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Journées littéraires de Soleure: les écrivains à la fête

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Le président du Conseil national Martin Candinas s'est adressé aux 300 personnes rassemblées vendredi soir au Stadttheater de Soleure lors de la remise des prix littéraires suisses 2023. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les Romands Fanny Desarzens, Anne-Sophie Subilia et Eugène ont reçu un prix suisse de littérature, comme quatre auteurs alémaniques et tessinois vendredi soir aux Journées littéraires de Soleure. Le président du Conseil national a ouvert les feux.

La Grisonne Leta Semadeni a remporté la plus haute distinction, le Grand Prix suisse de littérature 2023 pour l'ensemble de son oeuvre, décerné par l'Office fédéral de la culture (OFC). Un autre Grison n'a pas manqué ce rendez-vous au bord de l'Aar pendant le week-end de l'Ascension : Martin Candinas (Le Centre/GR), président du Conseil national.

"La littérature peut développer des visions pour lesquelles nous les politiciens manquons peut-être parfois de courage. La littérature ne peut pas changer le monde, mais elle nous permet de le voir tel qu'il est réellement, a-t-il déclaré à l'ouverture de la cérémonie devant près de 300 personnes, rassemblées dans le Stadttheater de Soleure. Et c'est précisément cela qui est le moteur du changement. Les dictatures le savent bien, puisqu'elles interdisent aux auteurs de s'exprimer librement."

Deux romans chez Slatkine

Outre le fait que les trois auteurs romands primés cette année habitent à Lausanne, deux de leurs romans ont été publiés chez Slatkine, une belle reconnaissance pour cette maison d'édition, créée en 1964 à Genève.

Fanny Desarzens, 30 ans cette année, est primée pour son premier roman "Galel" (Slatkine), qui évoque une amitié en montagne. La jeune femme a dit à Keystone-ATS, avant de monter sur scène, qu'elle se sentait "très honorée et très fière. Et en même temps, cela fait drôle d'avoir toute cette lumière sur soi".

"Je préfère le silence, qui est très présent dans mon écriture. Donc j'espère que le mien, de silence, parle un peu pour moi". Dans son discours de remerciements, elle a ensuite relevé qu'elle "préfère la parole écrite aux discours proclamés".

"L'épouse" (Zoé), un magnifique roman sur une expat à Gaza, a déjà été nominé par plusieurs prix français l'automne dernier. Son auteure Anne-Sophie Subilia a dit à Keystone-ATS avant la remise de prix : "J'ai le trac et suis sur un nuage". Pour elle, "recevoir un prix suisse de littérature représente un immense événement dans ma vie d'écrivaine."

Eugène et "Sa lettre à mon dictateur" (Slatkine) permet une plongée dans une Roumanie disparue : "Maintenant que le livre existe, qu’il est entré dans les librairies, je suis très touché par cette distinction, a confié l'auteur à Keystone-ATS vendredi après-midi.

Revenant sur son livre, Eugène explique : "Écrire cette lettre n’a pas été facile. Je m’adresse tout de même à quelqu’un que je méprise (ndlr: Nicolae Ceaușescu, le dictateur à la tête de la Roumanie communiste de 1965 à 1989). Par exemple je ne pouvais pas dire à mon garçon : 'désolé cet après-midi je ne peux pas jouer au parc avec toi, parce que j’écris à un dictateur'."

Et il poursuit: "J’ai écrit cette lettre la nuit, quand je n’avais plus rien d’autre à faire. De la même façon, il était exclu pour moi de demander une bourse d’écriture. Impossible de demander une aide financière pour écrire à un salaud...".

Lien à la migration et au multilinguisme

Eugène vient de Roumanie et Anne-Sophie Subilia de Belgique. Et c'est peut-être aussi ce qui relie les 80 écrivains, invités pendant trois jours à Soleure: un lien à la migration et au multilinguisme. Qui dépasse les quatre langues nationales, a relevé Nathalie Widmer, co-directrice de la manifestation pour sa première édition avec Rico Engesser, avec un accent mis sur les auteurs de différentes diasporas.

