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Irlande du Nord: les catholiques plus nombreux que les protestants

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Désormais, 42,3% de la population d'Irlande du Nord s'identifie comme catholique (archives). (© KEYSTONE/AP/PETER MORRISON)

Les catholiques sont désormais majoritaires en Irlande du Nord, selon les résultats d'un recensement publié jeudi. Un retournement historique dans cette province britannique marquée par les conflits interreligieux.

L'Irlande du Nord, meurtrie par des décennies de violences intercommunautaires, a vu le jour il y a 101 ans avec un découpage géographique y assurant une majorité protestante et ainsi le pouvoir aux unionistes, partisans du rattachement avec le Royaume-Uni. Dans le reste de l'île, aujourd'hui la République d'Irlande, les catholiques sont majoritaires.

Désormais, 42,3% de la population s'identifie comme catholique, contre 37,3% comme protestant ou d'autres religions chrétiennes, selon les résultats de ce recensement publié par l'Agence de statistiques et de recherches d'Irlande du Nord (Nisra).

Lors du dernier recensement en 2011, 45% de la population s'identifiait comme catholique et 48% comme protestant ou autres religions chrétiennes, un écart déjà bien plus mince que dix en plus tôt. En 2001, 53% des habitants se disaient protestants, 44% catholiques.

Les appels pour plus d'égalité entre protestants et catholiques - majoritairement partisans d'une réunification avec la République d'Irlande - avaient été l'une des premières sources de violence dans le cadre des "Troubles". Ces trois décennies de conflit ont fait 3500 morts et se sont terminées avec l'accord du Vendredi Saint en 1998, qui a établi un partage du pouvoir entre les communautés.

Référendum d'indépendance?

Les résultats du recensement pourraient ainsi remettre rapidement sur la table la question d'un référendum d'indépendance et une réunification de la province avec la République d'Irlande.

Déjà en mai, les nationalistes du Sinn Fein, ancienne branche politique des paramilitaires de l'IRA et partisans d'une réunification, ont remporté pour la première fois les élections locales. Et si le Sinn Fein est désormais majoritaire à Belfast, les sondages placent aussi le parti en tête des intentions de vote en République d'Irlande, où des élections législatives sont prévues en 2025.

Avant le résultat, les unionistes avaient tenté de minimiser ce que signifierait une majorité catholique sur l'opportunité d'un référendum d'indépendance. Mais selon l'accord du Vendredi Saint, le ministre britannique en charge de l'Irlande du Nord doit organiser un référendum "s'il apparaît probable pour lui qu'une majorité de votants exprimeraient le souhait que l'Irlande du Nord ne fasse plus partie du Royaume-Uni".

La division entre protestants et catholiques cache une diversité d'opinions: le parti de l'Alliance, troisième force politique de la province, est soutenu par la classe moyenne des deux communautés et défend l'idée d'un statu quo, mettant l'accent sur la croissance économique.

Moins de "Britanniques"

Une question du recensement demande d'ailleurs aux répondants de quelle identité nationale ils se revendiquent. 31,8% se sentent "seulement Britanniques", en net recul par rapport à il y a dix ans où 40% se disaient seulement Britanniques. En parallèle, 29,1% se sentent seulement Irlandais, et 19,7% répondent uniquement Nord-Irlandais.

Depuis mai, le principal parti unioniste (DUP) bloque l'exécutif en refusant de partager le pouvoir avec le Sinn Fein tant que les dispositions post-Brexit s'appliquant dans la province ne sont pas modifiées. Selon le DUP, ces dispositions, qui introduisent de fait une frontière douanière entre l'Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, menacent l'intégrité du Royaume-Uni à laquelle les unionistes sont très attachés.

Pour tenter de calmer les tensions, la Première ministre britannique Liz Truss, qui était à l'époque cheffe de la diplomatie, a introduit une loi pour modifier unilatéralement des dispositions de l'accord de Brexit, au risque de se mettre à dos l'Union européenne qui a menacé d'une guerre commerciale.

Dans le même temps, le nouveau ministre britannique en charge de l'Irlande du Nord, Chris Heaton-Harris, a appelé les unionistes à retourner à l'Assemblée locale d'ici au 28 octobre, faute de quoi de nouvelles élections pourraient être convoquées.

Tandis qu'en Irlande du Nord l'idée d'une réunification gagne du terrain, le gouvernement britannique fait également face aux velléités d'indépendance en Ecosse, où le gouvernement local veut organiser l'année prochaine un nouveau référendum. Le "non" l'avait emporté en 2014 mais le Brexit, auquel les Ecossais étaient opposés en majorité, a relancé le débat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Iran: au moins 56 musées et sites historiques endommagés

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Le Palais du Golestan a été endommagé dès les premiers jours de la guerre (Archives). (© KEYSTONE/AP)

Le ministère iranien du Patrimoine culturel et du Tourisme a fait état samedi de dégâts sur au moins 56 musées et sites historiques à travers l'Iran, au 15e jour de guerre. L'Unesco s'en est alarmé, évoquant d'autres sites menacés en Israël ou au Liban.

A Téhéran, les bombardements israélo-américains ont endommagé dès les premiers jours le palais du Golestan, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ce site, parfois comparé à Versailles, est l'un des plus anciens de la capitale iranienne et servait de résidence à la dynastie royale Qadjar (1789-1925).

Selon le ministère iranien du Patrimoine culturel, la province de Téhéran est celle qui compte le plus de monuments endommagés (19), à des degrés divers.

