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Les Sénégalais aux urnes, un test important pour le président

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Les Sénégalais se rendent aux urnes dimanche pour les élections législatives. Elles visent à renouveler pour cinq ans les 165 sièges du Parlement monocaméral largement contrôlé par le camp présidentiel. (© KEYSTONE/AP/Leo Correa)

Les Sénégalais ont élu dimanche leurs députés. L'opposition voulait mettre à profit ce scrutin pour imposer une cohabitation au président Macky Sall, qui espérait, lui, conserver une large majorité.

Ces législatives à un seul tour font figure de test à 19 mois de la présidentielle, après les élections locales de mars remportées par l'opposition dans de grandes villes de ce pays d'Afrique de l'Ouest réputé pour sa stabilité. Elles visent à renouveler pour cinq ans les 165 sièges du Parlement monocaméral largement contrôlé par le camp présidentiel.

Macky Sall a promis de nommer un Premier ministre, poste qu'il avait supprimé puis rétabli en décembre 2021, au sein de la formation victorieuse des élections.

Quelque 7 millions de Sénégalais sont invités à se rendre aux urnes. Les premiers résultats provisoires partiels sont attendus dans la soirée et les chiffres globaux provisoires seront donnés au plus tard vendredi par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Les bureaux de vote ont ouvert à partir de 8h00 (10h00 en Suisse)) et ont progressivement commencé à fermer à 18h00, comme dans un centre de vote de Grand-Médine, un quartier populaire de Dakar. Le dépouillement a aussitôt commencé dans ce centre qui compte 16 bureaux de vote, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Quelque sept millions de Sénégalais étaient appelés pour ce scrutin qui s'est déroulé sans incidents majeurs, dont la participation était de 22% au niveau national à 13h00, selon le ministère de l'Intérieur. La presse locale a fait état d'une remontée du taux de participation dans l'après-midi dans certaines zones.

Plus de 20'000 observateurs

A Scat Urbam, un quartier de la banlieue proche de Dakar, beaucoup moins d'électeurs qu'à l'accoutumée attendaient pour voter dans la matinée. Peu de votants également à Ziguinchor, en Casamance, selon des journalistes de l'AFP.

La Commission nationale électorale autonome (Cena), qui supervise le vote, a déployé quelque 22'000 observateurs sur tout le territoire. Une quarantaine d'experts de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) sont également présents.

Les députés sont élus selon un mode qui panache scrutin proportionnel avec des listes nationales pour 53 parlementaires, et scrutin majoritaire dans les départements pour 97 autres. La diaspora dispose de 15 députés.

Huit coalitions

Huit coalitions sont en lice pour ces élections dont celles de la majorité et "Yewwi Askan Wi" (Libérer le Peuple en langue wolof), la principale coalition de l'opposition, formée autour d'Ousmane Sonko, arrivée troisième de la présidentielle de 2019.

Celle-ci s'est alliée à la coalition "Wallu Sénégal" (Sauver le Sénégal en wolof), dirigée par l'ex-président Abdoulaye Wade. La moins bien placée dans un département s'engage à soutenir l'autre pour "imposer une cohabitation gouvernementale". A 96 ans, l'ancien chef de l'Etat de 2000 à 2012 s'est frayé un chemin à travers une foule de militants pour se rendre aux urnes à Dakar en début d'après-midi.

Le scrutin se déroule dans un contexte de hausse des prix, notamment à cause des conséquences de la guerre en Ukraine, des arguments utilisés par l'opposition contre le pouvoir qui met en avant les subventions des produits pétroliers et des denrées alimentaires ainsi que son programme de construction d'infrastructures.

"Est-ce que la priorité des Sénégalais c'est de construire de beaux stades, de nouvelles autoroutes alors que les gens ne mangent pas à leur faim ?", a déclaré M. Sonko après avoir voté à Ziguinchor. Préoccupé par le taux de participation, il a appelé les électeurs à voter en nombre "pour équilibrer les pouvoirs".

Troisième mandat?

L'opposition veut aussi contraindre M. Sall à renoncer à toute velléité de candidature en 2024. Le président Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, maintient le flou sur ses intentions à 19 mois de la présidentielle. "Si Macky Sall les perd (les législatives), il ne parlera plus de 3e mandat", a assuré M. Sonko.

