Culture
Décès de la photographe Sabine Weiss à 97 ans
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2021/12/sabine-weiss-3e-a-partir-de-la-gauche-a-loccasion-de-la-remise-des-insignes-de-chevalier-dans-lordre-du-merite-le-8-septembre-2010-1000x600.jpg&description=Décès de la photographe Sabine Weiss à 97 ans', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
La photographe franco-suisse Sabine Weiss est décédée mardi à l'âge de 97 ans, ont annoncé mercredi sa famille et son équipe dans un communiqué. Dernière disciple de l'école française humaniste, elle résidait à Paris depuis 1946.
Sabine Weiss, née en Suisse en 1924, aimait capturer les "morveux", les "mendiants" et les "petits narquois" croisés dans la rue. Cette photographe, espiègle et rigoureuse, était connue également pour ses photos de mode parues dans Vogue.
Comme Doisneau, Boubat, Willy Ronis ou encore Izis, Sabine Weiss a immortalisé la vie simple des gens, sans toutefois revendiquer une quelconque influence. "Je n'ai jamais pensé faire de la photo humaniste. Une bonne photo doit toucher, être bien composée et dépouillée. La sensibilité des personnes doit sauter aux yeux", affirmait-elle dans La Croix.
Lauréate du Prix Women in Motion in 2020 de la photographie, Sabine Weiss a fait l'objet de quelque 160 expositions à travers le monde. Pionnière de la photo d'après-guerre, cette technicienne hors pair, au parcours éclectique, en couleur comme en noir et blanc, était née en Suisse avant d'être naturalisée française en 1995.
En "dialogue constant"
Personnalité discrète et moins connue du grand public que d'autres photographes de son époque, cette femme pétillante de 1m 55 qui niait avoir souffert d'une quelconque "ségrégation" comme femme, voulait établir "un dialogue constant" avec son sujet, considérant la photographie comme "une amitié".
"Les gens qui me connaissent sont ceux qui aiment mon regard", disait-elle sur France Inter. Je suis compatissante".
Le Paris de l'après-guerre a lancé sa carrière. Là, autour des années 1950, elle arpente, souvent de nuit, la capitale avec son mari, le peintre américain Hugh Weiss pour figer des instants fugaces: ouvriers en action, baisers furtifs, allées et venues dans les bouches de métro. "La capitale, à l'époque, baignait la nuit, dans de beaux brouillards".
Sur ces clichés, les enfants sont très présents, comme cette rayonnante petite Egyptienne immortalisée au débotté. "C'est un défi, il faut aller vite et moi j'attends jamais!".
Dans ce qu'elle nommait "mes images de morveux", elle accroche les sourires, les jeux ou les singeries de bouilles crasseuses aux vêtements déchirés. "C'est amusant de jouer avec les enfants de la rue", disait-elle, avec le désir d'avoir été le témoin de son époque et de dénoncer les injustices.
Par Genève
Née Weber le 23 juillet 1924 à Saint-Gingolph au bord du lac Léman, Sabine Weiss acquiert à 12 ans son premier appareil avec son argent de poche. Pas scolaire, elle apprend à 16 ans le métier dans un célèbre studio genevois.
Arrivée à Paris en 1946, elle travaille pour le photographe de mode Willy Maywald. L'année de son mariage, en 1950, elle ouvre son studio dans le 16e arrondissement tandis que Doisneau l'introduit à Vogue et au sein de l'agence Rapho (devenue Gamma-Rapho).
Elle fréquente les milieux artistiques, fait des portraits de Stravinski, Britten, Dubuffet, Léger ou Giacometti. Elle va travailler, et réussir, dans plusieurs registres : reportage (elle voyage beaucoup), publicité, mode, spectacle, architecture.
Présente partout
"J'ai fait de tout dans la photo", confiait-elle à l'AFP en 2020. "Je suis allée dans des morgues, dans des usines, j'ai photographié des gens riches, j'ai fait des photos de mode... Mais ce qui reste, ce sont uniquement des photos que j'ai prises pour moi, à la sauvette".
Préférant en toutes choses la sobriété aux "choses très éclatantes", elle répond aux commandes des grands magazines (Newsweek, Time, Life, Esquire, Paris-Match etc).
Prolifique et généreuse, Sabine Weiss lègue en 2017 200'000 négatifs et 7000 planches-contacts au Musée de l'Elysée à Lausanne. "Je ne sais pas combien j'ai fait de photos, disait-elle à l'AFP en 2014, de toute façon, ça ne veut pas dire grand chose".
"Photographiez!"
Au cours de cette même interview, elle s'émerveillait - sans nostalgie - de la révolution numérique: "C'est formidable, ça fait de la netteté, le temps de pose, les objectifs sont merveilleux".
