Culture
Décès de la photographe Sabine Weiss à 97 ans
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La photographe franco-suisse Sabine Weiss est décédée mardi à l'âge de 97 ans, ont annoncé mercredi sa famille et son équipe dans un communiqué. Dernière disciple de l'école française humaniste, elle résidait à Paris depuis 1946.
Sabine Weiss, née en Suisse en 1924, aimait capturer les "morveux", les "mendiants" et les "petits narquois" croisés dans la rue. Cette photographe, espiègle et rigoureuse, était connue également pour ses photos de mode parues dans Vogue.
Comme Doisneau, Boubat, Willy Ronis ou encore Izis, Sabine Weiss a immortalisé la vie simple des gens, sans toutefois revendiquer une quelconque influence. "Je n'ai jamais pensé faire de la photo humaniste. Une bonne photo doit toucher, être bien composée et dépouillée. La sensibilité des personnes doit sauter aux yeux", affirmait-elle dans La Croix.
Lauréate du Prix Women in Motion in 2020 de la photographie, Sabine Weiss a fait l'objet de quelque 160 expositions à travers le monde. Pionnière de la photo d'après-guerre, cette technicienne hors pair, au parcours éclectique, en couleur comme en noir et blanc, était née en Suisse avant d'être naturalisée française en 1995.
En "dialogue constant"
Personnalité discrète et moins connue du grand public que d'autres photographes de son époque, cette femme pétillante de 1m 55 qui niait avoir souffert d'une quelconque "ségrégation" comme femme, voulait établir "un dialogue constant" avec son sujet, considérant la photographie comme "une amitié".
"Les gens qui me connaissent sont ceux qui aiment mon regard", disait-elle sur France Inter. Je suis compatissante".
Le Paris de l'après-guerre a lancé sa carrière. Là, autour des années 1950, elle arpente, souvent de nuit, la capitale avec son mari, le peintre américain Hugh Weiss pour figer des instants fugaces: ouvriers en action, baisers furtifs, allées et venues dans les bouches de métro. "La capitale, à l'époque, baignait la nuit, dans de beaux brouillards".
Sur ces clichés, les enfants sont très présents, comme cette rayonnante petite Egyptienne immortalisée au débotté. "C'est un défi, il faut aller vite et moi j'attends jamais!".
Dans ce qu'elle nommait "mes images de morveux", elle accroche les sourires, les jeux ou les singeries de bouilles crasseuses aux vêtements déchirés. "C'est amusant de jouer avec les enfants de la rue", disait-elle, avec le désir d'avoir été le témoin de son époque et de dénoncer les injustices.
Par Genève
Née Weber le 23 juillet 1924 à Saint-Gingolph au bord du lac Léman, Sabine Weiss acquiert à 12 ans son premier appareil avec son argent de poche. Pas scolaire, elle apprend à 16 ans le métier dans un célèbre studio genevois.
Arrivée à Paris en 1946, elle travaille pour le photographe de mode Willy Maywald. L'année de son mariage, en 1950, elle ouvre son studio dans le 16e arrondissement tandis que Doisneau l'introduit à Vogue et au sein de l'agence Rapho (devenue Gamma-Rapho).
Elle fréquente les milieux artistiques, fait des portraits de Stravinski, Britten, Dubuffet, Léger ou Giacometti. Elle va travailler, et réussir, dans plusieurs registres : reportage (elle voyage beaucoup), publicité, mode, spectacle, architecture.
Présente partout
"J'ai fait de tout dans la photo", confiait-elle à l'AFP en 2020. "Je suis allée dans des morgues, dans des usines, j'ai photographié des gens riches, j'ai fait des photos de mode... Mais ce qui reste, ce sont uniquement des photos que j'ai prises pour moi, à la sauvette".
Préférant en toutes choses la sobriété aux "choses très éclatantes", elle répond aux commandes des grands magazines (Newsweek, Time, Life, Esquire, Paris-Match etc).
Prolifique et généreuse, Sabine Weiss lègue en 2017 200'000 négatifs et 7000 planches-contacts au Musée de l'Elysée à Lausanne. "Je ne sais pas combien j'ai fait de photos, disait-elle à l'AFP en 2014, de toute façon, ça ne veut pas dire grand chose".
"Photographiez!"
Au cours de cette même interview, elle s'émerveillait - sans nostalgie - de la révolution numérique: "C'est formidable, ça fait de la netteté, le temps de pose, les objectifs sont merveilleux".
Actuellement, "les gens ne photographient pas tellement autour d'eux, mais plutôt eux-mêmes", constatait-elle auprès de l'AFP en 2020, en allusion aux selfies.
Pour elle, ce sont toutes les traces de vie qu'il faudrait conserver au fil du temps. "Il faut dire aux gens: photographiez, photographiez les gens, les choses autour de vous. Dites-le !"
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Corsier (VD): pas de réunion record de Charlots au Chaplin's World
Le musée Chaplin's World à Corsier-sur-Vevey (VD) célèbre cette année son dixième anniversaire. Pour marquer l'événement, 429 participants déguisés en Charlot se sont rassemblés dimanche dans ses jardins. Ensemble, ils ont formé un "10" géant, devant le manoir de Ban.
Cet événement n'était que le deuxième rassemblement de personnes habillées du fameux melon noir, de la moustache et de la canne de Chaplin. Le résultat de dimanche est inférieur de 233 à celui enregistré, au même endroit, en 2017 (662 participants), selon un décompte des organisateurs transmis à Keystone-ATS.
Le record mondial tient donc toujours. Le comité d'organisation s'était fixé d'atteindre les 1000 Charlots.
