International
Afghanistan: des gardes armés empêchent les jeunes femmes d'entrer dans les universités
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Des centaines de jeunes femmes ont été empêchées mercredi d'entrer dans les campus universitaires en Afghanistan. Cela au lendemain de la décision des autorités d'interdire désormais les études supérieures aux jeunes femmes, déjà privées d'enseignement secondaire.
Depuis l'accession au pouvoir des fondamentalistes islamistes, les femmes voient leur liberté de plus en plus restreintes malgré les condamnations internationales.
Des journalistes de l'AFP ont vu un groupe d'étudiants rassemblés devant les grilles fermées de l'entrée de l'université à Kaboul, également bloquée par des gardes armés, pour les empêcher d'y pénétrer.
"Nous avons tout perdu"
"Nous sommes condamnées, nous avons tout perdu", a indiqué une étudiante refusant d'être identifiée. Les hommes partageaient également la détresse des étudiantes.
"Cela illustre leur analphabétisme et leur ignorance dans l'islam ainsi que le peu de respect dans les droits humains", a indiqué un étudiant aussi sous couvert d'anonymat.
Mardi, les autorités talibanes ont annoncé que les universités afghanes étaient désormais interdites aux filles dans une lettre adressée à toutes les universités gouvernementales et privées du pays.
Le porte-parole du ministère, Zibullah Hashimi, qui a tweeté la lettre, a également confirmé la mesure pour une durée indéterminée, auprès de l'AFP. Aucune explication n'a été fournie pour le moment pour justifier cette décision. Les universités sont fermées en raison des vacances d'hiver et devraient rouvrir leurs portes en mars.
"Ils ont enterré nos rêves"
"Non seulement moi, mais tous mes amis sont sans voix. Nous n'avons pas de mots pour exprimer nos sentiments. Tout le monde pense à l'avenir inconnu qui l'attend", a réagi Madina, une étudiante sous couvert d'anonymat. "L'espoir nous a été enlevé. Ils ont enterré nos rêves", a commenté désespérée l'étudiante auprès de l'AFP.
Après la prise de contrôle du pays par les talibans en août 2021, les universités ont été contraintes d'adopter de nouvelles règles, notamment pour séparer filles et garçons pendant les heures de classe. La gent féminine était autorisée à recevoir des cours, mais seulement s'ils étaient enseignés par des femmes ou des hommes âgés.
Toujours plus de mesures liberticides
Cette nouvelle interdiction intervient moins de trois mois après que des milliers de filles et de femmes ont passé les examens d'entrée à l'université dans tout le pays.
Nombre d'entre elles aspiraient à choisir entre des carrières d'ingénieur ou de médecin, bien que privées d'accès aux écoles secondaires.
A leur retour au pouvoir après 20 ans de guerre avec les Américains et les forces de l'Otan, les talibans avaient promis de se montrer plus souples, mais ils sont revenus à l'interprétation ultra-rigoriste de l'islam qui avait marqué leur premier passage au pouvoir (1996-2001).
Depuis 16 mois, les mesures liberticides se sont multipliées en particulier à l'encontre des femmes qui ont été progressivement écartées de la vie publique et exclues des collèges et lycées. "Nous sommes condamnées, chaque jour. Alors que nous espérions progresser, on nous met à l'écart de la société", a déploré mardi Reha, une autre étudiante.
Bannies des emplois publics
Dans une volte-face inattendue, le 23 mars, les talibans avaient refermé les écoles secondaires quelques heures à peine après leur réouverture annoncée de longue date.
Divers membres du pouvoir avaient déclaré qu'il n'y avait pas assez d'enseignants ou d'argent, mais aussi que les écoles rouvriraient une fois qu'un programme d'enseignement islamique aurait été élaboré.
En plus d'être privées d'étudier, les femmes sont également bannies de la plupart des emplois publics ou payées une misère pour rester à la maison. Elles n'ont pas le droit non plus de voyager sans être accompagnées d'un parent masculin et doivent se couvrir d'une burqa ou d'un hijab lorsqu'elles sortent de chez elles.
En novembre, les talibans leur ont également interdit d'entrer dans les parcs, jardins, salles de sport et bains publics.
Manifestations risquées
Les manifestations de femmes sont devenues risquées. De nombreuses manifestantes ont été arrêtées et les journalistes sont de plus en plus empêchés de couvrir ces rassemblements.
La communauté internationale a lié la reconnaissance du régime taliban et l'aide humanitaire ainsi que financière, dont l'Afghanistan a absolument besoin, au respect par les talibans des droits humains, en particulier ceux des femmes à être éduquées et à travailler.
