élu au Sénat mardi. Il signe un retour en politique qui lui offre une place de choix à Washington pour critiquer le président Donald Trump, avec qui il a déjà croisé le fer.
"Je m'engage à vous représenter avec dignité, intégrité et d'une façon qui vous rendra fiers", a tweeté Mitt Romney, 71 ans, à l'adresse de ses électeurs. Le républicain a battu la démocrate Jenny Wilson dans l'Etat de l'Utah, où vit une importante population de confession mormone comme lui et qui n'a pas envoyé de démocrate au Sénat depuis plus de 40 ans.
Il s'installera au Sénat début janvier 2019 pour un mandat de six ans. Mitt Romney avait été un féroce détracteur de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016. Il l'avait notamment traité de "charlatan". Il a toutefois tempéré ses déclarations publiques depuis.
04h39: un Congrès américain divisé, à chacun sa chambre
Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants mardi tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme d'élections législatives américaines perçues comme un référendum sur la présidence de Donald Trump, selon les chaînes Fox et NBC. Les Américains ont élu un Congrès divisé, promesse d'une fin de mandat mouvementé pour le président républicain, les démocrates pouvant désormais entraver une grande partie de son programme à la chambre basse.
Le sénateur du Texas Ted Cruz a été réélu, offrant une victoire majeure au parti républicain à l'issue d'une course serrée face au jeune espoir démocrate Beto O'Rourke, selon les médias américains. Selon des estimations des chaînes ABC et NBC, Ted Cruz ne peut plus être rejoint par son adversaire, un quadragénaire qui faisait jusque-là figure d'étoile montante du parti démocrate. Sa victoire annoncée permet aux républicains de conserver un siège crucial pour garder leur majorité au Sénat
04h28: deux premières femmes musulmanes élues au Congrès
Ilhan Omar et Rashida Tlaib sont devenues les deux premières femmes de confession musulmane à être élues au Congrès américain. Ces deux candidates démocrates, respectivement du Minnesota et du Michigan, ont été élues à la Chambre des représentants. "On a réussi, ensemble. Merci!", a tweeté Ilhan Omar, une réfugiée somalienne, avant d'écrire à l'attention de Rashida Tlaib, née à Détroit de parents immigrés palestiniens: "J'ai hâte de siéger avec toi, inchallah".
La jeune Hispanique Alexandra Ocasio-Cortez, 29 ans, nouvelle égérie d'une vague de femmes et de minorités qui tirent le parti démocrate vers la gauche, a été élue plus jeune membre du Congrès, selon plusieurs médias américains. Mme Ocasio-Cortez, qui avait causé la surprise en juin en remportant une primaire démocrate face à un poids-lourd du Congrès, Joe Crowley, a battu largement son adversaire républicain Anthony Pappas, 72 ans, dans une circonscription new-yorkaise à cheval entre Queens et le Bronx, acquise aux démocrates.
04h26: un gouverneur gay mais pas de gouverneure transgenre
L'Etat du Colorado a élu un gouverneur ouvertement gay, le démocrate Jared Polis, une première aux Etats-Unis, ont rapporté les médias américains ABC et NBC. Jared Polis, élu à la Chambre des représentants depuis 2008, a battu le républicain Walker Stapleton. En 2015, Kate Brown était devenue la première gouverneure bisexuelle élue dans l'Oregon, et un autre gouverneur, Jim McGreevey, du New Jersey, avait dévoilé son homosexualité avant de démissionner en 2004.
Elle ne sera pas la première gouverneure transgenre des Etats-Unis: la démocrate Christine Hallquist a été battue dans l'Etat du Vermont par le gouverneur sortant et républicain modéré Phil Scott, selon les chaînes ABC et Fox News. Christine Hallquist, 62 ans, ingénieure et militante environnementale qui se faisait encore appeler Dave en 2015, espérait entrer dans l'histoire.
La démocrate du Kansas Sharice Davids est devenue la première Amérindienne à être élue au Congrès américain, selon des estimations des médias américains. Avocate, férue d'arts martiaux et homosexuelle assumée, Sharice Davids l'a emporté dans les terres conservatrices face au républicain Kevin Yoder, selon les chaînes ABC et NBC.
