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Elections américaines : démocrates et femmes sortent gagnants

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Elue dans le Massachussetts, Ayanna Pressley sera la première femme noire à représenter son Etat au Congrès. (©KEYSTONE/EPA/CJ GUNTHER)

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Notre suivi en continu.

09h35: Nombre record d'élues à la Chambre

Le nombre de femmes qui siégeront à la Chambre des représentants est plus élevé que jamais, ressort-il des résultats provisoires des élections de mi-mandat cités par l'agence Associated Press (AP). Au moins 99 femmes ont été élues à la chambre basse du Congrès, contre 84 dans l'assemblée sortante.

Selon AP, 237 femmes se sont portées candidates à la Chambre cette année. Jamais autant de femmes, ni de femmes issues de minorités, n'ont été élues, surtout du côté démocrate où la colère anti-Trump s'est cristallisée dans un nouveau souffle politique.

07h55: Défaite démocrate en Floride

Les démocrates ont perdu l'une des courses les plus scrutées pour l'un des 36 sièges de gouverneurs mis en jeu mardi: le duel entre le démocrate Andrew Gillum, premier candidat noir à ce poste en Floride, et le républicain Ron DeSantis, un partisan déclaré du président Trump. Malgré des accusations de racisme, M. DeSantis l'a finalement emporté au terme d'un duel très serré.

L'autre scrutin très observé était la bataille en Géorgie entre le républicain Brian Kemp et la démocrate Stacey Abrams, qui pourrait devenir la première gouverneure noire d'un Etat américain. En revanche, dans le très conservateur Kansas, la démocrate Laura Kelly a créé la surprise en battant le favori, Kris Kobach.

07h45: Sanders étrille Trump

L'ancien candidat démocrate à la présidence Bernie Sanders a été réélu au poste de sénateur du Vermont. Il a vivement dénoncé le président Donald Trump et ses "politiques racistes".

"Nous avons un président des Etats-Unis qui est un menteur pathologique et est en train de faire quelque chose qu'aucun président que j'aie connu n'a jamais fait", a-t-il lancé dans un discours devant ses partisans.

"Au lieu de rassembler le peuple américain, il essaie de nous diviser sur la base de la couleur de notre peau, de notre origine, de notre religion, notre genre, notre identité sexuelle", a-t-il poursuivi. "Notre boulot est de dire à ce président que nous ne tolérerons pas les politiques qui sont racistes, sexistes et homophobes."

06h50: NBC crédite les démocrates de 229 sièges

D'après les projections de NBC News, les démocrates devraient obtenir 229 sièges contre 206 aux républicains à la Chambre des représentants, dont ils n'avaient plus le contrôle depuis huit ans. Tout au moins, selon les projections des médias américains, les démocrates vont-ils reprendre aux républicains les 23 sièges nécessaires pour leur ravir la majorité. Dans la chambre sortante, les démocrates détenaient 193 sièges, contre 236 aux républicains.

06h10: Appel à l'unité

La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a promis mardi un nouvel équilibre des pouvoirs aux Etats-Unis. Selon elle, les Américains, qui ont redonné un contrôle partiel du Congrès au parti démocrate, "en ont assez des divisions".

"Un Congrès démocrate va oeuvrer à des solutions qui nous rassemblent, car nous en avons tous assez des divisions", a déclaré Mme Pelosi, en annonçant la "restauration des pouvoirs et contrepouvoirs constitutionnels".

05h30: Satisfaction de Donald Trump

Le président américain Donald Trump a revendiqué mardi soir un "immense succès" électoral. Il a remercié ses partisans qui ont permis aux républicains de conserver la majorité au Sénat, même si les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants.

"Immense succès ce soir. Merci à tous!", a tweeté le président, qui s'est pleinement investi dans la campagne de ces élections de mi-mandat largement considérées comme un référendum sur sa personne.

05h30: Mitt Romney élu au Sénat

L'ex-candidat conservateur à la présidentielle américaine, Mitt Romney, a été élu au Sénat mardi. Il signe un retour en politique qui lui offre une place de choix à Washington pour critiquer le président Donald Trump, avec qui il a déjà croisé le fer.

"Je m'engage à vous représenter avec dignité, intégrité et d'une façon qui vous rendra fiers", a tweeté Mitt Romney, 71 ans, à l'adresse de ses électeurs. Le républicain a battu la démocrate Jenny Wilson dans l'Etat de l'Utah, où vit une importante population de confession mormone comme lui et qui n'a pas envoyé de démocrate au Sénat depuis plus de 40 ans.

