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Irlande du nord: les indépendantistes promettent "une nouvelle ère"

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"C'est aujourd'hui un moment très important de changement", avec l'entrée dans "une nouvelle ère", s'est félicitée la dirigeante du Sinn Fein en Irlande du Nord, Michelle O'Neill (au centre). (© KEYSTONE/AP/Peter Morrison)

Devançant les unionistes au pouvoir depuis des décennies, le parti nationaliste Sinn Fein, partisan d'une réunification de l'Irlande, a remporté samedi une victoire historique en Irlande du Nord. Elle marque une "nouvelle ère", malgré le risque de paralysie politique.

Cette victoire permet au Sinn Fein, ex-vitrine politique du groupe paramilitaire Armée républicaine irlandaise (IRA), de nommer une Première ministre locale, pour la première fois en cent ans d'histoire d'une province sous tension avec le Brexit.

Alors que touche à sa fin le long dépouillement des bulletins de vote déposés jeudi dans les urnes pour désigner les 90 élus de l'Assemblée locale, des résultats presque définitifs donnent plusieurs sièges d'avance au Sinn Fein face à son rival unioniste DUP, fidèle à la couronne britannique.

Dépasser les divisions

Saluant "un moment très important de changement" avec l'entrée dans "une nouvelle ère", la dirigeante du Sinn Fein en Irlande du Nord, Michelle O'Neill, 45 ans, a promis de dépasser les divisions. "J'offrirai un leadership inclusif, qui célèbre la diversité, qui garantit les droits et l'égalité pour ceux qui ont été exclus, discriminés ou ignorés dans le passé".

A Belfast, le décompte donne jusqu'ici au Sinn Fein 27 des 88 sièges déclarés, contre 24 pour le DUP. Il a aussi obtenu le plus de votes de première préférence (29% contre 21,3%).

Plut tôt dans la journée, le DUP avait déjà reconnu via son chef Jeffrey Donaldson que le Sinn Fein était sur le point de devenir le nouveau parti dominant à l'Assemblée.

Pourparlers difficiles

Le gouvernement doit être dirigé conjointement par nationalistes et unionistes en vertu de l'accord de paix de 1998.

Mais les pourparlers pour la formation d'un gouvernement s'annoncent difficiles et le risque de paralysie plane, les unionistes refusant de rejoindre un gouvernement tant que resteront en place les contrôles douaniers post-Brexit, qui menacent selon eux l'intégrité du Royaume-Uni.

"Je veux un gouvernement en Irlande du Nord, mais il doit être basé sur des fondations stables", a insisté M. Donaldson, déplorant que le protocole nord-irlandais négocié par Londres et l'UE porte "atteinte à l'économie" de la province et à sa "stabilité politique".

"Des mois" de négociations

Un autre ténor du parti, Edwin Poots, a prévenu que des négociations prendraient "des semaines, avec un peu de chance, ou même des mois", alors que le ministre britannique chargé de la province, Brandon Lewis, est attendu prochainement à Belfast.

"Les gens ont parlé et notre travail est maintenant de faire acte de présence. J'attends des autres qu'ils fassent de même", a dit Michelle O'Neill.

Elle a appelé à un "débat sain" sur l'avenir de l'Irlande du Nord, estimant que le nouvel exécutif devait s'attaquer en priorité à l'envolée du coût de la vie, après une campagne durant laquelle elle a insisté sur les questions sociales et sociétales plutôt que constitutionnelles.

Dans un communiqué, Brandon Lewis a appelé toutes les parties à constituer "dès que possible" un exécutif "totalement fonctionnel". Le Premier ministre irlandais, Michael Martin, a souligné qu'il revenait à "tous les partis politiques et les élus" de "servir les intérêts de tous les habitants d'Irlande du Nord".

Marquée par trois décennies de troubles sanglants entre unionistes et républicains, puis l'agitation causée par le Brexit, l'Irlande du Nord avait replongé dans l'incertitude en février, avec la démission du Premier ministre unioniste Paul Givan, mécontent de la situation post-Brexit. Cela avait entraîné automatiquement le départ de la vice-Première ministre Michelle O'Neill.

