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Économie

L'âpre bataille sur la dette se déplace au Congrès américain

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La bataille que se livrent démocrates et républicains pour éviter un défaut de paiement des Etats-Unis se déplace dimanche au Congrès, où elle s'annonce acharnée et à l'issue incertaine. (© KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

L'âpre bataille que se livrent démocrates et républicains pour éviter un défaut de paiement cataclysmique des Etats-Unis se déplace dimanche au Congrès où elle s'annonce acharnée et à l'issue incertaine.

Après des négociations marathon, le président Joe Biden et le chef républicain au Congrès Kevin McCarthy ont annoncé samedi soir un accord de principe sur le relèvement du plafond de la dette américaine permettant d'éloigner la menace d'une banqueroute dès le 5 juin.

Mais l'accord doit recevoir l'aval d'un Congrès divisé et fait déjà l'objet d'une fronde d'élus progressistes et conservateurs certains parlant d'une "capitulation".

"Il ne satisfait peut-être pas tout le monde mais c'est un pas dans la bonne direction auquel personne ne s'attendait", s'est défendu dimanche le leader républicain Kevin McCarthy sur la chaîne Fox News, se félicitant notamment d'une réduction "historique" de la dépense publique.

Il a prédit qu'une "majorité" d'élus républicains voteraient le texte.

La Chambre des représentants, où les républicains disposent d'une fragile majorité de 222 contre 213, votera mercredi. Viendra ensuite le Sénat, contrôlé de peu par les démocrates (51-49).

Le président Biden s'est lui aussi félicité samedi soir de ce "compromis" qui est "une bonne nouvelle, parce qu'il évite ce qui aurait été un défaut (de paiement) catastrophique".

Il devait à nouveau s'entretenir dans l'après-midi avec le leader républicain pour finaliser les termes de l'accord, qui doit aussi être transposé en proposition de loi, selon un communiqué dimanche du chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries.

Crédit politique

Le texte de l'accord n'a pas encore été divulgué mais il relève pendant deux ans, donc jusqu'après l'élection présidentielle de 2024, le plafond d'endettement public des Etats-Unis.

Il est actuellement fixé à 31'400 milliards de dollars.

Les dépenses non liées à la défense resteront pratiquement inchangées l'année prochaine et n'augmenteront que nominalement en 2025.

Par ailleurs, de nouvelles règles s'appliqueront à l'accès à certains programmes d'aide fédéraux, mais selon une source proche des négociations l'accord protège la loi sur la réduction de l'inflation et le plan d'allègement de la dette étudiante, signés par M. Biden.

Chaque camp crie victoire.

Selon les démocrates, il n'y a pas les importantes réductions souhaitées par les républicains, ces derniers assurant pour leur part que les dépenses sont plafonnées pour la première fois de l'histoire.

MM. Biden et McCarthy jouent leur crédit politique dans ces négociations.

Le premier, qui est candidat à sa réélection, se doit d'éviter une banqueroute aux conséquences potentiellement catastrophiques, tandis que le second cherche à asseoir son autorité après avoir été mal élu au perchoir en début d'année.

Le président Biden avait longtemps refusé de venir à la table des négociations, accusant l'opposition de prendre l'économie américaine en "otage", mais s'y était finalement résolu.

Reste qu'une alliance de circonstance entre élus progressistes au sein du parti démocrate et élus conservateurs menace de ne pas ratifier l'accord.

Des républicains conservateurs ont déjà annoncé leur opposition au texte, comme Bob Good ou Lauren Boebert. "Aucun élu se réclamant du camp conservateur ne pourrait justifier un vote positif", a estimé le premier, et "nos électeurs méritent mieux que ça, vous pouvez me compter comme un NON à l'accord", a tweeté la seconde.

Un troisième, le représentant Dan Bishop a pris à partie le leader républicain pour n'avoir "presque rien obtenu".

Sans relèvement de la dette, la première puissance mondiale risque de se trouver en défaut de paiement le 5 juin, incapable d'honorer ses engagements financiers: salaires des fonctionnaires, retraites ou remboursements à ses créanciers.

Comme toutes les grandes économies ou presque, les Etats-Unis vivent à crédit.