Il s'installera au Sénat début janvier 2019 pour un mandat de six ans. Mitt Romney avait été un féroce détracteur de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016. Il l'avait notamment traité de "charlatan". Il a toutefois tempéré ses déclarations publiques depuis.

04h39: un Congrès américain divisé, à chacun sa chambre

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants mardi tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme d'élections législatives américaines perçues comme un référendum sur la présidence de Donald Trump, selon les chaînes Fox et NBC. Les Américains ont élu un Congrès divisé, promesse d'une fin de mandat mouvementé pour le président républicain, les démocrates pouvant désormais entraver une grande partie de son programme à la chambre basse.

Le sénateur du Texas Ted Cruz a été réélu, offrant une victoire majeure au parti républicain à l'issue d'une course serrée face au jeune espoir démocrate Beto O'Rourke, selon les médias américains. Selon des estimations des chaînes ABC et NBC, Ted Cruz ne peut plus être rejoint par son adversaire, un quadragénaire qui faisait jusque-là figure d'étoile montante du parti démocrate. Sa victoire annoncée permet aux républicains de conserver un siège crucial pour garder leur majorité au Sénat

04h28: deux premières femmes musulmanes élues au Congrès

Ilhan Omar et Rashida Tlaib sont devenues les deux premières femmes de confession musulmane à être élues au Congrès américain. Ces deux candidates démocrates, respectivement du Minnesota et du Michigan, ont été élues à la Chambre des représentants. "On a réussi, ensemble. Merci!", a tweeté Ilhan Omar, une réfugiée somalienne, avant d'écrire à l'attention de Rashida Tlaib, née à Détroit de parents immigrés palestiniens: "J'ai hâte de siéger avec toi, inchallah".

La jeune Hispanique Alexandra Ocasio-Cortez, 29 ans, nouvelle égérie d'une vague de femmes et de minorités qui tirent le parti démocrate vers la gauche, a été élue plus jeune membre du Congrès, selon plusieurs médias américains. Mme Ocasio-Cortez, qui avait causé la surprise en juin en remportant une primaire démocrate face à un poids-lourd du Congrès, Joe Crowley, a battu largement son adversaire républicain Anthony Pappas, 72 ans, dans une circonscription new-yorkaise à cheval entre Queens et le Bronx, acquise aux démocrates.

04h26: un gouverneur gay mais pas de gouverneure transgenre

L'Etat du Colorado a élu un gouverneur ouvertement gay, le démocrate Jared Polis, une première aux Etats-Unis, ont rapporté les médias américains ABC et NBC. Jared Polis, élu à la Chambre des représentants depuis 2008, a battu le républicain Walker Stapleton. En 2015, Kate Brown était devenue la première gouverneure bisexuelle élue dans l'Oregon, et un autre gouverneur, Jim McGreevey, du New Jersey, avait dévoilé son homosexualité avant de démissionner en 2004.

Elle ne sera pas la première gouverneure transgenre des Etats-Unis: la démocrate Christine Hallquist a été battue dans l'Etat du Vermont par le gouverneur sortant et républicain modéré Phil Scott, selon les chaînes ABC et Fox News. Christine Hallquist, 62 ans, ingénieure et militante environnementale qui se faisait encore appeler Dave en 2015, espérait entrer dans l'histoire.

La démocrate du Kansas Sharice Davids est devenue la première Amérindienne à être élue au Congrès américain, selon des estimations des médias américains. Avocate, férue d'arts martiaux et homosexuelle assumée, Sharice Davids l'a emporté dans les terres conservatrices face au républicain Kevin Yoder, selon les chaînes ABC et NBC.

03h58: un sénateur démocrate gagne dans un Etat pro-Trump

Le démocrate Joe Manchin a sauvé son siège de sénateur de Virginie-Occidentale, un Etat convoité par le président américain Donald Trump, qui s'y était largement imposé en 2016. Les chaînes CNN, NBC et Fox ont estimé que la victoire de M. Manchin était acquise face à son adversaire Patrick Morrisey, après dépouillement de la moitié des bulletins.

Comme d'autres démocrates, il luttait dans des terres que la victoire du milliardaire républicain a fait pencher encore davantage dans le camp conservateur.