03h58: un sénateur démocrate gagne dans un Etat pro-Trump
Le démocrate Joe Manchin a sauvé son siège de sénateur de Virginie-Occidentale, un Etat convoité par le président américain Donald Trump, qui s'y était largement imposé en 2016. Les chaînes CNN, NBC et Fox ont estimé que la victoire de M. Manchin était acquise face à son adversaire Patrick Morrisey, après dépouillement de la moitié des bulletins.
Comme d'autres démocrates, il luttait dans des terres que la victoire du milliardaire républicain a fait pencher encore davantage dans le camp conservateur.
03h29: le Sénat semble s'éloigner pour les démocrates
Les républicains ont remporté un siège-clé de sénateur dans l'Indiana, ce qui pourrait leur permettre de conserver le contrôle du Sénat, selon des résultats diffusés par des médias américains. D'après des estimations de CNN et NBC, le démocrate sortant Joe Donnelly ne peut plus revenir sur son adversaire républicain Mike Braun dans cet Etat industriel et agricole remporté par Donald Trump en 2016 et où sa politique économique a séduit les électeurs.
Dans un autre Etat-clé que les démocrates espéraient gagner, le Tennessee, c'est la candidate républicaine Marsha Blackburn qui a remporté l'élection sénatoriale face à son adversaire démocrate Phil Bredesen, rapportent les chaînes MSNBC et CNN. Victoire très importante pour le GOP. Il sera sans doute très difficile pour les démocrates de remporter le Sénat.
Pour la Chambre des représentants, selon des résultats toujours partiels, 31 démocrates sont en tête dans des circonscriptions d'Etat tenus par des républicains. Les chances sont toujours plutôt grandes pour que les démocrates récupèrent la chambre basse.
02h54: les démocrates bien partis à la chambre basse du Congrès
Toujours selon des résultats diffusés par les médias, les démocrates auraient arraché un deuxième siège aux républicains, cette fois-ci dans une circonscription de Floride. Sur les 23 sièges qu'ils doivent reprendre au Grand Old Party (GOP) pour la chambre basse, il en reste donc encore 21 à remporter. Et selon des résultats très partiels, 24 démocrates sont en tête dans des districts d'Etat tenus par des républicains.
Par ailleurs, six sénateurs démocrates devraient être réélus, selon des premiers résultats diffusés par CNN et d'autres médias: Elizabeth Warren (Massachusetts), Sherrod Brown (Ohio), Sheldon Whitehouse (Rhode Island), Chris Murphy (Connecticut), Tom Carper (Delaware) et Ben Cardin (Maryland).
Le suspense est en revanche total en Floride et, surprise, même au Texas, dans la course sénatoriale. Selon le média politique The Hill, le sénateur démocrate sortant du New Jersey, Bob Menendez, accusé de corruption, conserverait, lui, son siège au Sénat.
02h09: un siège démocrate repris aux républicains à la Chambre
Les démocrates ont arraché un premier siège aux républicains à la Chambre des représentants du Congrès, dans une circonscription en Virginie, selon des résultats diffusés par plusieurs médias. Sur les 23 sièges que les démocrates doivent reprendre à leur adversaire pour reconquérir la chambre basse, il en reste donc encore 22 à remporter. Et selon des résultats très partiels, 16 démocrates sont en tête dans des districts d'Etat tenus par des républicains.
01h20: Bernie Sanders et Tim Kaine réélus, selon CNN
Sans grande surprise, l'actuel sénateur indépendant du Vermont et ancien candidat à la primaire démocrate de 2016, Bernie Sanders, ainsi que l'actuel sénateur démocrate de Virginie et ancien colistier d'Hillary Clinton pour la présidentielle de 2016, Tim Kaine, sont donnés réélus, selon les projections de CNN.
00h10: fermeture des premiers bureaux de vote
Les premiers bureaux de vote ont fermé mardi à 18h00 locales (00h00 suisse mercredi) dans une grande partie des bureaux de vote de l'Indiana, où se tient une élection clé pour le contrôle du Sénat, et la moitié du Kentucky.
