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International

Macron choisit de passer en force sur les retraites

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La Première ministre Elisabeth Borne a dû hausser le ton pour passer au-dessus des huées et des lazzis des députés de l'opposition chauffés à blanc. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Emmanuel Macron a choisi au dernier moment l'épreuve de force et engagé jeudi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer sans vote à l'Assemblée son projet de réforme des retraites. Ce coup de tonnerre pourrait relancer la contestation sociale.

"J'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi", a asséné la Première ministre Elisabeth Borne, haussant le ton pour passer au-dessus des huées et des lazzis des députés de l'opposition chauffés à blanc.

Les syndicats ont réagi en annonçant une journée de grève jeudi prochain, la neuvième d'une longue série depuis mi-janvier, qui jusqu'ici n'a pas fait plier le gouvernement. Dénonçant un "déni de démocratie", ils ont appelé à des rassemblements dès ce week-end.

Quelques milliers de manifestants brandissant des drapeaux de syndicats ou de partis de gauche se sont réunis place de la Concorde après l'annonce, face à de nombreux policiers bloquant le pont conduisant à l'Assemblée nationale. Le rassemblement a été dispersé vers 20h00 par les forces de l'ordre, qui ont procédé à 120 interpellations. Dans l'ouest du pays, à Rennes et à Nantes, des manifestations violentes ont éclaté, avec notamment des tirs de mortiers vers les forces de l'ordre, et des dégradations urbaines.

Jeudi était le jour J pour cette réforme cruciale pour la crédibilité politique d'Emmanuel Macron pendant son second mandat. Au paroxysme de l'incertitude, à quelques minutes du début de la séance à l'Assemblée nationale, l'exécutif avait décidé de recourir à l'article 49.3 de la Constitution, qui permet de faire passer un projet de loi sans le soumettre au vote, en engageant la responsabilité du gouvernement.

Jusqu'ici, Emmanuel Macron avait fait savoir qu'il ne voulait pas y recourir et qu'il préférait un vote des députés, alors que sa coalition n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et devait compter sur les votes des députés du parti de la droite traditionnelle, Les Républicains (LR).

Charivari à l'Assemblée

Mais au terme d'innombrables tractations, de fébriles calculs et de multiples réunions de crise, l'exécutif a considéré qu'aller au vote était trop risqué sur ce projet qui recule de 62 à 64 ans l'âge de départ à la retraite. "Jusqu'à la dernière minute nous avons tout mis en oeuvre" pour essayer d'aller au vote, a-t-elle déclaré jeudi soir sur la chaîne TF1.

Ce recours au 49.3 constitue un revers de l'avis de nombreux commentateurs politiques, le journal de gauche Libération évoquant en Une un "crash politique". Tous les ténors de l'opposition ont fustigé cette décision.

"Le Parlement aura jusqu'au bout été bafoué, humilié" a dénoncé le chef de file des députés communistes Fabien Roussel. "C'est un constat d'échec total de ce gouvernement (...) et pour Emmanuel Macron", a déclaré la cheffe de file de l'extrême droite (RN) Marine Le Pen.

Motions de censure

Le gouvernement de Mme Borne s'expose maintenant à différentes motions de censure. Les députés de la coalition présidentielle ont une majorité relative, et il faudrait que les députés, de l'extrême gauche à l'extrême droite, s'accordent pour mettre le gouvernement en minorité et que LR les vote aussi.

Si le RN a déclaré qu'il voterait "toutes les motions d'où qu'elles viennent", le président des Républicains Eric Ciotti a toutefois prévenu que son parti n'en voterait "aucune". Toutefois, une fronde n'est pas à exclure, le député LR Aurélien Pradié expliquant par exemple qu'il allait "se poser la question" durant le week-end.

Mme Le Pen a annoncé qu'elle en déposerait une, tout comme Julien Bayou, un député écologiste de la coalition de gauche Nupes, qui a évoqué une motion de censure "transpartisane".

Il a par ailleurs accusé le gouvernement d'être "prêt à mettre le pays à feu et à sang", tandis que Mme Borne s'est elle dite sur TF1 "très choquée" par l'attitude de certains députés de l'opposition, évoquant les "hurlements" sur les bancs de la Nupes, les coups sur les pupitres du côté du RN. "Ils veulent le chaos à l'assemblée et dans la rue", a-t-elle mis en garde.

"Second souffle"?

