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Vaud

La gauche vaudoise lance deux initiatives pour un salaire minimum

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Salaire minimum à 23 francs dans le canton de Vaud: les initiants ont jusqu'au 12 septembre pour récolter au moins 12'000 paraphes. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Un comité unitaire composé de syndicats, de partis de gauche et d'associations exige un salaire minimum de 23 francs dans le canton de Vaud. Il a officiellement lancé la récolte de signatures vendredi pour sa double initiative "pour vivre dignement de son travail".

Les autorités cantonales ont donné leur feu vert aux deux textes. Les initiants ont jusqu'au 12 septembre pour récolter au moins 12'000 paraphes.

Rappelons que la population vaudoise avait refusé, par 51%, le salaire minimum en 2011. La situation a-t-elle évolué depuis ?

Oui selon, Arnaud Bouverat, député socialiste au Grand Conseil et co-président du comité unitaire :

Arnaud BouveratCo-président du comité unitaire

La première initiative populaire cantonale, constitutionnelle, vise à ancrer le principe d'un salaire minimum dans la Constitution. L'autre, législative, doit introduire une nouvelle loi instituant un salaire minimum légal cantonal à 23 francs brut par heure, a indiqué le comité composé d'une vingtaine d'organisations.

Le calcul de ce salaire minimum se base notamment sur le niveau des prestations complémentaires, les primes moyennes de l'assurance-maladie en vigueur dans le canton, le niveau des loyers moyens, et les cotisations LPP moyennes. Un mécanisme de contrôle est prévu, mettant notamment l'Etat et les partenaires sociaux autour de la table.

Précédents dans d'autres cantons

"Nous sommes dans une logique nationale, nous ne faisons pas cavalier seul. Un calcul similaire est appliqué dans les cantons qui ont mis en oeuvre ou considèrent une telle mesure", a déclaré Arnaud Bouverat, secrétaire régional d'Unia et coprésident du comité unitaire.

En Suisse, cinq cantons ont déjà franchi le pas: Neuchâtel en 2017 (20 francs), Jura en 2018 (20), Genève en 2020 (23 puis 24), Tessin en 2021 (entre 18,75 et 19,25) et Bâle-Ville en 2021 (21). Des projets sont en cours dans les cantons du Valais et de Fribourg ainsi que dans les villes de Zurich et de Winterthour.

Arnaud BouveratCo-président du comité unitaire

"Le salaire minimum est l'avenir de notre canton", a estimé l'économiste et conseiller national socialiste Samuel Bendahan en visioconférence depuis Berne. Selon lui, la hausse des coûts de la vie a un "effet brutal" sur les ménages à bas revenus, alors que la hausse de la productivité ne se retrouve pas dans les bas salaires.

Rebecca JolyPrésidente du groupe des Verts au Grand Conseil

"Enjeu féministe majeur"

"Travailler ne doit plus être synonyme de pauvreté", a renchéri M. Bouverat, soulignant le fait que près de 10% des salariées et salariés du canton sont considérés comme "à bas salaire" et près de 8% comme des travailleurs pauvres.

Les femmes, surreprésentées dans ces deux catégories, devraient donc tirer profit du salaire minimum. Celui-ci permettra de "revaloriser certains métiers typiquement féminins et de mettre un frein à l'exploitation indécente et à la sous-enchère salariale", a pour sa part ajouté Gabriella Lima d'Ensemble à Gauche. La coprésidente du comité unitaire voit dans le salaire minimum un "enjeu féministe majeur".

Gabriella LimaCo-présidente du comité unitaire

Bien que le Grand Conseil vaudois ait rejeté en mars dernier l'instauration d'un salaire minimum à 23 francs de l'heure, le comité unitaire se dit optimiste pour ses deux initiatives. Ses coprésidents estiment qu'en raison du contexte d'augmentation des coûts de la vie, des précédents dans les autres cantons, ainsi que de l'actuelle pénurie de main-d'oeuvre, "c'est plus que jamais le moment".

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Vaud

L'ATE Vaud lance son "smartvote de la mobilité" pour les communales

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Environ 650 candidats aux élections communales vaudoises de mars 2026 ont répondu au questionnaire de l'ATE Vaud. Leurs réponses et leur score sont publiés en ligne pour renseigner les électeurs. (Image d'illustration) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La section vaudoise de l'Association Transports & Environnement (ATE) a présenté mercredi à Lausanne les résultats d'un questionnaire adressé aux candidats des élections communales du 8 mars. Elle veut permettre aux électeurs de connaître leur positionnement sur des thèmes comme le stationnement, les zones 30 km/h ou la sécurité sur le chemin de l'école.