"Au-delà de nos choix individuels, il y a tout ce que nous partageons et que nous devons préserver en tant que nation unie et solidaire. C'est la paix, la stabilité, la sécurité, l'intégrité territoriale de notre pays et la cohésion nationale", a de son côté déclaré le président Sall, qui a voté dans la matinée à Fatick, à 150 km au sud-est de Dakar. Il s'est aussi félicité du déroulement du scrutin.

La pré-campagne avait été marquée par de violentes manifestations qui avaient fait au moins trois morts en raison de l'invalidation par le Conseil constitutionnel des titulaires de la liste nationale de la coalition dirigée par M. Sonko, contraints de renoncer à participer aux élections.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nucléaire: Washington dialogue à Genève avec Moscou et Pékin

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Le président américain Donald Trump veut mettre toutes les options diplomatiques sur la table pour discuter d'un accord multilatéral de désarmement nucléaire. (© KEYSTONE/EPA/WILL OLIVER)

Les Etats-Unis dialoguent à Genève avec la Russie et la Chine sur le nucléaire après l'expiration de l'accord New Start. Ils ont répété lundi devant la Conférence du désarmement (CD) leurs accusations contre Pékin sur des tests en 2020.

Une délégation américaine a rencontré lundi la Russie à Genève, a affirmé en soirée à quelques journalistes, également dans cette ville, un haut responsable du département d'Etat américain. Elle verra mardi des représentants chinois.

Il y a un peu plus de deux semaines, le sous-secrétaire d'Etat au désarmement Thomas DiNanno avait accusé devant la CD la Chine d'avoir mené des tests nucléaires cachés en 2020. Selon les estimations américaines, il pourrait dépasser le millier de têtes nucléaires en 2030, le double de la situation actuelle.

Le responsable avait affirmé que les Etats-Unis souhaitaient un accord multilatéral pour remplacer le traité New Start de limitation des armes nucléaires avec Moscou, surtout pour associer la Chine. Une première discussion avait eu lieu le jour même à Washington avec chacun de ces pays.

Mais Pékin estime être loin d'approcher le volume des armes nucléaires américaines et russes. "Les Etats-Unis continuent d'exagérer la menace nucléaire de la Chine", avait rétorqué à Genève à M. DiNanno l'ambassadeur chinois auprès de la CD, répétant cette position. Il estimait que son pays a toujours fait preuve de "retenue" et demandait à Washington "d'arrêter ses accusations sans preuves".

Tensions entre Washington et Pékin

Lundi, toujours devant la CD, le secrétaire d'Etat adjoint au désarmement Christopher Yeaw a affirmé que Washington avait reçu un "large soutien" à sa proposition de négociations multilatérales. Et il a réitéré les allégations américaines contre la Chine. Ce à quoi Pékin a répondu que les Etats-Unis utilisent leurs accusations comme une excuse pour reprendre leurs tests nucléaires.

En aucun cas, affirme le haut responsable du département d'Etat. "Peut-être la Chine veut une parité avec les Etats-Unis, peut-être avec la Russie", ce qui serait encore plus "déstabilisant", insiste-t-il. Il explique que de nouveaux tests américains, annoncés par le président Donald Trump, seront égaux à ceux de la Chine, sous-terrains et avec un rendement équivalant.

Washington considère tous les formats diplomatiques. La prochaine étape pourrait être entre les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. "Nous sommes optimistes", ajoute le haut responsable. Selon lui, "le moment est venu" pour la Chine de se conformer à ses obligations selon le traité de non-prolifération nucléaire et de discuter "de bonne foi". "Ils rechignent depuis des décennies" à le faire, affirme-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lindsey Vonn remercie le médecin qui a sauvé sa jambe

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Lindsey Vonn: une terrible blessure à Cortina. (© KEYSTONE/EPA/ANDREA SOLERO)

Victime d'une effroyable chute lors de la descente olympique à Cortina, LIndsey Vonn a remercié son médecin. "Celui qui a sauvé (sa) jambe de l'amputation."

"Après deux semaines, je suis enfin sortie de l'hôpital, c'est de loin la blessure la plus extrême et douloureuse de ma vie", a affirmé dans une vidéo publiée sur son compte Instagram la skieuse de 41 ans.

Victime le 8 février à Cortina d'une lourde chute lors de la descente olympique dont elle était l'une des favorites, Vonn a depuis enchaîné les opérations, en Italie puis aux Etats-Unis où elle a été rapatriée.

"En gros, j'ai une fracture complexe du tibia (gauche) mais j'ai aussi fracturé le péroné et le plateau tibial. Tout était en miettes", a expliqué la skieuse en précisant qu'elle avait souffert du syndrome des loges.

