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Suisse

Hécatombe dans les colonies d'abeilles l'hiver dernier

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Pendant les mois d'été, les abeilles trouvent peu de nourriture, même durant les années "normales", faute de fleurs en quantité suffisante. (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN GOLLNOW)

Plus d'un cinquième des colonies d'abeilles en Suisse n'ont pas survécu à l'hiver 2021/2022 (21,4%, contre 14,2% en 2020/2021). Il s'agit de la mortalité hivernale la plus élevée en 10 ans. En cause, le varroa et la météo, mais aussi le manque de fleurs.

En prenant en compte les colonies mortes avant l’hiver et celles qui étaient trop faibles au printemps, les pertes totales s’élèvent à près de quatre colonies sur dix (39,1%, contre 32,4% l'année précédente), précise mercredi apisuisse, l’association faîtière de l’apiculture suisse.

Cette hécatombe est un nouveau revers pour les apiculteurs suisses après la mauvaise récolte de miel en 2021. Les résultats ressortent de l'enquête annuelle de BienenSchweiz auprès de 1384 apiculteurs totalisant 1647 ruchers.

Fortes disparités entre cantons

Les pertes varient fortement d'un canton à l'autre. Les grands cantons - Berne, Turgovie, Vaud et Zurich - ainsi que ceux situés le long de la frontière nord du pays, soit les deux Bâles, Jura, Shaffhouse et Genève, se distinguent par leurs pertes élevées.

Elles étaient nettement inférieures dans ces cantons l'an dernier. Les cantons de Berne, des deux Bâles, de Genève, du Jura, de Lucerne, de Shaffhouse, de Soleure et de Vaud ont ainsi enregistré un doublement ou un triplement des pertes hivernales. Parmi les grands cantons, seul le Tessin enregistre moins de pertes que l'année précédente.

Varroa, météo et manque de fleurs

L'acarien varroa et les virus qu'il transmet demeurent la cause principale de mortalité. A cela s’ajoutent le temps froid et humide du printemps 2021 et les intempéries de l’été 2021, qui ont également réduit l'entrée de nectar (source d’énergie) et de pollen (source de protéines pour les abeilles, le couvain et la reine). Cela a pu conduire à un affaiblissement des insectes.

Mais les conséquences des intempéries de 2021 montrent aussi que la base alimentaire des abeilles est étroite. Pendant les mois d'été, elles trouvent peu de nourriture, même durant les années "normales". Avec une amélioration ciblée de l’offre en fleurs, de telles situations pourraient être améliorées pour toutes les abeilles (sauvages et mellifères), note apisuisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Jeux olympiques

Le CIO rétablit les tests génétiques de féminité pour les JO 2028

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Porteuse du gène SRY, Caster Semenya, ici en 2022, ne pourrait plus concourir aux JO (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le CIO a conditionné jeudi la participation aux épreuves féminines des JO 2028 de Los Angeles à des tests chromosomiques. Ils étaient déjà en vigueur de 1968 à 1996 dans le monde olympique.

L'admissibilité aux compétitions olympiques féminines "est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin", non-porteuses du gène SRY, a expliqué le CIO dans un communiqué, après une réunion de sa commission exécutive.

En tournant le dos aux règles édictées en 2021, qui laissaient chaque fédération internationale fixer sa politique, le CIO bannit à la fois les sportives transgenres et une grande partie des athlètes intersexes, naturellement porteuses de variations génétiques tout en étant considérées comme des filles depuis leur naissance.

Cette nouvelle politique, la première mesure majeure de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry depuis son élection il y a un an à la tête de l'instance olympique, s'appliquera à partir des JO 2028 et "n'est pas rétroactive".

Elle ne remet donc pas en cause la médaille d'or obtenue aux JO de Paris par la boxeuse algérienne Imane Khélif, qui a elle-même indiqué être porteuse du gène SRY bien que née fille et constamment présentée comme telle par le CIO quand elle était attaquée sur son genre.

Dans le détail, il reviendra aux fédérations internationales et aux instances sportives nationales d'organiser ces tests chromosomiques, qui devront être passés "une seule fois dans la vie de l'athlète", a indiqué le CIO.

Ces politiques sont déjà en vigueur depuis l'an dernier dans trois disciplines, l'athlétisme, la boxe et le ski, bien que leur application soulève des difficultés pratiques et légales: en France par exemple, les lois de bioéthique ne permettent pas de test génétique sans nécessité médicale.

Le CIO avait déjà eu recours à des tests chromosomiques de féminité entre 1968 et les JO 1996 d'Atlanta, avant d'y renoncer en 1999 sous la pression de la communauté scientifique qui contestait leur pertinence, et de sa propre commission des athlètes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lausanne

Des crédits pour assainir et moderniser le site de Dorigny

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Les routes, les canalisations et l'éclairage public du campus nécessitent des travaux d'assainissement (Image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois sollicite du Grand Conseil un crédit-cadre de 16,5 millions de francs pour assainir et moderniser certaines infrastructures du site de l'Université de Lausanne (UNIL) à Dorigny. Cette première tranche concerne les infrastructures routières, l'évacuation des eaux et l'éclairage public du campus.

L'UNIL compte un réseau de routes, de conduites d'eau et d'éclairage public qui dessert l'ensemble du bâti sur plus de 90 hectares. La construction de ces équipements a suivi le développement du campus depuis l'installation à Dorigny au début des années 1970.

