Culture
"Pas d'intérêt permanent" pour la culture en ligne
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Malgré la pandémie, le numérique ne s'est pas imposé dans le secteur culturel, sauf pour les films et séries en ligne. Les livres numériques par exemple continuent de ne représenter qu’une petite partie du marché du livre, selon l'Office fédéral de la culture.
Malgré les fermetures et les jauges limitées dans les cinémas, les théâtres ou les musées, il était possible de pratiquer certaines de ces activités grâce à des offres numériques. Mais d’après les résultats d'une étude, aucune d’entre elles n’a éveillé un intérêt permanent, hormis les plateformes de visionnage de films en ligne, peut-on lire dans la "Statistique de poche de la culture en Suisse", publiée récemment par l'Office fédéral de la culture (OFC).
Le virtuel ne semble pour l’instant pas pouvoir remplacer les activités in situ. Le cas des films et des séries en ligne est différent : ici, l’intérêt de la population semble se maintenir au-delà de l’épidémie.
Si les salles de cinéma paient le prix fort de la pandémie - les entrées dans les cinémas ont diminué d'environ deux tiers l'an dernier - , la production cinématographique n'a pas non plus été épargnée: le nombre de films produits a diminué de 20% par rapport aux quatre années précédentes (2016–2019),
Les films en allemand (– 19%) et en français (– 22%) ont pareillement souffert de la crise. Les films de fiction (– 47%) et et les films suisses (– 18%) ont été particulièrement touchés. Les films documentaires ont mieux résisté.
Livres: vente en hausse
Les données du marché pour la Suisse alémanique montrent que, pendant les mois de printemps 2020, le nombre de livres imprimés vendus a considérablement diminué. Et ce bien que, d’après les estimations de l’Association des libraires et des éditeurs suisses (alémaniques, SBVV), près de 35% à 45% des librairies aient entretemps mis en place une plateforme de vente en ligne.
La société d’études de marché GfK Entertainment annonce pour sa part près de 15,3 millions de livres vendus en Suisse alémanique sur l’ensemble de l’année. Grâce aux lectrices et aux lecteurs de Suisse alémanique, le marché du livre a enregistré en 2020 un chiffre d’affaires légèrement plus élevé que l’année précédente, et ce malgré la fermeture momentanée des magasins.
Le nombre d’achats de livres numériques a quant à lui connu une forte mais brève augmentation, limitée à la période de fermeture des librairies. En comparaison avec les livres physiques, les livres numériques ne représentent encore qu’une petite partie du marché du livre en Suisse alémanique.
Soutien de la Confédération
Les fonds supplémentaires mis à disposition dans le cadre de la première phase, d’un montant de 280 millions de francs, représentent près du double du soutien annuel accordé habituellement par la Confédération au domaine de la culture.
La culture a visiblement été plus fortement touchée par l’épidémie que d’autres secteurs de l’économie. La situation est comparable à celle de la restauration et de l’industrie hôtelière.
C’est dans les cantons de Zurich et de Berne que le plus grand nombre de demandes ont été déposées, suivi de Vaud, Bâle et Genève. La musique est le domaine le plus soutenu (28,9 % des 60,5 millions de francs) ; viennent ensuite la danse et le théâtre (15,4 %) puis les clubs et les salles de concert (13,9 %).
Du côté des acteurs culturels, on observe par exemple une baisse de leur nombre (-4,7 % en 2020). Les travailleurs culturels engagés depuis peu, ceux travaillant à temps partiel et les femmes ont été plus fortement touchés par ce recul. C’est le domaine du livre et de la presse qui a été le plus brutalement frappé (14% de baisse, ce qui correspond à près de 7000 personnes dans l’ensemble de la Suisse).
La "Statistique de poche de la culture en Suisse" paraît dans les quatre langues nationales. Elle peut être téléchargée gratuitement sur le site de l’Office fédéral de la culture et est également disponible sous forme imprimée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Cirque de Noël se déplacera à Chêne-Bougeries cette année
Le Cirque de Noël se déplacera cette année à Chêne-Bougeries (GE) en raison de la venue de La Revue genevoise à Plainpalais en raison de rénovations au Casino Théâtre. Il reviendra dès 2027 à une période différente de celle-ci.
"Le Cirque de Noël sera à Chênes-Bougeries", a affirmé lundi à la presse la conseillère administrative de la Ville de Genève Joëlle Bertossa. Une rencontre pour finaliser la convention entre tous les acteurs a eu lieu dans l'après-midi.