Près de 150 rencontres touchant à la prose, la poésie, le spoken word, le roman graphique, la littérature jeunesse ainsi qu'à la traduction sont au programme jusqu'à dimanche. Une partie des rencontres peut être suivies en ligne.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Vol au Louvre: la couronne d'Eugénie a conservé sa quasi-intégrité

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La couronne de l'impératrice Eugénie avait été volée le 19 octobre 2025 lors du cambriolage du Louvre (archives). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

La couronne de l'impératrice Eugénie, endommagée lors du cambriolage du Louvre survenu le 19 octobre, va pouvoir être restaurée à l'identique "sans recours à la reconstitution ou la restitution", a annoncé mercredi le musée dans un communiqué.

La couronne, que les cambrioleurs ont laissé tomber dans leur fuite, a subi "un écrasement et s'en est trouvée très sensiblement déformée", indique le musée, ajoutant que le joyau toutefois "a conservé sa quasi-intégrité, permettant sa restauration complète".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome

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Présentant une ressemblance avec Giorgia Meloni, le visage d'un ange sur une fresque d'une basilique à Rome a été effacé. (© KEYSTONE/AP/Gregorio Borgia)

Quatre jours seulement après qu'une polémique a éclaté dans la presse, le visage d'un chérubin présentant une troublante ressemblance avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, sur une fresque récemment restaurée d'une basilique de Rome, a été retiré.

Samedi, la polémique avait rapidement gonflé après qu'un article de La Repubblica avait révélé, photos à l'appui, que le visage d'un ange sur une fresque récemment restaurée dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, en plein coeur de Rome, présentait des traits étonnamment proches de ceux de la cheffe du gouvernement italien.

La Première ministre italienne s'était elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange".

L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a expliqué à La Repubblica avoir lui-même effacé le visage incriminé mardi soir, à la demande de la Curie, le gouvernement central de l'Eglise. Contacté par l'AFP, le Vatican n'a pas donné suite dans l'immédiat.

"C'est bien Meloni"

Le restaurateur a finalement reconnu auprès du journal qu'il s'agissait bien du visage de Giorgia Meloni, alors qu'il l'avait jusqu'à présent démenti. "Bon, c'était bien Meloni, mais dans le même style que le tableau qui était là avant", a-t-il déclaré à La Repubblica.

Après que la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement italien, a dû faire face à un afflux inhabituel de curieux ces derniers jours, le flot de visiteurs s'était quelque peu tari mercredi midi, sans doute en raison de la pluie battante martelant les pavés de Rome.

Arianna De Gregoriis, 23 ans, n'a toutefois pas résisté à la tentation de revenir voir si le visage avait bien disparu. "Hier je suis venue pour voir cette représentation" et "après avoir lu que (le visage) avait été effacé, cela m'a "encore plus intriguée" et j'ai voulu "revenir voir", a expliqué la jeune femme.

"Je pense qu'insérer une personne politique à l'intérieur d'un lieu sacré comme celui-ci, et plus généralement dans une oeuvre artistique, n'est pas un message positif", a-t-elle estimé.

Mercredi, l'institut gérant les biens artistiques de Rome a indiqué dans un communiqué qu'une demande d'autorisation était nécessaire pour toute intervention de restauration, "accompagnée d'un croquis de l'image". L'institut, qui dépend du ministère de la culture italien, avait ordonné samedi une inspection de la fresque.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Deux vagues de "Montreux Jazz Festival Spotlight Sessions" en 2026

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Le Montreux Jazz Festival organise cette année deux vagues de "MJF Spotlight Sessions" à Villars-sur Ollon (VD), durant lesquelles il met en avant des artistes émergents. (image d'illustration) (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Montreux Jazz Festival (MJF) mettra à nouveau à l'honneur des artistes émergents pour sa 4e édition des "MJF Spotlight Sessions". Six "talents prometteurs" se produiront à Villars-sur-Ollon (VD) durant trois week-ends entre le 6 mars et le 4 avril 2026. D'autres événements y auront lieu cet automne.