03h29: le Sénat semble s'éloigner pour les démocrates

Les républicains ont remporté un siège-clé de sénateur dans l'Indiana, ce qui pourrait leur permettre de conserver le contrôle du Sénat, selon des résultats diffusés par des médias américains. D'après des estimations de CNN et NBC, le démocrate sortant Joe Donnelly ne peut plus revenir sur son adversaire républicain Mike Braun dans cet Etat industriel et agricole remporté par Donald Trump en 2016 et où sa politique économique a séduit les électeurs.

Dans un autre Etat-clé que les démocrates espéraient gagner, le Tennessee, c'est la candidate républicaine Marsha Blackburn qui a remporté l'élection sénatoriale face à son adversaire démocrate Phil Bredesen, rapportent les chaînes MSNBC et CNN. Victoire très importante pour le GOP. Il sera sans doute très difficile pour les démocrates de remporter le Sénat.

Pour la Chambre des représentants, selon des résultats toujours partiels, 31 démocrates sont en tête dans des circonscriptions d'Etat tenus par des républicains. Les chances sont toujours plutôt grandes pour que les démocrates récupèrent la chambre basse.

02h54: les démocrates bien partis à la chambre basse du Congrès

Toujours selon des résultats diffusés par les médias, les démocrates auraient arraché un deuxième siège aux républicains, cette fois-ci dans une circonscription de Floride. Sur les 23 sièges qu'ils doivent reprendre au Grand Old Party (GOP) pour la chambre basse, il en reste donc encore 21 à remporter. Et selon des résultats très partiels, 24 démocrates sont en tête dans des districts d'Etat tenus par des républicains.

Par ailleurs, six sénateurs démocrates devraient être réélus, selon des premiers résultats diffusés par CNN et d'autres médias: Elizabeth Warren (Massachusetts), Sherrod Brown (Ohio), Sheldon Whitehouse (Rhode Island), Chris Murphy (Connecticut), Tom Carper (Delaware) et Ben Cardin (Maryland).

Le suspense est en revanche total en Floride et, surprise, même au Texas, dans la course sénatoriale. Selon le média politique The Hill, le sénateur démocrate sortant du New Jersey, Bob Menendez, accusé de corruption, conserverait, lui, son siège au Sénat.

02h09: un siège démocrate repris aux républicains à la Chambre

Les démocrates ont arraché un premier siège aux républicains à la Chambre des représentants du Congrès, dans une circonscription en Virginie, selon des résultats diffusés par plusieurs médias. Sur les 23 sièges que les démocrates doivent reprendre à leur adversaire pour reconquérir la chambre basse, il en reste donc encore 22 à remporter. Et selon des résultats très partiels, 16 démocrates sont en tête dans des districts d'Etat tenus par des républicains.

01h20: Bernie Sanders et Tim Kaine réélus, selon CNN

Sans grande surprise, l'actuel sénateur indépendant du Vermont et ancien candidat à la primaire démocrate de 2016, Bernie Sanders, ainsi que l'actuel sénateur démocrate de Virginie et ancien colistier d'Hillary Clinton pour la présidentielle de 2016, Tim Kaine, sont donnés réélus, selon les projections de CNN.

00h10: fermeture des premiers bureaux de vote

Les premiers bureaux de vote ont fermé mardi à 18h00 locales (00h00 suisse mercredi) dans une grande partie des bureaux de vote de l'Indiana, où se tient une élection clé pour le contrôle du Sénat, et la moitié du Kentucky.

Le département américain de la Sécurité intérieure a fait état de problèmes techniques "isolés" survenus sur des machines à voter utilisées dans le cadre des élections de mi-mandat. Mais selon un responsable de ce ministère, ces difficultés n'ont pas eu d'impact significatif sur la participation électorale.

00h00: l'enjeu de ce scrutin de mi-mandat

Les Américains se pressaient en nombre mardi dans les bureaux de vote pour les élections de mi-mandat à l'issue incertaine. Le nombre de votants n'est pas centralisé par une autorité électorale unique aux Etats-Unis, mais au Texas, à New York ou dans le Maryland, électeurs et scrutateurs interrogés par l'AFP semblaient surpris par l'affluence.

La totalité de la chambre basse du Congrès américain, la Chambre des représentants (435 élus), sera renouvelée ainsi qu'un tiers du Sénat (35 sièges sur 100), mais aussi 36 des 50 gouverneurs et des milliers d'élus locaux à divers niveaux. Les républicains ont actuellement la majorité au Congrès.

