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Vaud

Vaud: nouvelles mesures pour gérer la coexistence avec le loup

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Les éleveurs vaudois seront mieux indemnisés en cas d'attaque du loup sur leurs troupeaux (photo d'illustration). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gouvernement vaudois prend de nouvelles mesures pour gérer la présence du loup dans le canton. Il revoit le système d'indemnisation pour les éleveurs, renforce le suivi des meutes et augmente l'effectif de la police de la faune.

Le Canton de Vaud veut mieux gérer la présence du loup sur son territoire. Pour ce faire, il a annoncé ce vendredi le lancement d’un plan d’action. Plusieurs mesures sont prévues.

Tout d'abord, le gouvernement revoir le système d'indemnisation en faveur des éleveurs. Un montant forfaitaire de 600 francs sera désormais versé en cas d'attaque "pour compenser les frais de traitement du sinistre", peut-on lire dans le Plan d'action loup 2023, publié vendredi. A ce montant s'ajoutera l'indemnité déjà existante, calculée sur la valeur du bétail par un expert indépendant.

Il faut donc en passer par le porte-monnaie pour faire accepter la présence du loup? Valérie Dittli, ministre de l'agriculture.

Valérie DittliConseillère d'Etat vaudoise chargée de l'agriculture et des finances

Pour aider les agriculteurs, l'Etat de Vaud souhaite aussi étendre l'engagement de civilistes. Ceux-ci pourraient être appelés dans des exploitations avec bovins, alors qu'ils n'officiaient jusqu'ici que dans les fermes avec moutons et chèvres. La collaboration avec la Fondation Jean-Marc Landry (FJML) et les bénévoles de l'association OPPAL se poursuit.

L'Etat de Vaud estime par ailleurs "incontournable" un renforcement du corps de Police faune-nature. Deux postes supplémentaires seront créés pour mieux assurer la gestion du loup mais aussi pour permettre, le cas échéant, "une mise en oeuvre rapide des décisions de tir."

Monitoring et effarouchement

Ce nouveau Plan d'action vise également à mieux suivre l'évolution du loup en terre vaudoise. Le dispositif de piège-photos, coordonné par la Fondation Kora, sera étendu plus au nord dans le Jura. Avec notamment comme objectif d'anticiper "l'installation éventuelle d'un nouveau couple, voire d'une nouvelle meute." Un tel dispositif pourrait aussi être installé, si nécessaire, dans les Préalpes.

Le volet monitoring prévoit aussi la pose d'appareils enregistreurs de sons. Le Canton s'est aussi associé au projet de recherche scientifique "Wolves and Cattle" (loups et bétail) de la Fondation Kora. Il cherchera notamment à poser des colliers GPS sur des loups.

"Idéalement, nous aimerions avoir plusieurs colliers dans des meutes différentes", indique Sébastien Beuchat. Il souligne toutefois la difficulté à réussir ce genre d'opération, qui nécessite d’endormir un loup, et relève que la pose d'un collier cette année serait déjà un succès.

Le Plan d'action prévoit encore de "professionnaliser" l'effarouchement, poursuit le responsable. Le premier volet concerne les alpages, où il s'agira de "mieux anticiper" la présence du loup. Des tests continueront à être menés avec différents moyens, par exemple avec un lance-fusées explosives.

Des interventions pourraient aussi être menées à proximité des villages, "si le comportement d'un loup devient problématique", note Sébastien Beuchat. Différents tests d'effarouchement seront réalisés (balles en caoutchouc, billes en plastique). Toutefois, si la menace est trop importante, le Canton pourra effectuer des régulations "afin de prévenir un dommage ou un danger pour l'homme lorsqu'il apparaît que des mesures de protection raisonnables ne seront pas suffisantes", relève M. Beuchat.

L'Etat de Vaud précise finalement que son Plan d'action 2023 reste "transitoire" et sera actualisé l'an prochain, sachant que la législation fédérale doit être révisée. L'objectif donc: coexister.

Valérie DittliConseillère d'Etat vaudoise chargée de l'agriculture et des finances

Le budget débloqué pour ce plan d’action : 100'000 francs par loup, soit environ 2,6 millions.