Il y a deux mois, le Conseil municipal avait voté des crédits pour près de 25 millions de francs liés à la rénovation du Casino Théâtre, site habituel de La Revue genevoise.
L'un d'entre eux prévoyait le soutien à une structure provisoire sur la Plaine de Plainpalais pendant les travaux prévus de cette année à 2028. Celle-ci sera opérationnelle de mi-août à mi-janvier. Il a fallu ensuite trouver une solution pour le Cirque de Noël entre les différentes parties de cette affaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Jeune et poète: Maëlle Rérat signe son premier recueil
Maëlle Rérat, une jeune poétesse jurassienne de 22 ans, sort son premier recueil de poésie aux éditions d'en bas. Elle a été repérée après l’envoi d’un simple manuscrit par la poste, sans recommandation extérieure.
"Maëlle Rérat nous a envoyé des textes un lundi et le jeudi je l'appelais déjà", explique l'éditeur Pascal Cottin dans un entretien à Keystone-ATS.
Il souligne la singularité du recueil: "D'abord, la voix d'une jeune poétesse, c'est intéressant. C'était son premier recueil, son premier travail littéraire. Une voix surprenante. J'y ai retrouvé, de manière amusante, des versifications du XIXe siècle, mais vues depuis le monde d'aujourd'hui."
"Une conscience aiguë de la société"
Les éditions d'en bas, qui reçoivent un à deux manuscrits ou tapuscrits par jour, relèvent aussi les thématiques abordées par la jeune femme: "une conscience aiguë de la société telle qu'elle est, mais avec des lueurs d'espoir."
Maëlle Rérat a choisi la poésie dans la foulée de son travail de maturité littéraire en 2022, centré sur une expérience personnelle. "Depuis l'âge de 12 ans, j'ai vécu une maladie, l'anorexie, et je voulais écrire ces années qui n'ont pas été faciles. C'est par des textes courts que j'y suis parvenue." Ce premier ensemble n'a pas été publié, mais lui a donné le goût d'écrire.
L'écrivaine, qui souligne la qualité des enseignants tout au long de sa scolarité, précise sa méthode: "J'aime commencer et finir un texte assez vite. La forme courte me va bien et la poésie correspond à mon amour de la langue et à sa beauté." Les encouragements de ses parents l'ont poussée à envoyer ses textes à un éditeur.
Elle en enverra dix-huit et travaillera plusieurs mois pour arriver aux 31 poèmes que contient le recueil.
Surprise d'être publiée
La jeune femme confie sa surprise d'être publiée: "Je ne m'attendais pas à ce que mon texte soit accepté si vite. Beaucoup d'écrivains envoient leurs manuscrits pendant des années avant d'obtenir une réponse. Je me sens très reconnaissante. Sans la confiance de l'éditeur, ce livre n'existerait pas", dit-elle.
Depuis septembre, moment où elle a fini le recueil, qui sort à peine de presse, elle a déjà rédigé plusieurs nouveaux textes. "J'écris régulièrement, c'est devenu important pour moi".
L'éditeur, qui ne publie qu'un à deux recueils de poésie par an, souligne le caractère rare des textes de la Jurassienne: "Depuis douze ans que je suis aux éditions, je n'ai jamais publié d'autrice aussi jeune", note Pascal Cottin.
Maëlle Rérat poursuit ses études en littérature, philosophie et sociologie à Neuchâtel et combine formation universitaire et création poétique. Ne craint-elle pas qu'une approche académique ne casse sa dynamique créative ? "Après un an et demi en bachelor, cela ne m'a ni gênée, ni empêchée d'écrire ou d'avoir un regard un peu différent".
Au contraire, la jeune femme apprécie d'autant plus ses études qu'elle avait d'abord commencé une formation de sage-femme dans une HES. "Ce n'était pas ma voie", conclut la Jurassienne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
"La source de nos peurs": Motel Scarlet revisite l’horreur en BD
Hélia Aluai et Nicolas Di Meo explorent les ressorts de la peur dans un récit graphique hybride. Le deuxième tome "La source de nos peurs" vient d’être publié par les éditions Antipodes à Lausanne.
