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Le Kremlin ne voit "aucune volonté d'écouter la Russie"

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"Notre but, ce n'est pas de faire tourner le conflit comme un volant d'inertie, mais, au contraire, de terminer cette guerre et nous aspirons à cela", a affirmé le président russe Vladimir Poutine lors d'un conférence de presse. (© KEYSTONE/AP/Vladimir Gerdo)

Le Kremlin a dénoncé jeudi une absence de "volonté d'écouter la Russie" après la visite aux Etats-Unis du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Vladimir Poutine a affirmé vouloir que le conflit se termine "le plus tôt" possible.

Sur le chemin du retour dans son pays, M. Zelensky a rencontré le chef de l'Etat polonais Andrzej Duda en Pologne, avant d'arriver en Ukraine quelques heures plus tard.

"Nous revenons de Washington avec de bons résultats. Avec quelque chose qui va vraiment aider", s'est-il félicité dans une vidéo tournée en Pologne, évoquant la livraison d'un système de missiles américain Patriot, que Kiev réclamait depuis des mois.

Poutine dit veut mettre fin au conflit

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a balayé les bénéfices pour l'Ukraine de ce "système assez vieux". "Nos opposants partent du principe que c'est une arme défensive. Très bien, on va garder ça à l'esprit. Et il existe toujours un antidote", a-t-il affirmé.

"C'est seulement un moyen de prolonger le conflit, c'est tout", a dit M. Poutine, qui a toutefois affirmé vouloir mettre un terme rapidement aux combats en Ukraine. "Nous nous efforcerons de faire en sorte que cela se termine. Et le plus tôt sera le mieux, bien sûr", a-t-il assuré.

A Washington, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a réagi à cette déclaration en estimant que le Kremlin n'avait manifesté aucune volonté "significative" de mettre fin à cette guerre. "Fondamentalement aujourd'hui, la Russie n'a manifesté aucun intérêt (à s'engager) dans une diplomatie significative" pour mettre fin à la guerre, a-t-il déclaré.

Voyage à Washington

En Pologne, lors de son entrevue avec M. Duda, le président Zelensky a dit avoir évoqué avec lui les événements de l'année écoulée mais aussi "discuté des plans stratégiques pour l'avenir, des relations bilatérales et des interactions au niveau international en 2023".

Mercredi, pendant son déplacement à Washington, son premier à l'étranger depuis le début de l'offensive russe en février, le président ukrainien a été reçu en héros, s'entretenant avec son homologue Joe Biden et prononçant un discours sous les applaudissements des parlementaires américains.

Il a également engrangé la promesse d'une enveloppe massive de soutien de près de 45 milliards de dollars et de nouvelles livraisons d'armes.

"Les préoccupations de la Russie"

"Jusqu'à présent, nous pouvons constater avec regret que ni le président Biden, ni le président Zelensky n'ont dit quoi que ce soit qui puisse être perçu comme une volonté potentielle d'écouter les préoccupations de la Russie", a réagi jeudi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Selon lui, il n'y a pas eu au cours de cette visite de "véritables appels à la paix" ou de "mises en garde" américaines à M. Zelensky contre "la poursuite du bombardement des immeubles d'habitation dans les zones peuplées du Donbass", une région de l'est de l'Ukraine en partie contrôlée par des séparatistes prorusses.

"Cela montre que les Etats-Unis poursuivent leur ligne de guerre de facto et indirecte avec la Russie, jusqu'au dernier Ukrainien", a ajouté le porte-parole.

Mercredi, le jour de la visite de Volodymyr Zelensky aux Etats-Unis, le Kremlin avait averti que de nouvelles livraisons d'armes américaines à l'Ukraine n'auraient pour effet que d'"aggraver" le conflit.

M. Zelensky avait quant à lui affirmé que l'aide occidentale à son pays était un "investissement dans la sécurité mondiale et la démocratie", et "pas de la charité".