Les Etats-Unis ont condamné mardi dans les "termes les plus fermes" une décision "barbare" qui aura des "conséquences significatives pour les talibans", a prévenu le porte-parole du département d'Etat américain, Ned Price.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit "profondément alarmé". "Le refus de l'éducation non seulement viole l'égalité des droits pour les femmes et les filles, mais aura un impact dévastateur sur l'avenir du pays", assure son porte-parole Stéphane Dujarric dans un communiqué.
De son côté, le Pakistan s'est dit "déçu" par la décision de son voisin. Son ministre des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari, a cependant estimé que la meilleure approche "malgré de nombreux revers en matière d'éducation des femmes et d'autres choses, passe par Kaboul et par le gouvernement provisoire".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
La chanteuse Bonnie Tyler est sortie du coma
La chanteuse britannique Bonnie Tyler, star des années 80, est sortie du coma. Son état reste toutefois très sérieux et elle se trouve toujours en soins intensifs dans un hôpital au Portugal, a indiqué son agent.
L'interprète du tube "Total Eclipse of the Heart" avait été placée début mai dans un coma artificiel après avoir subi une opération intestinale en urgence à l'hôpital de Faro, où elle possède une résidence secondaire. La chanteuse connue pour sa voix rocailleuse et sa chevelure blonde est âgée de 75 ans.
"Bonnie n'est plus dans le coma, mais son état reste très grave et elle est toujours en soins intensifs dans un hôpital au Portugal", a indiqué son entourage dans un communiqué sur le site internet de la star.
"Bien que son état s'améliore, le processus est lent. Ses médecins restent confiants quant à son rétablissement complet, mais cela prendra du temps", ajoute le communiqué.
Tournée annulée
La chanteuse devait entamer le 22 mai une tournée notamment en Allemagne, en Autriche et au Royaume-Uni, avec une date en Suisse, le 9 novembre à Zurich. Les spectacles prévus cet été sont annulés ou, "dans la mesure du possible", reportés à l'année prochaine. "A l'heure actuelle, nous gardons toutefois l'espoir que nos spectacles d'automne pourront avoir lieu", ajoute l'entourage de la chanteuse.
De son vrai nom Gaynor Hopkins, Bonnie Tyler est née en 1951 au Pays de Galles. Elle se fait connaître à la fin des 1970 avec des titres comme "It's a Heartache". Mais c'est le tube "Total Eclipse of the Heart", sorti en 1983, qui fait d'elle une sensation dans le monde entier et se classe numéro 1 des charts dans de nombreux pays. Cette chanson a dépassé le milliard d'écoutes sur Spotify au début 2026.
Elle a aussi connu le succès avec "Holding Out for a Hero" (1984), sur la bande-originale du film "Footloose". Elle a été récompensée par la reine Elisabeth II, peu avant la mort de cette dernière en septembre 2022. Le roi Charles III lui a ensuite remis la médaille de l'Ordre de l'Empire britannique (MBE) en 2023 pour services rendus à la musique.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Hervé Renard nouveau sélectionneur de la Tunisie
Hervé Renard dirigera la Tunisie pour le reste de la Coupe du monde. Le président de la Fédération tunisienne a officialisé mardi l'arrivée du technicien français.
Si Mondher Kebaier avait été nommé pour assurer l'intérim dans un premier temps, c'est finalement Hervé Renard qui devient sélectionneur de la Tunisie. Cette décision résulte de la déroute des Aigles de Carthage contre la Suède (5-1) dimanche, lors de leur entrée en lice dans la compétition.
"Le président de la Fédération tunisienne de football Moez Nassari a annoncé qu'un accord officiel avait été conclu avec l'entraîneur français Hervé Renard pour qu'il prenne les rênes de l'équipe nationale de football jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2026", a annoncé la télévision publique tunisienne.
"Renard arrivera mardi à Monterrey où il dirigera la première séance d'entraînement avec l'équipe" basée au Mexique durant ce Mondial, a ajouté le média officiel.
Le natif d'Aix-les-Bains a notamment dirigé l'Arabie Saoudite lors du dernier Mondial, où les Saoudiens avaient créé la surprise en battant l'Argentine, future championne du monde, 2-1. Il a également été sélectionneur du Maroc et de la Côte d'Ivoire, entre autres nations africaines.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
IA: statu quo entre Anthropic et l'administration Trump
La start-up américaine d'intelligence artificielle (IA) Anthropic a rencontré lundi de hauts responsables de l'administration Trump sans obtenir le rétablissement de ses modèles les plus puissants.
