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Le principal poste frontière a rouvert au Kosovo

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Le Kosovo, ex-province serbe, a déclaré son indépendance en 2008, mais la Serbie ne la reconnaît pas. Ici, la frontière fermée de Merdare, entre le Kosovo et la Serbie (archives). (© KEYSTONE/AP/Visar Kryeziu)

Le principal poste-frontière entre la Serbie et le Kosovo a rouvert jeudi, signalant un mouvement vers une baisse des tensions qui ont suscité des appels internationaux à apaiser l'une des pires crises de ces dernières années dans cette région.

Après le démantèlement d'un barrage du côté serbe du poste-frontière de Merdare, la police du Kosovo a confirmé "le retour à la normale" et la réouverture de ce poste, fermé la veille, principal point de passage avec la Serbie.

Des images de la télévision d'Etat serbe RTS ont montré des files de voitures et de camions formées du côté serbe. Selon RTS, la Serbie a levé l'état d'alerte renforcée dans lequel elle avait placé ses troupes lundi soir.

Des Serbes au Kosovo ont de leur côté commencé à démanteler jeudi le plus grand barrage routier, érigé à Rudare, près de la ville de Mitrovica, en déplaçant de premiers camions parmi la dizaine qui avaient été positionnés en travers de la route, selon un correspondant de l'AFP.

Le démantèlement d'autres barrages routiers a également commencé sur d'autres sites et devrait s'achever jeudi soir, a rapporté de son côté RTS.

Mercredi soir, après un appel à la désescalade lancé aux deux parties par Washington et l'Union européenne, le président serbe Aleksandar Vucic a annoncé le démantèlement par la minorité serbe du Kosovo des barrages installés depuis près de trois semaines.

La méfiance demeure

"Les barricades seront démantelées mais la méfiance demeure", a dit M. Vucic durant une rencontre avec des représentants des Serbes du Kosovo près de la frontière kosovare, selon des propos cités par RTS.

Dans un geste manifestement destiné à apaiser les tensions, un tribunal de Pristina avait auparavant ordonné mercredi la remise en liberté et le placement en résidence surveillée d'un ex-policier serbe, Dejan Pantic, dont l'arrestation avait déclenché la colère de la minorité serbe.

Jeudi matin, la situation dans le Nord du Kosovo était calme, avec des patrouilles des forces internationales de maintien de la paix selon un correspondant de l'AFP. A Mitrovica, deux camions utilisés pour bloquer un pont avaient brûlé durant la nuit. La cause du sinistre était inconnue.

A Rudare près de Mitrovica, une dizaine de manifestants se trouvaient toujours sur un barrage et ont fait part de leur mécontentement à l'idée de le retirer. "Cela n'a aucun sens, nous nous sommes battus pour des droits qui n'ont pas été obtenus, nous nous sentons trahis", a dit à l'AFP l'un d'eux, âgé de 25 ans, qui n'a pas voulu donner son nom.

Circulation bloquée

Depuis le 10 décembre, plusieurs centaines de membres de la minorité serbe ont érigé des barrages dans le Nord du Kosovo pour protester contre l'arrestation du policier serbe, paralysant la circulation vers deux postes frontaliers avec la Serbie.

La première ministre serbe Ana Brnabic avait jugé la semaine dernière que la situation dans cette région était "au bord du conflit armé".

La police kosovare et les forces internationales de maintien de la paix ont subi plusieurs attaques impliquant des armes à feu.

Le Kosovo, ex-province serbe, a déclaré son indépendance en 2008, une décennie après une guerre meurtrière entre forces serbes et rebelles albanais. Mais la Serbie ne la reconnaît pas.

Belgrade encourage la minorité serbe - environ 120'000 personnes sur 1,8 million d'habitants du Kosovo - à refuser toute loyauté à Pristina au moment où les autorités kosovares veulent asseoir leur souveraineté sur l'ensemble du territoire.

La diplomatie a prévalu

Début novembre, des centaines de policiers serbes intégrés à la police kosovare, ainsi que des juges, procureurs et autres fonctionnaires avaient quitté leurs postes en masse pour protester contre une décision de Pristina, désormais suspendue, d'interdire aux Serbes vivant au Kosovo d'utiliser des plaques d'immatriculation délivrées par la Serbie.

Dans un tweet, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a salué le démantèlement des barrages, déclarant que "la diplomatie a prévalu dans la désescalade des tensions dans le nord du Kosovo".

"La violence ne peut jamais être une solution", a-t-il tweeté, soulignant la nécessité d'un "progrès urgent" dans le dialogue facilité par l'UE entre Belgrade et Pristina.

De son côté, le premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, s'est dit satisfait des derniers développements. "C'est encore mieux que cela se fasse sans l'intervention de notre police", a-t-il déclaré devant des journalistes.

