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International

Le conflit pourrait durer de "nombreux mois"

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Une école détruite à Merefa, mercredi, dans la région de Kharkiv, la 2e ville d'Ukraine. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

Les forces ukrainiennes semblaient mercredi près de perdre Severodonetsk, ville stratégique du Donbass, au moment où les forces de Kiev attendent l'arrivée de nouvelles armes américaines dans un conflit qui pourrait durer "de nombreux mois" selon Washington.

"Cela pourrait se terminer demain, si la Russie mettait fin à son agression", mais "nous ne voyons aucun signe dans cette direction à ce stade", a estimé mercredi le secrétaire d'Etat américain Anthony Blinken lors d'une conférence de presse aux côtés du secrétaire général de l'ONU Jens Stoltenberg à Washington.

Cette appréciation sur la durée de la guerre a été confirmée mercredi par un responsable sécuritaire occidental sous couvert d'anonymat: "le conflit devrait durer jusqu'à la fin de cette année, et probablement au delà".

"Succès partiels"

"La Russie engrange des gains modérés mais constants", selon la même source qui souligne que les Ukrainiens sont de "nouveau à l'offensive" dans la région de Kherson (sud de l'Ukraine) aux mains des Russes et "gagnent du terrain". De son côté, Kiev affirme y avoir lancé une contre-offensive et remporté des "succès partiels".

Après 98 jours de guerre, les forces russes "contrôlent désormais 70% de Severodonetsk", a déclaré mercredi Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Lougansk, sur sa chaîne Telegram.

"Si dans deux-trois jours, les Russes prennent le contrôle de Severodonetsk, ils vont y installer de l'artillerie et des mortiers et vont bombarder de façon plus intense Lyssytchansk", la ville voisine située de l'autre côté de la rivière Donets, selon M. Gaïdaï plus difficile à prendre car "située sur des hauteurs".

Severodonetsk est devenue la capitale administrative de la région de Lougansk pour les autorités ukrainiennes, depuis la prise de la ville de Lougansk en 2014 par les séparatistes prorusses appuyés par Moscou.

La situation à Severodonetsk est "très compliquée", avec des "combats dans les rues", a reconnu le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, Oleksandre Motouzianyk.

Selon lui, les forces russes essaient de "prendre le contrôle total de Severodonetsk, d'encercler Lyssytchansk", et d'atteindre la frontière administrative séparant Lougansk et Donetsk, les deux régions qui composent le Donbass.

Annexions en juillet ?

La région de Donetsk est également sous le feu russe.

Des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles détruits par des missiles mardi à Sloviansk - à quelque 80 km à l'ouest de Severodonetsk - où trois personnes sont mortes et six autres ont été blessées.

Et mercredi, une frappe de missile à sous-munitions a fait au moins un mort et deux blessés à Soledar, entre Sloviansk et Severodonetsk, a constaté l'AFP.

Dans la banlieue de la ville de Donetsk, les séparatistes prorusses ont affirmé mercredi avoir coupé l'une des deux routes permettant d'approvisionner la ville proche d'Avdiïvka, contrôlée par les forces ukrainiennes.

Moscou s'est fixé pour objectif de prendre le contrôle de la totalité du Donbass.

Dans le sud, les Ukrainiens s'inquiètent d'une possible annexion des régions conquises par les forces russes.

Un des négociateurs russes sur le conflit en Ukraine, Léonid Sloutski, a indiqué mercredi à l'agence Ria Novosti que tous ces territoires "libérés" pourraient organiser des référendums dès juillet en vue d'une annexion par la Russie.

"De l'huile sur le feu"

Dans ce contexte, les forces ukrainiennes attendent les livraisons de systèmes de lance-missiles plus puissants promis par les Etats-Unis.

Le président américain Joe Biden a annoncé mardi dans le New York Times que Washinton allait "fournir aux Ukrainiens des systèmes de missiles plus avancés et des munitions".

Selon un haut responsable de la Maison Blanche, il s'agit de systèmes Himars (High Mobility Artillery Rocket System), des lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers, d'une portée de 80 kilomètres environ. Aucune date de livraison n'a toutefois été précisée.

Certains spécialistes estiment que les Himars pourraient changer le rapport de force militaire sur le terrain.

Mercredi, M. Blinken, a par ailleurs assuré que l'Ukraine avait donné aux Etats-Unis des "assurances" pour garantir qu'elle n'utilisera pas ces nouvelles arme pour frapper des cibles en Russie.