"Le succès du Sinn Fein profite de la faiblesse de l'unionisme (...) Il ne représente pas un changement radical des opinions en Irlande du Nord en faveur de la réunification", analyse pour l'AFP Katy Hayward, politologue à la Queen's University de Belfast.

Elle note aussi une fracturation du vote unioniste et la progression du parti centriste Alliance (17 sièges).

Revers pour Boris Johnson

Ailleurs au Royaume-Uni, où se tenaient jeudi des élections locales, le Parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson a essuyé un sévère revers, miné par le "partygate" et l'inflation. Il a perdu des centaines de sièges et une dizaine de conseils au profit des travaillistes et des libéraux-démocrates.

Boris Johnson s'est dit déterminé à rester au pouvoir. Mais ces piètres résultats le fragilisent et poussent des députés de son camp, inquiets pour les législatives de 2024, à s'interroger sur l'opportunité de continuer à le soutenir.

Pour convaincre, Boris Johnson devra offrir "un vrai plan d'action" mardi lors du traditionnel discours du trône où le gouvernement dévoilera ses priorités au Parlement, estime Simon Usherwood, politologue de l'Open University interrogé par l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Léon XIV bénit la plus haute tour de la Sagrada Familia

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Léon XIV a aspergé d'eau bénite la tour de Jésus Christ, culminant à 172,5 mètres. (© KEYSTONE/EPA/Quique Garcia)

Le pape Léon XIV a béni mercredi soir la plus haute tour de la Sagrada Familia. Cette courte cérémonie s'est achevée sur un spectaculaire son et lumière sur le parvis de la célébrissime basilique de Barcelone, où il avait auparavant célébré une messe majestueuse.

Arrivé en début de soirée devant l'édifice, le souverain pontife y a célébré un office d'une heure et demie, accompagné notamment par un choeur de 500 adultes et 100 enfants, devant notamment le roi d'Espagne Felipe VI, la reine Letizia et le Premier ministre Pedro Sánchez.

Durant son homélie, Léon XIV a fait une incursion dans le champ de l'actualité. Il a estimé qu'il était impossible "de croire en Jésus et promouvoir la guerre", dans une allusion à peine voilée à l'administration Trump.

"Un phare sur la Méditerranée"

A l'issue de son office, le Saint-Père a béni la tour de Jésus Christ, achevée en février et culminant à 172,5 mètres, faisant officiellement de la basilique toujours inachevée la plus haute église du monde.

"Cette croix brille le jour, en reflétant la lumière du soleil, et brille la nuit, en illuminant la ville comme un phare ouvert sur la Méditerranée", avait-il salué pendant son homélie, évoquant la croix qui trône au sommet de la tour. Un spectacle en son et lumière a ensuite clos la soirée sur le parvis de la basilique pour marquer l'inauguration officielle de la tour.

La visite de Léon XIV, le troisième pape à se rendre dans ce chef d'oeuvre moderniste après Jean Paul II en 1982 et Benoît XVI en 2010, a eu lieu un siècle jour pour jour après la mort de son architecte Antoni Gaudí, un fervent catholique, fait "vénérable" l'an dernier, étape préalable à sa béatification.

Des milliers de personnes

Quelque 9000 personnes ont pu suivre les cérémonies depuis l'intérieur de la basilique ou sur son parvis. Mais au-delà du vaste périmètre de sécurité entourant la basilique, des dizaines de milliers de Barcelonais et de touristes se sont aussi pressés derrière des barrières pour tenter de suivre les cérémonies sur l'écran géant installé devant la Sagrada Familia.

"Toute notre vie, la Sagrada Familia a été en construction, et le fait que le pape vienne maintenant, c'est comme y mettre un point final", a estimé María José Sedano, une avocate de 30 ans, qui était présente des heures en avance sur le trajet prévu du souverain pontife vers la basilique pour espérer l'apercevoir.

La Sagrada Familia, dont la construction a été entamée il y a plus de 140 ans, avait été consacrée et élevée au rang de basilique par Benoît XVI en 2010. Elle pourrait être achevée d'ici une dizaine d'années.

