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Samantha Cristoforetti, première Européenne aux commandes de l'ISS

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La station spatiale vole à 400 km au-dessus de la Terre de manière autonome. (© KEYSTONE/EPA NASA/NASA/ROSCOSMOS HANDOUT)

L'astronaute italienne Samantha Cristoforetti est devenue mercredi la première européenne à prendre les commandes de la Station spatiale internationale, à 400 km au-dessus de la Terre. Une cérémonie détendue a été retransmise en direct de l'espace.

L'évènement a donné l'occasion au commandant sortant de l'ISS, le cosmonaute russe Oleg Artemiev, d'une allusion au conflit en Ukraine: "Malgré les orages sur Terre, notre coopération internationale se poursuit", a-t-il dit.

C'est le deuxième séjour dans l'espace pour Samantha Cristoforetti, ingénieure et pilote de chasse de 45 ans, partie pour l'ISS le 27 avril dernier. Elle y détient le record du plus long séjour spatial pour une femme sur une mission, avec un séjour de 199 jours en orbite, en 2014 et 2015.

Cinquième femme

L'astronaute est la cinquième femme, et la première non-américaine, à prendre les commandes du vaisseau, depuis qu'un commandant y a été officiellement désigné en l'an 2000.

Lors d'une cérémonie informelle et détendue, le commandant en exercice, le cosmonaute russe Oleg Artemiev, lui a remis symboliquement une clé dorée pour sa prise de fonction, qu'elle assumera jusqu'au 10 octobre prochain, pour son retour vers la Terre.

Le cosmonaute russe a salué le travail de l'équipe de dix astronautes de trois pays dont il fait partie. Il a décrit l'ISS comme une "poursuite du programme Soyouz-Apollo, quand la relation entre les pays là aussi n'était pas simple, et quand il s'est trouvé des hommes pour poursuivre ce chemin qui mène à la paix, et qui fait que la guerre se termine, partout".

La coopération russo-occidentale dans le domaine spatial est plombée par l'offensive lancée par la Russie depuis le 24 février contre son voisin ukrainien.

Vers la parité des astronautes

Les sanctions occidentales prises contre la Russie en raison de cette offensive touchent en partie l'industrie aérospatiale russe et risquent d'avoir des effets sur l'ISS, dont certains ravitaillements pourraient être perturbés.

Samantha Cristoforetti a salué le travail de ses co-équipiers et souligné que tous forment "une minuscule partie de l'équipe gigantesque au sol" qui gère les opérations de l'ISS.

La désignation des commandants de l'ISS est une décision commune des cinq agences spatiales partie prenante sur l'ISS: Nasa (USA), Roscosmos (Russie), ESA (Europe), CSA (Canada) et JAXA (Japon).

Le corps des astronautes européens compte sept membres dont une seule femme. Lors de sa dernière campagne de recrutement, entamée en 2021 et destinée à renouveler à terme le contingent actuel d'astronautes, l'ESA s'est engagée à un effort de parité entre femmes et hommes.

Être commandant de bord de l'ISS, c'est "comme dans un bateau, il y a un seul maître à bord après Dieu", avait commenté en 2021 le Français Thomas Pesquet, qui a occupé ce poste.

Large autorité

La station spatiale vole à 400 km au-dessus de la Terre de manière autonome. Les manoeuvres d'orientation sont effectuées depuis le sol. Mais le commandant est responsable de toutes les taches effectuées par les membres de la station.

En cas d'urgence, il a toute autorité pour prendre les décisions, sans attendre les instructions du sol. En cas d'incendie, de dépressurisation ou de détection d'atmosphère toxique - les trois scénarios d'urgence définis -, c'est à lui de veiller à sauver en priorité les vies de l'équipage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pogacar fait craquer Seixas et s'adjuge encore Liège-Bastogne-Liège

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Tadej Pogacar a décroché son treizième Monument dimanche à Liège. (© KEYSTONE/AP/Geert Vanden Wijngaert)

Insatiable, Tadej Pogacar a remporté dimanche Liège-Bastogne-Liège devant le Français Paul Seixas. C'est la quatrième fois que le champion du monde slovène triomphe sur la Doyenne des classiques.