Le département américain de la Sécurité intérieure a fait état de problèmes techniques "isolés" survenus sur des machines à voter utilisées dans le cadre des élections de mi-mandat. Mais selon un responsable de ce ministère, ces difficultés n'ont pas eu d'impact significatif sur la participation électorale.
00h00: l'enjeu de ce scrutin de mi-mandat
Les Américains se pressaient en nombre mardi dans les bureaux de vote pour les élections de mi-mandat à l'issue incertaine. Le nombre de votants n'est pas centralisé par une autorité électorale unique aux Etats-Unis, mais au Texas, à New York ou dans le Maryland, électeurs et scrutateurs interrogés par l'AFP semblaient surpris par l'affluence.
La totalité de la chambre basse du Congrès américain, la Chambre des représentants (435 élus), sera renouvelée ainsi qu'un tiers du Sénat (35 sièges sur 100), mais aussi 36 des 50 gouverneurs et des milliers d'élus locaux à divers niveaux. Les républicains ont actuellement la majorité au Congrès.
Les démocrates sont donnés favoris par les sondages pour emporter la majorité à la Chambre, tandis que les républicains devraient conserver le contrôle du Sénat. Mais l'incertitude est réelle. Et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir prédire le vainqueur, mettent en garde les sondeurs, échaudés par la "surprise" Trump en 2016.
(KEYSTONE-ATS / EPA / PHOTO : CJ GUNTHER)
International
Chine: le pasteur protestant Ezra Jin a été libéré
La Chine a libéré le fondateur d'une Eglise clandestine qui était détenu depuis octobre, ont confirmé dimanche à l'AFP sa fille et une ONG, peu après que Donald Trump a plaidé sa cause auprès de Xi Jinping.
Le pasteur Ezra Jin, également connu sous le nom de Jin Mingri, avait créé en 2007 "Zion Church" ("L'Eglise de Sion"), un groupe protestant évangélique, considéré par les autorités chinoises comme illégal car non affilié aux organisations religieuses officielles.
Ce groupe avait rassemblé un temps 1500 fidèles. Dissout en 2018, il était cependant parvenu à se développer ensuite sur internet, organisant des offices par visioconférences et de petits rassemblements dans une quarantaine de villes chinoises.
Ezra Jin avait été interpellé en octobre 2025 pour "usage illégal de réseaux d'information", aux côtés de pasteurs et fidèles dans plusieurs provinces chinoises et la capitale Pékin.
Lors de sa visite en Chine en mai, le président américain Donald Trump avait évoqué le cas du pasteur et déclaré que son homologue Xi Jinping examinait "avec un grand sérieux la situation" du responsable religieux.
Ezra Jin "est arrivé sans encombre à Los Angeles le 4 juillet 2026, après avoir été relâché en Chine", a indiqué dans un communiqué ChinaAid, une organisation basée aux Etats?Unis et qui milite pour la liberté religieuse dans le pays asiatique.
"Des responsables chinois lui auraient indiqué que sa libération résultait de discussions" entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping et était "un geste de bonne volonté" à l'occasion de la fête nationale américaine, a-t-elle souligné.
"Miracle"
"Nous remercions Dieu pour ce miracle extraordinaire", a déclaré la fille du pasteur, Grace Jin, dans un communiqué officiel transmis à l'AFP par un membre de "L'Eglise de Sion".
"Nous espérons que cela marque un tournant positif pour les croyants en Chine et pour les relations entre nos deux pays", a-t-elle indiqué.
Grace Jin crédite également dans son communiqué l'action de Donald Trump et de son administration.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a été sollicité dimanche par l'AFP pour confirmer la libération du pasteur et préciser si elle résultait effectivement d'un accord diplomatique entre Pékin et Washington. Il n'avait pas répondu dans l'immédiat.
La Constitution chinoise reconnaît officiellement la "liberté de croyance religieuse", c'est-à-dire celle de croire en une religion, mais ne mentionne pas la "liberté religieuse", aux contours plus vastes.