"Quand il y a un trop gros traumatisme dans une partie du corps, le sang reste bloqué et écrase tout le reste, les muscles, les tendons, les nerfs", a-t-elle expliqué avant de remercier le médecin, Tom Hackett, qui l'a opérée.

"Il a sauvé ma jambe, il a sauvé ma jambe de l'amputation", a insisté Vonn, en expliquant que le médecin avait ouvert sa jambe pour "la laisser respirer".

Enfin sortie de l'hôpital, elle est désormais en fauteuil roulant mais espère pouvoir passer sur les béquilles "dans quelques semaines", pour "au moins deux mois".

"Ça va prendre environ un an pour que tous les os se réparent", a-t-elle prévenu.

La championne olympique 2010 de descente tentait un incroyable pari en visant l'or olympique après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche survenue fin janvier.

Elle avait fait son retour en compétition l'hiver dernier après presque six années d'absence et faisait figure de grande favorite des JO-2026 avec un impressionnant bilan en Coupe du monde de sept podiums en huit courses, dont deux victoires, avant sa chute à Crans-Montana.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mexique: dizaines de morts après l'élimination d'un chef de cartel

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Tué à l'âge de 59 ans, Nemesio Oseguera, était considéré comme le dernier des grands parrains mexicains. (© KEYSTONE/AP/Ginnette Riquelme)

Près de soixante agents des forces de l'ordre et membres d'un cartel sont morts dans des violences au Mexique, après le décès dimanche du chef d'un des plus gros cartels de drogue du pays dans une opération militaire, a annoncé le gouvernement lundi.

Au moins 25 membres de la garde nationale, ainsi qu'un agent de sécurité et un fonctionnaire du parquet, ont été assassinés dans des attaques menées par le Cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG) dans la foulée de l'opération ayant conduit à la mort de Nemesio Oseguera, alias El Mencho, a indiqué le ministre mexicain de la Sécurité, Omar Garcia Harfuch.

Lors de ces événements survenus dans l'Etat de Jalisco (ouest), 30 membres du cartel ont été tués par les forces de l'ordre, a-t-il ajouté.

En réaction à l'opération militaire de dimanche, des membres présumés du cartel avaient déclenché une vague de violence dans 20 Etats du Mexique. Des individus armés ont bloqué plusieurs routes dans le Jalisco avec des voitures et des camions incendiés.

La présidente Claudia Sheinbaum a assuré lundi matin que les barrages routiers avaient été levés.

Mesure "dissuasive"

Mexico a annoncé le déploiement de 2500 soldats supplémentaires dans l'ouest du pays, une mesure qui se veut "dissuasive", selon le ministre de la Défense, Ricardo Trevilla.

"Environ 7000 soldats étaient déjà stationnés dans l'Etat de Jalisco, donc la présence militaire va être renforcée" dans cette région où sévit le Cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG), a-t-il précisé.

Les autorités espèrent éviter une aggravation des troubles à quatre mois du Mondial 2026 de football, co-organisé avec les Etats-Unis et le Canada et dont Guadalajara, capitale de l'Etat du Jalisco, sera l'une des villes-hôtes.

Commerces et écoles fermés

"Le plus important", c'est "de protéger la population", a déclaré Claudi Sheinbaum en conférence de presse lundi. Le pays "est en paix, il est calme", a-t-elle affirmé.

Malgré ces déclarations, à Guadalajara, les commerces restaient fermés lundi matin en raison de la peur, a constaté l'AFP.

Les écoles ont suspendu les cours dans le Jalisco et dans une dizaine d'autres Etats par crainte de nouvelles violences.

Les Etats-Unis ont appelé les ressortissants américains se trouvant dans plusieurs zones du Mexique, dont des villes et régions touristiques comme Cancun, Guadalajara et Oaxaca, à "se mettre à l'abri jusqu'à nouvel ordre".

Des compagnies aériennes américaines et canadiennes ont annulé des dizaines de vols vers plusieurs villes mexicaines.

Le Canada, le Royaume-Uni et l'Australie ont conseillé lundi à leurs ressortissants de renoncer aux "voyages non-essentiels" dans une dizaine d'Etats mexicains, dont Chihuahua, Sinaloa et Jalisco.

Le Quai d'Orsay a, lui, appelé les ressortissants français à "faire preuve de la plus grande prudence".