Attaques en hausse

En 2022, la présence de 26 loups au minimum a pu être certifiée dans le canton de Vaud. Deux meutes, celle du Marchairuz et du Risoud, sont installées dans le Jura vaudois, tandis qu'une paire semble en formation dans la région du Mont Tendre. Des individus isolés ont aussi été observés dans les Préalpes, dans la région du col des Mosses, mais aussi dans la Broye. Deux loups mâles distincts étaient par ailleurs présents à Bavois et Forel durant l'été 2022.

En matière d'attaques sur le bétail, une forte hausse a été constatée l'an dernier. Au 31 décembre 2022, les prédations attribuées au loup s'élevaient à 26 bovins (+ 5 animaux blessés), 32 ovins (+4) et 11 caprins (+2), selon le décompte du Canton.

Isabelle Bertolini avec Keystone-ATS

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Lausanne

Hausse des accidents sur les routes vaudoises en 2025

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Les polices ont enregistré 4338 accidents de la circulation dans le canton de Vaud l'an dernier, soit 256 accidents en plus par rapport à 2024 (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La tendance à la diminution des accidents de la circulation sur les routes vaudoises ces dernières années s'est inversée en 2025. L'augmentation de 6,3% est attribuable tant à la hausse du nombre d'accidents avec dommages matériels qu'à celle du nombre d'accidents avec victimes.

Les polices ont enregistré 4338 accidents de la circulation dans le canton de Vaud l'an dernier, soit 256 accidents en plus par rapport à 2024. Cette hausse est observée tant auprès des 2554 accidents avec dommages matériels (+5,3%) qu'auprès des 1784 accidents avec victimes (+7,7%), a indiqué jeudi la police cantonale dans un communiqué.

Parmi ces derniers, la police dénombre 1380 accidents avec blessés légers (+10,3%), 372 accidents avec blessés graves (stables) et 32 accidents mortels (stables). Ce sont ainsi huit automobilistes, sept motocyclistes, quatre cyclistes (dont deux avec des e-bikes), dix piétons et trois personnes ayant utilisé un autre véhicule qui ont trouvé la mort sur les routes vaudoises.

Si le volume des accidents avec victimes est à nouveau supérieur à la moyenne des dix dernières années, le volume des accidents avec dommages matériels est toujours inférieur à la moyenne des dix dernières années, et ceci malgré l'augmentation du nombre de véhicules en circulation (615'691 en 2025 contre 564'613 en 2016).

Alcool, inattention et vitesse

Pour 2025, la cause principale de l'ensemble des accidents de la circulation est l'influence de l'alcool. Elle est suivie par l'inattention ou la distraction puis la vitesse inadaptée. Les principales causes d'accidents mortels sont, à égalité, l'influence de l'alcool et l'inattention ou la distraction.

Les polices ont poursuivi leurs actions ciblées contre l'inattention et la distraction au volant: elles ont sanctionné 657 automobilistes. De plus, 2109 automobilistes ont reçu une amende d'ordre en lien avec l'utilisation d'un téléphone sans dispositif mains libres.

La police cantonale a aussi augmenté ses contrôles, notamment ceux relatifs à la vitesse. Ainsi 1'391'030 véhicules ont été contrôlés en 2025 lors de contrôles mobiles, parmi lesquels 29'813 conducteurs ont été dénoncés, soit le 2,14%.

Très légère hausse à Lausanne

A Lausanne, les constats d'accidents de la circulation ont connu une très légère hausse de 1,1%, avec 1008 cas (997 en 2024). Elle est beaucoup plus marquée pour les piétons blessés, avec 71 cas l'an dernier (contre 55 en 2024). Les accidents de cycles et de vélos électriques sont, eux, en baisse avec 104 accidents (110 en 2024).

En tout, sur le territoire lausannois, 332 personnes ont été légèrement blessées, contre 350 en 2024, ce qui représente une diminution de 5,2%. Les blessés graves sont en nette baisse, passant de 68 à 51 cas (-25% par rapport à 2024). Six accidents mortels avec six personnes décédées en ville sont à déplorer, contre un en 2024.

La police lausannoise a effectué 8168 contrôles de vitesse en 2025 au moyen d'appareils mobiles (2024: 7727) et 95'842 conducteurs ont été dénoncés. Une baisse des amendes d'ordre a été constatée avec 311'076 contraventions (-3,2%), dont 141'325 pour du stationnement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Fin de l’aventure Doodah après 23 ans au centre-ville

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Après 23 ans à la rue Haldimand à Lausanne, l'enseigne de skate et de snowboard Doodah anonce sa fermeture. Pour son gérant Jérôme Fellay, "c'est la fin d'une époque".(© LFM)

Doodah va disparaître du centre-ville lausannois. Après 23 ans à la rue Haldimand, l'enseigne emblématique de skate et de snowboard annonce sa fermeture prochaine. Entre loyers excessifs, concurrence du commerce en ligne et déclin du quartier de la Riponne, le gérant Jérôme Fellay dresse le constat de la fin d'une époque.

