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Culture

Zoom sur les jeunesses, le papet, le cirque et l'almanach

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Le canton de Vaud fait documenter quatre traditions vivantes. (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

Le canton de Vaud accorde son soutien à quatre projets photographiques qui documenteront des traditions vivantes inscrites à l'inventaire du patrimoine immatériel vaudois. L'almanach du Messager boiteux, les rituels des Jeunesses campagnardes, un périple avec le cirque Helvetia et la production du papet vaudois passeront ainsi sous l'objectif des photographes.

La deuxième édition de cette Enquête photographique vaudoise a suscité le dépôt de 20 candidatures. Vu la qualité des dossiers, quatre démarches ont été soutenues à raison de 20'000 francs chacune, a annoncé jeudi le Service des affaires culturelles, qui parle d'un "soutien exceptionnel". Deux projets avaient été primés lors de la première édition, ceux de Sarah Carp et Thomas Brasey.

Croyances populaires

Olga Cafiero, Matthieu Gafsou, Romain Mader et Yves Leresche sont les lauréats 2023 de l'appel à projets. Avec Ephemeris, Olga Cafiera veut documenter les pratiques figurant dans l'almanach du Messager boiteux, comme les soins, les calendriers astrologiques ou les prédictions météorologiques. Elle entend "questionner l'attrait de notre société envers les éléments mystiques", explique un communiqué.

Matthieu Gafsou s'intéressera aux rituels des Jeunesses campagnardes vaudoises. Yves Leresche suivra pendant neuf mois l'itinérance du cirque Helvetia de Moudon. Il captera les artistes dans la lumière et dans leur second rôle de vendeur de barbe à papa ou à l'accueil.

Savoir-faire régional

Enfin, Romain Mader captera toutes les étapes de production des ingrédients du papet vaudois. Il documentera, parfois avec une pointe d'humour, la culture des poireaux et des pommes de terre, l'élevage et l'abattage des cochons ainsi que la confection des saucisses aux choux. Le tout dans son district natal d'Aigle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Plus que jamais, Montreux se veut une ville de musique

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En plus de sa statue, Freddie Mercury devrait avoir une exposition permanente à Montreux (archives). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Montreux veut renforcer son positionnement comme ville de musique. Le Conseil communal a adopté un crédit-cadre de 880'000 francs, qui doit permettre le lancement de plusieurs actions comme la création d'une exposition permanente dédiée à Freddie Mercury ou un "Walk of Music" au centre-ville.

Hôte notamment du Montreux Jazz Festival (MJF), la ville de la Riviera dispose déjà "d'une culture musicale forte, reconnue à l'échelle nationale et internationale". Cette identité a notamment été reconnue par l'entrée, en 2023, au sein du Réseau des villes créatives de l'UNESCO, dans la catégorie "musique", rappelle jeudi le Municipalité dans un communiqué.

Le programme "Montreux Music Experience" regroupe désormais un ensemble de mesures complémentaires, dont la réalisation est prévue sur une période de trois à cinq ans. Parmi la dizaine d'actions prévues, une exposition permanente d'objets personnels de Freddie Mercury devrait voir le jour au Casino Barrière. Le chanteur de Queen, qui a longtemps fréquenté la région, attire déjà les touristes avec sa célèbre statue sur les quais.

Parcours à ciel ouvert

Au centre-ville, un "Walk of Music" - littéralement un parcours d'expérience musicale à ciel ouvert - doit voir le jour. Des fresques artistiques seront créées sur différentes façades, auxquelles s'ajouteront une nouvelle signalétique piétonne et un réaménagement thématisé des liaisons piétonnes entre l'avenue des Alpes et la Grand-Rue.

Au centre des congrès du 2M2C, une expérience immersive intitulée "Standing Wave" devrait être réalisée en deux phases, dont la première en 2027. Entre 2028 et 2029, il est aussi prévu que le Musée de Montreux soit transformé avec une scénographie "repensée autour de l'histoire de la musique et de son impact sur le développement touristique", poursuit le communiqué.