Le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir se méfie de toute organisation qui pourrait potentiellement menacer son autorité et les groupes religieux en font partie.
D'autres arrestations
La Chine avait dévoilé en septembre 2025 de nouvelles règles encadrant l'activité religieuse sur les réseaux sociaux, dont notamment l'interdiction de prêcher sur le réseau social WeChat via des "diffusions en direct".
Les églises chrétiennes sont nombreuses en Chine mais les organisations religieuses doivent être dûment enregistrées auprès des autorités et font l'objet d'une surveillance constante. Les cultes non officiels sont par ailleurs réprimés.
Deux responsables d'une autre organisation protestante clandestine en Chine, "L'Eglise de l'Alliance de la Pluie Précoce" ont ainsi été incarcérés après une descente policière au cours d'un office courant juin.
Huit membres de "L'Eglise de Sion" arrêtés en octobre sont toujours détenus, selon le groupe religieux.
La famille d'Ezra Jin s'est installée à l'étranger après 2018, mais lui était revenu en Chine pour rester auprès de son Eglise.
Il n'a pas revu la plupart de ses proches, dont ses deux jeunes fils, depuis plus de sept ans, avait indiqué l'an dernier sa fille à l'AFP.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
La météo retarde le discours de Trump à Washington
"On ne comprend pas vraiment ce qui se passe": à Washington, la météo orageuse a joué des tours au public nombreux venu assister samedi aux célébrations en grande pompe des 250 ans des Etats-Unis, entraînant confusion et incompréhension.
En début de soirée, des menaces d'orages près de la capitale américaine ont contraint les autorités à faire évacuer le National Mall, une grande esplanade verte au coeur de la capitale américaine et principal lieu des festivités, où Donald Trump doit prononcer un discours.
Alors que les premiers éclairs déchirent l'horizon, Dan Jahncke, 44 ans, juge cet ordre d'évacuation "compréhensible mais regrettable". Le 250e anniversaire de son pays, "c'est une occasion monumentale, qui ne se présentera qu'une fois dans ma vie", souligne cet homme venu spécialement du Michigan, qui envisage le pire, l'annulation pure et simple.
Autour de lui, la confusion règne. Certains marchent tranquillement vers la sortie, sous l'oeil attentif de policiers, mais d'autres s'attardent sur les pelouses, pendant que les survols d'avions militaires, prévus au programme, continuent dans un vacarme assourdissant.
Un temps, des spectateurs croyant l'alerte levée se mettent à courir pour retourner à leur place. Mais leurs espoirs sont vite douchés par un message du Secret Service, leur demandant de quitter les lieux immédiatement.
Le message est accueilli par des huées et des chants "USA! USA!" s'élèvent.
"Tout le monde a attendu pendant des heures dans les files de contrôle de sécurité (pour rentrer, ndlr). Je comprends que la météo soit une préoccupation mais les images satellite ne montrent pas vraiment grand-chose", souffle Lynn Surayan, 43 ans, coiffée d'une casquette Trump.
Arrivée d'Hawaï pour l'occasion, elle se dit "déçue". "D'autant plus qu'on ne comprend pas vraiment ce qui se passe. On ne sait pas si on va pouvoir rentrer de nouveau. Faire repasser le contrôle de sécurité à des dizaines de milliers de personnes pour les faire revenir...", ajoute celle qui dit attendre avec impatience le discours présidentiel et le feu d'artifice prévu dans la foulée.
Ponchos et imperméables
Une fois repoussée tant bien que mal vers les sorties par les policiers et les gardes nationaux, la foule gagne les rues entourant le Mall, balayées par le vent et la pluie. Certains avaient prévu le coup et sont équipés de ponchos et d'imperméables. D'autres sont simplement vêtus de shorts et de t-shirts - la plupart aux couleurs rouge, blanche et bleu des États-Unis.
Nombre de spectateurs patientent devant les sorties dans l'espoir de pouvoir rentrer de nouveau. Ni l'orage ni la frustration liée à l'évacuation n'ont raison de leur détermination.