Jérôme Fellay Gérant du magasin Doodah à Lausanne

Le paysage lausannois s'apprête à perdre l'un de ses piliers de la culture urbaine. Installé depuis plus de deux décennies au cœur de la capitale vaudoise, le magasin Doodah ne survit plus à l'équation économique actuelle. «C’est clairement la fin d’une aventure, la fin d’une époque aussi. C’est très triste, mais on fait avec», confie Jérôme Fellay, gérant de l'arcade lausannoise.

Un cocktail économique explosif

La décision de fermer n'est pas soudaine, mais résulte d'une érosion constante de la fréquentation. Si la période post-Covid a connu un bref sursaut, les habitudes de consommation ont durablement basculé vers le numérique. Face à des géants du web aux prix européens, la lutte est inégale. «On est sur des prix suisses et on ne peut clairement pas batailler avec le reste de l’Europe», explique le gérant.

À cette concurrence s'ajoute le poids des charges fixes dans le centre-ville. Les loyers lausannois sont jugés «excessivement élevés» par le responsable, alors même que l'attractivité du quartier décline. La fermeture, partielle ou totale selon les périodes, du parking de la Riponne a également porté un coup dur à la fluidité de la clientèle.

Tout un quartier au cœur du débat

Le constat le plus frontal concerne l'environnement direct du magasin, situé à deux pas de la place de la Riponne. Jérôme Fellay ne mâche pas ses mots sur la dégradation du quartier: «Dans notre rue, c’est junkie, c’est police, vols et choses comme ça. On sent qu’il y a de moins en moins de gens qui viennent aussi en centre-ville».

« Dans notre rue, c’est junkie, police et vol. »

Il relate notamment des scènes quotidiennes qui font fuir les clients, comme celle de samedi dernier où une personne s'injectait de la drogue à un mètre de l'entrée du magasin. «Forcément, ça crée un sentiment d’insécurité et je peux comprendre les gens qui n’ont pas envie de venir dans ces rues faire leurs achats», déplore-t-il. Bien que des associations de commerçants aient fait remonter ces doléances à la Municipalité, les commerçants restent dans l'attente de mesures concrètes.

Un vide pour la communauté et la relève

Au-delà des chiffres, c'est un lieu d'échange et de passion qui disparaît. Doodah était un acteur central de la scène skate et snow locale à travers ses sponsorings et ses événements. Si les passionnés continueront leur pratique, Jérôme Fellay craint que le départ d'un tel acteur local ne freine l'élan de ce milieu.

Jérôme Fellay, gérant du shop lausannois Doodah et ses deux apprentis.(© LFM)

L'impact est également humain pour l'équipe en place. L'enseigne lausannoise compte deux apprentis. Si l'une pourra terminer son CFC cette année, le second devra trouver une nouvelle structure pour achever sa formation.

Quel avenir pour l'arcade?

La date de fermeture n’est pas encore fixée, mais elle pourrait intervenir au plus tôt dès la fin juillet, dès la reprise du bail qui court initialement jusqu'en mars 2028. Dès la fin du mois de juillet, le shop cessera de recevoir de nouvelles collections et se transformera en espace "outlet" pour écouler les stocks restants. Une page se tourne pour la rue Haldimand, laissant planer une incertitude de plus sur l'avenir du commerce de détail à Lausanne.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Lausanne

Vaud soumet son projet de loi-cadre sur la durabilité et le climat

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La future loi-cadre sur la durabilité et le climat (LCDC) confère notamment un ancrage juridique aux orientations du Plan climat vaudois (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Canton de Vaud a présenté mercredi son avant-projet de loi-cadre sur la durabilité et le climat. Son objectif est d'intégrer de manière transversale et systématique les enjeux de durabilité dans l'action de l'Etat et de concrétiser les objectifs climatiques adoptés par le peuple en juin 2023.

