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Culture

Décès à 93 ans de Mary Quant, qui a popularisé la minijupe

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Mary Quant à Londres en 1963 (AP Photo) (© KEYSTONE/AP NY)

Figure des "Swinging Sixties", la styliste londonienne Mary Quant est morte jeudi à l'âge de 93 ans. Elle avait révolutionné la mode en popularisant la minijupe, le maquillage coloré et les collants à motifs.

Si son titre de créatrice de la minijupe a fait l'objet de nombreuses querelles, notamment avec le Français André Courrèges, la Britannique a sans nul doute participé à la promotion internationale des coupes courtes et moulantes.

La personnalité et le style si reconnaissable de Mary Quant, avec sa fameuse frange brune sculptée par Vidal Sassoon, ont contribué à faire d'elle l'une des créatrices de mode les plus célèbres du Royaume-Uni.

Innovante à plus d'un titre

Les femmes lui doivent pêle-mêle, le short ("hot-pants"), les imperméables en plastique, le maquillage "boîte de peinture" et le mascara waterproof.

Née le 11 février 1930 à Londres, elle fait ses débuts dans la mode avec celui qui allait devenir son mari, Alexander Plunket Greene. Elle est d'abord attirée par le style vestimentaire excentrique du jeune étudiant rencontré sur les bancs de la faculté des arts Goldsmiths, à Londres.

En 1955, le couple ouvre, avec un ami, sa première boutique, "Bazaar", dans le quartier de Chelsea alors en pleine ébullition. Le magasin de vêtements et accessoires, ainsi que le restaurant en sous-sol, deviennent le point de ralliement des jeunes et des artistes. On y retrouve Brigitte Bardot, Audrey Hepburn, les Beatles ou encore les Rolling Stones.

Mary Quant crée des robes et des jupes courtes, lignes simples et couleurs vives, qu'elle s'amuse à mettre en scène en composant des vitrines volontiers extravagantes.

"Dégoûtant!"

"Les messieurs en chapeau melon frappaient sur notre vitrine avec leurs parapluies en criant: 'immoral!' et 'dégoûtant!' à la vue de nos minijupes sur les collants mais les clients affluaient pour acheter", écrivait-elle dans sa dernière autobiographie (2012).

King's Road, où était installée la boutique, devient un lieu de défilé pour les filles en minijupes dans une atmosphère de fête permanente caractéristique de ce "Swinging London" dont Carnaby Street à Soho est un autre point névralgique.

Forte de son succès, la styliste ouvre un second magasin londonien, collabore avec la chaîne américaine de grands magasins JC Penney et lance une ligne accessible au plus grand nombre, The Ginger Group.

Adepte des formes géométriques, des pois, des contrastes de couleurs et des jeux de matières, comme le PVC, Mary Quant promeut une mode ludique et sans snobisme.

"Il se trouve que mes vêtements collaient exactement avec la mode adolescente, avec la pop, les bars à expresso et les clubs de jazz", commentait-elle dans "Quant by Quant", sa première autobiographie parue en 1965.

Provocations

"Elle s'est trouvée au bon endroit au bon moment", expliquait à l'occasion d'une exposition en 2019 Jenny Lister, la commissaire chargée de la mode au Victoria and Albert Museum, établissement qui possède une centaine de pièces - vêtements, maquillage, sous-vêtements, patrons - de la styliste. "Elle avait un comportement intrépide et pouvait faire les gros titres, en parlant de façon provocante de sexualité et de sa vie privée."

Vivant dans le Surrey (sud de l'Angleterre), où elle s'est éteinte, elle ne faisait que de rares apparitions publiques. Elle avait un fils, Orlando, trois petits-enfants. Elle avait vendu en 2000 à des Japonais sa société de cosmétiques, dont le logo, une fleur, est resté sa marque de fabrique.

Interrogée l'année de ses 80 ans, elle confessait une certaine nostalgie pour "l'effervescence et l'innovation" du Londres des années 1960 mais jugeait qu'il était "merveilleux d'être une femme à l'heure actuelle".

"Une nouvelle espèce de superwomen est apparue", se réjouissait-elle dans son autobiographie. "Elles évoluent comme des athlètes et s'assoient comme des hommes, avec les genoux écartés. Leurs enfants prennent le nom de leur mère (...) Elles ont le contrôle."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

"Le diable s'habille en Prada 2": avant-première glamour à New York

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Meryl Streep, Emily Blunt, Stanley Tucci,et Anne Hathaway (de g. à dr.) lors de la Première de "The Devil Wears Prada 2" à New York. (© KEYSTONE/AP/Evan Agostini)

Vingt ans après que "Le diable s'habille en Prada" est devenu un classique du cinéma américain. Ses stars se sont réunies lundi à New York pour la première mondiale de sa suite tant attendue.