De manière générale et sans grande surprise, l'ATE Vaud relève que les candidats de gauche sont plus favorables à la mobilité durable que ceux issus de la droite.

Parmi les grands enjeux examinés, le développement de zones à 30 km/h est largement plébiscité par la gauche (plus ou moins 90% de soutien respectivement au sein de la gauche radicale, chez les Vert-e-s et le Parti socialiste). Le soutien décline, mais reste majoritaire chez les Vert'libéraux et le Centre. Une moitié du PLR soutient la mesure sous condition, tandis qu'au sein de l'UDC, 42% des candidats y sont totalement opposés.

Les 60% de candidats sans parti favorables à la mesure font dire à l'ATE que la thématique ne divise pas autant qu'imaginé. Ces personnalités, qui se présentent souvent dans les villages, démentent l'idée d'un clivage ville-campagne sur cet enjeu, selon les représentants de l'association.

Autre point du questionnaire: la suppression de places de stationnement s'est révélée particulièrement clivante entre la gauche et la droite.

Très faible participation à droite

Au total, 648 candidats à l'exécutif ou au législatif de leur commune ont complété le questionnaire de l'ATE. Parmi ceux-ci, une large majorité est issue des rangs de la gauche: 210 Vert-e-s, 192 PS et indépendants de gauche notamment, contre 19 PLR et indépendants de droite. Avec 17 personnes, les candidats UDC sont ceux qui ont le moins participé.

L'ATE Vaud précise aussi que près de 13% des répondants sont Lausannois. Elle estime que de nombreux candidats ruraux ont pu être interrogés. Dans 120 à 130 communes du canton (sur un total de 300), au moins un candidat a rempli le questionnaire.

Le questionnaire a été envoyé à tous les partis politiques et administrations communales vaudoises, en leur demandant de le relayer aux candidats. Il comporte 23 questions. Chacune est dotée d'un nombre de points pondéré par l'ATE selon l'importance de la thématique.

Certains thèmes font consensus

Parmi les thématiques rassembleuses, l'ATE distingue le concept de "vision zéro", très soutenu par l'ensemble des partis. Il résume l'objectif de ne compter aucun mort ni blessé grave sur les routes.

Certaines différences s'expriment aussi en fonction du poste visé par les candidats: les prétendants au législatif expriment des intentions plus favorables à la mobilité durable que ceux attirés par l'exécutif. Oriane Sarrasin, coprésidente de l'ATE Vaud, l'interprète comme l'expression d'un esprit de collégialité et de compromis dans les exécutifs, tandis que les élus des parlements peuvent se permettre des positions plus partisanes.

L'ATE Vaud rappelle que les enjeux de mobilité sont nombreux à relever de la prérogative communale. Elle s'indigne des tentatives de limiter leur autonomie dans ce domaine et estime qu'il est important que les décisions continuent à être prises proches du terrain, en phase avec ses réalités.

Campagne lancée

L'ATE Vaud a lancé cette semaine sa campagne autour de ce sondage. Les résultats sont publiés sur son site internet. "Plusieurs dizaines de milliers de visites" sont attendues, a dit à Keystone-ATS Romain Pilloud, son secrétaire général.

Les représentants précisent qu'aucune consigne de vote ne sera formulée. "La question, c'est quelle mesure on défend et non quel parti on représente", a relevé Thibault Gruaz, membre du comité de l'association.

L'association prévoit aussi des affiches dans les gares et des publications sponsorisées sur les réseaux sociaux. Son budget s'élève entre 2000 et 3000 francs pour cette opération.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Plaines-du-Loup: quinze investisseurs retenus pour seize bâtiments

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La Ville de Lausanne a choisi quinze investisseurs pour réaliser le 2e secteur de l'écoquartier des Plaines-du-Loup au sud du parc du Loup (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Quinze investisseurs ont été retenus en vue de la conception des seize bâtiments du deuxième secteur de l'écoquartier des Plaines-du-Loup sur les hauts de Lausanne. Le début des chantiers est attendu pour 2028 et l'arrivée des premiers habitants pour 2031.

Parmi les plus de 60 investisseurs qui ont répondu à l'appel d'offres lancé fin 2024, quinze ont été retenus, a indiqué la Ville mercredi dans un communiqué. Il s'agit de coopératives d'habitation, de sociétés d'utilité publique, d'investisseurs privés ou encore de sociétés et fondations privées de la Ville.

Les investisseurs ont été sélectionnés sur la base de l'ambition sociétale de leur programme (durabilité, vivre ensemble, innovation), de leur expérience et de la viabilité financière de leurs projets, selon la Ville. Huit d'entre eux étaient déjà présents dans le premier secteur de l'écoquartier.