La Ville souhaite aussi lancer une identité visuelle dédiée, avec notamment la création d'un logo "Ville de musique", et une plateforme digitale recensant tous les projets musicaux développés sur le territoire communal. Enfin, le Pavillon qui abritait l'Office du tourisme sur les quais sera rénové et transformé en "point d'inspiration", promet encore la Municipalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Fondation Opale: exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray

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L'exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray à la Fondation Opale à Lens (VS) est visible jusqu'au 8 novembre (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La nouvelle exposition de la Fondation Opale basée à Lens (VS) est consacrée à l'artiste Anmatyerre Emily Kam Kngwarray, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. L'artiste australienne a été l'une des figures les plus marquantes de l'art contemporain du XXe siècle.

Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition monographique, visible du 14 juin au 8 novembre, réunit plus de 80 ½uvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe, précise la Fondation Opale dans un communiqué.

Originaire de la région de Sandover, situé dans le Territoire du Nord, Emily Kam Kngwarray (1914-1996) découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile.

Un lien profond et intime

Ses premières ½uvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions de lignes et une palette élargie.

Au c½ur de son travail se trouve Alhalker, son pays ancestral: une entité vivante, indissociable de ceux qui l’habitent, à laquelle elle est liée de manière profonde et intime.

Trois mille oeuvres en huit ans

L'artiste dépeint également les éléments constitutifs de son territoire et de sa culture, notamment les chants et cérémonies des femmes (awely), l’igname ou l’igname-crayon (anwerlarr, arlatyey) et ses graines (kam), ainsi que l’émeu (ankerr). Entre 1988 et 1996, au cours d’une période de création aussi brève (huit ans) qu’exceptionnellement prolifique, Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 ½uvres. En quelques années, elle développe un langage pictural particulièrement riche et s’impose comme l’une des figures artistiques du XXe siècle. "Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son ½uvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain", estime la Fondation.

En parallèle à l'exposition proprement dite, la Fondation Opale consacre un accrochage à la création artistique de la communauté d’Utopia et de ses territoires associés. Les ½uvres présentées célèbrent cette région à travers des vues topographiques, des scènes cérémonielles et des récits liés au rêve portés par les artistes Anmatyerres et Alyawarr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Musique par IA:Deezer lance un détecteur pour scanner des playlists

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L'entreprise française Deezer lance un outil pour détecter les titres musicaux générés par l'intelligence artificielle (archive). (© KEYSTONE/APA/APA/HANS KLAUS TECHT)

Deezer lance jeudi un détecteur gratuit permettant aux utilisateurs de différentes plateformes de streaming de scanner leurs playlists. L'objectif est de savoir si elles contiennent des titres entièrement générés par intelligence artificielle, a annoncé l'entreprise.

L'outil de détection est accessible en ligne aux utilisateurs de Deezer ainsi qu'à une vingtaine d'autres services de streaming dont Spotify, Apple Music, YouTube Music, Tidal ou encore Qobuz.

"La majorité des gens veulent savoir si de la musique générée par l'IA leur est recommandée", a assuré Alexis Lanternier, le patron de Deezer, estimant que ce détecteur serait "une révélation pour les auditeurs du monde entier".

En pratique, l'utilisateur se connecte au compte de sa plateforme audio depuis le site de détection, puis le scanner passe au crible une partie de sa bibliothèque, soit uniquement les playlists qu'il a lui-même créées.

Le résultat est exprimé en pourcentage du volume total, sans préciser les titres concernés.

Difficilement repérable à l'oreille

Avec le progrès des logiciels de création musicale par IA, les morceaux de ce type se perfectionnent, devenant presque impossible à repérer à l'oreille. Certains connaissent même un réel succès, comme "Magique" de Willy l'Ancien, alias d'un producteur mystère qui cumule plusieurs millions d'écoutes.

Leur nombre ne cesse de croître: près de la moitié des titres mis en ligne chaque jour sont désormais générés en entier par l'IA, soit près de 75'000 morceaux sur Deezer, première à les signaler via une mention spécifique.

La plateforme a aussi choisi de les démonétiser, en les retirant des recommandations algorithmiques et de ses playlists éditoriales. La consommation de cette musique reste toutefois infime, entre 1 et 3% du nombre total de streams, note Deezer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Un été de festivals entre dinosaures du rock et stars du streaming

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Nick Cave vient au Montreux Jazz Festival pour la troisième fois début juillet (archives). (© KEYSTONE/EPA LUSA/JOSE SENA GOULAO)

De Gorillaz à Raye, de Sting à Theodora, la saison des festivals suisses s'ouvre sur un grand écart musical entre légendes des années 1970-1990 et vedettes nées sur les plateformes. Une tendance qui traverse les principales affiches de l'été, de Montreux à Nyon.