Déjà vainqueur en 2021, 2024 et 2025, "Pogi" rejoint l'Italien Moreno Argentin et l'Espagnol Alejandro Valverde au palmarès de "LBL". Il n'est plus qu'à une victoire de la légende belge Eddy Merckx et ses cinq succès.

Dimanche, l'ogre slovène a remporté un duel passionnant avec le prodige français Paul Seixas (19 ans), vainqueur de la Flèche Wallonne mercredi. Il a toutefois dû attendre la dernière difficulté du jour, la côte de la Roche-aux-Faucons (1,3 km à 11%) à 13 km de l'arrivée, pour faire craquer son nouveau rival qui a finalement terminé avec 45 secondes de retard à Liège.

Evenepoel battu

Le Belge Remco Evenepoel n'a quant à lui pas pu rivaliser. Le double vainqueur de l'épreuve (2022, 2023) a été battu dès que Pogacar a appuyé sur l'accélérateur dans la terrible côte de La Redoute (1,6 km à 9,4%), à 35 km de la ligne.

Le champion olympique du contre-la-montre a terminé troisième (+1'42) en réglant au sprint un groupe de poursuivants dans lequel figurait le champion de Suisse Mauro Schmid.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alex Marquez remporte le Grand Prix d'Espagne devant Bezzecchi

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Alex Marquez (au premier plan) a encore gagné sur le circuit de Jerez. (© KEYSTONE/AP/Jose Breton)

Alex Marquez a remporté dimanche le Grand Prix d'Espagne à Jerez, comme l'an dernier. L'Espagnol s'est imposé devant l'Italien Marco Bezzecchi, qui conserve la tête du classement des pilotes.

Le petit frère de Marc Marquez a récidivé sur le circuit andalou, là où il avait débloqué son compteur en MotoGP en 2025. Parti en cinquième position, il a signé son quatrième succès dans la catégorie reine.

Marco Bezzecchi, vainqueur des trois premiers Grands Prix de la saison, a cette fois dû s'avouer vaincu. Il conserve toutefois la tête du classement des pilotes, avec 11 points d'avance sur l'Espagnol Jorge Martin, 4e dimanche.

Champion du monde en titre et vainqueur du sprint samedi, Marc Marquez a chuté en début de course. La troisième place du podium est revenue à l'Italien Fabio Di Giannantonio.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Deux hommes sous les 2 heures au marathon de Londres

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Sebastian Sawe est entré dans l'histoire dimanche à Londres. (© KEYSTONE/AP/Ian Walton)

Sabastian Sawe est devenu dimanche le premier homme à courir un marathon en moins de 2 heures. Il a gagné le marathon de Londres en 1h59'30 devant Yomif Kejelcha, lui aussi sous la mythique barrière.

Le Kényan de 29 ans a franchi la ligne d'arrivée devant Buckingham Palace en pulvérisant l'ancien record du monde établi par Kelvin Kiptum en 2h01'25 en avril 2023, moins d'un an avant son décès dans un accident de voiture.

L'Éthiopien Yomif Kejelcha (1h59'41) a lui aussi bouclé les 42,195 km en moins de deux heures, une performance d'autant plus incroyable que le spécialiste du semi-marathon s'alignait pour la première fois sur la distance reine.

L'Ougandais Jacob Kiplimo, troisième, a également battu la marque de référence de Kiptum en 2h00'28 lors de ce marathon qui restera gravé dans l'histoire de l'athlétisme.

Sawe était à la tête d'un groupe de six coureurs quand il a placé une accélération avant le 30e kilomètre. Seul Kejelcha a réussi à rester à ses côtés, avec Kiplimo quelques mètres derrière.

Assefa aussi en mode record

Chez les femmes, l'Éthiopienne Tigst Assefa a conservé son titre en améliorant le record mondial pour une course exclusivement féminine qu'elle avait établi l'an dernier.

L'athlète de 29 ans a placé un sprint dans les derniers mètres pour décrocher les Kényanes Joyciline Jepkosgei et Hellen Obiri, avec qui elle a fait toute la course, et coupé la ligne après 2h15'41, soit neuf secondes de moins que la marque précédente.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ukraine: Zelensky accuse la Russie de "terrorisme nucléaire"

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La Russie est "une nouvelle fois en train de mener le monde au bord d'une catastrophe provoquée par l'homme", a lancé M. Zelensky. (© KEYSTONE/EPA/MAKSYM KISHKA)

Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de "terrorisme nucléaire" à l'occasion du 40e anniversaire de l'accident de Tchernobyl dimanche, alors que l'Ukraine connaît de nouvelles frappes meurtrières russes.

