Suisse
Retrouver la culture du dialogue et son esprit pionnier
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La célébration de la Fête nationale a débuté dimanche dans de nombreuses communes. Face aux défis actuels, Alain Berset, Simonetta Sommaruga et Ignazio Cassis ont appelé le pays à retrouver la culture du dialogue et son esprit pionnier tout en défendant ses valeurs.
"A l'occasion de la Fête nationale, rappelons-nous ce qui nous unit vraiment", a lancé Alain Berset à Lucerne. Le Fribourgeois a déploré que la culture des médias sociaux ait bouleversé le débat politique. Pour certains, l'intransigeance est devenue une qualité, "alors qu'elle n'est en réalité qu'une attitude de blocage."
A ses yeux, les polémiques de ces dernières années ont affaibli la Suisse. Sa culture politique parfois compliquée et sa diversité étonnante ne peuvent s'épanouir que si l'on se rappelle que "seules les bonnes solutions nous renforcent".
La Suisse a le choix
"La crise du coronavirus a montré que nous avons le choix en tant que société", a rappelé M. Berset. Le choix de relever ces défis grâce à notre culture du débat ou de camper sur nos positions en méprisant les autres.
Pour relever les grands défis qui nous attendent, comme la guerre, la pénurie, l'inflation, le réchauffement climatique ou la prévoyance vieillesse, il est devenu encore plus important de se rapprocher les uns des autres. Le socialiste s'est montré optimiste à cet égard: nous savons tous que nous ne devons pas nuire à la culture politique, a-t-il dit.
Prendre son destin en main
Simonetta Sommaruga a elle aussi évoqué le changement climatique et le tournant énergétique. "On ne peut pas continuer comme ça (...) nous devons prendre notre destin en main", a martelé la ministre de l'énergie à Saas-Balen (VS).
Alors que la Russie ferme les vannes de ses gazoducs, l'eau est plus précieuse que jamais. Il convient de développer les énergies indigènes que sont l'éolien, le photovoltaïque et l'hydraulique avec l'esprit pionnier qui a prévalu par le passé, notamment en Valais.
La conseillère fédérale a rappelé que la Suisse a déjà connu un tournant énergétique après la Première Guerre mondiale. Elle avait alors développé l'hydraulique afin de se libérer de la dépendance de l'étranger et du charbon. "Maintenant, c'est au tour de la génération actuelle d'agir." Ce développement doit concilier les intérêts énergétiques et environnementaux, a conclu la ministre.
"Rien n'est acquis"
Face à la crise en Ukraine, Ignazio Cassis a de son côté souligné que rien n'était acquis, ni notre liberté, ni notre indépendance, ni notre sentiment de sécurité. "Nous avons peut-être été gâtés pendant de longues années et nous avons peu à peu renoncé à lutter pour des choses que l'on pensait acquises", a-t-il dit dans une interview à la RTS.
Lundi, le président de la Confédédation parcourra le pays à bord d'un train spécial. Parti de Lugano (TI), il s'arrêtera à Kronau (ZH) pour un brunch à la ferme, puis à Granges (SO) et Yverdon (VD) avant de terminer à Lausanne. Il y visitera les trois nouveaux musées de Plateforme 10 avant de gagner le bord du lac, à Ouchy, pour la cérémonie officielle.
A une année des élections fédérales, le ministre des affaires étrangères, élu en 2017 au gouvernement, s'est dit prêt sur la RTS à rester dix ans au Conseil fédéral, soit jusqu'en 2027.
Ballet de drones
Les festivités étaient organisées dimanche soir déjà dans nombre de communes, comme à Bâle, où onze concerts étaient prévus sur les bords du Rhin. Les festivités ont commencé avec une démonstration de bateaux-pompes et devaient culminer à 23h00 avec le feu d'artifice. Les organisateurs attendaient près de 100'000 spectateurs.
Malgré la sécheresse, Bâle-Ville n'a pas décrété d'interdiction générale des feux d'artifice, contrairement à de nombreux autres cantons.