Les démocrates sont donnés favoris par les sondages pour emporter la majorité à la Chambre, tandis que les républicains devraient conserver le contrôle du Sénat. Mais l'incertitude est réelle. Et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir prédire le vainqueur, mettent en garde les sondeurs, échaudés par la "surprise" Trump en 2016.

 

(KEYSTONE-ATS / EPA / PHOTO : CJ GUNTHER)

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Angela Merkel entame sa présidence de l'UE

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EPA/HAYOUNG JEON
L'Allemagne a entamé mercredi sa présidence très attendue de l'Union européenne par une mise en garde d'Angela Merkel sur le Brexit et le risque réel d'un "no deal" qui fragiliserait un peu plus une économie européenne déjà plombée par le coronavirus.

"Je continuerai à préconiser une bonne solution, mais nous, dans l'UE, devons nous préparer pour le cas où un accord ne serait pas conclu", a déclaré la chancelière devant la chambre des députés allemands, au premier jour de cette présidence semestrielle tournante.

Le Royaume-Uni et l'Union européenne se sont lancés lundi dans cinq semaines d'intenses tractations sur leur relation post-Brexit, avec la volonté commune d'avancer enfin pour éviter un "no deal" potentiellement désastreux en fin d'année.

Le Royaume-Uni, qui a quitté l'UE le 31 janvier, continue d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre.

Si aucun accord n'était négocié d'ici là, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires.

Conséquences

Le Royaume-Uni devra "assumer les conséquences" d'une relation économique moins forte avec l'UE à l'issue du processus du Brexit, avait mis en garde dès samedi Angela Merkel dans plusieurs journaux européens.

Le Brexit va constituer un des deux gros dossiers de cette présidence de six mois, avec la négociation difficile d'un plan de relance de l'économie européenne suite à la crise sans précédent du coronavirus.

"Dans une situation extraordinaire, nous avons besoin de solutions spéciales pour que l'Europe puisse sortir renforcée de cette crise extraordinaire", a souligné Mme Merkel mercredi.

Sommet mi-juillet

la présidence allemande va débuter tambour battant avec un sommet des dirigeants européens organisé les 17 et 18 juillet à Bruxelles, décisif pour l'avenir de l'Europe.

Les 27 vont tenter d'y trouver un accord sur le projet de plan de relance de 750 milliards d'euros face au coronavirus, avec pour la première fois des fonds empruntés en commun par l'UE: Angela Merkel a accepté de briser un tabou politique en Allemagne pour cela.

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont mis lundi la pression sur leurs partenaires pour aboutir à un accord dès juillet, avant la pause estivale.

Pour arriver à un compromis, il faudra vaincre les réticences des quatre pays dits "frugaux" car partisans de l'orthodoxie budgétaire. Il s'agit des Pays-Bas, de l'Autriche, de la Suède et du Danemark, très réservés à l'égard du projet censé bénéficier avant tout aux pays du Sud, les plus touchés par la pandémie.

L'Allemagne doit en outre composer avec les partisans d'une relance verte en Europe, forts notamment de la poussée écologiste enregistrée en France aux dernières élections locales.

Autre dossier sensible: les relations avec la Chine, qui vient d'imposer à Hong Kong une nouvelle loi accusée de restreindre les libertés.

L'Allemagne est dans l'embarras sur cette question, entre service minimum sur les critiques à l'égard du régime chinois, et la volonté de ce pays champion des exportations de nouer dans les prochains mois un accord d'investissements UE-Chine.

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L'UE rouvre ses frontières à 15 pays, dont la Chine sous condition

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L'Union européenne, où la pandémie du Covid-19 est en recul, a rouvert ses frontières à 15 Etats mais reste fermée aux Etats-Unis. Les touristes pourront donc atterrir en Europe, comme ici à l’Aéroport de Madrid. EPA/FERNANDO VILLAR
L'Union européenne, où la pandémie du Covid-19 est en recul, a rouvert ses frontières à 15 Etats mais reste fermée aux Etats-Unis. La propagation du virus est hors contrôle dans une partie du pays, le conseiller de la Maison Blanche prédisant un bilan de 100'000 nouveaux cas quotidiens.

Face à la gravité de la situation, le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a renoncé à organiser des meetings avant la présidentielle, contrairement à son rival républicain Donald Trump.

Après des jours de tractations, les pays de l'UE ont décidé mardi d'ouvrir le 1er juillet leurs frontières aux ressortissants de 15 pays dont la situation épidémiologique est jugée satisfaisante.