Sur les réseaux sociaux, le président ukrainien a affirmé que Moscou, en déclenchant l'invasion de l'Ukraine en février 2022, était "une nouvelle fois en train de mener le monde au bord d'une catastrophe provoquée par l'homme"

"Le monde ne doit pas permettre que ce terrorisme nucléaire se poursuive, et la meilleure façon d'y mettre fin est de contraindre la Russie à stopper ses attaques irresponsables", a-t-il dit.

Des drones russes survolent régulièrement Tchernobyl, a-t-il fait valoir, rappelant que l'un d'eux avait percuté - et endommagé - l'an dernier sa coque de protection.

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a appelé à ce que cette "nouvelle enceinte de confinement" installée en 2016-2017 soit réparée "dès que possible".

"Laisser la situation en l'état est problématique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Kiev.

La présidente moldave Maia Sandu est également arrivée dans la capitale ukrainienne où elle a rencontré Volodymyr Zelensky, et doit se rendre à Tchernobyl pour rendre hommage aux victimes de la catastrophe.

"Les catastrophes ne connaissent pas de frontières, la solidarité ne devrait pas en avoir non plus. La Moldavie se tient aux côtés de ceux qui construisent, pas de ceux qui détruisent", a-t-elle écrit sur le réseau X.

Dû à des erreurs de conception et de manipulation, l'accident de la centrale - alors soviétique - de Tchernobyl, le 26 avril 1986, est la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire.

Le désastre a fait des milliers de morts, exposé à de fortes doses de radiations quelque 600'000 personnes ayant participé au nettoyage du site, provoqué le déplacement de millions de civils et déclenché une montée des mouvements antinucléaires en Europe.

La région autour de Tchernobyl offre aujourd'hui un spectacle de désolation avec des villes fantômes, des bâtiments en décomposition envahis par la végétation, des champs et forêts abandonnés, a constaté l'AFP.

L'agence nucléaire russe Rosatom a appelé à "tirer les leçons de cette expérience dans chacune des décisions que nous prenons aujourd'hui, afin d'éviter qu'une catastrophe similaire ne se reproduise".

Moscou et Kiev s'accusent régulièrement de cibler une autre centrale nucléaire ukrainienne, celle de Zaporijjia, la plus grande en Europe, dans une zone aujourd'hui occupée par les troupes russes.

Ville pilonnée

De nouvelles frappes russes ont fait cinq morts à Kramatorsk, ville de l'est située à proximité de la ligne de front, dans la région de Soumy (nord-est) et dans celle de Dnipropetrovsk (centre-est), ont annoncé les autorités ukrainiennes dimanche.

Samedi, la ville industrielle de Dnipro avait été pilonnée par des vagues de frappes russes pendant plus de 20 heures, faisant au moins neuf morts et 61 blessés, selon un nouveau bilan fourni par le chef de l'administration militaire, Olexandre Ganja.

Disant avoir agi en réponse à des attaques ukrainiennes, la Russie a de son côté indiqué avoir mené une "frappe massive" contre "des installations du complexe militaro-industriel et du secteur énergétique, ainsi que des infrastructures portuaires".

En riposte aux bombardements russes sur son territoire depuis quatre ans, l'Ukraine envoie chaque nuit des drones ou des missiles en direction de la Russie, ciblant particulièrement les installations énergétiques.

Dans la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014, et dans la région de Lougansk quasi complètement occupée par les troupes russes, les autorités locales ont fait état de quatre morts dans des frappes de drones ukrainiens.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la défense antiaérienne russe a abattu 203 drones ukrainiens, selon le ministère de la Défense, un nombre très élevé par rapport à la moyenne.

Selon le gouverneur nommé par Moscou, Mikhaïl Razvojaïev, l'armée russe a en particulier intercepté 71 "cibles aériennes" à Sébastopol, important port de Crimée qui abrite la base historique de la flotte russe en mer Noire.

Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale sont au point mort.

Le rôle de médiation des Etats-Unis, qui a permis plusieurs cycles de négociations entre Kiev et Moscou, a été suspendu par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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