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Suisse

Iran: des manifestants exigent un tournant dans la politique suisse

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Un tournant dans la politique suisse vis-à-vis de l'Iran est plus que jamais nécessaire, estiment les manifestants. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Berne pour la plus grande manifestation suisse en faveur de l'Iran depuis le début des troubles. Elles ont demandé au Conseil fédéral de prendre des "mesures significatives" contre le régime de Téhéran.

Les manifestants réunis sur la Place fédérale ont répondu à l'appel de l'organisation Free Iran Switzerland. "Femme - vie - liberté", scandait la foule, composée de personnes originaires d'Iran, mais aussi de nombreux Suisses.

Les Iraniens perçoivent la solidarité de la société civile suisse, ont écrit les organisateurs dans un communiqué. Mais le Conseil fédéral n'écoute pas. Un tournant dans la politique suisse vis-à-vis de l'Iran s'impose.

Il s'agit notamment de reprendre toutes les sanctions de l'Union européenne (UE), du Canada et des Etats-Unis et de geler tous les comptes bancaires des dirigeants iraniens. Il faut également protéger contre l'expulsion les opposants au régime iranien en Suisse.

"Leur liberté est notre liberté"

Des conseillers nationaux du Centre, du PS et des Verts ont exprimé leur solidarité avec le peuple iranien dans leurs discours. "Leur liberté est aussi notre liberté", s'est exclamée la conseillère nationale bernoise verte Natalie Imboden.

La conseillère nationale Flavia Wasserfallen (PS/BE) s'est coupé une mèche de cheveux sous les applaudissements de la foule. Elle a notamment appelé le Conseil fédéral à soutenir financièrement les organisations de défense des droits de l'homme en Iran et à s'engager en faveur d'une mission de l'ONU chargée d'enquêter sur les crimes du régime islamique.

La conseillère nationale argovienne du Centre Marianne Binder a accusé le régime iranien de violer les droits de l'homme au nom de Dieu, ce qui est une prétention. "Montrons que nous sommes là pour le peuple iranien et que nous le soutenons dans sa lutte pour la liberté", a-t-elle lancé.

Le CICR sollicité

Les manifestants ont également fait appel au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Les conditions dans les prisons iraniennes sont contraires aux droits de l'homme et les tortures et les viols font partie du quotidien. Le CICR doit enquêter sur ces faits et vérifier les rumeurs selon lesquelles des détenus seraient délibérément tués.

La manifestation a aussi permis de promouvoir l'appel lancé mi-octobre par 100 personnalités suisses du monde de la culture et des sciences, qui avaient également appelé le Conseil fédéral à soutenir le mouvement démocratique en Iran. Plus de 17'000 personnes ont jusqu'à présent signé la lettre ouverte.

Protestations persistantes

Les protestations en Iran ont été déclenchées par la mort de Masha Amini, une jeune Kurde de 22 ans, en septembre. Elle avait été arrêtée par la police des moeurs iranienne pour n'avoir pas respecté les prescriptions relatives au port du foulard. Elle était décédée en détention.

Depuis sa mort, des milliers de personnes manifestent dans tout le pays contre la politique répressive du gouvernement et l'obligation de porter le foulard, imposée par le régime islamique. Selon des sources de l'opposition à l'étranger, 280 personnes seraient mortes et plus de 14'000 auraient été arrêtées lors des protestations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Lausanne

Le directeur général de la santé Gianni Saitta démissionne

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Gianni Saitta a aussi pris la tête de la task force "Impulsion", le plan de réduction des coûts du CHUV visant un retour à l'équilibre financier en 2028. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le directeur général de la santé vaudoise, Gianni Saitta, démissionne de ses fonctions. Le numéro 2 du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) de Rebecca Ruiz prendra le 1er mai prochain la tête du Centre hospitalier du Valais romand (CHRV). Il avait aussi été directeur des opérations ad intérim du CHUV de janvier à juin 2025.

M. Saitta avait d'abord été engagé à la direction générale de la santé (DGS) comme directeur financier, avant d'être désigné directeur général le 1er novembre 2023, en raison notamment de ses compétences en finances publiques et en management, indique jeudi le gouvernement vaudois dans un communiqué.