A Rome, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a par ailleurs affirmé vouloir se rendre en Ukraine au début de 2023.

Bombardements d'infrastructures

Sur le terrain, la Russie a subi ces derniers mois d'importants revers. En réaction, elle a opté à partir d'octobre pour une tactique de bombardements massifs des infrastructures ukrainiennes, privant des millions de personnes d'électricité, d'eau et de chauffage en plein hiver.

Ces coupures ont notamment touché la capitale, Kiev, où la situation énergétique restait "difficile" jeudi, selon le chef de son administration militaire, Serguiï Popko.

Pour endiguer la dynamique de Kiev, Washington a par ailleurs affirmé jeudi que le groupe paramilitaire Wagner, présent en Ukraine, avait reçu "le mois dernier" une livraison d'armement en provenance de Corée du Nord, au point de devenir bientôt une puissance "rivale" de l'armée régulière russe.

Inspection en Ukraine

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, s'est rendu pour une inspection des positions russes en Ukraine, a annoncé jeudi son ministère, sans préciser le lieu exact ou la date de ce déplacement. Il était déjà allé dans la zone de l'"opération spéciale" quelques jours auparavant, signe d'une volonté d'un contrôle plus étroit de Moscou de ses militaires sur place.

Le chef d'état-major, Valéri Guerassimov, a de son côté confirmé que l'objectif des forces russes en Ukraine était désormais la conquête de la totalité de la région industrielle de Donetsk. Il a dit constater une "stabilisation" de la ligne de front, longue de 815 kilomètres selon lui.

Dans l'Est, l'ex-patron de l'agence spatiale russe Roscosmos, Dmitri Rogozine, a été blessé dans une attaque ukrainienne contre un hôtel de Donetsk, un des fiefs des séparatistes prorusses. Pour Moscou, cette frappe, dans laquelle plusieurs autres personnes ont été touchées, parfois mortellement, a "probablement" été effectuée à l'aide d'un canon français Caesar, dont plusieurs exemplaires ont été livrés à l'Ukraine.

Dans la région de Kherson (sud), un chef d'une localité ukrainienne sous contrôle russe a par ailleurs été tué jeudi dans un attentat à la bombe, selon l'administration russe d'occupation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Coup porté "au coeur" de la DZ Mafia en France

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La DZ Mafia brasse des sommes gigantesques avec la drogue (illustration). (© KEYSTONE/EPA/ORLANDO BARRIA)

Les autorités ont frappé fort contre la DZ Mafia lors d'une opération inédite qui s'est soldée par 26 mises en examen dont deux rappeurs et un avocat même si "ce n'est pas la fin" de ce groupe criminel puissant dans le sud. Les caïds ont accumulé des sommes énormes.

Ce coup de filet, mené par quelque 900 gendarmes, est l'issue d'une vaste enquête, ouverte début 2024. Elle est destinée à attaquer "le coeur" de la DZ Mafia qui est tout sauf "une construction policière ou journalistique" et qui outre le trafic de drogue dispose désormais d'une "branche armée capable de projeter des équipes commando en différents points du territoire pour défendre les intérêts de l'organisation", a expliqué le procureur de Marseille, Nicolas Bessone lors d'un point presse.

Sur une quarantaine de personnes interpellées dans six départements en début de semaine, 26 ont finalement été mises en cause et 15 placées en détention provisoire. Dans le total figurent 9 femmes témoignant d'une "véritable féminisation du narcobanditisme" et 20 sont originaires de la région marseillaise.

Une hydre

Cinq personnes, parmi lesquelles les trois chefs présumés du clan Amine O., Gabriel O. et Mahdi Z., étaient déjà détenues dont quatre le sont dans les prisons de haute sécurité. Avec loi sur le narcotrafic, ces dirigeants présumés sont poursuivis par la nouvelle qualification de "participation à une organisation criminelle".