"Franchement, je préférais rester et me faire tremper plutôt que de partir", dit Catherine Witt, 69 ans, retraitée venue d'Atlanta. "On était prêts. On s'attendait à ce qu'il pleuve", assure-t-elle. Venue avec son fils, elle assure avoir attendu une heure et demie avant de pouvoir rejoindre le Mall: "Il faisait une chaleur étouffante, mais on était contents d'être enfin dedans".
"Maintenant qu'on est dehors, est-ce qu'on est plus en sécurité face à la météo ? Non", tranche-t-elle. "Alors pourquoi faire sortir tout le monde ?".
Les orages sont indissociables de l'été dans cette région et les autorités appliquent des protocoles stricts pour les rassemblements publics en plein air en cas d'éclair, comme les rencontres sportives. Fin juin à Philadelphie, non loin de Washington, le match de Coupe du monde France-Irak avait ainsi été interrompu pendant plus de deux heures.
Très tard samedi, une fois l'épisode orageux terminé et devant une foule dense, Donald Trump finit par prendre la parole. Dans un discours aux accents plus patriotiques que politiques, il rend hommage aux Etats-Unis, "le chef d'oeuvre de l'histoire de l'humanité" selon lui.
"On adore Trump, on a adoré son discours", glisse dans un franc sourire Richard Sullivan, 70 ans, venu de la Virginie voisine en compagnie de son épouse Nancy. "Il a passé en revue notre grande histoire et a eu un mot pour les anciens combattants qui étaient là. Il nous rend fier d'être Américains."
Dimanche vit ses toutes premières minutes et le Mall peut alors s'embraser dans un feu d'artifice que le président américain a promis grandiose.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Mondial 2026: la France se sort du piège paraguayen
La logique a finalement été respectée à Philadelphie, où la France a battu le Paraguay 1-0 en 8e de finale de la Coupe du monde. Mais sa victoire a été bien plus difficile à décrocher que prévu.
Cette partie fermée à triple tour s'est en effet décidée sur un penalty de Mbappé à la 70e. Cette réussite a permis aux Français de se sortir du piège tendu par les Paraguayens.
Ceux qui pensaient que les Bleus n'allaient faire qu'une bouchée de leurs adversaires ont dû se rendre à l'évidence. Le Paraguay est passé maître dans l'art de faire déjouer l'opposition, comme il l'avait déjà montré en 16e de finale contre l'Allemagne.
Disposés en un 5-4-1 ultra-défensif, très agressif dans les duels et souvent à la limite de la régularité, les Sud-Américains ont sérieusement déréglé la jouerie habituelle des Français. Avec des espaces très réduits en raison du bloc bas adverse, ceux-ci n'ont pas trouvé de solution dans les trente derniers mètres.
Chaleur étouffante
La chaleur étouffante - 38 degrés au coup d'envoi - n'a évidemment pas simplifié la tâche des joueurs, qui ont peiné à mettre du rythme et de l'intensité. Et les individualités de Didier Deschamps n'ont longtemps pas été en mesure non plus de faire la différence.
Il a fallu l'introduction de Doué à la place d'un Barcola décevant pour que la situation se décante enfin. Quelques minutes après son entrée en jeu, il a obtenu via la VAR un penalty que Mbappé ne s'est pas fait prier pour transformer (70e). Avec son 19e but en Coupe du monde, le capitaine français est ainsi revenu à une longueur de Lionel Messi, détenteur du record.
La France affrontera le Maroc en quart de finale le 9 juillet à Boston. Ce sera un remake de la demi-finale de l'édition 2022, qui avait souri aux Bleus (2-0).
Personne ne regrettera l'élimination du Paraguay. Cette équipe n'est vraiment pas agréable à voir jouer. Elle n'a strictement rien montré sur le plan offensif, son unique objectif étant de maintenir le 0-0 et de spéculer sur les tirs au but.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Tirana: mobilisation contre un projet immobilier lié aux Trump
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Tirana lors de la plus grande manifestation en date du mouvement de protestation contre un projet immobilier touristique lié à la famille du président américain Donald Trump.