Meryl Streep, qui reprend le rôle de la tyrannique rédactrice en chef Miranda Priestly, a retrouvé sur le tapis rouge Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci pour "Le diable s'habille en Prada 2".

"On se disait: 'pourquoi ça a pris autant de temps?'", a lancé la septuagénaire américaine à Disney Plus, ravie de se glisser à nouveau dans la peau de son redoutable personnage.

Dans ce deuxième opus, on retrouve Andy Sachs (Anne Hathaway), de retour au magazine Runway, où Miranda Priestly, incarnée par Meryl Streep, doit faire face au déclin de la presse écrite.

La rédactrice en chef chevronnée est contrainte de se mesurer à son ancienne assistante frénétique, Emily Charlton (Emily Blunt), désormais une cadre supérieure influente qui contrôle les recettes publicitaires dont Miranda Priestly a besoin.

La première de lundi a mis à l'honneur la mode, avec une tenue rouge de Givenchy pour la triple oscarisée Meryl Streep.

Ses partenaires à l'écran, Anne Hathaway et Emily Blunt, portaient respectivement des tenues Louis Vuitton et Schiaparelli. La première a remercié les fans pour avoir rendu cette suite possible: "Nous sommes vraiment là grâce à vous, parce que vous nous avez accueillies dans vos coeurs", a déclaré Anne Hathaway à Disney Plus.

Parmi les autres célébrités sur le tapis rouge: Anna Wintour, l'ancienne rédactrice en chef de Vogue, considérée comme l'inspiration du personnage incarné par Meryl Streep.

"Le diable s'habille en Prada 2" doit sortir dans les salles françaises le 29 avril. Son prédécesseur de 2006 est considéré comme une satire incontournable de l'industrie de la mode américaine, mettant en scène l'attrait du pouvoir et de l'ambition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les Zurichois ont brûlé le bonhomme hiver au Sechseläuten

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Selon le mythe, plus la tête du Böögg - le bonhomme hiver zurichois - explose rapidement, plus l'été sera chaud. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Les Zurichois ont fêté lundi le traditionnel Sechseläuten, rituel de passage à la belle saison. Après le cortège des corporations l'après-midi, le feu a été mis au bonhomme hiver local, le Böögg, à 18h00. Sa tête a explosé après 12 minutes et 48 secondes.

Selon le mythe, plus la tête du Böögg explose rapidement, plus l'été sera chaud. En 2003, la tête n'avait mis que 5 minutes et 42 secondes pour exploser: cette année-là avait connu un été caniculaire. Le record de longévité du Böögg, établi en 2023, est de 57 minutes.

Le plus souvent toutefois, le Böögg se trompe dans ses prévisions. MétéoSuisse a comparé la durée de vie du bonhomme hiver zurichois avec les températures estivales sur le Plateau suisse entre 1965 et 2019. L'analyse statistique n'a montré aucune corrélation entre la durée de combustion du Böögg et la température de l'été, selon l'Office fédéral de météorologie.

Invités d'honneur et robot

Lundi après-midi, les 26 corporations de métiers ont défilé dès 15h00 dans les rues de Zurich devant une foule nombreuse. A pied ou à cheval, quelque 3500 participants ont traversé le centre-ville jusqu'à la Sechseläutenplatz, où le "Böögg" attendait de connaître son sort depuis le matin sur son bûcher.

Parmi les 120 hôtes d'honneur des corporations figuraient la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider, le chef de l'armée Benedikt Roos, le patron des CFF Vincent Ducrot ainsi que la légende du ski de fond, le Grison Dario Cologna.

Les Grisons, hôte d'honneur cette année, bénéficiait de la présence d'une importante délégation à Zurich. Pour la première fois, un robot humanoïde a pris part au défilé, histoire de promouvoir le sommet "tech" qui se tiendra cet été à Davos. Pendant le cortège, des mini-tourtes aux noix d'Engadine ont été distribuées aux spectateurs.

Les Zurichois fêtent le Sechseläuten depuis des siècles. Son nom signifie "six heures sonnent". Au début du printemps, les cloches de la cathédrale annonçaient jadis la fin du travail à 18h00 et non plus à 17h00 comme en hiver. Le Sechseläuten est organisé par les corporations de métiers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Neuchâtel: quand un déménagement donne lieu à une BD

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L'artiste neuchâteloise MarieMo a documenté avec une BD le déménagement des collections du Muséum, dont font partie plusieurs milliers de mammifères. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le déménagement des collections du Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel a donné lieu à la création d'une bande dessinée (BD). L'artiste MarieMo raconte les coulisses de ce transfert de plus d'un million d'objets.