Actuellement, "les gens ne photographient pas tellement autour d'eux, mais plutôt eux-mêmes", constatait-elle auprès de l'AFP en 2020, en allusion aux selfies.
Pour elle, ce sont toutes les traces de vie qu'il faudrait conserver au fil du temps. "Il faut dire aux gens: photographiez, photographiez les gens, les choses autour de vous. Dites-le !"
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Algérie: Kamel Daoud annonce sa condamnation à trois ans de prison
L'écrivain franco-algérien Kamel Daoud a annoncé mercredi avoir été condamné à trois ans de prison ferme et cinq millions de dinars d'amende en Algérie, où il était poursuivi pour son roman "Houris", prix Goncourt en 2024.
"Fait unique dans l'histoire algérienne: le verdict du procès du 7 avril 2026 est tombé le 21 avril courant. Je suis condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d'amende, en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale", indique l'auteur dans un message publié sur le réseau social X.
En novembre 2024, un tribunal algérien avait accepté une première plainte contre l'écrivain et son épouse psychiatre pour avoir dévoilé et utilisé l'histoire d'une patiente pour l'écriture de son roman "Houris".
Deux recours avaient alors été déposés contre M. Daoud et son épouse qui a soigné Saâda Arbane, rescapée d'un massacre pendant la décennie noire de guerre civile en Algérie.
"Houris", qui désigne dans la foi musulmane les jeunes filles promises au paradis, est un roman sombre se déroulant en partie à Oran sur le destin d'Aube, jeune femme muette depuis qu'un islamiste lui a tranché la gorge le 31 décembre 1999.
Il ne peut pas être édité en Algérie car il tombe sous le coup d'une loi interdisant tout ouvrage sur la décennie noire entre 1992 et 2002, qui a fait au moins 200'000 morts, selon des chiffres officiels.
Kamel Daoud est en outre visé par deux mandats d'arrêt internationaux émis par l'Algérie en mai 2025.
Le roman fait également l'objet d'une procédure devant la justice française pour non-respect de la vie privée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Une pétition demande l'annulation de la tournée de Patrick Bruel
Une cinquantaine d'artistes, de collectifs et d'associations féministes ont lancé une pétition réclamant l'annulation de la tournée de Patrick Bruel. Le chanteur est accusé de violences sexuelles, des accusations qu'il conteste.
Mise en ligne mardi soir par le collectif Salon Féministe, cette pétition appelle à "annuler la venue de Patrick Bruel" dans toutes les villes où il doit se produire dans le cadre de sa tournée "Alors Regarde 35".
L'initiative est notamment soutenue par les actrices Anna Mouglalis, Corinne Masiero et Anouk Grinberg, ainsi que la journaliste Alice Coffin et la chanteuse Pomme, et de nombreuses représentations locales d'associations féministes comme NousToutes.
"Statuer sereinement"
Patrick Bruel "est bien sûr présumé innocent, mais comment la justice pourrait-elle statuer sereinement tandis que le chanteur se produit sur toutes les scènes francophones ?", s'interrogent les signataires, qui dénombrent "57 dates dans 48 villes", "en France, en Belgique, en Suisse et au Canada".
"Nous invitons donc toutes les organisations féministes des villes en question, toutes les mairies qui affirment défendre les droits des femmes, à faire annuler la célébration d'un agresseur présumé et à soutenir ces femmes qui ont eu le courage de prendre la parole", écrivent-elles.
Lundi, le collectif féministe NousToutes avait déjà demandé l'annulation d'un concert du chanteur prévu dans la Manche en juillet.
Deux plaintes
Patrick Bruel, qui aura 67 ans le mois prochain, fait l'objet d'investigations pour deux plaintes en France. L'une est instruite à Saint-Malo pour viol en marge d'un festival de cinéma en octobre 2012. L'autre a été déposée en mars à Paris pour tentative de viol et agression sexuelle. Ces derniers faits dénoncés, par une responsable de la promotion des films français à l'étranger, remonteraient à 1997, au Mexique.
Une enquête judiciaire a par ailleurs été ouverte en Belgique après une plainte enregistrée fin mars pour une agression sexuelle présumée à Bruxelles.
Le 18 mars, Patrick Bruel avait assuré à l'AFP, par la voix de son avocat Christophe Ingrain, n'avoir "jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel". Il "affirme n'avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel", selon son conseil.