"Il suffirait d'une balle perdue"

Selon l'analyste politique serbe Aleksandar Popov, les tensions sont si élevées au Kosovo qu'"il suffirait d'une balle perdue" pour renverser le cours des événements. Il a néanmoins qualifié la dernière crise en date de "conflit contrôlé" et de bras de fer entre Belgrade et Pristina pour contrôler le Nord.

"Pristina a donné aux Serbes des raisons de protester en procédant à des arrestations, les barrages ont été orchestrés par Belgrade et les forces internationales pour prévenir l'escalade", a-t-il estimé auprès de l'AFP. "Dès que cela a semblé devenir hors contrôle, l'Occident a utilisé des moyens diplomatiques pour faire cesser toute l'affaire".

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont appelé conjointement mercredi à une "désescalade sans condition", exhortant les deux parties à "s'abstenir de toute provocation, menaces ou intimidations". La Russie, elle, a réaffirmé son soutien à Belgrade.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Corée du Nord: Kim veut renforcer la première ligne contre le Sud

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La Corée du Nord et la Corée du Sud sont techniquement toujours en guerre depuis leur conflit de 1950-1953, conclu sur un armistice et non un traité de paix (archives). (© KEYSTONE/AP/AHN YOUNG-JOON)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a appelé à renforcer les unités militaires de première ligne face à "l'ennemi juré" sud-coréen, rapporte lundi KCNA. Malgré des tentatives d'apaisement de Séoul, Pyongyang rejette systématiquement la main tendue du Sud.

Kim Jong-un a "présenté des plans pour [...] renforcer les unités de première ligne et d'autres unités majeures sur les plans militaire et technique", afin d'améliorer ses capacités de "dissuasion", selon une dépêche de l'agence de presse nord-coréenne KCNA.

"Il a souligné que les commandants à tous les échelons de l'armée devaient continuer à affiner leur [...] vision de l'ennemi juré", est-il ajouté dans le texte faisant visiblement référence à la Corée du Sud. Les deux pays voisins sont techniquement toujours en guerre depuis leur conflit de 1950-1953, conclu sur un armistice et non un traité de paix.

Malgré les volontés d'apaisement du président sud-coréen élu l'an dernier, Pyongyang rejette systématiquement les mains tendues de Séoul.

Match de football

Kim Jong-un a également évoqué la politique d'Etat de "défense territoriale concernant le renforcement des unités de première ligne à la frontière sud et la transformation de la ligne de démarcation en une forteresse imprenable".

En dépit de cette nouvelle annonce de durcissement militaire, une rare éclaircie se dessine depuis l'arrivée dimanche en Corée du Sud d'une équipe de football féminine nord-coréenne. Une telle visite sportive ne s'était pas produite en près de huit ans.

Le Naegohyang FC affrontera mercredi les Sud-Coréennes du Suwon FC en demi-finale de la Ligue des champions asiatique lors d'un match à guichets fermés. Des associations du Sud, financées par Séoul, prévoient de soutenir les deux équipes, la traversée de la frontière étant interdite aux supporters du Nord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Liban: un chef du Djihad islamique tué dans une frappe israélienne

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Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels (archives). (© KEYSTONE/EPA/ATEF SAFADI)

Un tir de missile israélien visant un appartement dans l'est du Liban a coûté la vie à un chef du Djihad islamique ainsi qu'à fille de 17 ans, a annoncé dimanche soir l'agence de presse libanaise. Six autres personnes ont été tuées dans le reste du pays le même jour.

Les secouristes fouillaient les décombres à la recherche de survivants de l'explosion survenue dans la nuit à la périphérie de la ville de Baalbek, a précisé l'agence de presse libanaise ANI.

L'armée israélienne avait appelé à l'évacuation de plusieurs villages, parfois situés à des dizaines de kilomètres de la frontière israélo-libanaise et qui avaient déjà fait l'objet d'avertissements la veille.

D'après un bilan préliminaire du ministère libanais de la santé, trois personnes sont mortes à Tayr Felsay et deux à Tayr Debba, dont un enfant dans chaque localité. Une quinzaine de personnes ont été blessées dans la série de frappes visant le sud du pays, a précisé cette source.

Les Etats-Unis avaient pourtant annoncé vendredi, lors d'une deuxième journée de pourparlers entre Israël et le Liban à Washington, la prolongation de 45 jours d'une trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Le Hezbollah rejette les négociations, les premières depuis des décennies entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques. Elles portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du groupe, que celui-ci refuse.

