Suisse
Menaces contre un journaliste suisse: ambassadeur russe convoqué
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Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a convoqué jeudi l'ambassadeur de Russie en Suisse, après les menaces de la représentation diplomatique envers un journaliste de la NZZ. Il lui a fait savoir que de tels propos sont "inacceptables".
Les services d'Ignazio Cassis ont également souligné que "ce type d'intimidation" des journalistes n'est pas toléré en Suisse, a indiqué jeudi un porte-parole du DFAE, Pierre-Alain Eltschinger, à Keystone-ATS. Ils ont rappelé que la liberté d'information et la liberté des médias sont garanties par la Constitution fédérale.
Les professionnels des médias doivent pouvoir exercer leur travail, essentiel au bon fonctionnement d'une démocratie, sans intimidation ni crainte, ajoute le DFAE.
Selon la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, les diplomates étrangers sont tenus de respecter les lois et les règlements de l'Etat de résidence, y compris la Constitution, et donc les droits fondamentaux.
Dans ses contacts avec les ambassades étrangères, le DFAE souligne régulièrement l'importance de la liberté d'expression, de la liberté d'information et de la liberté des médias comme base du bon fonctionnement d'une démocratie et il explique le système des médias libres en Suisse, souligne M. Eltschinger. Le DFAE continuera à défendre cette position à l'avenir.
"Légitimation du terrorisme"
Les menaces de l'ambassade russe étaient liées à la couverture de l'agression russe en Ukraine par le journaliste de la NZZ. Mécontente d'un article, l'ambassade russe avait publié un communiqué menaçant en le citant nommément et en indiquant que ses déclarations étaient susceptibles de valoir en Russie une amende, une peine de travaux forcés ou plusieurs années de prison.
L'article mis en cause évoquait notamment la résistance ukrainienne dans la ville de Melitopol. Le journaliste y évoquait entre autres des "actions de guérilla ukrainiennes relativement pacifiques" , en donnant l'exemple de femmes de la ville qui "distribuaient aux soldats russes des pâtisseries coupées avec des laxatifs".
L'ambassade de Russie a estimé que l'article était de nature à légitimer le terrorisme. Elle a aussi qualifié d'"inventions et de rumeurs" certains éléments, comme l'épisode des "pâtisseries".
Condamnations
Les menaces russes ont été condamnées jeudi par les organisations de défense des journalistes. Pour impressum, il s'agit d'une attaque d'Etat contre la liberté de la presse qui ne peut pas être acceptée en Suisse. L'accusation de "justification du terrorisme" est "absurde".
L'association professionnelle des journalistes demande aux autorités de poursuite pénale suisses compétentes d'examiner si les propos tenus sur le site de l'ambassade russe, accessibles à tous, doivent avoir des conséquences pénales. Et ce même si l'enquête est dirigée contre des diplomates.
La section suisse de Reporters sans frontières (RSF) a pour sa part dénoncé une réaction "aussi choquante qu'absurde", qui "dénote d'un mépris complet pour la liberté de la presse". L'organisation relève que ces menaces "ne sont pas surprenantes, venant d'un pays qui viole quotidiennement et gravement la liberté d'informer".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
L'autorisation de projet muséal lié au Corbusier à Genève annulée
L'autorisation du Département du territoire (DT) au projet muséal de la Ville de Genève dans l'immeuble Clarté du Corbusier est annulée par la justice. Dans une décision de mardi dernier rendue publique lundi, le Tribunal administratif l'estime contraire à la loi.
Délivrée en octobre 2024, l'autorisation permettait la réaffectation de deux logements pour les changer en appartements-témoins ouverts à des visites publiques. Elle dispensait la Ville de Genève de compenser ces deux habitations par d'autres surfaces ailleurs.
Les copropriétaires de l'immeuble et les locataires des deux appartements en cause ont recouru contre cette décision. Or la dispense prévue dans la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR) ne s'applique que lorsque les changements d'affectation répondent aux besoins des habitants du quartier.
Contrairement à ce que plaidait la Ville de Genève, le tribunal estime que ce principe n'est pas honoré. Un recours est possible auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice. Interrogée par Keystone-ATS, une responsable de la communication de la Ville de Genève ne pouvait se prononcer dans l'immédiat.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Couleuvres: ces compagnons de baignades dans le Léman
Avec le retour des fortes chaleurs, les observations de serpents se multiplient sur les rives vaudoises. Totalement inoffensifs, ces reptiles profitent du soleil et de l'eau, mais leur présence peut surprendre. Le point sur la situation et les conseils d'un expert pour une cohabitation sereine.
Si vous vous êtes baigné ces derniers jours entre Lausanne et Villeneuve, vous avez peut-être partagé votre espace avec un nageur un peu particulier. Dès que le thermomètre franchit la barre des 30°C, les serpents sortent leurs écailles et se montrent plus volontiers au bord du lac. Cette cohabitation ne doit pas susciter la panique, bien au contraire.