Des responsables techniques de l'entreprise se sont entretenus au ministère du Commerce des restrictions à l'exportation imposées vendredi, qui ont contraint Anthropic à mettre hors ligne ses derniers modèles, Fable 5 et Mythos 5.
Ce retrait forcé d'un modèle de pointe par un gouvernement, une première, a suscité une vague de critiques et d'interrogations, aux Etats-Unis comme à l'étranger.
Les discussions n'ont pas levé les restrictions à ce stade, selon une source proche des tractations.
"Les deux parties travaillent rapidement à résoudre la situation", a déclaré un porte-parole d'Anthropic, soulignant l'engagement de l'entreprise à oeuvrer "aux côtés de l'administration" pour "protéger les infrastructures critiques américaines et l'avance des Etats-Unis en matière de cyberdéfense".
Ce vocabulaire, proche de celui de l'administration Trump, marque une inflexion conciliante de l'entreprise. Vendredi, elle avait jugé exagérées les craintes de l'exécutif américain, avec qui elle entretient une relation conflictuelle ancienne.
La directive, invoquant la sécurité nationale, interdit à tout ressortissant étranger, y compris les salariés d'Anthropic, d'utiliser les deux modèles, ce qui a forcé l'entreprise à en couper l'accès pour tous.
Elle fait suite à des mises en garde de dirigeants du secteur, dont le PDG d'Amazon Andy Jassy, par ailleurs investisseur d'Anthropic et partenaire de son rival OpenAI, qui a alerté l'administration sur des failles de sécurité détectées.
L'intervention tranche avec la posture de l'administration, jusqu'ici dominée par les opposants à toute régulation de l'IA, qui y voient un frein à l'innovation, en pleine compétition avec la Chine.
Début juin, le président Donald Trump a toutefois signé un décret instaurant un examen fédéral facultatif des modèles les plus avancés avant leur commercialisation.
Une source proche de l'entreprise a précisé à l'AFP avoir collaboré avec le gouvernement et obtenu son approbation avant de rendre publics ces modèles, le 9 juin, trois jours avant les restrictions.
Vendredi, l'entreprise avait assuré que seules des vulnérabilités mineures de son modèle étaient en cause dans cette affaire, détectables avec d'autres modèles publics de ses concurrents.
Les restrictions imposées à Anthropic surviennent quelques mois après la rupture de ses contrats avec le Pentagone, à la suite de son refus de voir sa technologie servir à la surveillance de masse ou à des armes autonomes. Anthropic avait été désignée comme une entité posant un risque pour la sécurité nationale, un statut jusque-là réservé à des entreprises étrangères.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth s'est félicité, samedi sur X, des nouvelles mesures contre l'entreprise, estimant que "chaque jour qui passe prouve" que la rupture décidée par le Pentagone était la bonne.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
L'Iran et la Nouvelle-Zélande dos à dos
La Nouvelle-Zélande et l'Iran ne sont pas parvenus à se départager lundi lors de leur baptême du feu dans le Mondial 2026. Les deux équipes ont fait match nul 2-2 lundi à Los Angeles.
Après des semaines d'incertitudes et de polémiques autour de l'obtention d'un visa d'entrée pour les Etats-Unis, la sélection iranienne a finalement pu disputer le premier de ses trois matches de la phase de groupe planifié sur le sol américain. Pour son entrée en matière, elle faisait face à la plus faible de cette Coupe du monde, du moins selon le classement FIFA (réd. la Nouvelle-Zélande y figure au 85e rang, l'Iran au 20e).
Les Kiwis ont rapidement ouvert la marque à la 6e grâce à un tir à bout portant d'Elijah Just. Discrète jusqu'alors, la "Team Melli" est parvenue à semer le trouble dans la défense des Océaniens à la 32e, lorsque le vétéran de 36 ans Ramin Razaeian a égalisé d'une reprise de l'extérieur du pied.
Dans cette rencontre décousue, Just a réalisé le doublé à la 54e pour permettre à l'équipe à la fougère argentée de reprendre les devants. Huit minutes plus tard, Mohammad Mohebi a ramené le score à deux partout d'une tête imparable pour le portier néo-zélandais Max Crocombe.
A la faveur du match nul 1-1 entre l'Egypte et la Belgique, toutes les équipes sont à égalité dans le groupe G avec un point. Dimanche, l'Iran reviendra à Los Angeles pour y affronter la Belgique, tandis que la Nouvelle-Zélande croisera le fer avec l'Egypte à Vancouver.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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