Le Kremlin a néanmoins accusé Washington de "jeter de l'huile sur le feu" et de décourager les Ukrainiens de s'impliquer dans des pourparlers de paix, au point mort depuis plusieurs semaines.

Débloquer les ports ukrainiens

Les Occidentaux essaient aussi de débloquer les ports ukrainiens de la mer Noire, notamment celui d'Odessa (sud), principale porte de sortie de la production agricole du pays, pour relancer les exportations de céréales dont l'Ukraine est l'une des grandes productrices mondiales.

Au moins 20 millions de tonnes de céréales ukrainiennes ne peuvent être exportées à cause d'un blocus russe, faisant planer le risque d'une crise alimentaire mondiale.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov devrait discuter de l'instauration de "couloirs sécurisés" pour le transport de céréales lors d'une visite en Turquie le 8 juin, selon Ankara.

Les Européens voudraient placer l'ouverture de ces corridors sous l'égide des Nations unies, afin d'offrir des "garanties légitimes de sécurité" à l'Ukraine qui devrait procéder au déminage d'Odessa, premier port ukrainien.

Ces discussions sur de possibles corridors ont contribué à faire refluer ces derniers jours les cours du blé et du maïs, qui s'étaient envolés depuis le début du conflit.

M. Lavrov a néanmoins rejeté mardi toute responsabilité du blocage des ports sur les Occidentaux, dû selon lui aux sanctions contre Moscou, que les dirigeants de l'Union européenne ont décidé lundi de durcir en ajoutant un embargo sur le pétrole russe.

Moscou prend des mesures pour "minimiser" l'impact de cet embargo qui sera progressif, a assuré mercredi le Kremlin, confronté aussi à une chute de ses exportations de gaz.

Mercredi, la production industrielle en Russie est passée dans le rouge pour la première fois depuis le début du conflit en Ukraine, selon les chiffres publiés par l'agence statistique russe Rosstat.

Par ailleurs, un comité de créanciers de l'Association internationale des swaps et dérivés (ISDA) aux Etats-Unis a constaté mercredi que la Russie n'a pas payé des intérêts dus sur l'une de ses échéances de dette, ce qui rapproche Moscou d'un défaut de paiement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Pershing Square propose de racheter Universal Music

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Taylor Swift fait partie du catalogue de stars d'Universal Music, convoité par Pershing Square. (archive) (© KEYSTONE/AP Invision/JORDAN STRAUSS)

Le fonds américain Pershing Square, détenu par l'investisseur activiste Bill Ackman, a présenté une offre de rachat non engageante de 55 milliards d'euros pour s'emparer du géant de l'industrie musicale Universal Music Group (UMG).

Pershing Square propose aux actionnaires d'Universal 9,4 milliards d'euros en numéraire (soit 5,05 euros par action) ainsi que 0,77 action de la nouvelle entité pour s'offrir la maison de disque au catalogue de stars, dont Taylor Swift, The Weeknd et Lady Gaga, ce qui valorise l'ensemble à environ 55 milliards, selon des calculs de l'AFP.

A l'issue de cette transaction, que le fonds américain espère finaliser d'ici la fin de l'année, la nouvelle société née de la fusion entre UMG et Pershing Square SPARC Holdings serait cotée à la Bourse de New York.

"Depuis l'introduction en Bourse d'UMG, Sir Lucian Grainge et la direction de la société ont accompli un travail remarquable en développant et en enrichissant un catalogue d'artistes de classe mondiale, tout en générant d'excellents résultats financiers", a déclaré Bill Ackman dans un communiqué publié mardi.

"Cependant, le cours de l'action UMG a stagné en raison d'une série de problèmes qui n'ont aucun rapport avec les performances de son activité musicale et, surtout, qui peuvent tous être résolus grâce à cette opération", a-t-il assuré.

Parmi les interrogations soulevées par l'investisseur: l'incertitude autour de la participation de 18% du groupe Bolloré dans la société, son premier actionnaire, mais aussi la sous-utilisation des ressources financières d'UMG.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Retour de Céline Dion: environ 30'000 places par concert à Paris

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L'automne prochain, Céline Dion prévoit de donner dix concerts à Paris devant 30'000 personnes à chaque fois. (© KEYSTONE/AP/Jacques Boissinot)

Quelque 30'000 places seront disponibles pour chacun des dix concerts de Céline Dion à Paris La Défense Arena fin septembre et début octobre. La plus grande salle couverte d'Europe se prépare à accueillir la star mondiale après plusieurs reports.

"Paris a toujours eu une grande importance pour elle et la ville constitue un cadre idéal pour marquer le début de ce nouveau chapitre de sa carrière. Elle revient aux sources", a estimé Frédéric Longuépée, PDG de Paris La Défense Arena.