Le public pourra d'abord découvrir Etta Marcus (06.03), voix montante de l'indie pop britannique, avant de profiter du "groove solaire" d'Ino Casablanca (07.03), "nouveau surdoué du rap français nommé aux Victoires de la musique, se réjouit le festival montreusien dans un communiqué mercredi.

Le deuxième week-end (13.03-14.03), l'auteur-compositeur parisien Steve Ibrahim se produira au Théâtre du Villars Palace entre indie folk et R&B alternatif, un jour avant Friqtao, pianiste français révélé par ses performances improvisées dans les gares, cette fois entre pop, hip-hop et musique classique.

Les 3 et 4 avril, la station vaudoise accueillera le chanteur britannique Sekou, qui puise autant dans le gospel que la pop, ainsi que la francophone Mathilde Fernandez, moitié du duo ascendant vierge, qui se dévoilera dans un projet piano-voix pop et intimiste.

Deuxième session cet automne

Nouveauté de cette année - qui marque la 60e édition du Montreux Jazz Festival -, une seconde vague de Spotlight Sessions sera organisée en octobre, les week-ends des 2 et 3 et du 9 et 10. Le festival se déroulera, lui, du 3 au 18 juillet 2026.

Pour mémoire, le projet MJF Spotlight a été lancé durant la pandémie en 2021, afin de soutenir et promouvoir les artistes émergents au travers de contenus digitaux. Depuis, le concept a évolué avec la création d'événements spéciaux, pendant le Montreux Jazz Festival et durant le reste de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Réseaux sociaux: l'Espagne veut lutter contre les contenus illégaux

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L'interdiction des réseaux sociaux au moins de 16 ans est l'une des mesures que le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez aimerait mettre en place. (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé mardi, au cours d'un déplacement aux Emirats arabes unis, une série de mesures visant à lutter contre "la manipulation et l'amplification des contenus illégaux" sur les réseaux sociaux.

Dans un discours à Dubaï, le responsable socialiste a annoncé, entre autres, l'interdiction de l'accès aux plateformes pour les moins de 16 ans, afin de les préserver d'un monde de "pornographie" et de "violence".

"Les plateformes devront mettre en place des systèmes efficaces de vérification de l'âge, pas seulement des cases à cocher, mais de véritables barrières qui fonctionnent", a ajouté M. Sanchez, dans son intervention au Sommet mondial des gouvernements qui se déroule aux Emirats arabes unis.

"Aujourd'hui, nos enfants sont exposés à un espace dans lequel ils n'ont jamais été censés naviguer seuls", un espace d'"addiction, d'abus, de pornographie, de manipulation, de violence", a-t-il énuméré.

Le Premier ministre a en outre annoncé que les lois seraient modifiées afin que "les dirigeants des plateformes soient légalement responsables de nombreuses infractions commises sur leurs sites web". "Cela signifie que les PDG de ces plateformes technologiques s'exposeront à des responsabilités pénales pour ne pas avoir supprimé des contenus illégaux ou incitant à la haine", a-t-il affirmé.

Réaction outrée de Musk

Autre mesure envisagée par le chef du gouvernement espagnol, faire en sorte que "la manipulation et l'amplification algorithmique de contenus illégaux" deviennent une "infraction pénale".

Ces propositions ont provoqué la fureur d'Elon Musk, qui a taxé "Sanchez le malhonnête" de "tyran et traître au peuple d'Espagne", dans un message posté sur son réseau social X. Très remonté, M. Musk a affirmé dans un autre message que Pedro Sanchez était "un vrai fasciste totalitaire".

Le Premier ministre espagnol avait déjà fait savoir en novembre qu'il envisageait de "porter à 16 ans l'âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux". Il ne dispose pas de la majorité absolue au Parlement et rencontre, ces derniers temps, des difficultés à rassembler les soutiens nécessaires pour faire voter des lois.

L'Australie a ouvert la voie à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en décembre et d'autres pays ont commencé à s'engager sur cette voie, comme la France et le Portugal, mais la mise en oeuvre d'une telle mesure est compliquée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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