"Dans la rue, cela va donner un second souffle a la mobilisation", anticipe l'expert Antoine Bristielle, de la Fondation Jean-Jaurès, interrogé par l'AFP. "Le 49.3 dans l'imaginaire des Français est synonyme de brutalité, c'est le sentiment que le gouvernement n'écoute pas", selon lui.

"Cette réforme est un naufrage", a commenté le leader de la CFDT Laurent Berger. Depuis le 19 janvier, des centaines de milliers de Français ont manifesté contre cette réforme, sur fond de grèves reconductibles, comme celle des éboueurs parisiens.

Les trottoirs de la capitale française, une des villes les plus touristiques au monde, sont ainsi par endroits couverts de montagnes de poubelles malodorantes. Les différentes enquêtes d'opinion montrent que les Français y sont majoritairement hostiles, même si le nombre de manifestants dans les rues et de grévistes stagne ou reflue au fil du temps.

Le gouvernement français a choisi de relever l'âge légal de départ à la retraite pour répondre à une dégradation financière des caisses de retraite et au vieillissement de la population. La France est l'un des pays européens où l'âge légal de départ à la retraite est le plus bas.

"La France a un système (...) qui n'est pas viable", a estimé jeudi le ministre socialiste espagnol de la Sécurité Sociale José Luis Escriva. Selon lui, "faute d'avoir abordé à temps le problème et de l'avoir fait comme nous l'avons fait, elle doit maintenant adopter une approche (...) qui génère une résistance sociale".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Fin de série pour les Devils

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Jacob Markstrom et les Devils ont subi la loi de Seattle dimanche (© KEYSTONE/AP/Abbie Parr)

Fin de série pour les Devils dimanche en NHL. New Jersey, qui restait sur trois victoires consécutives, s'est incliné 4-2 sur la glace du Seattle Kraken.

La soirée fut difficile pour les trois Suisses de l'effectif des Devils, qui ont tous eu droit à un temps de jeu légèrement supérieur à 20 minutes. Timo Meier a terminé la partie avec un différentiel de -3, Nico Hischier avec -2 et Jonas Siegenthaler avec -1.

Après un "road trip" de quatre matches, les Devils retrouveront leur public de Newark pour les deux prochaines parties. Ils se frotteront mercredi aux Jets de Nino Niederreiter, puis vendredi aux Predators de Roman Josi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Indonésie: le bilan d'un glissement de terrain monte à 17 morts

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Le glissement de terrain a été provoqué par des pluies torrentielles. (© KEYSTONE/EPA/KHAIRIZAL MARIS)

Le bilan d'un glissement de terrain survenu près de Bandung, sur la grande île de Java, est monté à 17 morts, a indiqué lundi un responsable des secours. 80 personnes étaient portées disparues dimanche.

Provoqué par des pluies torrentielles, un énorme éboulement de terre a enseveli samedi vers 02h30 locales des habitations de deux villages.

"Le bilan du glissement de terrain survenu à l'ouest de Bandung s'élève désormais à 17 morts", a déclaré lundi le porte-parole de l'agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), dans un communiqué. Il n'a pas donné d'éléments nouveaux concernant le nombre de personnes disparues, qui s'élevait à 80 dimanche.

Les secouristes ont dit procéder avec prudence, craignant un nouvel éboulement en raison de l'instabilité du terrain et des précipitations qui se poursuivent. "Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les risques de glissements de terrain ultérieurs", a déclaré un secouriste de 25 ans.

Quelque 2000 personnes, militaires, policiers et volontaires, aidées d'équipements lourds, participaient lundi aux opérations de recherche, a indiqué l'agence nationale de recherche et de sauvetage.

Les catastrophes naturelles sont fréquentes en Indonésie pendant la saison des pluies, qui s'étend habituellement d'octobre à mars et détrempe les sols.

En novembre, trois provinces de l'île occidentale de Sumatra ont été dévastées par des inondations qui ont fait quelque 1200 morts, selon des chiffres officiels.

Au début janvier, seize personnes ont trouvé la mort sur l'île indonésienne de Siau, dans l'archipel de Célèbes, à la suite d'inondations provoquées par des pluies torrentielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Mexique: 11 morts dans une attaque armée sur un terrain de football

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Les auteurs de l'attaque sont recherchés à Salamanca (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/AP/FERNANDO LLANO)

Une attaque armée a fait au moins onze morts et douze blessés dimanche sur un terrain de football dans l'État mexicain de Guanajuato (centre), l'un des plus violents du pays, ont indiqué les autorités locales. Les assaillants sont recherchés.