Trois espèces aquatiques sur les rives vaudoises
Le canton de Vaud a la chance d'accueillir trois espèces de couleuvres aquatiques sur les rives du Léman : la couleuvre vipérine, la couleuvre tessellée et la couleuvre à collier.
Frédéric Hofmann, chef de section Chasse, pêche et espèces à l’État de Vaud, précise la répartition de ces reptiles :
La couleuvre tessellée, quant à elle, a été introduite sur les rives vaudoises entre Lausanne et Villeneuve, où elle fait désormais concurrence à la couleuvre vipérine. Les baigneurs peuvent donc tout à fait croiser l'une de ces espèces lors de leurs sorties aquatiques.
Aucun danger pour l'être humain : les bons réflexes
Face à ces compagnons de baignade inattendus, le mot d'ordre est le calme. Les couleuvres présentes dans le Léman sont strictement inoffensives et ne possèdent pas de venin. Il n'existe absolument aucun risque de morsure documenté pour les baigneurs.
Le meilleur réflexe à adopter est tout simplement de s'immobiliser pour ne pas effrayer l'animal et de privilégier cette observation rare. Frédéric Hofmann détaille la marche à suivre :
À la moindre vibration ou au moindre mouvement, le reptile cherchera d'ailleurs à fuir de lui-même pour aller se cacher.
Réchauffement climatique : quels effets ?
La visibilité accrue de ces reptiles est directement liée aux conditions météorologiques et aux aménagements des rives. Les enrochements construits sous les voies CFF constituent un habitat particulièrement privilégié pour ces couleuvres, qui aiment s'y tenir pour capter la chaleur.
Frédéric Hofmann, le réchauffement climatique joue également un rôle, en particulier pour les espèces menacées qui se trouvent ici à la limite nord-est de leur aire de répartition. Dès que les températures grimpent, ces reptiles profitent intensément du soleil.
Comment différencier ces espèces ?
Bien qu'elles se ressemblent, quelques détails permettent de distinguer ces « compagnons de baignade ». La couleuvre vipérine doit son nom à ses motifs dorsaux en zigzag qui rappellent ceux de la vipère. Pour ne pas s'y tromper, il faut observer ses yeux : elle possède une pupille parfaitement ronde et de grands yeux, contrairement à la vipère qui a une pupille verticale et un nez retroussé.
De son côté, la couleuvre tessellée est si proche physiquement de la vipérine que seul un examen minutieux des écailles de sa tête permet aux experts de les différencier à coup sûr, ce qui la rend presque impossible à distinguer pour un baigneur.
Enfin, la couleuvre à collier, qui préfère généralement les étangs, est de loin la plus facile à identifier grâce au motif caractéristique qui lui donne son nom : un « collier » jaunâtre à blanchâtre bien visible juste derrière la tête.
Que faire en cas d'animal blessé ?
Toutes les espèces de reptiles en Suisse sont protégées et la majorité d'entre elles sont aujourd'hui menacées. Si vous observez un serpent au comportement anormal ou un individu blessé sur la rive, il est recommandé de ne pas intervenir directement.
Vous pouvez le signaler au Karch (Centre de coordination pour la protection des amphibiens et des reptiles en Suisse), qui dispose de répondants régionaux dans chaque canton pour fournir des conseils adaptés. Les inspecteurs de la police de la nature (gardes-faune) du canton de Vaud peuvent également être contactés en cas d'urgence avec un animal en souffrance.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Hockey
Hughes à Berne, Loeffel à Lausanne dans le cadre d'un échange
Berne et Lausanne ont officialisé lundi un échange entre le gardien Connor Hughes et le défenseur Romain Loeffel. Le Neuchâtelois s'est engagé avec les Lions jusqu'au terme de la saison 2027-28.
Agé de 35 ans, Romain Loeffel compte 866 rencontres de National League avec Fribourg-Gottéron, Genève-Servette, Lugano et Berne. Il rejoint donc un troisième club romand pour sa 19e saison dans l'élite du hockey suisse.
Auteur de 17 points (13 assists et 4 buts) en 35 matches lors du dernier exercice avec les Ours, le solide défenseur offensif apportera au LHC un profil rare parmi les arrières suisses du championnat. Médaillé d'argent aux Mondiaux 2023-24, il totalise 428 points (dont 120 réalisations) en National League et occupe la 5e place du classement des compteurs parmi les défenseurs dans l’histoire de la ligue.
Connor Hughes fait le chemin inverse
De son côté, Connor Hughes fait le chemin inverse et rejoint Berne. Son départ n'est pas vraiment une surprise, du fait de l'annonce de la prolongation pour quatre saisons de Kevin Pasche en avril dernier. Le Canado-Suisse rejoint le club de la capitale avec un contrat de cinq ans. Ewan Huet, fils de Cristobal qui a quitté Kloten il y a quelques jours, devrait prendre la place de deuxième gardien à Malley.