La pyrotechnie étant confrontée au changement climatique et autres pressions des protecteurs des animaux, la technologie permet de réinventer les spectacles du 1er août. Certains sont basés sur les drones, comme à Crans-Montana (VS), Hauterive (NE), Cudrefin (VD) Bienne ou Berne. Mais l'offre reste encore assez confidentielle, les opérateurs agréés se comptant sur les doigts de la main en Suisse.
Pour pouvoir organiser des spectacles de drones, il faut une autorisation de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Ceci notamment parce que plusieurs drones volent en même temps. L'autorisation n'est pas propre à des événements spécifiques, mais porte sur l'exploitation en tant que telle des engins.
La procédure d'autorisation comprend un contrôle de sécurité afin de s'assurer que l'exploitant respecte les exigences et les restrictions d'un tel usage de drones, a déclaré le porte-parole de l'OFAC Christian Schubert à Keystone-ATS.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
L'occupation de l'Université de Genève rebondit au Parlement
Le Grand Conseil a débattu vendredi de l'occupation de l'UNIGE par des militants pro-palestiniens et la position du rectorat sur le conflit à Gaza. La droite s'est inquiétée de la sécurité lors d'événements sensibles, comme la venue du conseiller fédéral Martin Pfister en novembre dernier.
Invité à s'exprimer sur les accords bilatéraux III, le ministre de la défense avait été pris à partie par une cinquantaine de manifestants pro-palestiniens dans un auditoire de 600 places de l'Université de Genève (UNIGE). Des policiers en tenue anti-émeute étaient apparus après une vingtaine de minutes, permettant à des policiers en civil de faire sortir les manifestants dans le calme.
Face à la "naïveté" du rectorat, le Centre a déposé une résolution invitant le Conseil d'Etat à clarifier et redéfinir la procédure d'interventions policières sur le domaine universitaire et à demander au rectorat de faire toute la lumière sur les dysfonctionnements de novembre. La proposition a été acceptée par 52 oui, 23 non et une abstention.
Autonomie en question
Pour la droite, une telle situation n'est pas acceptable. "Ces groupuscules prennent en otage des personnes venues à l'université. Nous demandons un peu plus de fermeté au rectorat", a déclaré le PLR Alexandre de Senarclens. "Nous avons le droit de manifester, mais pas n'importe où, n'importe quand et n'importe comment", a insisté Danièle Magnin, du MCG.
Minoritaire, la gauche a déploré une "réponse purement répressive et excluante", selon la Verte Ayari Félix Berltrametti. "Ce texte est une ingérence à l'autonomie de l'Univesité", a dénoncé le socialiste Léonard Ferati, critiquant "la contradiction de la droite".
Car juste avant, la droite a rejeté une résolution du PS exigeant que l'UNIGE explicite sa gestion et ses options stratégiques au sujet du conflit isrélo-palestinien et qu'elle revoie sa communication. Pour M. Ferati, la commission de l'enseignement supérieur n'a pas fait son travail en refusant d'auditionner "la communauté universitaire qui a vécu la crise de l'intérieur."
Financement maintenu
Cette crise avait poussé le PLR à déposer une motion visant à permettre aux étudiants qui le veulent de ne pas financer automatiquement le syndicat des étudiants de l'UNIGE, la CUAE, via la taxe semestrielle. "La Conférence universitaire des associations d'étudiants prend des positions politiques. Cette dérive doit cesser", a fustigé le libéral-radical Pascal Uehlinger.
Un avis partagé par l'UDC et le MCG qui ont dénoncé l'occupation de l'Université et la publication d'un agenda contenant des slogans controversés. Sans cautionner cet activisme, Le Centre ainsi que Libertés et justice sociale n'ont pas voulu couper les fonds à la CUAE.
Il s'avère que, sur les 500 francs de taxe semestrielle, 3,50 francs sont versés au syndicat des étudiants pour sa permanence juridique et sociale et "pas pour financer des activités militantes", a expliqué le Vert Julien Nicolet-dit-Félix. "La CUAE donne des conseils aux étudiants à des prix modiques", a souligné la socialiste Sophie Demaurex.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
HUG: la nature au centre du futur hôpital de psychiatrie à Thônex
La nature et la végétation seront au centre du futur hôpital de psychiatrie pour adultes prévu en 2034 à Thônex (GE). Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l'Office cantonal des bâtiments (OCBA) ont dévoilé vendredi "Canopée", de même que les 28 projets qui n'ont pas été retenus.