Pour le colonel Olivier Leblanc, commandant de la Section de recherches de Marseille, "c'est un coup supplémentaire" mais "il serait bien présomptueux de dire que c'est la fin" de ce groupe qui fonctionne telle une hydre sans hiérarchie claire mais avec des personnes qui s'agrègent en prison et à l'extérieur.

L'opération d'envergure a permis de mettre au jour plusieurs phénomènes qui se dessinaient au cours des enquêtes: la capacité du groupe criminel à pouvoir corrompre, disposant d'une surface financière exceptionnelle puis sa diversification dans ses activités telles que l'extorsion de commerces ou de rappeurs "sous couvert de labels de production musicale".

Fait rare, un avocat lyonnais a été écroué à l'isolement, selon des sources proches de l'enquête et pénitentiaire. Il est soupçonné d'avoir été corrompu, permettant à un des chefs présumés de la DZ Mafia de communiquer avec l'extérieur depuis une des prisons de haute sécurité voulues par le gouvernement pour entraver les narcotrafiquants qui pilotaient leurs activités alors qu'ils sont détenus.

300'000 euros de bénéfice par mois

"Des proches d'un cadre dirigeant de la DZ détenaient depuis plusieurs mois une ligne frauduleusement enregistrée comme étant celle d'un avocat", selon le procureur. Ce détenu, incarcéré au quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) et de Condé-sur-Sarthe (Orne) a pu aussi délivrer des instruction via des courriers de son avocat soumis au secret professionnel ou via son ordinateur.

Contacté, son conseil n'a pas voulu réagir. Le bâtonnier du Barreau de Lyon, Hubert Mortemard de Boisse, a lui annoncé avoir saisi le Conseil de l'ordre "pour qu'il prononce l'interdiction d'exercice de ce confrère" qui a franchi "des lignes rouges" appelant auprès de l'AFP à ne "pas faire d'amalgame" avec l'ensemble des avocats.

Deux rappeurs sont également mis en cause: Dika mis en examen et placé sous contrôle judiciaire et KITKVT, lui placé en détention provisoire.

Issu de la place marseillaise, Dika apparaît dans les années 2010 et compte quelques millions de vues sur YouTube. Il a signé des featuring notamment avec Naps ou Alonzo.

La DZ Mafia, nom qui fait référence à l'Algérie, est un groupe criminel qui domine actuellement le marché de la drogue à Marseille et s'étend le long du Rhône et ailleurs en France. Ce nom a émergé lors du bain de sang à Marseille en 2023 lié notamment à la guerre l'opposant au clan Yoda qu'il a supplanté.

Aujourd'hui, la région marseillaise connaît un calme rarement éprouvé en raison du monopole opéré par la DZ Mafia.

Cette opération a aussi permis des saisies de 4 millions, 12 biens immobiliers et des objets de luxe. Et il a été établi par les enquêteurs que chaque cadre dirigeant accumulait "un bénéfice net estimé à 300'000 euros par mois": "des sommes considérables qui ne sont pas flambées mais totalement réinvesties ou blanchies", expliquant ainsi "la pérennité et l'expansion de cette organisation", selon Nicolas Bessone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Iran: au moins 56 musées et sites historiques endommagés

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Le Palais du Golestan a été endommagé dès les premiers jours de la guerre (Archives). (© KEYSTONE/AP)

Le ministère iranien du Patrimoine culturel et du Tourisme a fait état samedi de dégâts sur au moins 56 musées et sites historiques à travers l'Iran, au 15e jour de guerre. L'Unesco s'en est alarmé, évoquant d'autres sites menacés en Israël ou au Liban.

A Téhéran, les bombardements israélo-américains ont endommagé dès les premiers jours le palais du Golestan, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ce site, parfois comparé à Versailles, est l'un des plus anciens de la capitale iranienne et servait de résidence à la dynastie royale Qadjar (1789-1925).