La liste des visiteurs admis dans l'UE et l'espace Schengen, qui sera révisée toutes les deux semaines, compte l'Algérie, l'Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l'Uruguay.

Elle inclut la Chine, mais uniquement à condition qu'elle admette sur son sol les visiteurs venant de l'UE, ce qui n'est actuellement le cas que de façon limitée.

Seize cas pour 100'000 habitants

L'Union a fixé plusieurs critères pour qu'un pays soit sur la liste des admis, notamment un taux de nouveaux cas de Covid-19 proche ou en-dessous de 16 pour 100'000 habitants (moyenne dans l'UE) sur les 14 derniers jours.

Ces critères excluent les Etats-Unis, pays le plus touché, tant en nombre de décès (126'512) que de cas (2'612'259), où la pandémie repart à la hausse dans 30 des 50 Etats, notamment dans les plus grands et les plus peuplés (Californie, Texas, Floride). Pour se protéger, l'Etat de New York a doublé le nombre d'Etats dont les visiteurs sont soumis à quarantaine: leur nombre s'élève désormais à 16.

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden, a lui annoncé qu'il ne tiendrait pas de meetings électoraux dans cette "campagne la plus étrange de l'histoire moderne". "Je vais suivre les consignes du docteur, pas juste pour moi mais pour le pays", a déclaré le candidat, âgé de 77 ans.

Plus tôt, le Dr Anthony Fauci, membre de la cellule de crise présidentielle sur le coronavirus, a admis que les autorités sanitaires n'avaient "pas le contrôle total" sur la pandémie. "Je ne serais pas surpris si nous atteignions 100'000 (nouveaux cas, ndlr) par jour si on ne renverse pas la tendance", a-t-il ajouté. Actuellement, 40'000 nouveaux cas sont détectés par jour.

Relance au Royaume-Uni

Selon un comptage effectué par l'AFP 506'818 décès et 10,3 millions de cas étaient officiellement recensés mardi à 13h00. Le nombre des décès répertoriés dans le monde a doublé en un peu moins de deux mois (250'000 le 5 mai) et 50'000 décès supplémentaires ont été enregistrés ces dix derniers jours.

Au Royaume-Uni, la mortalité est revenue à la normale en juin, après 65'000 décès de plus que la moyenne en trois mois de pandémie. Néanmoins, le gouvernement a annoncé lundi soir le reconfinement de Leicester et de son agglomération, soit plus de 600'000 habitants, en raison d'une flambée de cas dans cette ville du centre de l'Angleterre, la première à se voir imposer des restrictions locales.

En Grande-Bretagne, où la maladie a fait 43'730 morts et dont le PIB devrait fondre de plus de 10% cette année, le Premier ministre Boris Johnson a promis une "révolution par les infrastructures" inspirée du "New Deal" américain pour relancer une économie frappée de plein fouet par la pandémie. Il va injecter cinq milliards de livres (5,4 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures résumés par le slogan "Construire, construire, construire".

La pandémie continue de faire payer un lourd tribut aux géants de l'industrie et aux compagnies aériennes. L'avionneur européen Airbus a annoncé mardi qu'il allait supprimer "approximativement 15'000 postes", soit 11% de ses effectifs dans le monde d'ici à l'été 2021, sans exclure des licenciements secs.

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Genève

15 millions demandés pour le Salon de l'auto

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Prévu début mars 2020, le salon de l'auto avait dû être demantelé après l'interdiction de grandes manifestations en raison de la propagation du coronavirus (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
La fondation qui détient les droits du Salon de l'auto de Genève estime la valeur de la manifestation à 15 millions de francs.

C'est sur cette base que les négociations seront engagées prochainement avec Palexpo, désigné comme le repreneur naturel du Geneva International Motor Show (GIMS).

"Nous pensons que c'est une proposition honnête. Cela donnera la possibilité à Palexpo de devenir propriétaire du GIMS. (...) Je rappelle que le Salon rapporte à Palexpo 30 à 35 millions de francs par an, un tiers de son chiffre d'affaires", a indiqué mardi François Launaz, président d'Auto-Suisse, faîtière des importateurs suisses d'automobiles, lors d'une conférence de presse.

