Suisse Romande
La Fête des vendanges va de l'avant malgré la tourmente
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La Fête des vendanges va de l'avant, malgré une enquête pour gestion déloyale contre deux membres de la direction. La 95e édition, qui aura lieu du 23 au 25 septembre, veut remettre au centre l'essentiel de sa tradition, avec la création d'un village de vignerons.
Dix-sept chalets, installés à la rue du Seyon à Neuchâtel, proposeront de déguster des boissons (vins, absinthes, bières) et des produits du terroir neuchâtelois ainsi que quelques spécialités vaudoises et valaisannes. "L'an prochain, on devrait pouvoir agrandir ce village", a déclaré mercredi à Hauterive (NE) Mireille Bühler, directrice de Neuchâtel Vins et Terroir.
"Les vendanges qui devraient avoir lieu fin août-début septembre devraient être derrière, ce qui va simplifier la tâche des vignerons, qui doivent déjà assurer les livraisons d'autres stands", a ajouté Mireille Bühler. Certains se sont associés à des sociétés locales, comme le FC St-Blaise, pour tenir leur stand au village des vignerons.
La seconde grande nouveauté de cette édition sera la redynamisation de la place Numa-Droz. Une scène prendra place sur les marches du Collège latin afin de promouvoir la culture neuchâteloise au travers de la danse et de la musique. La tête d'affiche sera Loris, qui a été finaliste à l'émission "The Voice".
Cashless: peu de mécontents
Les autres nouveautés importantes de cette édition seront l'introduction de verres réutilisables. La fête en a acquis un million. Pour relever la logistique qu'impose cette nouveauté, la manifestation a choisi la solution du "cashless" (sans argent liquide).
Pour payer ses consommations, chaque personne sera munie d'un bracelet à puce électronique qui permettra la gestion des encaissements et la remise des consignes. Si la Braderie à La Chaux-de-Fonds a renoncé au bracelet au profit d'une carte de crédit dédiée plus facilement transmissible, la Fête des vendanges continue de miser sur le bracelet, qui a fait que 5% de mécontents, a déclaré Eric Leuba, porte-parole.
Arcinfo annonçait vendredi que deux membres de la direction de la Fête des vendanges à Neuchâtel étaient prévenus de gestion déloyale et avaient été mis sous enquête du Ministère public. L'instruction porte sur les rémunérations de membres de la direction. L’association a répliqué en portant plainte contre une procureure et un policier pour violation du secret de fonction.
Confiance intacte d'un sponsor important
Laurent Von Moss, membre de la direction du fournisseur énergétique Viteos, sponsor officiel de la fête, a déclaré qu'il gardait intact la confiance envers les organisateurs de la manifestation. Cette affaire complique néanmoins l'organisation de cette édition car des fournisseurs demandent à être payés d'avance.
Après deux annulations en raison de la pandémie, la prochaine Fête des vendanges est prévue du 23 au 25 septembre. La manifestation attire plus de 300'000 personnes par édition.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Genève interdit aux élus les signes religieux dans les parlements
Genève interdit aux élus cantonaux et municipaux d'arborer des signes religieux ostentatoires lors des séances plénières. Le peuple a accepté dimanche à une courte majorité une modification constitutionnelle en ce sens.
A la mi-journée, les résultats anticipés basés sur le dépouillement des votes par correspondance donnaient le oui gagnant de justesse. Les votes à l'urne n'ont finalement pas inversé la tendance: le oui l'emporte par 51,37% avec un taux de participation de 51,47%.
La mesure portée par la droite (UDC, PLR, Centre et MCG) au nom de la laïcité était soumise à un référendum obligatoire. La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.
L'interdiction concernait de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Des heurts lors de la manifestation contre le G7 à Genève
La manifestation contre le sommet du G7, qui a rassemblé environ 20'000 personnes, a connu plusieurs heurts dimanche à Genève. Des affrontements avec la police ont eu lieu, une voiture a été incendiée et des déprédations ont été commises sur plusieurs bâtiments.
La situation s'est d'abord tendue dans le secteur de la gare, où des manifestants ont jeté des projectiles sur la police, a constaté Keystone-ATS. Des échauffourées ont ensuite éclaté dans le quartier des Nations: les forces de l'ordre ont essuyé des jets de pavés et pétards, répliquant avec du gaz lacrymogène.
Des banques ont aussi été prises pour cibles, ainsi que d'autres bâtiments, comme celui de l'Union internationale des télécommunications (UIT) ou du cabinet PwC. Plus bas, sur l'avenue de France, du mobilier urbain a notamment été lancé sur les voies ferrées. Des abris de tram ont aussi été cassés.
20'000 personnes
La tête du cortège est arrivée peu après 18h30 à la Perle du Lac, d'où elle était partie trois heures et quart plus tôt. Elle y attendait le reste des manifestants.