Des centaines de morts

Israël, qui occupe une partie du sud du Liban, "protège les communautés israéliennes, mais combat aussi un ennemi qui tente d'être plus malin que nous", a déclaré le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, au début de la réunion hebdomadaire de son gouvernement.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût, pour viser les forces israéliennes. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", a affirmé M. Netanyahou, à propos de ces drones pilotés à distance.

Un responsable militaire israélien a déclaré que l'organisation chiite avait tiré environ 200 projectiles sur Israël et sur les troupes israéliennes au Liban au cours du week-end. Le Hezbollah a revendiqué dimanche plusieurs attaques contre les soldats dans le sud du Liban.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Près de 3000 personnes ont été tuées et plus d'un million d'autres ont été déplacées depuis lors, selon les chiffres officiels.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels. Au total, 21 Israéliens ont été tués au Liban - 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée - depuis le début mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hantavirus: l'OMS maintient son évaluation de "risque faible"

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Le navire de croisière MV Hondius doit accoster aux Pays-Bas lundi avec le reste de son équipage (archives). (© KEYSTONE/AP/Arilson Almeida)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenu dimanche son évaluation de "risque faible" au sujet du foyer d'hantavirus apparu à bord du navire du bateau MV Hondius. Le navire de croisière doit accoster aux Pays-Bas lundi avec le reste de son équipage.

"Le risque pour la santé publique a été réévalué à la lumière des informations les plus récentes disponibles et le risque global reste faible", a annoncé l'OMS dans un bulletin d'évaluation des risques.

"Bien que d'autres cas puissent encore survenir parmi les passagers et les membres d'équipage exposés avant la mise en place des mesures de confinement, le risque de transmission ultérieure devrait être réduit après le débarquement et la mise en oeuvre des mesures de contrôle", a ajouté l'OMS.

En outre, souligne l'organisation, "il convient de noter que certains passagers avaient débarqué dans un nombre limité d'autres lieux avant que l'épidémie ne soit identifiée et qu'ils ont également été placés sous surveillance. De plus, les passagers et les membres d'équipage identifiés ayant voyagé sur des vols associés font également l'objet d'un suivi".

Arrivée en fin de matinée

Le bateau de croisière, qui avait suscité l'inquiétude mondiale à l'annonce de l'apparition de ce foyer au début mai, doit terminer son voyage à Rotterdam lundi, entre 10h00 et midi, selon les autorités, avant de débarquer les 27 personnes encore à bord: 25 membres d'équipage et deux membres du personnel médical.

L'hantavirus, virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique, a fait trois morts et contraint les autorités d'une vingtaine de pays à placer les cas suspects et contacts sous surveillance, même si selon l'OMS la contagion humaine nécessite un contact très proche.

Le virus a une période d'incubation de plusieurs semaines, ce qui signifie que d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir, selon l'OMS.

A ce jour, le virus a été confirmé chez sept patients, avec un autre cas probable, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles après la confirmation d'un nouveau cas au Canada dimanche soir.

"La situation épidémiologique continuera d'être suivie de près, et l'évaluation des risques sera mise à jour si nécessaire", a ajouté l'OMS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Violence en ligne: Meghan Markle à Genève pour les enfants victimes

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La fondation du prince Harry et de son épouse Meghan Markle s'est alliée avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour alerter à Genève sur la violence en ligne pour les jeunes en montrant une exposition. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La duchesse de Sussex Meghan Markle a fait le déplacement à Genève pour alerter sur les violences en ligne contre les enfants. Dimanche soir sur la Place des Nations, elle a participé à l'inauguration d'une exposition pour rendre hommage aux victimes.

Ce "Lost Screen Memorial", prévu par la fondation du prince Harry et de son épouse, a été établi vendredi et restera en place jusqu'à vendredi prochain, en marge de l'Assemblée mondiale qui démarre lundi. Inauguré notamment par le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus et le maire de Genève Alfonso Gomez, il est constitué de 50 caissons lumineux de 1 m 40 de haut.

Chacun reflète l'écran de verrouillage du téléphone d'un jeune décédé après du cyberharcèlement ou de l'extorsion sexuelle. Lancée avec une communauté de familles d'enfants qui ont subi ce fléau, dont une représentante était présente dimanche soir, l'exposition a été montrée pour la première fois en avril 2025 à New York.

Parmi les autres problèmes identifiés figurent notamment l'exploitation sexuelle, les incitations à l'automutilation ou le manque d'encadrement de l'intelligence artificielle (IA).

L'exposition est prolongée en ligne. Les proches témoignent notamment des histoires des enfants décédés. Ils demandent que les applications aient des protections par défaut.

Ils souhaitent des contraintes dans les normes de celles-ci et que les entreprises soient responsables. Les enfants doivent accéder rapidement à des soins et la collaboration doit garantir que ceux-ci soient équitables entre les différents pays, ajoutent-ils également.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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