Le coup d'envoi est donné jeudi avec Festi'Neuch (12-15 juin) et le Greenfield Festival (11-13 juin). A Neuchâtel, le festival affiche complet avec un mélange de valeurs sûres francophones et de nouvelles figures du streaming. Vanessa Paradis, Feu! Chatterton et Jean-Louis Aubert y côtoient Adèle Castillon, Miki ou Théa.

Parmi les événements les plus attendus figure la première venue en Suisse du trio hip-hop irlandais Kneecap. Le groupe, originaire de Belfast, en anglais et gaélique irlandais, aborde des thèmes crus et très politiques, oscillant entre drogues, culture irlandaise et critique virulente de l'occupation britannique.

A Interlaken, le Greenfield Festival reste fidèle à son ADN rock et metal. Les Américains The Offspring, héros du punk rock californien des années 1990, y partageront l'affiche avec les Danois de Volbeat.

Le Caribana Festival (18-21 juin), à Crans-près-Céligny, prendra ensuite le relais avec une programmation populaire emmenée notamment par les artistes francophones Mika, Louane, M Pokora et Kendji Girac.

Des artistes d'un festival à l'autre

Plusieurs artistes de Festi'Neuch poursuivront leur tournée suisse au Paléo Festival (21-26 juillet). Vanessa Paradis, Feu! Chatterton, Adèle Castillon et Miki figurent également à l'affiche du plus grand open air du pays.

Parmi les jeunes artistes à suivre cet été figure Sam Sauvage. Avec sa voix grave, son univers décalé, le chanteur français de 26 ans s'est rapidement imposé comme l'une des révélations de la nouvelle scène francophone. Après un passage à Festi'Neuch, il retrouvera le public romand au Paléo Festival avant les Docks à Lausanne fin novembre, une occasion de se souvenir de l'été.

A Nyon, les organisateurs assument un mélange de générations. Le mythique groupe britannique depuis le new wave The Cure et Gorillaz, ni totalement "dinosaures", ni vraiment "nouvelle génération streaming", mais un groupe hybride, déjà numérique avant l’ère TikTok, côtoient des artistes plus récents comme Theodora. Surnommée "La Boss Lady", cette chanteuse franco-congolaise de 26 ans, née à Lucerne et révélée au grand public grâce aux réseaux sociaux, s'impose sur la scène francophone depuis 2024.

Montreux entre monuments et nouveaux talents

Le Montreux Jazz Festival (3-18 juillet), qui célèbre sa 60e édition, réunit Sting, Nick Cave, Deep Purple, Van Morrison ou encore James Taylor. Sting, l'ancien leader de "The Police" reconverti dans une carrière solo à succès, revient pour la neuvième fois à Montreux tandis que ce sera la troisième fois pour le chanteur australien Nick Cave. Ce dernier distille un rock ténébreux avec les Bad Seeds depuis qu'il s'est fait connaître dans un film de Wim Wenders "Les ailes du désir" en 1987.

La programmation accueille aussi des artistes emblématiques de la nouvelle scène internationale. La Britannique Raye, 28 ans, ouvrira notamment les festivités. Après avoir écrit dans l'ombre pour de grands artistes (Beyoncé, David Guetta), elle s'est libérée de sa maison de disques pour exploser en solo.

Moby très attendu

L'une des curiosités de cette édition sera également la première venue de Moby, l'une des figures majeures de la musique électronique, qui a popularisé le genre dans les années 1990 avec des albums cultes comme "Play". "Nous l'attendons depuis 30 ans", avait souligné le directeur du festival, Mathieu Jaton, lors de la présentation de la programmation.

La circulation des artistes entre festivals se retrouve aussi au Openair Frauenfeld (9-11 juillet), où Wiz Khalifa, Gunna et Yeat mèneront l'affiche du plus grand festival hip-hop d'Europe.

Le Tessin n'est pas en reste. La saison s'ouvrira avec JazzAscona (25 juin-4 juillet), avant Moon&Stars à Locarno (10-20 juillet), Lugano LongLake Festival (9-26 juillet) et Vallemaggia Magic Blues (10 juillet-6 août).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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