Pour John Fust, directeur sportif du club vaudois, "cet échange s’inscrit dans la continuité des décisions prises autour de la construction de l'effectif."
Les Ours ont dans le même temps annoncé les départs d'Adam Reideborn, gardien suédois qui avait rejoint Berne il y a trois ans, et l'arrivée de Jeff Tomlinson, ancien entraîneur de Rapperswil et Kloten, en tant que "consultant hockey".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Métro Jura-Léman-Salève: un rapport veut le passage par Cornavin
Le train léger automatisé du Jura-Léman-Salève en projet doit passer par la gare de Cornavin à Genève, dit un conseil consultatif. Dans son rapport remis lundi à Meyrin (GE) au conseiller d'Etat Pierre Maudet, l'entité préconise de renoncer à desservir les Eaux-Vives.
"On a envie que ce projet se fasse", a affirmé à la presse la co-présidente du conseil, l'ex-conseillère d'Etat Michèle Künzler. Contrairement à l'Office cantonal des transports (OCT), la quinzaine de membres ont unanimement recommandé de faire passer ce futur métro du Grand Genève par la gare principale genevoise.
"On doit être connecté à Cornavin", dit l'autre co-président, l'entrepreneur Jean-Luc Favre. Et ce malgré les impératifs liés à la volonté d'une gare souterraine sur ce site.
En revanche, le conseil préfère éviter les Eaux-Vives où la question de la nappe phréatique se pose. De quoi économiser probablement "un à deux milliards" selon Mme Künzler, un demi-milliard, selon M. Maudet, qui ne préjuge pas de la décision du Conseil d'Etat sur le tracé.
De St-Genis, le train se rendrait à St-Julien/Archamps, même si une variante avec Bardonnex est sur la table. En passant par plusieurs arrêts à Meyrin, notamment au CERN, l'aéroport puis, via un tunnel sous-lacustre, le centre de Genève, dont Plainpalais ou encore par Carouge qui accueillerait une gare sur son territoire contrairement à actuellement. La volonté est ensuite de pouvoir le connecter à d'autres réseaux ferroviaires existants, notamment en France.
Jusqu'à 400'000 personnes
Entre 160'000 et 200'000 passagers sont attendus, avec même une possibilité d'étendre le dispositif à 400'000. L'objectif est de desservir des zones, en complément du Léman Express qui attire lui près de 100'000 usagers, qui ne sont pas encore atteintes. Près de 50% des habitants et 70% des emplois du canton se trouveraient alors à moins de 750 m d'une station.
"Ce n'est pas une extension du Léman Express", ajoute M. Favre. Même si quatre à cinq points se trouveront près d'un raccordement avec celui-ci.
Le conseil consultatif s'est penché sur cinq objectifs, l'amélioration de la qualité de vie, la transition énergétique, les conditions cadres pour l'économie, les défis de mobilité actuels et l'anticipation des besoins futurs. "Le projet doit avoir un impact sur nos vies", insiste M. Favre.
Parmi ses recommandations après huit mois de travaux, le conseil souhaite une véritable ambition régionale au-delà de Genève. Le report modal, soit l'attraction d'utilisateurs de véhicules motorisés vers la mobilité douce, constitue la clé du projet, dit-il. Cette question est même cruciale pour le financement fédéral, selon M. Maudet.
Les gares doivent devenir des pôles de proximité avec des maisons de quartier. Il faut aussi éviter les "erreurs" en termes d'accessibilité du Léman Express sur le fléchage ou les ascenseurs en panne ou sur la place des vélos dans les rames, insiste Mme Künzler. Autre demande, un impact doit être observé pour l'économie locale.
Votation prévue pour 2027
Parmi les points de vigilance, le conseil met en garde contre une gentrification trop importante dans les quartiers près de ces gares. Il faudra aussi prouver qu'un métro léger est réellement moins cher que les réseaux de trains habituels.
De même, les questions environnementales devront être considérées. Il ne faudra pas sous-estimer la récupération et la réutilisation des gravats, a expliqué le conseil. Une mise en garde partagée par le conseiller d'Etat qui estime qu'elle fera partie des attentes au moment de la votation populaire.
Un projet de loi est toujours prévu pour fin 2026 ou début 2027 avant ce scrutin fin 2027. "Pas de plan B", promet M. Maudet qui ajoute que la situation sera plus claire sur le calendrier "à la sortie de l'été".
Le projet de loi doit fixer un cadre général avec le tracé, le modèle de financement, l'enveloppe et le déroulement par étapes, à défaut de crédits d'investissement précis. Pour le moment, les parts de la Confédération, du Canton et des collectivités françaises ne sont pas établies.
Il faudra maîtriser les coûts, selon le conseil consultatif. Estimés à environ 5 milliards de francs, les travaux démarreraient à l'horizon 2035, avant une entrée en vigueur dans 20 ans environ. Seule certitude, le coût de ne pas aboutir ce projet serait considérable, dit le conseiller d'Etat.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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