Les bureaux ffbk Architectes et PTArchitecten ont remporté ce concours dont l'exposition publique est montrée dès samedi et jusqu'au 15 juin à Genève. Un jardin d'hiver structurera l'entrée du futur hôpital, expliquent les HUG.
Toutes les unités de soins auront leurs propres jardins ou des terrasses. La nature doit soutenir activement la récupération et la guérison des patients. Pour les soigner, l'hôpital s'appuiera sur la psychiatrie communautaire.
Cette approche verte se reflète également dans l'impact environnemental. Le béton sera limité et les ressources locales seront préférées. L'OCBA se chargera des travaux.
D'une superficie d'environ 21'000 m2, sans les parkings et les abris, le site doit rassembler trois bâtiments de trois étages. Doté de 129 lits, il accueillera des personnes de 18 à 65 ans pour lesquelles des soins aigus et complexes sont requis. Les coûts de construction sont estimés à plus de 200 millions de francs.
Ce nouvel hôpital s’inscrit dans le cadre du plan urbanistique "Masterplan Belle-Idée/Trois-Chêne". Son objectif est de réaménager en profondeur le site de Belle-Idée. Le secteur accueillera ainsi le nouvel hôpital de psychiatrie adulte et un nouvel établissement scolaire.
Il prévoit aussi la pérennisation d’un centre pour réfugiés, la revalorisation des bâtiments historiques qui s’y trouvent, ainsi que le maintien des activités agricoles et sportives. L’extension de l’Hôpital gériatrique, la préservation du continuum biologique de la Seymaz et les synergies avec les zones avoisinantes – le nouveau quartier Belle-Terre et les établissements carcéraux – seront également prises en considération.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Sion: Kabacalman prolonge jusqu'en 2028
Ali Kabacalman reste fidèle au FC Sion. Le club valaisan a annoncé vendredi avoir prolongé jusqu'en 2028 le contrat de son capitaine.
Né à Lausanne, Kabacalman était arrivé à Tourbillon à l'été 2023, en provenance d'Yverdon. Le milieu de 30 ans avait déjà signé une prolongation de contrat en mars 2025, s'engageant alors jusqu'à l'été 2027. Il a disputé 40 matches officiels durant la saison 2025/26, toutes compétitions confondues.
"Ali est un joueur fondamental de notre effectif. Au-delà de ses qualités sportives, il apporte beaucoup au groupe par son leadership, son professionnalisme et son expérience. Il représente parfaitement l’identité que nous souhaitons donner à notre équipe", explique le directeur sportif Barthélémy Constantin, cité dans le communiqué du club.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le Parlement genevois vote une aide pour les commerces endommagés
Les commerces genevois qui seraient endommagés entre le 12 et 18 juin lors de débordements liés au Sommet du G7 bénéficieront d'une aide extraordinaire de 6 millions de francs. Le Grand Conseil a adopté vendredi le projet de loi du gouvernement.
Le mécanisme prévoit une aide de 3000 à 100'000 francs, qui sera versée de manière subsidiaire aux assurances ou à des tiers. En 2003, des commerces avaient été vandalisés en marge du Sommet du G8 qui s'était déjà tenu à Evian-les-Bains (F). Malgré un report des débats entamés jeudi, aucune majorité ne s'est dégagée pour accepter la clause d'urgence qui aurait permis à la loi d'entrer en vigueur immédiatement.
"Le Conseil d'Etat est parfaitement conscient de sa responsabilité dans une situation qui lui a été imposée. Nous allons assurer la sécurité, mais nous ne pouvons pas garantir à 100% qu'il n'y aura pas de déprédations. Les entreprises attendent un signal", avait pourtant insisté Delphine Bachmann, magistrate en charge du Département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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