La 35e manifestation quotidienne consécutive a été la plus importante depuis le début, fin mai, des rassemblements contre la construction d'un hôtel de luxe lié à la fille du président américain, Ivanka Trump, et son mari, Jared Kushner, dans une réserve naturelle de Zvernec, sur la côte sud-ouest de l'Albanie, ont constaté des journalistes de l'AFP.
L'opposition à ce projet est devenue le point de ralliement de la colère suscitée par ce qui est considéré par les manifestants comme de la corruption, ces derniers réclamant la démission du Premier ministre Edi Rama en raison de son manque de transparence.
"Ce qui a commencé comme la 'Révolution des flamants roses' se mue en un large mécontentement populaire", a déclaré à l'AFP la manifestante Alketa Ademi. "Le manque de transparence, l'arrogance - ça suffit! Le Premier ministre doit partir", estime cette quadragénaire.
La mobilisation a reçu le surnom de "révolution des flamants roses" en référence aux flamants roses vivant dans la zone naturelle protégée où est prévu le complexe touristique.
Les manifestants affirment que ce complexe hôtelier de luxe, dont le coût est estimé à 4,6 milliards de dollars et qui devrait être construit dans une zone protégée de la côte adriatique, représente un risque pour l'environnement et pour une lagune voisine essentielle à la migration des oiseaux.
Les promoteurs espèrent également transformer l'île inhabitée de Sazan - autrefois une base militaire communiste secrète - en une destination touristique prestigieuse.
Le projet se heurte pratiquement depuis sa présentation en 2024 à une vive opposition. La dernière vague de manifestations a débuté après l'apparition, fin mai, de clôtures en fil barbelé et de bulldozers sur les plages avoisinantes.
"L'Albanie n'est pas à vendre"
Des manifestations ont lieu chaque jour dans la capitale albanaise Tirana, et par deux fois cette semaine, d'importants groupes de manifestants se sont rassemblés devant le parlement pour tenter d'affronter les députés et de bloquer l'accès au bâtiment, notamment jeudi.
Des centaines de manifestants ont buté sur des cordons de police anti-émeute qui les ont repoussés, provoquant des affrontements et plusieurs arrestations. La police a utilisé des lacrymogènes et un canon à eau pour tenter de disperser la foule, certains manifestants tentant de franchir les cordons policiers, ou envoyant des oeufs, des pierres et d'autres projectiles.
Quinze agents ont été blessés, et 25 manifestants arrêtés, selon la police.
L'Albanian Helsinki Comittee (AHC), une organisation de défense des droits humains, a exprimé samedi "sa préoccupation face à l'escalade de la situation".
"La violence individuelle ne peut justifier l'usage disproportionné de la force", a-t-elle déclaré, dénonçant l'usage, par les forces de l'ordre, de gaz lacrymogène sans sommation, de matraques et de coups contre des manifestants neutralisés à même le sol, et appelant à une enquête rapide et indépendante.
Ces violences contrastent avec le caractère essentiellement pacifique des rassemblements qui ont attiré quotidiennement des milliers de personnes dans les rues depuis le début du mouvement.
"Libérez les gars", scandaient samedi soir des manifestants, en référence aux 19 protestataires encore détenus dans un commissariat de Tirana.
Certains brandissaient des banderoles indiquant "L'Albanie n'est pas à vendre" et "Abrogez la loi sur les zones protégées", en référence à la législation qui a permis au gouvernement d'accélérer l'avancée du projet.
Plusieurs flamants roses géants étaient visibles dans les bras des manifestants qui marchaient samedi vers le siège du gouvernement, sur le boulevard principal de Tirana. Un groupe transportait un grand gâteau en béton, une référence symbolique à l'anniversaire du Premier ministre Edi Rama, qui fêtait ses 62 ans ce samedi.
Des Albanais de la diaspora sont là pour manifester. Parmi eux, Xheku Shena, revenue du Canada, explique à l'AFP : "Nous ne sommes pas contre les investissements étrangers, nous sommes pour la dignité, le respect et la transparence, et contre le modèle actuel qui nuit à l'intérêt public".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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