Peu après 19h00, la manifestation a été dissoute sur ordre de la police, a indiqué un porte-parole du Département des institutions et du numérique du canton de Genève.
De son côté, la police ne donne pour l'heure pas d'indication concernant d'éventuels interpellations ou blessés. Après avoir avancé le chiffre de 7000 personnes au départ de la marche, elle estime que la manifestation a réuni quelque 20'000 participants.
Plusieurs blocs
Le cortège a été composé d'une foule bruyante et colorée, représentant toutes les générations. Des slogans rythment la marche et de nombreuses pancartes sont brandies par la foule, hostiles au G7 et appelant à une "riposte" contre le fascisme, l'impérialisme et le capitalisme.
Les manifestants se sont réunis à l'appel de la coalition No G7 qui rassemble une soixantaine d'organisations. Le cortège est divisé en plusieurs blocs, à savoir féministe, pro-palestinien, révolutionnaire, kurde ou encore syndical.
Une "voiture-balai" se trouvait à l'arrière du défilé avec une poupée géante de Donald Trump sur le toit avec un cocktail cubain et une araignée israélienne qui s'agrippe.
Revendications multiples
Dans son catalogue de revendications, la coalition demande notamment la dissolution du G7 et proteste face à la situation des civils dans la bande de Gaza. Les Etats-Unis de Donald Trump et Israël sont au centre de leurs reproches internationaux.
Les militants demandent aux Etats occidentaux de ne pas laisser utiliser les bases américaines sur leur sol pour bombarder l'Iran et d'interrompre leurs relations commerciales avec l'Etat hébreu.
Plus largement, la coalition a dévoilé des revendications sociales. Elle exige que les pays du G7 sécurisent le droit de grève, renforcent la protection sociale, garantissent des salaires minimaux et soulagent les travailleurs face aux situations climatiques.
S'en prenant encore au président américain, les opposants réclament une défense internationale du droit à l'avortement. Ils souhaitent un plan contre les violences sexistes et sexuelles et la condamnation de tout acte contre les personnes LGBTIQ, de même que des soins transformatifs remboursés par les caisses maladie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution
Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum. La population a accepté d'ancrer ce principe dans la Constitution, mais refusé les projets de lois associés.
Les votants ont suivi la gauche et les syndicats en acceptant l'initiative constitutionnelle avec 49,1% des suffrages, contre 45,8% de refus et plus de 5% de votes blancs. Ils ont, en revanche, recalé l'initiative législative qui prévoyait notamment l'introduction d'un salaire minimum de 23 francs l'heure.
Le contre-projet du Conseil d'Etat, qui reprenait le même salaire, mais en faisant primer les conventions collectives de travail (CCT) et en prévoyant plusieurs exceptions, n'a pas davantage convaincu. Il a échoué d'un rien, avec 46,20% de votes favorables et 46,76% de refus. Le taux de participation s'est élevé à 54%.
Nouvelle loi à élaborer
L'initiative législative et son contre-projet ayant été refusés, il reviendra donc au Conseil d'Etat de concocter une base légale afin de respecter ce nouvel article constitutionnel.
Co-président du comité de soutien aux initiatives, Arnaud Bouverat a salué "une première victoire symbolique", même si elle n'amène encore "rien de concret" aux salariés. Avec son introduction dans la Constitution, le salaire minimum est désormais "gravé dans le marbre", a-t-il déclaré à Keystone-ATS.
Le syndicaliste et député socialiste a ajouté que le comité d'initiative était désormais "ouvert" à la négociation avec le Conseil d'Etat, notamment sur les délais d'adaptation pour les branches conventionnées et les exceptions au salaire minimum.
Le Conseil d'Etat a, lui, dit "regretter" que son contre-projet ait été refusé de justesse. Dans un communiqué, il indique qu'il souhaite d'abord analyser les motifs des refus des textes législatifs, puis réunir les partenaires sociaux. Il s'agira alors d'examiner "les voies possibles" pour concrétiser la nouvelle norme constitutionnelle et élaborer "un projet susceptible de réunir un large consensus."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Genève: suspens pour l'interdiction les signes religieux aux élus
Le suspens est entier à Genève au sujet de l'interdiction pour les élus d'arborer des signes religieux dans les parlements. Selon des résultats anticipés, le oui l'emporterait de justesse avec 51,90% des voix.
Il faudra attendre le milieu d'après-midi pour en avoir la confirmation. Selon des résultats basés sur 95% des bulletins, l'interdiction des signes religieux au sein du Grand Conseil et des conseils municipaux serait approuvée. Cette modification constitutionnelle était portée par la droite au nom de la laïcité.
La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.
L'interdiction concerne de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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