Ces infrastructures ont fait l'objet d'un entretien régulier de la part des services de l'UNIL qui en ont la charge. Mais leur âge parfois avancé ainsi que l'évolution du campus rendent nécessaires l'assainissement et la modernisation d'une grande partie d'entre elles durant les prochaines années, explique jeudi le canton.

Mobilité douce

Le crédit-cadre demandé au Grand Conseil financera un premier cycle de travaux. L'assainissement des routes permettra notamment la création d'espaces cyclables favorisant la mobilité douce. L'adaptation des réseaux d'évacuation des eaux est indispensable pour pouvoir raccorder le futur bâtiment des sciences de la vie, dont la construction débutera au premier semestre 2026.

Enfin, l'éclairage public est constitué de plus de 800 points lumineux, dont une grande partie est vétuste, disparate et énergivore. Les travaux permettront de mettre en oeuvre le plan lumière de l'UNIL établi en 2019. Ce plan vise à adapter les intensités lumineuses aux besoins de sécurité et de bien-être, tout en limitant l’impact de l’éclairage sur la faune et la flore. Il permettra aussi de réaliser des économies d'énergie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: feu vert à la production de chauffage avec l'eau du lac

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La nouvelle centrale comportera quatre pompes à chaleur et sera alimentée par l'eau du lac (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ville de Lausanne va pouvoir lancer dès le mois de mai la construction d'une nouvelle centrale de production de chaleur à Ouchy. La mise à l'enquête du projet n'a suscité aucune opposition. L'infrastructure doit fournir du chauffage 100% renouvelable à environ 5000 ménages dans le sud de la ville à l'horizon 2029.

«Il s’agit d’un maillon essentiel du programme de décarbonation des réseaux thermiques. Ce projet contribuera de manière significative à l’atteinte de l’objectif de zéro émission directe de CO2 d’ici 2050, comme le prévoit le Plan climat», s'est réjoui Xavier Company, le municipal en charge des Services industriels de Lausanne (SiL), cité jeudi dans un communiqué de la Ville.

La centrale comportera quatre pompes à chaleur (PAC) de cinq mégawatts (MW) chacune, soit une puissance thermique de 20 MW au total. Elle sera alimentée avec de l'eau du lac prélevée à environ 600 mètres au large d’Ouchy.

"A cet endroit, la profondeur de l’eau de 45 mètres garantit une température constante de 8°C toute l’année", précise le document. Après avoir été utilisée pour la production de chaleur, l’eau sera rejetée dans le lac légèrement rafraîchie (à 5°C) mais sans impact pour l’environnement.

Au bord du lac mais invisible

A terme, cette installation réduira de 95% les émissions de CO2 liées aux chaufferies individuelles dans le quartier d’Ouchy. La centrale permettra en outre de fournir du froid à distance aux grands bâtiments d’activités professionnelles selon un tracé encore en cours de définition.

La station de pompage sera construite au bord du lac, entre le parking de Bellerive et la Sagrave. Pour préserver les rives, elle sera entièrement enterrée sous l’actuel parking des autocars de tourisme, ainsi que sous le bâtiment qui abrite notamment les WC publics.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La caravane solaire de retour en Suisse après 4 ans autour du monde

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La caravane Solar Butterfly alimentée à l'énergie solaire et son promoteur Louis Palmer ont été accueillis jeudi à la Haute école de Lucerne après un tour du monde de quatre ans. (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La caravane Solar Butterfly est de retour en Suisse après son tour du monde. Au cours d'un périple de quatre ans, le véhicule auto-alimenté à l'énergie solaire et mis au point par des étudiants lucernois a traversé 47 pays.

Le chef de projet, l'aventurier suisse des véhicules solaires Louis Palmer, est arrivé jeudi matin sur le campus de la Haute école de Lucerne à Horw. Il avait démarré en mai 2022 le voyage à bord du Solar Butterfly, après un premier tour du monde en 2007-2008 au volant d'un taxi solaire.

Solar Butterfly a parcouru près de 96'000 kilomètres au cours des quatre dernières années et traversé 47 pays sur cinq continents. Au total, 44 personnes ont fait partie d'équipes qui se relayaient chaque mois. La caravane a visité des écoles et des entreprises pour promouvoir sa cause: elle a rassemblé dans une exposition à son bord des projets innovants visant à résoudre la crise climatique.

Le point culminant de l'expédition a été la participation à la Conférence mondiale sur le climat de 2025 à Belém, au Brésil, a déclaré Louis Palmer. La prochaine étape sera une tournée à travers la Suisse.

Comme un papillon

Des étudiants de la Haute école de Lucerne ont développé l'original véhicule pouvant parcourir jusqu'à 300 km par jour. Le financement pour sa fabrication et le voyage provient de dons, partenariats et sponsors.

A l'instar d'un papillon qui déploie ses ailes, la caravane ouvre ses panneaux solaires de 80m2 pour produire ainsi sa propre électricité et celle alimentant la voiture qui la tracte. Réalisée principalement à partir de bouteilles PET recyclées, son poids atteint 2750 kg et son envergure maximale est de plus de 14 mètres.

Solar Butterfly est équipée de six lits, une cuisine, des sanitaires, une douche, de l'eau courante et une installation de climatisation. Pour ses promoteurs, le tour du monde avait pour objectif de montrer comment une famille peut vivre, voyager et travailler sans émissions de CO2.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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