Mais contrairement aux autres pays développés, l'Amérique bute régulièrement sur une contrainte juridique: le plafond de la dette, le montant maximal d'endettement des Etats-Unis, qui doit être formellement relevé par le Congrès.

Cela a longtemps été une procédure législative de routine. Les républicains en ont fait un instrument de pression politique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Le Canton de Genève va rénover 300 bâtiments énergivores

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Le conseiller d'Etat genevois Nicolas Walder a relayé la volonté d'"accélérer" la transition énergétique dans le parc immobilier de l'Etat (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Canton de Genève veut rénover 300 bâtiments qui rassemblent 90 à 95% de la consommation énergétique de son parc immobilier d'ici 2037. Mais pas question de généraliser la climatisation après la récente canicule, a averti mardi le conseiller d'Etat Nicolas Walder.

"C'est un enjeu de taille pour l'Etat", a-t-il dit à la presse en dévoilant un plan de rénovation. Pour la moitié d'entre elles, ces infrastructures, choisies parmi les 1700 de son dispositif immobilier, sont liées à la formation. Un quart porte sur des sites qui dépassent les seuils d'Indice de dépense de chaleur (IDC).

Le canton veut réduire de 60% ses émissions de CO2 dans son parc immobilier d'ici 2030 par rapport à 2005. La diminution atteint actuellement environ un tiers.

"On se concentre sur les bâtiments à plus fort impact", a encore affirmé M. Walder. Des crédits d'investissement de 1,25 milliard de francs avaient été votés. Une nouvelle direction de la transition énergétique du patrimoine de l'Etat (DPTE), rattachée à l'Office cantonal des bâtiments, les pilotera.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Nouvelle double voie Morges–Perroy: le tracé a été validé par Berne

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Le projet prévoit la création d’une nouvelle double voie d'environ 13 kilomètres entre Morges et Perroy, dont 10 km de tunnel. (© CFF)

Une étape-clé est franchie pour la double voie ferroviaire de Morges-Perroy. Les CFF et l'Office fédéral des transports (OFT) ont validé et arrêté son tracé définitif. Il fera 13 km, dont 10 km en tunnel. Sa mise en service est envisagée au plus tôt à l'horizon 2043.

A la suite du mandat confié par l'OFT en septembre 2024, les CFF ont analysé une trentaine de variantes et identifié un tracé de référence pour la poursuite de l'avant-projet en vue de la construction de la nouvelle ligne Morges–Perroy. Le choix de ce tracé a été validé par l'OFT jeudi dernier. Cette décision constitue une étape déterminante dans le développement de cette infrastructure, indiquent mardi l'OFT et les CFF dans un communiqué.

Le projet prévoit la création d’une nouvelle double voie d'environ 13 kilomètres entre Morges et Perroy. Il y aura une section à l'air libre d'environ 2 kilomètres au départ de la gare de Morges en direction de Genève jusqu'au Boiron, puis le tunnel d'environ 10 kilomètres depuis la zone du Boiron jusqu'au lieu-dit du Chêne, à Perroy, et ensuite une section à l'air libre d'environ 1 kilomètre à Perroy, détaillent les deux parties prenantes.

"Ce tracé présente deux avantages majeurs. Il permet de limiter l'impact sur les zones habitées, les terres agricoles et le bâti environnants. Le tunnel couvre en effet environ 75% du tracé et ses accès sont situés dans des lieux éloignés des concentrations urbaines. Enfin, il offre les meilleures conditions pour maintenir l'exploitation de la ligne actuelle durant la phase travaux sur un des axes les plus fréquentés du pays", expliquent-elles.

Amélioration des cadences

La nouvelle voie Morges–Perroy est un des éléments nécessaires pour pouvoir poursuivre le renforcement progressif de l'offre sur l'axe Genève–Lausanne. Elle permettra des bénéfices significatifs pour la clientèle, rappellent l'OFT et les CFF.

Et de citer une cadence des RegioExpress et InterCity Genève–Lausanne au quart d'heure (contre une demi-heure aujourd'hui), une cadence à la demi-heure systématisée dans toutes les gares du RER Vaud Lausanne–Morges–Allaman, ainsi qu'une capacité du transport de marchandises améliorée sur l'axe Lausanne–Genève.

Ces améliorations d'offre sont également tributaires d'autres projets d'augmentation de la capacité sur l'axe (notamment la transformation et la modernisation des gares de Genève et de Morges), est-il souligné.