Les organisateurs du GIMS ont réuni la presse mardi afin de commenter la décision communiquée la veille d'abandonner l'édition 2021 et du salon et de vendre celui-ci à la société Palexpo, détenue majoritairement par l'Etat de Genève. Les actuels propriétaires de la manifestation ont refusé le prêt de 16,8 millions de francs débloqué par le Grand Conseil genevois début juin.

"Il est temps d'accélérer les choses. Nous attendons une solution depuis mars."

M. Launaz a souligné que les responsables de Palexpo ont accepté de lancer des négociations. "Si nous attendons jusqu'en septembre ou octobre, ce serait mauvais. Il serait préférable de parvenir à un accord d'ici fin août", a renchéri Maurice Turrettini, président de la Fondation Salon International de l'Automobile.

L'objectif serait de garder une marge de manoeuvre suffisante pour préparer l'édition 2022 du GIMS. La tenue d'un salon l'année prochaine n'est pas totalement exclue, mais la décision reviendra au nouveau propriétaire, a considéré M. Turrettini.

Aux yeux des importateurs automobiles, Palexpo apparaît comme le repreneur idéal, bien qu'initialement ceux-ci s'étaient opposés à une prise de contrôle par la société. Pour Maurice Turrettini, les choses ont changé. Désormais, la vente à Palexpo constitue la priorité.

Si les négociations venaient à capoter, la fondation se mettrait à la recherche d'un nouvel investisseur. Une "personne" intéressée se serait déjà manifestée.

La fondation sera liquidée à terme et sa fortune distribuée à une association ou une fondation oeuvrant en faveur de l'automobile, selon François Launaz.

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Coronavirus - Le monde franchit le cap des dix millions de contaminés

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Samedi, les Etats-Unis ont passé la barre des 2,5 millions de contaminations pour plus de 125'000 décès. La pandémie semble hors de contrôle dans le sud du pays, notamment en Floride, qui a enregistré un nouveau record, avec 9585 nouveaux malades et 24 morts sur une journée.(AP Photo/Wilfredo Lee)
Le monde a franchi dimanche le cap des dix millions de contaminés au nouveau coronavirus, selon un décompte de l'AFP. Le virus continue de faire des ravages aux Etats-Unis et semble redémarrer en Chine.

Le retour à la normale dans de nombreux pays ne doit pas faire oublier que le rythme de la pandémie continue de s'accélérer dans le monde: ainsi, le nombre de cas déclarés a doublé depuis le 21 mai et plus d'un million de nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés sur les six derniers jours.

Samedi, les Etats-Unis ont passé la barre des 2,5 millions de contaminations pour plus de 125'000 décès. La pandémie semble hors de contrôle dans le sud du pays. La Floride notamment a enregistré un nouveau record, avec 9585 nouveaux malades et 24 morts sur une journée.

Pour le gouverneur de l'Etat, Ron DeSantis, il y a une "vraie explosion" de la maladie chez les jeunes qui ont renoué avec les plages et les fêtes nocturnes à la faveur du déconfinement.

District confiné en Chine

Berceau de la pandémie, née en décembre à Wuhan (centre), la Chine croyait en avoir fini avec le Covid-19. Las, le virus a refait son apparition mi-juin à Pékin, au point que les autorités ont dû se résoudre à fermer les écoles et à confiner plusieurs milliers de personnes dans les zones résidentielles jugées à risque.

Dimanche, les autorités locales ont annoncé le confinement du district administratif d'Anxin, situé à 60 kilomètres au sud de Pékin, après la découverte d'une dizaine de cas liés au rebond épidémique pékinois.

Dans la capitale, où 311 cas ont été diagnostiqués et quelque 7,7 millions de personnes testées, "la situation épidémique est grave et complexe", a reconnu dimanche un porte-parole municipal.

En revanche, la Corée du Sud poursuit son retour à la normale. Le pays a réussi à maîtriser la situation grâce à une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes infectées, sans même imposer de confinement obligatoire. Résultat, les spectateurs seront à nouveau autorisés à assister aux rencontres sportives, ont annoncé dimanche les autorités.

L'Iran resserre la vis

Ailleurs dans le monde, la situation est contrastée. Masque obligatoire dans certains lieux publics et feu vert au rétablissement de mesures restrictives: le gouvernement iranien a décrété la remobilisation dimanche, au lendemain d'un appel du guide suprême à la vigilance.

Pays le plus touché par la pandémie au Moyen-Orient, l'Iran a enregistré un record de 144 décès au cours des dernières 24 heures, un plus haut en près de trois mois qui porte le bilan national à 10'508 morts.