La tournée de Patrick Bruel prévoit trois dates en Suisse. En juin au Pully Live Festival puis à la Bellarena de Fribourg, et en novembre à l'Arena de Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp
Culture
Article sur la Comédie: le Bureau du Municipal va porter plainte
Le Bureau du Conseil municipal de la Ville de Genève a décidé de porter plainte pour violation du secret de fonction, après la publication mardi par le média Léman Bleu d’informations issues de travaux confidentiels de commission. Elles portaient sur la Comédie de Genève.
Dans un communiqué publié tard mardi soir, le Bureau indique avoir pris connaissance "avec consternation" d'un article diffusé le jour même par Léman Bleu. Ce dernier dévoile des propos tenus lors des séances de la Commission des arts et de la culture lors de l'examen de la motion "Pour la transparence, la responsabilité et le respect du personnel à la Comédie de Genève".
Il est précisé dans cet article que la journaliste est en possession de l'ensemble des procès-verbaux de cette commission. Le Bureau rappelle donc que les travaux de commissions sont soumis au secret de fonction selon le Règlement du Conseil municipal (RCM). Chaque membre du Conseil municipal s'engage à garder le secret lors de sa prestation de serment au début de son mandat.
Plusieurs mois de crise
L'annonce de ce dépôt de plainte pénale n'est que le dernier épisode en date d'une crise à la Comédie de Genève qui a débuté à l'automne 2025. Plusieurs employés ont dénoncé le management de sa directrice, Séverine Chavrier, évoquant un climat de travail dégradé et de nombreux départs au sein de l'institution.
Ces accusations ont conduit à l'ouverture d'audits et à sa mise à l'écart partielle, divisant le monde culturel et politique de la République. En février dernier, Séverine Chavrier a contesté en justice la décision de la Fondation d'art dramatique (FAD) de ne pas reconduire son mandat qui se termine en juin 2027. Estimant être victime d'une cabale, elle a aussi porté plainte pénale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
"Le diable s'habille en Prada 2": avant-première glamour à New York
Vingt ans après que "Le diable s'habille en Prada" est devenu un classique du cinéma américain. Ses stars se sont réunies lundi à New York pour la première mondiale de sa suite tant attendue.
Meryl Streep, qui reprend le rôle de la tyrannique rédactrice en chef Miranda Priestly, a retrouvé sur le tapis rouge Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci pour "Le diable s'habille en Prada 2".
"On se disait: 'pourquoi ça a pris autant de temps?'", a lancé la septuagénaire américaine à Disney Plus, ravie de se glisser à nouveau dans la peau de son redoutable personnage.
Dans ce deuxième opus, on retrouve Andy Sachs (Anne Hathaway), de retour au magazine Runway, où Miranda Priestly, incarnée par Meryl Streep, doit faire face au déclin de la presse écrite.
La rédactrice en chef chevronnée est contrainte de se mesurer à son ancienne assistante frénétique, Emily Charlton (Emily Blunt), désormais une cadre supérieure influente qui contrôle les recettes publicitaires dont Miranda Priestly a besoin.
La première de lundi a mis à l'honneur la mode, avec une tenue rouge de Givenchy pour la triple oscarisée Meryl Streep.
Ses partenaires à l'écran, Anne Hathaway et Emily Blunt, portaient respectivement des tenues Louis Vuitton et Schiaparelli. La première a remercié les fans pour avoir rendu cette suite possible: "Nous sommes vraiment là grâce à vous, parce que vous nous avez accueillies dans vos coeurs", a déclaré Anne Hathaway à Disney Plus.
Parmi les autres célébrités sur le tapis rouge: Anna Wintour, l'ancienne rédactrice en chef de Vogue, considérée comme l'inspiration du personnage incarné par Meryl Streep.
"Le diable s'habille en Prada 2" doit sortir dans les salles françaises le 29 avril. Son prédécesseur de 2006 est considéré comme une satire incontournable de l'industrie de la mode américaine, mettant en scène l'attrait du pouvoir et de l'ambition.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
LausanneIl y a 1 jour
Brigade canine: dans les pas de Rush, futur expert du pistage
-
VaudIl y a 1 jour
Yverdon: un poste de police mobile dans le secteur de la gare
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Un important incendie touche la commune de Saxon (VS)
-
LausanneIl y a 22 heures
Lausanne-Morges: feu vert pour la tour de contrôle du trafic
-
Suisse RomandeIl y a 1 jour
L'auteur présumé de l'incendie de Saxon a été interpellé
-
VaudIl y a 2 jours
Il perd la maîtrise de son véhicule et décède à Oron-la-Ville
-
GenèveIl y a 1 jour
Victoire d'étape pour les partisans du 30 km/h généralisé à Genève
-
LausanneIl y a 1 jour
Les comptes lausannois 2025 retrouvent les chiffres noirs