L'attaque s'est déroulée dans la ville de Salamanca. "Les décès de onze personnes ont été confirmés, dont dix ont perdu la vie sur place et une autre alors qu'elle recevait des soins médicaux dans un centre hospitalier", ont précisé les autorités. Les douze blessés "reçoivent actuellement des soins".

Dans la nuit de samedi, quatre sacs contenant des restes humains avaient été abandonnés dans la même ville.

L'Etat de Guanajuato est un centre industriel abritant des usines d'assemblage automobiles et de nombreuses attractions touristiques, où plusieurs groupes criminels organisés se disputent le trafic de drogue et le vol de carburant, selon les analystes.

Au début de l'année, le gouvernement mexicain de Claudia Sheinbaum a affirmé que le taux d'homicides dans le pays avait atteint en 2025 son niveau le plus bas depuis une décennie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Venezuela: "les ordres de Washington, ça suffit", dit la présidente

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Delcy Rodriguez a été investie cheffe de l'Etat par intérim le 5 janvier, après la capture du président socialiste Nicolás Maduro par les Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/AP/Ariana Cubillos)

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a exhorté dimanche les Etats-Unis à se tenir à l'écart de la politique de son pays. Le président américain Donald Trump avait dit vouloir dicter les décisions à Caracas.

"Que ce soit la politique vénézuélienne qui résolve nos divergences et nos conflits internes, assez des puissances étrangères", a déclaré Mme Rodriguez dans un message adressé aux travailleurs pétroliers de l'Etat d'Anzoategui (est).

"Il a coûté très cher à cette république d'avoir à faire face aux conséquences du fascisme et de l'extrémisme dans notre pays", s'est-elle exclamée.

Delcy Rodriguez a été investie cheffe de l'Etat par intérim le 5 janvier, après la capture du président socialiste Nicolás Maduro par les Etats-Unis lors d'une opération militaire spectaculaire à Caracas. Après l'opération, M. Trump avait annoncé que Washington entendait "dicter" les décisions du Venezuela jusqu'à nouvel ordre.

Libération de prisonniers

Depuis lors, sous pression américaine, elle a signé des accords pétroliers avec les Etats-Unis, engagé une réforme législative comprenant notamment une loi sur les hydrocarbures, libéré des prisonniers politiques et appelé à trouver des accords avec l'opposition.

La semaine dernière, la Maison-Blanche, sans fixer de date, a annoncé vouloir inviter Mme Rodriguez aux Etats-Unis, après un entretien téléphonique entre M. Trump et elle et plusieurs déclarations élogieuses du président américain à son égard.

Le processus de libération des détenus avance au compte-gouttes au Venezuela sous la pression de Washington. Au moins 104 prisonniers politiques ont été relâchés en une journée au Venezuela, a indiqué dimanche l'ONG Foro Penal.

"Nous avons vérifié 104 libérations de prisonniers politiques au Venezuela aujourd'hui. Nous continuons de vérifier d'autres libérations", a écrit sur le réseau social X le directeur de l'organisation, Alfredo Romero.

L'avocat Gonzalo Himiob, également de Foro Penal, a précisé sur le réseau social que "ce nombre n'est pas encore définitif. Il peut augmenter à mesure que nous procédons à davantage de vérifications".

Des milliers d'arrestations

Le gouvernement vénézuélien affirme avoir libéré 626 détenus politiques depuis décembre. Ce total officiel ne correspond pas aux rapports des ONG. Foro Penal comptabilise environ la moitié de libérations sur la même période.

L'opposition et ces ONG de défense des droits fondamentaux dénoncent la lenteur du processus. Des familles attendent devant les prisons et passent la nuit à la belle étoile dans l'espoir de voir leurs proches sortir des cellules.

En 2024, quelque 2400 personnes avaient été arrêtées et 28 tuées lors de la répression des troubles après l'élection présidentielle contestée de Nicolás Maduro, qui a succédé à Hugo Chávez en 2013 et assuré la continuité du pouvoir bolivarien.

L'opposition, qui revendique toujours la victoire, a accusé le pouvoir de fraude, publiant des procès-verbaux de bureaux de vote donnant son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia vainqueur. Le conseil national électoral (CNE), accusé d'être aux ordres du pouvoir, n'a jamais publié de résultats détaillés, disant avoir été victime d'une attaque informatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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