A Ispahan, dans le centre du pays, la place Naqsh-e-Jahan, un joyau architectural construit au XVIIe siècle et entouré de mosquées, d'un palais et d'un bazar historique, a notamment subi des dégâts.

A Bouchehr, cité portuaire sur le Golfe, plusieurs demeures ont été touchées dans le quartier historique de port Siraf, qui compte nombre de bâtisses centenaires ou bicentenaires.

L'organisation onusienne Unesco s'est alarmée vendredi des dégâts et risques pour le patrimoine face au déluge de frappes aériennes, missiles et drones au Moyen-Orient, évoquant des sites historiques en Iran, en Israël et au Liban déjà endommagés et des centaines d'autres potentiellement menacés par la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le super-G prévu samedi a été annulé

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Les conditions météo empêchent la tenue du super-G samedi à Courchevel (© KEYSTONE/AP/Giovanni Auletta)

Le super-G programmé samedi dès 11h à Courchevel a été annulé, ont annoncé les organisateurs vers 10h. Les chutes de neige et le brouillard empêchent la tenue de cette course.

Tout va être mis en oeuvre pour que le super-G prévu dimanche à 10h45 dans la station française puisse se disputer, souligne le communiqué. Mais la neige devrait continuer à tomber tout au long de la journée de samedi, précise-t-on.

Ce super-G, qui devait remplacer celui annulé le 1er mars à Garmisch-Partenkirchen, ne sera de toute manière pas remplacé au calendrier. Il reste donc normalement deux courses à disputer dans la discipline dans cette Coupe du monde 2025/26, le dernier étant fixé au 22 mars dans le cadre des finales.

Leader du classement de super-G après six épreuves, Marco Odermatt voit donc ses chances de conquérir un quatrième globe consécutif dans la spécialité augmenter encore. Leader avec 158 points d'avance sur son dauphin Vincent Kriechmayr, il pourra se contenter d'un 5e rang dimanche. Et une nouvelle annulation lui offrirait ce globe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Une première pole pour Antonelli à Shanghai

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Kimi Antonelli a décroché samedi sa première pole dans un GP de F1 (© KEYSTONE/AP/Vincent Thian)

Kimi Antonelli (Mercedes) a signé la pole position du GP de Chine samedi à Shanghai. L'Italien a devancé de 0''222 son coéquipier George Russell lors de la troisième partie des qualifications.

Les Flèches d'Argent continuent donc d'impressionner en ce début de saison. L'écurie Mercedes, qui a signé le doublé dimanche passé en Australie dans la première course de la saison, a placé ses deux pilotes en première ligne à Shanghai, comme elle l'a fait pour le sprint en Chine et comme elle l'avait fait à Melbourne.

Mais c'est Kimi Antonelli qui a cette fois-ci pris le dessus. L'Italien, qui aura 20 ans en août prochain, est devenu le plus jeune pilote de l'histoire de la F1 à décrocher une pole position. Il bat ainsi un record détenu depuis 2008 par Sebastian Vettel, qui avait déjà 21 ans à l'heure d'obtenir sa première position de pointe.

Antonelli a su profiter des malheurs de George Russell, vainqueur en Australie ainsi que dans le sprint à Shanghai. Le Britannique, victime d'un problème de moteur, a dû rentrer prématurément au stand en début de Q3. Il a pu ressortir au dernier moment, mais a tout de même réalisé le 2e temps sur son unique tour chronométré.

La deuxième ligne sur la grille sera occupée par les Ferrari de Lewis Hamilton (3e à 0''351) et de Charles Leclerc (4e à 0''364). Les McLaren d'Oscar Piastri (5e à 0''486) et du champion du monde en titre Lando Norris (6e à 0''544) se partageront la troisième ligne. Max Verstappen (Red Bull/8e) a concédé près d'une seconde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une finale Sabalenka - Rybakina, comme à Melbourne

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Elena Rybakina (à gauche) et Aryna Sabalenka se retrouveront dimanche en finale à Indian Wells (© KEYSTONE/AP/DAR YASIN)

Aryna Sabalenka (WTA 1) retrouvera Elena Rybakina (WTA 3) dimanche en finale du WTA 1000 d'Indian Wells, dans un grand classique du tennis féminin contemporain.

La Bélarusse reste sur deux défaites face à la Kazakhe, dont une en finale du dernier Open d'Australie.

Vendredi, Aryna Sabalenka a tout d'abord écarté sans difficulté la jeune Tchèque Linda Noskova (21 ans, WTA 14) 6-3 6-4. Elena Rybakina l'a rejointe en finale en battant l'Ukrainienne Elina Svitolina (WTA 9) 7-5 6-4. Elle est ainsi assurée de grimper à la 2e place mondiale lundi en doublant Iga Swiatek.

Sabalenka atteint ainsi pour la troisième fois la finale du tournoi californien, qu'elle n'a encore jamais remporté. Avant sa défaite l'an passé contre la Russe Mirra Andreeva, la Bélarusse avait été dominée en 2023 par... Elena Rybakina.

La Kazakhe de 26 ans a conquis les deux derniers grands titres du circuit, les deux fois contre Aryna Sabalenka en finale: le Masters en novembre puis l'Open d'Australie en janvier. Sabalenka mène toutefois 8-7 dans leurs confrontations.

"J'en ai assez de perdre des grandes finales. J'ai affronté des joueuses qui ont développé un tennis incroyable lors de ces finales, j'ai l'impression d'avoir manqué beaucoup d'opportunités", a-t-elle prévenu en conférence de presse. "Contre Elena c'est toujours hyper agressif, les premiers coups de raquette sont les plus importants, c'est du tennis très rapide", a-t-elle encore expliqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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