Le Département de l'agriculture, de la durabilité et du climat et du numérique (DADN) met en consultation cet avant-projet pour trois mois jusqu'au 18 juin. "Cette loi horizontale fixera un cadre clair, précis, réaliste, pragmatique, responsable et équilibré afin de chapeauter et harmoniser l'ensemble de l'action publique cantonale", a affirmé mercredi à Lausanne la conseillère d'Etat Valérie Dittli.

Cette loi-cadre sur la durabilité et le climat (LCDC) répond à des attentes politiques maintes fois exprimées, dont une motion renvoyée au gouvernement en 2021 demandant au canton de se doter des instruments légaux pour mettre en oeuvre les objectifs de durabilité. Et dans son Programme de législature 2022–2027, le Conseil d'Etat lui-même s'est engagé à élaborer une loi-cadre assurant la convergence de l'action publique vers ces objectifs.

Ces attentes s'inscrivent également dans le contexte de la votation populaire du 18 juin 2023. Le peuple avait validé des dispositions constitutionnelles et légales ancrant l'objectif de neutralité carbone 2050 et l'obligation, pour l'Etat et les communes, de réduire significativement les impacts climatiques de leurs politiques publiques. La LCDC vise à traduire ces engagements dans le droit cantonal et à en assurer la mise en oeuvre cohérente.

Pas de nouvelles règles sectorielles

"Elle chapeaute notamment neuf lois cantonales en lien avec la durabilité et le climat. Elle vient combler une lacune normative, tout en reprenant les bonnes pratiques de ces cinq dernières années. On codifie de manière plus large et générale des choses ponctuelles qui fonctionnent déjà", a expliqué Guillaume de Buren, chef de l'Office de la durabilité et du climat (OCDC).

Les services de Mme Dittli ont assuré que la loi-cadre "ne créait pas de nouvelles réglementations sectorielles, ni de nouvelles taxes, mais fixait des objectifs communs, des principes directeurs et des mécanismes de mise en oeuvre applicables à toute l'administration". Avec un enjeu d'efficience, ont-ils insisté.

S'agissant de durabilité, le projet introduit pour la première fois dans le droit cantonal un cadre juridique définissant ce principe et les responsabilités dans sa mise en oeuvre. Il précise que la législation cantonale doit être à chaque fois élaborée et appliquée de manière à contribuer aux objectifs de durabilité.

Objectifs intermédiaires ancrés

En matière climatique, la loi fixe des objectifs cantonaux cohérents avec le cadre fédéral. Ils concernent tant la neutralité carbone 2050, avec des objectifs intermédiaires pour 2030 et 2040, que l'adaptation aux changements climatiques. "C'est, là aussi, la première fois que les objectifs intermédiaires de 2030 et 2040 sont ancrés dans une loi", a souligné Rémi Schweizer, délégué cantonal au climat.

Autre incidence de la future LCDC, elle confère un ancrage juridique aux orientations du Plan climat vaudois. Elle introduit aussi des instruments de pilotage transversaux. Parmi ceux-ci figurent l'adoption, tous les cinq ans, d'un plan climat par le Conseil d'Etat, un mécanisme d'examen climatique des objets soumis au Grand Conseil ainsi que des dispositions relatives à l'exemplarité de l'Etat.

Un chapitre spécifique de la loi définit le rôle des communes, en cohérence avec leurs obligations constitutionnelles. Il précise les modalités de leur contribution aux objectifs climatiques, sans introduire d'obligations sectorielles supplémentaires. Elles garderont "une grande liberté", a dit M. Schweizer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Paudex: un automobiliste à 117 km/h au lieu de 50 km/h

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Les polices vaudoises rappellent aux usagers que le délit de chauffard est lourdement sanctionné et que la vitesse inadaptée est l’une des causes principales des accidents de la circulation faisant des victimes (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un ressortissant français de 23 ans a été pincé vendredi dernier à 117 km/h à Paudex, près de Lausanne, au lieu des 50 km/h autorisés dans le village. Le radar mobile a flashé dans la nuit autour de 01h30 sur la route du Lac en direction de Pully. Le permis de conduire lui a été retiré sur-le-champ.

Ce dépassement de 67 km/h relevant du délit de chauffard, le conducteur a été identifié le jour même. L'homme a été entendu, au poste de police de Pully, en présence d'un avocat. Il a été dénoncé au Ministère public qui a ouvert une procédure pénale, indique mercredi la police cantonale vaudoise dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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