Selon le ministère iranien du Patrimoine culturel, la province de Téhéran est celle qui compte le plus de monuments endommagés (19), à des degrés divers.

A Ispahan, dans le centre du pays, la place Naqsh-e-Jahan, un joyau architectural construit au XVIIe siècle et entouré de mosquées, d'un palais et d'un bazar historique, a notamment subi des dégâts.

A Bouchehr, cité portuaire sur le Golfe, plusieurs demeures ont été touchées dans le quartier historique de port Siraf, qui compte nombre de bâtisses centenaires ou bicentenaires.

L'organisation onusienne Unesco s'est alarmée vendredi des dégâts et risques pour le patrimoine face au déluge de frappes aériennes, missiles et drones au Moyen-Orient, évoquant des sites historiques en Iran, en Israël et au Liban déjà endommagés et des centaines d'autres potentiellement menacés par la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le super-G prévu samedi a été annulé

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Les conditions météo empêchent la tenue du super-G samedi à Courchevel (© KEYSTONE/AP/Giovanni Auletta)

Le super-G programmé samedi dès 11h à Courchevel a été annulé, ont annoncé les organisateurs vers 10h. Les chutes de neige et le brouillard empêchent la tenue de cette course.

Tout va être mis en oeuvre pour que le super-G prévu dimanche à 10h45 dans la station française puisse se disputer, souligne le communiqué. Mais la neige devrait continuer à tomber tout au long de la journée de samedi, précise-t-on.

Ce super-G, qui devait remplacer celui annulé le 1er mars à Garmisch-Partenkirchen, ne sera de toute manière pas remplacé au calendrier. Il reste donc normalement deux courses à disputer dans la discipline dans cette Coupe du monde 2025/26, le dernier étant fixé au 22 mars dans le cadre des finales.

Leader du classement de super-G après six épreuves, Marco Odermatt voit donc ses chances de conquérir un quatrième globe consécutif dans la spécialité augmenter encore. Leader avec 158 points d'avance sur son dauphin Vincent Kriechmayr, il pourra se contenter d'un 5e rang dimanche. Et une nouvelle annulation lui offrirait ce globe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Une première pole pour Antonelli à Shanghai

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Kimi Antonelli a décroché samedi sa première pole dans un GP de F1 (© KEYSTONE/AP/Vincent Thian)

Kimi Antonelli (Mercedes) a signé la pole position du GP de Chine samedi à Shanghai. L'Italien a devancé de 0''222 son coéquipier George Russell lors de la troisième partie des qualifications.

Les Flèches d'Argent continuent donc d'impressionner en ce début de saison. L'écurie Mercedes, qui a signé le doublé dimanche passé en Australie dans la première course de la saison, a placé ses deux pilotes en première ligne à Shanghai, comme elle l'a fait pour le sprint en Chine et comme elle l'avait fait à Melbourne.

Mais c'est Kimi Antonelli qui a cette fois-ci pris le dessus. L'Italien, qui aura 20 ans en août prochain, est devenu le plus jeune pilote de l'histoire de la F1 à décrocher une pole position. Il bat ainsi un record détenu depuis 2008 par Sebastian Vettel, qui avait déjà 21 ans à l'heure d'obtenir sa première position de pointe.

Antonelli a su profiter des malheurs de George Russell, vainqueur en Australie ainsi que dans le sprint à Shanghai. Le Britannique, victime d'un problème de moteur, a dû rentrer prématurément au stand en début de Q3. Il a pu ressortir au dernier moment, mais a tout de même réalisé le 2e temps sur son unique tour chronométré.

La deuxième ligne sur la grille sera occupée par les Ferrari de Lewis Hamilton (3e à 0''351) et de Charles Leclerc (4e à 0''364). Les McLaren d'Oscar Piastri (5e à 0''486) et du champion du monde en titre Lando Norris (6e à 0''544) se partageront la troisième ligne. Max Verstappen (Red Bull/8e) a concédé près d'une seconde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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