"Il s'est attelé à élaborer avec ses équipes et les partenaires de la DGS le plan stratégique de la santé publique 2025-2028, posant les fondations de ce qu’elle doit tendre à être dans les prochaines années", rappelle le Conseil d'Etat. "Il a également réorganisé certains pans de la DGS pour une plus grande efficience et une meilleure adéquation avec le plan stratégique", souligne-t-on.

Monsieur "Impulsion" du CHUV

"Ses qualités de manager et sa vision stratégique" ont amené le Conseil d'Etat à le nommer directeur des opérations ad intérim du CHUV de janvier à juin 2025, jusqu'à l'entrée en fonction de l'actuelle directrice. Il a aussi pris la tête de la task force "Impulsion", le plan de réduction des coûts du CHUV visant un retour à l'équilibre financier en 2028.

Auparavant, M. Saitta avait notamment été directeur de l'Union des communes vaudoises (UCV) et directeur du Service des finances et du pilotage de la performance de l'Association vaudoise d’aide et de soins à domicile (AVASAD).

Le Conseil d'Etat le remercie pour "sa disponibilité, son engagement sans faille au service de l'Etat, et pour sa détermination à faire avancer les dossiers". Le remplacement de Gianni Saitta, qui quittera ses fonctions à fin mars, fera l'objet d’une prochaine mise au concours, est-il encore précisé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

LVMH souhaite vendre sa maison horlogère Zenith (sources)

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Les rumeurs de vente de Zenith circulent depuis au moins deux ans (archives). (© KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO)

LVMH, propriétaire de Zenith, cherche un repreneur pour sa marque horlogère, ont indiqué jeudi des sources concordantes à AWP. Le groupe de luxe voudrait se défaire de la société en raison de ses importantes pertes financières.

"Le processus de vente de Zenith est en cours. Le 'due diligence' (examen approfondi de l'objet de la vente) est engagé depuis l'année dernière", a précisé une de ces sources proche du dossier, sans pouvoir donner d'indication sur la temporalité du rachat de la maison horlogère, sise au Locle dans le canton de Neuchâtel.

Cette source n'a pas souhaité préciser si LVMH négociait de façon exclusive avec un repreneur ou si plusieurs acquéreurs s'étaient profilés. "Dans ce genre de cas, soit le rachat se fait vite, soit il ne se fait pas", a-t-elle confié.

"Le dossier de vente est prêt. Il tourne auprès des banques d'investissement", a corroboré une autre source, tout en expliquant que LVMH gardait ce dossier confidentiel puisque la société du milliardaire français Bernard Arnault ne fait jamais d'annonce lorsqu'elle décide de céder un actif.

Les rumeurs de vente de Zenith circulent depuis au moins deux ans dans les ateliers de la manufacture locloise, a constaté l'agence AWP. Mais aucune démarche en ce sens n'avait jusqu'alors été confirmée.

"LVMH tâte certainement le terrain depuis un certain temps déjà", estime un analyste spécialiste du secteur horloger.

Les sources s'accordent également à dire que le directeur général de Zenith, Benoît de Clerck, en poste depuis 2024, va perdre ses fonctions "que la vente ait lieu ou pas", en raison des ventes sur le déclin de l'horloger.

Contactés par AWP, Zenith n'a pas réagi à ces informations et LVMH n'était pas disponible.

Des pertes "énormes"

Selon l'analyste, la marque essuie des pertes "énormes" depuis 25 ans, de l'ordre de 20 à 30 millions de francs par an, "hormis trois ou quatre années où elle était tout juste opérationnelle".

L'expert en horlogerie de la banque Vontobel, Jean-Philippe Bertschy, avertit de son côté que les chiffres qui circulent "doivent être pris avec des pincettes", vu que les revenus ne sont pas officiellement rendus publics. Il abonde néanmoins sur le fait que, depuis 2023, "les ventes sont en chute libre".

Le journaliste spécialisé en horlogerie Grégory Pons est très au fait des problèmes que connaissent les maisons purement horlogères de LVMH qui, outre Zenith, comprennent les marques TAG Heuer et Hublot. "Sur leur deuxième marché d'exportation, le Royaume-Uni, les ventes ont par exemple reculé de 36% en 2024, et cela a certainement été pire en 2025", illustre-t-il.