Renseignement américain

Tué à l'âge de 59 ans, Nemesio Oseguera, était considéré comme le dernier des grands parrains depuis l'arrestation des fondateurs du cartel de Sinaloa, Joaquin Guzman "El Chapo", et Ismael "Mayo" Zambada, incarcérés aux Etats-Unis.

A la tête du CJNG, il était l'un des barons de la drogue les plus recherchés par le Mexique et les Etats-Unis, qui offraient jusqu'à 15 millions de dollars pour sa capture.

Le CJNG a été qualifié en 2025 d'"organisation terroriste" par les Etats-Unis, qui l'accusent de trafic de cocaïne, d'héroïne, de méthamphétamine et de fentanyl.

Donald Trump a érigé en priorité la lutte contre le narcotrafic et a exhorté plusieurs fois Claudia Sheinbaum à laisser Washington envoyer des forces lutter contre les cartels qui opèrent au Mexique.

La dirigeante de gauche a confirmé lundi qu'il n'y avait pas eu "de participation des forces des États-Unis dans l'opération", mais "beaucoup d'échange d'informations".

Cependant, de l'avis de David Saucedo, analyste en sécurité, l'opération militaire a été "encouragée" et "sollicitée" par le gouvernement américain.

La mort du chef de l'une des organisations criminelles les plus puissantes au monde suscite des interrogations sur qui lui succédera.

M. Oseguera "était omniprésent" et "n'avait pas de successeurs évidents", si bien que des scissions pourraient se produire au sein du CJNG, estime Gerardo Rodriguez, expert en sécurité à l'Université des Amériques à Puebla, interrogé par l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Enel va investir 20 milliards d'euros dans les renouvelables

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Enel prévoit d'investir notamment plus de 26 milliards d'euros dans la production d'énergie et la distribution aux clients, dont 20 milliards dans les énergies renouvelables. (© KEYSTONE/EPA/FRANCESCA RUGGIERO)

Enel va accélérer ses investissements dans les énergies renouvelables avec 20 milliards d'euros prévus d'ici 2028, notamment en Europe et aux Etats-Unis, selon son nouveau plan stratégique présenté lundi.

L'énergéticien italien prévoit d'investir au total 53 milliards d'euros entre 2026 et 2028, soit environ 10 milliards de plus que dans son précédent plan 2023-2025.

"Nous présentons un plan ambitieux, mais crédible et réalisable", a souligné le directeur général d'Enel, Flavio Cattaneo, lors d'une conférence pour les analystes financiers.

Enel prévoit d'investir notamment plus de 26 milliards d'euros dans la production d'énergie et la distribution aux clients, dont 20 milliards dans les énergies renouvelables.

Il compte ajouter environ 15 gigawatts de capacités en énergies renouvelables, dont 9 provenant de nouveaux projets. Plus des trois quarts de ces nouvelles capacités seront constituées d'éoliennes et de "technologies programmables telles que les systèmes de stockage d'énergie par batterie", a précisé Enel.

Le géant italien de l'énergie avait déjà annoncé samedi l'acquisition d'un portefeuille de parcs éoliens et solaires aux Etats-Unis, d'une capacité de 830 mégawatts (MW) pour environ un milliard de dollars.

Enel compte ainsi atteindre 80 gigawatts de capacité installée en 2028, contre 68 gigawatts fin 2025.

Plus de 26 milliards d'euros seront aussi investis dans les réseaux, dont environ 55% en Italie et le reste dans la péninsule Ibérique et l'Amérique latine.

Ce plan s'inscrit dans un contexte mondial marqué par "une forte croissance de la demande en électricité, tirée par le développement des centres de données, de l'intelligence artificielle, de la robotique et de l'automatisation, ainsi que par l'électrification des transports et la reprise industrielle", explique Enel.

Le groupe veut "accélérer sa croissance dans les pays caractérisés par des contextes stables, en mettant l'accent sur les réseaux, les énergies renouvelables et les clients finaux", a souligné Enel dans un communiqué.

L'énergéticien italien prévoit un bénéfice net par action de 0,69 euro pour l'année 2025 (ses résultats annuels doivent être publiés mi-mars). Il devrait ensuite croître de 6% chaque année pour atteindre entre 0,8 et 0,82 euro en 2028, "même dans le pire des scénarios", a assuré Flavio Cattaneo.

Ce plan a été salué par les investisseurs à la bourse de Milan, où l'action Enel réalisait lundi matin la meilleure performance, gagnant 5,7% à 9,6 euros vers 11H15 (10H15 GMT), dans un marché en légère hausse (+0,77%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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