Cette tentative de record accompagne les nombreuses activités et animations imaginées pour fêter le 10e anniversaire du musée. Entièrement tournée vers le septième art, l'institution a pris ses quartiers sur les hauts de Vevey en 2016. Elle a transformé et adapté le manoir de Ban, résidence de Charlie Chaplin durant les 25 dernières années de sa vie, en un musée immersif.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Fête de la musique à Genève innove avec deux scènes importantes
La Fête de la musique en Ville de Genève innove cette année avec deux nouvelles scènes existantes importantes, les salles du Centre des musiques actuelles (CMA) et un site en plein air. Au total, près de 500 concerts, spectacles et ateliers sont prévus du 19 au 21 juin.
Pour cette 35e édition, le CMA rejoint la fête en ouvrant les salles d'Ernest Ansermet et du Chaudron. Une nouvelle scène en plein air, lancée avec l'Usine, PTR et le Rez-Usine, accueillera, elle, trois jours de concerts allant du métal au punk en passant par la pop.
"Ces nouveaux espaces viennent compléter les lieux emblématiques", notamment ceux en Vieille-Ville ou aux Bastions, affirme la conseillère administrative de la Ville de Genève Joëlle Bertossa, citée dans un communiqué. Parmi les musiques actuelles, The Spot revient avec sa Block Party sur le hip-hop et les cultures urbaines. La culture sound system sera à l'honneur à La Crypte.
Piano en fil rouge
Côté musiques classiques et contemporaines, les jeunes de la Haute école de musique (HEM), le collectif Eklekto ou Contrechamps au Victoria Hall seront de la partie. Le piano constituera un fil rouge. Les expériences immersives et participatives ne seront pas oubliées, ni le jeune public.
S'agissant de l'organisation, une alimentation durable, de la vaisselle réutilisable sans consigne, une énergie 100% renouvelable et le dispositif "zéro sexisme" seront en place.
Un jour avant le début à Genève, Carouge lancera une vingtaine de concerts pendant trois jours, notamment aux sons de Tess Giordano, d'Alenko ou encore du trio Noir & Gerber. Tous ces concerts sont gratuits.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Allpages, un nouveau festival littéraire sur les hauteurs à Anzère
Un nouveau rendez-vous littéraire prend de l'altitude en Valais. L'Allpages Festival se tiendra le week-end du 13 et 14 juin prochain pour la première fois à Anzère. Près de 50 autrices et auteurs du Valais mais aussi de Suisse romande et d'ailleurs y sont invités. Dédicaces, discussions, balades sur les bisses et trajets en télécabine sont au programme des deux jours.
Le festival se tiendra sur la place du village de la station de ski du district d'Hérens. Les dédicaces auront lieu de 10h30 à 16h00. Parmi les têtes d'affiche: Noëlle Revaz, Sarah Jollien-Fardel, Catherine Lovey, Jérôme Meizoz, Martina Chyba, Christine Pompéi, Emmanuelle Robert, Béatrice Riand, Mélanie Richoz, Alain Bagnoud, Laurence Voïta ou encore Lucien Vuille, Raphaël Guillet et Abigail Seran.
"Allpages Festival - Festival de littérature à Anzère" propose aussi des tours en télécabine et des balades "littéraires" et "lecture" en compagnie d'écrivains, ainsi que deux tables rondes. Des ateliers et animations pour enfants sont aussi prévus. Un cabaret littéraire est, lui, programmé le samedi soir.
La nouvelle manifestation se veut un "rendez-vous unique dans les montagnes valaisannes, dédié aux mots, aux auteurs et aux histoires qui nous inspirent", selon les organisateurs. L'occasion pour le public de découvrir à la fois des romans, de la littérature enfantine, de la poésie et des BD, pour tous les goûts et pour tous les âges, soulignent-ils.
Allpages Festival est piloté par un comité de cinq personnes, présidé par l'ex-journaliste de la RTS Stéphane Délétroz, fraîchement retraité et à l'origine de l'idée. Il est notamment épaulé par l'écrivaine franco-suisse Pauline Desnuelles et l'ex-footballeur international suisse Christophe Bonvin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Ohio (USA): des tirs font 12 blessés en marge d'une fête locale
Des tirs ont blessé au moins 12 personnes samedi à Toledo, dans l'Etat américain de l'Ohio (nord-est), en marge d'un festival local, a fait savoir la police qui, pour l'heure, n'a arrêté aucun suspect.
"Douze personnes ont été touchées par des balles", parmi lesquelles deux ont été grièvement blessées, a décrit à des journalistes le chef adjoint de la police de Toledo, Joseph Heffernan, ajoutant qu'aucun suspect n'avait encore été appréhendé.
Au moins deux individus semblent être à l'origine des tirs, a-t-il décrit. Ils se sont "probablement tirés dessus l'un sur l'autre", a-t-il avancé.
Les tirs ont eu lieu à proximité de l'Old West End Festival, un rassemblement annuel qui propose des concerts, fêtes de voisinage et visites dans le quartier ancien de Toledo.
Les autorités enquêtent auprès de témoins et examinent des vidéos prises au téléphone portable. Elles ont appelé la population à partager toute information pouvant aider à l'arrestation des tireurs.
D'après le lieutenant de police Dan Gerken, l'âge moyen des blessés se situe aux alentours de 20 ans. "Douze personnes touchées par des balles (...) J'ai été sur de nombreuses scènes de crime, mais là, c'était vraiment hors du commun", a-t-il relaté.
Les armes à feu sont facilement accessibles aux Etats-Unis et la violence armée y tue des milliers de personnes chaque année.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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