Départ imminent chez TAG Heuer

Au vu de ces résultats, les têtes tombent de façon presque frénétique. Chez TAG Heuer, "maison qui perd 40-50 millions de francs annuellement, soit 10% de ses revenus", le patron va également devoir quitter le navire, affirme M. Pons. "C'est imminent, cela se fera dans les prochaines semaines", assure-t-il à propos d' Antoine Pin, qui dirige la société chaux-de-fonnière depuis septembre 2024 seulement. TAG Heuer n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter.

"Sept dirigeants se sont succédé sur les douze dernières années. Ils ont été pieds et poings liés par une stratégie horlogère très questionnable et qui permet de douter sur l'avenir de ces marques".

Selon plusieurs spécialistes, la responsabilité de ces échecs à répétition incombe plutôt au fils de Bernard Arnault, Frédéric Arnault, qui a dirigé TAG Heuer de 2020 à 2024 et continuerait de s'imposer dans l'ombre. Il se serait notamment obstiné à vouloir investir dans les montres connectées, ce qu'ils décrivent comme "une erreur stratégique" pour laquelle la firme horlogère a investi entre 200 à 250 millions depuis 2015.

Certains d'entre eux sont même d'avis que LVMH, à plus long terme, planifie de se séparer de son secteur uniquement voué à l'horlogerie pour ne garder que les marques où les montres sont un produit accessoire, comme c'est le cas chez Bulgari, Chaumet ou Tiffany.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Crans-Montana: les dons de sang affluent suite au drame

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(Images d'archives - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Après l'incendie de Crans-Montana, de nombreux créneaux pour donner son sang dans le canton de Vaud et en Valais sont complets. La Croix-Rouge assure que l'approvisionnement en sang est actuellement assuré. Elle espère que cette vague de soutien s'inscrira dans la durée pour garantir un stock de sang constant.

Le drame de Crans-Montana ont poussé de très nombreuses personnes à donner leur sang. Une situation inédite dans le canton de Vaud et du Valais : presque tous les créneaux sont pris pour le mois à venir dans les cantons de Vaud et du Valais. Un élan de solidarité qui réjouit la Croix-Rouge. Elle ne lance toutefois par d’appel urgent aux dons car les stocks sont suffisants pour les patients de Crans-Montana comme l'explique Christine Gabella, directrice de Transfusion Interrégionale, la structure qui gère le don de sang pour les cantons Vaud, Valais et Berne.

Christine Gabella Directrice de Transfusion Interrégionale

Les appels non officiels se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Les créneaux pour donner son sang affiche complet pour les prochains jours et semaines, notamment dans le canton de Vaud. Une solidarité « importante et réconfortante » pour la directrice de Transfusion Interrégionale. Elle appelle toutefois les donneurs à prendre rendez-vous plus tard dans l’année pour garantir un stock de sang constant.

Christine Gabella Directrice de Transfusion Interrégionale

Cet élan de  solidarité est « importante et réconfortant » pour la directrice de Transfusion Interrégionale. Sa mission est aujourd’hui d'assurer l’approvisionnement sur la durée car le sang prélevé se conserve environ six semaines.

Christine Gabella Directrice de Transfusion Interrégionale

Toutes les informations pour donner son sang sont disponibles sur jedonnemonsang.ch

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Vaud

Engins pyrotechniques interdits dans les établissements publics

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Après le drame de Crans-Montana, le Canton de Vaud va renforcer les mesures sécuritaires dans les établissements de restauration et de divertissement en lien avec les normes incendie. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A la suite du drame de Crans-Montana, le Conseil d'Etat vaudois prend des mesures pour renforcer la sécurité dans les établissements publics. L'usage d'engins pyrotechniques à l'intérieur sera interdit. Les contrôles des normes incendie seront renforcés.

Le gouvernement annonce jeudi "différentes mesures urgentes afin de vérifier et garantir la sécurité de quelque 4000 établissements de restauration et de divertissement en lien avec les normes incendie", indique-t-il dans un communiqué. "Le but est de rassurer la population et répondre aux nombreuses interrogations qui ont émergé depuis le 1er janvier" et le drame de Crans-Montana.

"Un courrier sera envoyé aux communes pour leur rappeler les ressources à disposition afin de les appuyer dans leur qualité d'autorité de surveillance", écrit le gouvernement.

Soucieux de se doter d'un cadre légal clair et solide, le Conseil d'Etat souhaite également mener une analyse approfondie des réglementations cantonales en vigueur, ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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