Avec ce nouvel opus, Hélia Aluai et Nicolas Di Meo invitent le lecteur à franchir des portes oubliées, celui d'un motel à Bevaix dans le canton de Neuchâtel, construit dans les années 60 et démoli depuis. "Tout ce que j’écris parle de mémoire. Si ces lieux abandonnés n’en ont plus, on leur redonne une légende ", a expliqué Nicolas Di Meo, le scénariste de 40 ans, à Keystone-ATS.
Le duo, qui partage un atelier dans le quartier de Sévelin à Lausanne avec un photographe et une artiste plasticienne, s’appuie sur un mélange de références historiques et de légendes locales ou lointaines. Les objets d'un passé proche, comme les téléphones à cadran, les cassettes ou les magnétophones, sont omniprésents. Et les références culturelles abondent : de la série "Stranger Things" aux classiques américains comme "Shining", en passant par des légendes lointaines comme celle des Hopis, un peuple amérindien d'Arizona.
Lovercraft à la réception
Plusieurs personnages sont inspirés de personnages réels. H.P. Lovercraft (1890-1937), l'auteur américain de littérature fantastique et d'horreur, a par exemple inspiré le gérant du motel. Une référence à des lieux et des personnages réels est importante pour Nicolas Di Meo, qui n'apprécie guère "une fiction qui tourne à vide".
Le titre, "La source de nos peurs", résume bien leur exploration de cette émotion, qui domine l'époque actuelle: "Quand on a peur, il y a une raison. Revenir à la source permet de comprendre et peut-être dans certains cas, de l'effacer ", explique Nicole Di Meo, qui a parlé avec des psychologues pour mieux décrypter les ressorts de la peur.
Pour la dessinatrice Hélia Aluai, "on essaie aussi de faire en sorte que le dessin remplace parfois l’écriture." Le format du livre, hybride entre roman graphique et BD, alterne entre grandes illustrations et cartouches, laissant peu de place aux bulles classiques. Cette liberté permet d’expérimenter des cadrages et une narration très cinématographique.
Travail à la carte noire numérique
Le dessin numérique sur iPad, qu’Hélia maîtrise, leur permet d’aller très loin dans le détail et la texture : "C’est du vrai travail à la carte noire : on gratte pour enlever le blanc. Moi, je fais la même chose sur iPad. Je commence par poser une couche noire, puis je viens travailler le blanc. Évidemment, cela donne une texture très différente. "
Si le livre reste un objet, il s’accompagne d’autres projets : applications numériques pour enrichir l’histoire, performances de dessin. Dans le jeu en ligne qui accompagne cet album, on entend la rappeuse lausannoise La Gale et les comédiens Sabrina Martin et Pierre-Antione Dubey.
Le duo pense à un troisième tome, qui pourrait explorer des imaginaires liés au Portugal, - dont Hélia est originaire -, au Cap-Vert ou d'autres anciennes colonies.
Nicolas Di Meo souligne : " En Suisse, la BD a un plafond de verre : les tirages sont petits et le financement compliqué. On cherche un projet qui nous fasse plaisir, qui dise quelque chose du monde actuel, mais qui nous permette aussi d’en vivre un peu. "
Jonglant avec plusieurs projets parallèles, ils cherchent à rester fidèles à leur vision artistique tout en naviguant entre contraintes du marché et expérimentation. Les deux auteurs participent régulièrement à des salons, comme le SoBD à Paris .
"La visibilité vient surtout du travail des journalistes et des libraires. Si un libraire aime ce qu’on fait, c’est lui ou elle qui va vraiment défendre le livre. C’est essentiel ", note Nicolas Di Meo.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La maison de Rihanna visée par des tirs à Los Angeles
La maison de la chanteuse Rihanna à Los Angeles a été touchée par des balles après qu'une femme a ouvert le feu sur la propriété, ont rapporté dimanche plusieurs médias. La vedette de la chanson se trouvait à l'intérieur de sa maison au moment des faits.
L'assaillante présumée a tiré dimanche après 13h00 environ dix coups de feu depuis un véhicule garé en face de la demeure située dans le quartier de Beverly Hills, a rapporté le Los Angeles Times, citant la police.
Au moins une balle a transpercé un mur de la maison, où Rihanna vit avec son conjoint A$AP Rocky et leurs trois enfants, a assuré la chaîne d'information locale KTLA.
La police soupçonne une femme d'une trentaine d'années, qui aurait pris la fuite avant d'être arrêtée. Son arme a été saisie lors de l'arrestation, a précisé KTLA.
Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer ses motivations. La chanteuse et femme d'affaires n'a pas commenté ces informations.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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