Les concours d'architecture pour les différentes pièces urbaines (regroupement de deux à quatre investisseurs) seront lancés au second semestre 2026 et les chantiers en 2028. La Ville précise encore que deux autres pièces urbaines, en lien direct avec le projet du métro lausannois m3, seront mises au concours dès que le planning de réalisation du métro sera consolidé.

Logements pour seniors

La règle des trois tiers pour garantir la mixité sociale est entièrement respectée avec des logements à loyer abordable, modéré et du marché libre ou en propriété, souligne le communiqué.

Le quartier proposera notamment une part importante de logements réservés aux seniors (environ 10%). Ils bénéficieront de services adaptés à leurs besoins (équipes médicales, centres d'accueil temporaire, livraison de plats, etc).

Quelque 1200 logements seront réalisés et 30'000 m2 de surface d'activités mis à disposition. Au total, le secteur accueillera environ 2400 personnes et 1400 emplois. Une école secondaire ouvrira ses portes en 2031.

Pour mémoire, depuis la fin 2025, le premier secteur de l'écoquartier des Plaines-du-Loup est entièrement réalisé. Il accueille désormais quelque 2500 habitants, une école, un EMS, des commerces et de nombreux aménagements publics.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud a ouvert un guichet pour anticiper l'arrachage de la vigne

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Dans certaines parcelles viticoles vaudoises, le raisin pourrait céder la place à des olives, des figues ou des kakis (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud a ouvert lundi un guichet où les professionnels de la vigne peuvent annoncer les parcelles qu'ils souhaitent arracher en vue d'une reconversion. Les autorités comptent ainsi "calibrer les besoins financiers requis par la branche" alors que la Confédération doit prochainement communiquer sur son projet de prime d'arrachage des vignes.

Via ce guichet, les vigneronnes et vignerons vaudois intéressés ont jusqu'au 1er mars pour "préinscrire leurs parcelles dans l'un des quatre programmes qui leur sont proposés", a fait savoir la conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli.

Les quatre options consistent en un renouvellement de l'encépagement par des cépages résistants, un renouvellement par des cépages adaptés au futur climat, la conversion des parcelles à l'agriculture ou la conversion à des cultures pérennes comme l'olivier, la figue ou le kaki, a précisé Mme Dittli. La ministre vaudoise répondait à une question orale de la députée PLR Marion Wahlen, elle-même vigneronne.

L'ouverture du guichet intervient alors que le canton de Vaud a annoncé en novembre de dernier un plan de soutien de 17,2 millions destiné aux professionnels de la vigne.

Celui-ci comporte trois axes, à savoir la promotion des vins vaudois en Suisse alémanique, un moratoire sur les nouvelles plantations pour contribuer à la stabilisation du marché, ainsi qu'une adaptation du vignoble en convertissant certaines surfaces en d'autres cultures ou en des jachères fleuries sur une base volontaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

BDFIL annonce son programme et lance des états généraux de la BD

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Le festival de bande dessinée lausannois BDFIL célèbrera sa 20e édition du 27 avril au 10 mai 2026. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

A Lausanne, le festival de bande dessinée BDFIL a présenté mardi le programme de sa 20e édition. Elle aura lieu du 27 avril au 10 mai, mais certains événements s'étaleront jusqu'à la fin 2026. Face aux difficultés des artistes, BDFIL lance des états généraux de la BD.

"La bande dessinée est un art très peu soutenu au niveau institutionnel. Ses acteurs ont beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts", a défendu Léonore Porchet, codirectrice de BDFIL.

Face aux difficultés financières du secteur, BDFIL se propose de recueillir le témoignage de ses acteurs, afin de produire "un rapport et des revendications de politique culturelle", annonce-t-elle. L'annulation du Festival d’Angoulême a notamment laissé des traces cette année.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

Côté programme, 16 expositions, au total, rythment cette édition. BDFIL accueillera le Québec comme "pays invité". La codirectrice Gaëlle Kovaliv a relevé la créativité et la singularité de l'humour d'outre-Atlantique.

Le festival mettra à l'honneur la BD jeunesse "Le Loup en slip", qui rend accessibles des thèmes politiques comme la propriété privée ou les stéréotypes. Enfin, une plongée patrimoniale dans les planches originales de la collection du Centre BD de la Ville de Lausanne est également prévue.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

Pour cette édition anniversaire, l’invitée d’honneur est l’autrice française Mirion Malle, figure emblématique de la bande dessinée engagée.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

L'eau sera le thème annuel de BDFIL, décliné en plusieurs expositions jusqu'en octobre.

Avec Yann Rossier

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