La chanteuse québecoise avait prévu de jouer dans cette salle lors de son "Courage World Tour", mais la pandémie, puis des problèmes de santé persistants, l'avaient contrainte à reporter puis annuler cette tournée.

Située à Nanterre, près de Paris, Paris La Défense Arena dispose d'une jauge maximale d'environ 45'000 places, expérimentée en 2024 avec les shows de Taylor Swift.

Mais pour la résidence de Céline Dion, la disposition de la fosse sera différente, avec un parterre assis qui abaissera la capacité totale à environ 30'000 places par soir, a précisé M. Longuépée.

Interrogé sur la possibilité d'ajouter des dates supplémentaires après celles annoncées entre septembre et octobre, M. Longuépée a jugé cela "compliqué". "On a des engagements post-résidence donc on va essayer de les respecter", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Les Devils virent leur manager général

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Tom Fitzgerald n'est plus le manager des Devils (© KEYSTONE/AP/Bill Kostroun)

Les Devils ont viré leur manager général Tom Fitzgerald, a annoncé l'équipe des Suisses Nico Hischier, Timo Meier et Jonas Siegenthaler lundi.

New Jersey ne possède plus qu'un infime espoir de disputer les play-off de NHL.

Tom Fitzgerald, qui occupait ce poste depuis janvier 2020, n'est pas parvenu à ramener la franchise de Newark vers les sommets espérés. New Jersey a certes établi un record de points pour la franchise en saison régulière en 2022/23 (112), mais les Devils n'ont disputé que deux fois les play-off depuis son arrivée (2023, 2025) pour une seule série remportée (en 2023).

La pression a été de plus en plus forte sur ses épaules durant un championnat 2025/26 décevant. Auteurs d'un début d'exercice remarquable (huit succès dans leurs neuf premiers matches), les Devils ont vécu un automne et un début d'hiver bien compliqué. Ils sont pour l'heure à sept points d'une place en play-off, alors qu'il ne leur reste que cinq matches à jouer en saison régulière.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

France: accident de TGV, un mort et deux blessés en urgence absolue

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En France, un TGV est entré en collision avec un poids lourd mardi matin dans le nord de la France, près de Lille. Le conducteur du train est décédé. (© KEYSTONE/EPA/MAXPPP/LUDOVIC MAILLARD)

Une collision entre un TGV et un poids lourd mardi matin sur un passage à niveau près de Lille en France a tué le conducteur du train. La préfecture dénombre également deux blessés en urgence absolue et 11 blessés légers.

Le conducteur du camion a été placé en garde à vue, a appris l'AFP d'une source judiciaire. Le camion transportait du matériel militaire, selon une porte-parole de la préfecture. Un précédent bilan provisoire de la préfecture évoquait 27 blessés.

Mardi matin, secouristes et équipes techniques étaient déployés en nombre autour du lieu de l'accident, ont constaté des journalistes de l'AFP, qui ont vu l'avant du train nettement enfoncé.

Vers 07h00 du matin, le TGV, qui reliait Dunkerque à Paris avec 243 personnes à bord, a percuté un poids lourd sur un passage à niveau dans la commune de Bully-les-Mines, entre Béthune et Lens, a détaillé la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué.

Le secrétaire fédéral du syndicat SUD Rail Fabien Villedieu a précisé à l'AFP que l'engin impliqué dans l'accident "n'était pas un camion qui ressemblait à un camion de l'armée, de type camouflage".

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé sur X qu'il se rendait sur place avec Jean Castex, le PDG de la SNCF. Une conférence de presse était prévue à 12h00 au centre de regroupement des victimes, selon la préfecture.

Sapeurs-pompiers mobilisés -

Le trafic ferroviaire est interrompu jusqu'à mardi soir entre Béthune et Lens, selon le compte X TER Hauts-de-France. Sur les axes Lille-Béthune, Lille-Lens et Lille-Douai, le trafic reprend "très progressivement" avec "d'importants retards", selon la même source.

Selon la préfecture, 88 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, ainsi que six personnels du SAMU, dix policiers et 40 salariés et bénévoles de la protection civile. Le 25 mars, un TER avait percuté un poids lourd à hauteur d'un passage à niveau à Saint-Raphaël (Var)provoquant la mort du conducteur du camion, âgé de 60 ans.

Et en mars 2025, deux militaires sont morts après avoir été percutés dans leur véhicule par un TER sur un passage à niveau près d'Arras (Pas-de-Calais).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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