"Jouer en équipe"

Mais l'achèvement de l'édifice est source de polémique autour de la façade de la Gloire et de ses quatre clochers. Sa construction selon les plans défendus par les architectes entraînerait la démolition de deux pâtés de maisons, ce à quoi les riverains s'opposent.

Mercredi, Léon XIV avait entamé son cinquième jour de visite en Espagne par une visite dans la prison de Brians, à 40 km de Barcelone, avant de se rendre en hélicoptère dans la spectaculaire abbaye de Montserrat.

Enfin, avant les cérémonies à la Sagrada Familia, il avait participé à une nouvelle rencontre placée sous le signe du social, dans le quartier populaire du Raval, en plein centre de Barcelone, y lançant un nouveau clin d'oeil aux fans de football, à la veille du début du Mondial, en appelant à "jouer en équipe", dans la vie comme sur les pelouses.

Après Madrid et Barcelone, Léon XIV achèvera sa visite de sept jours en Espagne sur les îles Canaries, au large des côtes africaines. Il y rendra hommage aux milliers de migrants morts en tentant de rejoindre l'archipel sur des embarcations de fortune.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Zelensky participera au G7 mardi, annonce Emmanuel Macron

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera mardi au G7 à Evian, a indiqué mercredi Emmanuel Macron (archives). (© KEYSTONE/EPA/VALDA KALNINA)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera mardi matin à une session du sommet du G7 à Evian, a annoncé mercredi Emmanuel Macron. L'Egypte, l'Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis sont aussi invités.

La discussion sur l'Ukraine "est très important(e) pour nous parce qu'il faut recréer de la convergence au G7, en soutien à l'Ukraine sur les différents aspects évidemment de la guerre", y compris sur la nécessité de "négociations", a dit le président français lors d'un échange avec la société civile à l'Elysée. Il faisait allusion aux divergences entre les Européens et Donald Trump sur ce dossier.

Les dirigeants de l'Egypte, de l'Arabie saoudite, du Qatar et des Emirats arabes unis seront "associés" pour évoquer la guerre au Moyen-Orient.

La discussion portera sur la fermeture du détroit d'Ormuz qui a "un vrai impact pour nos économies" et sur les "négociations sur l'Iran", a expliqué M. Macron, jugeant "très important" d'essayer "de trouver des voies et moyens de coopération".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump annonce des coupes au sein du bureau de renseignement

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Bill Pulte, sans expérience dans le monde du renseignement, prendre ses fonctions de coordinateur par intérim des agences de renseignements américaines (archive). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Donald Trump a annoncé mercredi avoir demandé à Bill Pulte, futur coordinateur par intérim des agences de renseignement américaines, de mener des coupes au sein de son bureau. Les fonctionnaires seront "renvoyés dans leurs agences d'origine".

"Je lui ai demandé de procéder immédiatement à la réduction nécessaire de la taille du bureau, en renvoyant des fonctionnaires dans leurs agences d'origine", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

La nomination de Bill Pulte, sans expérience dans le monde du renseignement, à un poste qui chapeaute des agences comme la CIA, a ulcéré les démocrates et provoqué des réserves chez certains républicains.

Donald Trump a aussi affirmé qu'il était en train de chercher un "candidat permanent" avec "de l'expérience en matière de sécurité nationale" pour ce poste de directeur du renseignement, comme l'exige la loi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Affaire Epstein: Bill Gates assure "n'avoir jamais fait du mal"

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Le cofondateur de Microsoft Bill Gates a démenti mercredi avoir connaissance du comportement criminel d'Esptein. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, a démenti mercredi avoir eu connaissance du comportement criminel de Jeffrey Epstein. Il était entendu à huis clos par une commission d'enquête du Congrès américain sur ses liens avec le financier new-yorkais déchu.

"Je veux l'exprimer très clairement: je n'ai jamais été témoin ou eu aucune indication qu'Epstein se livrait à une activité criminelle continue", a-t-il déclaré dans ses propos introductifs, publiés sur son site GatesNotes. "Je n'ai jamais fait de mal à quiconque", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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