La Neuchâteloise a choisi comme personnage principal une mouette qui s'invite dans les locaux pour suivre les deux dernières années du déménagement des différentes collections du Muséum. "Les images sont parfois naturellement assez folles, quand par exemple un phoque est posé au-dessus d'un ours polaire", a déclaré lundi l'artiste.

Contrairement à d'autres de ses reportages illustrés qui traitaient de sujets plus dramatiques comme la mission de sauvetage à bord de l'Ocean Viking, le bateau de SOS Méditerrannée, MarieMo a inséré quelques blagues dans son oeuvre. Cela ne l'a pas empêchée de devoir travailler avec la rigueur scientifique nécessaire pour dessiner avec exactitude certains insectes, qui lui ont donné du fil à retordre.

La BD "Collections bestiales" n'est pas destinée qu'à des enfants mais aussi à des adultes. "Elle raconte les défis de conservation, qui ne concernent pas que le Muséum, mais les musées dans leur ensemble", a expliqué Alexandre Grandjean, directeur des éditions Hélice Hélas.

"Il ne s'agit pas d'une fiction mais de relater une réalité. On trouvait super important de documenter ce déménagement", a expliqué Ludovic Maggioni, directeur du Muséum.

"Une vraie singularité"

"Ce musée détient un patrimoine incroyable", a ajouté le directeur. Des spécimens d'environ 170 pays figurent dans les collections. "C'est une vraie singularité pour une ville moyenne comme Neuchâtel, qu'il s'agit de préserver pour les générations futures", a-t-il précisé.

De nombreux spécimens du musée sont composés de matière organique, donc ne sont pas très stables dans le temps, s'ils ne sont pas conservés dans un lieu adapté. Avant de quitter les combles du Muséum pour le nouveau pôle muséal de la Ville de Neuchâtel, les différents spécimens ont passé une semaine dans un congélateur pour éviter de transporter avec eux des ravageurs.

Au total, 5000 mammifères, 15'000 oiseaux, un demi-million d'insectes, 17 tonnes de roches, fossiles ou cristaux ainsi que des livres et archives ont été transférés au pôle muséal. Les collections du Muséum y occupent 1200 m2.

L'endroit est constamment à une température de 15 à 18 degrés, ce qui ralentit le développement des ravageurs. Pour ceux qui résistent, des pièges y sont aussi installés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'icône argentine du tango María Nieves s'en est allée

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La danseuse et chorégraphe argentine María Nieves, figure emblématique du tango, est décédée dimanche à Buenos Aires à l’âge de 91 ans. (© KEYSTONE/AP/NATACHA PISARENKO)

La danseuse et chorégraphe argentine María Nieves, figure incontournable du tango, est décédée dimanche à 91 ans, ont indiqué des sources du milieu de la culture à Buenos Aires, sans préciser les causes de sa mort.

Née dans une famille modeste à Buenos Aires, Maria Nieves a contribué à faire connaître le tango dans le monde, participant à de nombreuses compétitions internationales.

Elle s'est imposée en dansant à partir des années 50 avec Juan Carlos Copes, décédé en 2021 du Covid-19. Il avait été son mari de 1964 à 1973, mais le duo a dansé ensemble jusqu'en 1997.

Le ministre de la Culture argentin Leonardo Cifelli a salué une "figure incontournable du tango argentin et l'une de ses plus grandes ambassadrices dans le monde".

Bals à ciel ouvert

"Son parcours a commencé dans les 'milongas' (bals à ciel ouvert) de quartier et s'est déployé jusqu'à conquérir les théâtres de Broadway, de Paris et de Tokyo", a décrit l'Association argentine des acteurs, soulignant qu'elle avait "formé un duo historique qui a révolutionné le tango scénique".

En duo avec M. Copes, María Nieves menait notamment le spectacle "Tango Argentino", créé en 1983 à Paris et resté à l'affiche pendant plus d'une décennie sur plusieurs scènes internationales, dont Broadway. Cette oeuvre est devenue une pièce maîtresse de la renaissance internationale d'une danse née dans la région du Río de la Plata.

Le style de María Nieves a été immortalisé dans plusieurs films, comme "Assassination Tango", "Solamente ella", ou "Detrás de un largo muro".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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