En dépit d'une campagne de santé publique pour inciter les Iraniens à sortir couverts, seulement "50% des passagers du métro portent des masques" et "encore moins dans les bus", a déploré le maire de Téhéran Pirouz Hanachi.

Accélération en Inde

L'épidémie s'accélère aussi en Inde, qui a dépassé les 500'000 cas et enregistré un record de quelque 18'500 cas en une seule journée samedi.

"Contrairement à la Chine, où la pandémie était relativement plus concentrée, autour de Wuhan et de quelques autres villes, l'Inde a une diffusion plus étendue qui rend les choses un peu plus compliquées pour le système de santé", a expliqué à l'AFP Anant Bhan, un expert en santé publique.

Mais le Sri Lanka voisin, qui ne totalise que onze morts, a mis fin dimanche aux mesures de confinement qui avaient été réintroduites fin mai, dans la crainte d'un rebond épidémique.

En Amérique Latine, la Bolivie a connu samedi un record de cas quotidiens, soit 1253 infections supplémentaires, portant le nombre totale à 30'000. "Nous entrons dans une phase d'augmentation rapide des cas de Covid-19", a reconnu le ministre de la Santé, Eidy Roca.

Le maire de la capitale équatorienne Quito a de son côté averti que les services de santé de sa ville étaient débordés face à l'afflux de malades. "Il va falloir pendre des décisions, aussi difficiles soient-elles", a-t-il averti, déplorant que nombre de personne ne respectent pas les restrictions imposées.

Plan de relance

En Europe (2,6 millions de cas), le déconfinement est largement entamé et l'heure est à la définition d'une stratégie économique pour sortir de la crise. Le premier ministre britannique Boris Johnson s'apprête à dévoiler un ambitieux plan de relance, à base de grands travaux d'infrastructure (routes, écoles, hôpitaux, prisons), pour soutenir l'économie du pays.

Pas question de revenir à "l'austérité comme il y a dix ans", a-t-il assuré au Daily Mail. Selon le journal, le chef du gouvernement va dévoiler ce plan, qu'il décrit comme un "très grand moment", lors d'un discours mardi.

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International

L'Inde dépasse 500.000 cas de coronavirus

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(AP Photo/R S Iyer)
L'Inde a dépassé 500.000 cas de coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement, avec un record de quelque 18.500 en une journée.

Le pays recense un total de 15.685 décès dus au Covid-19, et selon les épidémiologistes la pandémie n'a pas encore atteint son pic, attendu dans plusieurs semaines, avec vraisemblablement le cap du million de cas dépassé courant juillet.

Si l'Inde est dans une phase de sortie du confinement, certains Etats réfléchissent à le réimposer.

Le coronavirus circule en effet de manière inquiétante dans les villes très densément peuplées du pays, avec pour principale inquiétude la capitale New Delhi, qui avec près de 80.000 cas a dépassé Bombay comme la plus touchée.

Le gouvernement indien a été fortement critiqué pour sa lenteur à déployer des tests, ce qui a selon ses détracteurs longtemps caché la réalité de l'épidémie.

Le deuxième pays le plus peuplé au monde (1,3 milliard d'habitants) est quatrième en nombre de cas de Covid-19, derrière les Etats-Unis, le Brésil et la Russie, mais présente un bilan bien moindre en nombre de décès.

La municipalité de New Delhi prévoit d'atteindre à elle seule 500.000 cas d'ici à fin juillet, et elle a réquisitionné des wagons, des hôtels et des salles des fêtes pour désengorger ses hôpitaux.

Quelque 33.000 personnels de santé ont été appelés à la rescousse pour examiner 2 millions de personnes, soit un dixième de la population de la capitale.

Toutes les autres villes se préparent à une aggravation.

"Il est vraisemblable que nous dirigions, à moins de pouvoir appliquer un mécanisme de distanciation physique strict ou un confinement dur, vers une situation où le taux d'infection continuera à augmenter", selon Anant Bhan, un expert en santé publique.

"Contrairement à la Chine, où la pandémie était relativement plus concentrée, autour de Wuhan et de quelques autres villes, l'Inde a une diffusion plus étendue qui rend les choses un peu plus compliquées pour le système de santé", a-t-il expliqué à l'AFP.

Cet expert envisage la possibilité de plusieurs pics des contaminations dans les prochains mois, car la pandémie se répand de manière "variable à travers le pays".

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