Gros travail avant l'enquête publique

"Le choix du tracé de référence est une étape intermédiaire mais importante de la phase d'avant-projet. Les prochaines années seront consacrées à affiner le tracé, définir les méthodes de construction, poursuivre les études environnementales, consolider les coûts et élaborer les plans détaillés", relèvent encore l'OFT et les CFF.

"Les procédures d'autorisation, de mise à l'enquête publique et de consultation permettront également d'associer les communes concernées, les partenaires institutionnels et toutes les parties prenantes", ajoutent-ils.

Le projet Morges–Perroy se déroule selon le calendrier prévu jusqu'ici, assure-t-on. La phase d'avant-projet en cours va se poursuivre jusqu'en 2029, tandis que la mise à l'enquête publique est attendue en 2033. La mise en service du nouvel ouvrage est envisagée "à ce stade au plus tôt à l'horizon 2043".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les PME plus optimistes pour les exportations

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Les PME sondées tablent sur une hausse des exportations sur les six prochains mois et sur "une évolution positive" sur l'ensemble de 2026 (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les PME sont un peu plus optimistes quant à leurs perspectives à l'export. Si les craintes portant sur les droits de douane américains diminuent, le conflit au Moyen-Orient a chamboulé la situation au niveau des prix de l'énergie et de l'approvisionnement.

Le baromètre mesurant le moral des petites et moyennes entreprises (PME) à l'international s'est établi fin juin à 64,4 points, en hausse par rapport aux 63,5 points mesurés fin janvier et "toujours clairement au-dessus du seuil de croissance à 50 points", a souligné mardi l'organisation de promotion économique Switzerland Global Enterprise.

Les sociétés sondées tablent sur une hausse des exportations sur les six prochains mois et sur "une évolution positive" sur l'ensemble de 2026. Les exportateurs semblent s'être "arrangés avec un environnement de plus en plus difficile", marqué notamment par la guerre au Moyen-Orient.

"La plus grande difficulté des PME exportatrices demeure la force du franc", a martelé Switzerland Global Enterprise dans un communiqué. La hausse des prix de l'énergie et des matières premières, ainsi que les interruptions dans les chaînes d'approvisionnement, en raison du blocus du détroit d'Ormuz, ont également un impact sur les sociétés helvétiques.

Concernant les droits de douane, Berne continuera d'être traitée dans le cadre de la clause de la nation la plus favorisée. Les droits de douane supplémentaires ne doivent pas dépasser les limites convenues dans la déclaration commune, soit 15% au total. Mais face aux incertitudes juridiques et politiques, les entreprises suisses ont adopté des contre-mesures, allant des hausses de prix à la recherche de nouveaux marchés.

Les Etats-Unis n'en demeurent pas moins le premier marché d'exportation hors Union européenne. L'Allemagne reste, elle, le premier pays destinataire des biens et services helvétiques. L'Asie gagne cependant en importance, notamment l'Inde, la Corée du Sud et le Japon.

Le commerce extérieur suisse continue d'être solide. En mai, les exportations ont progressé de 13,4% sur un mois et en valeur nominale (non corrigé de l'inflation) à 25,42 milliards de francs, la balance commerciale bouclant sur un excédent mensuel de 5,64 milliards (+71,7%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La Suisse n'a pas encore trouvé d'accord avec les Etats-Unis

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Le président de la Confédération Guy Parmelin est en visite à Washington où il a une nouvelle fois rencontré le représentant américain au commerce Jamieson Greer (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le président de la Confédération Guy Parmelin n'a pas pu annoncer de percée dans les négociations douanières avec les Etats-Unis lundi à Washington. Berne plaide avec force pour une prolongation de l'accord conclu en novembre dernier, a-t-il dit devant les médias.

S'exprimant à l'issue d'une rencontre avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer, le Vaudois a présenté une "déclaration sur la mise en ½uvre de certains éléments de la déclaration d’intention conjointe" conclue avec les Etats-Unis. Il a souligné que Berne attend de Washington qu'il respecte également les engagements pris dans le document du 14 novembre.

M. Parmelin a indiqué avoir expliqué à M. Greer que la Suisse avait respecté et mis en ½uvre rapidement toutes les concessions prévues dans la "déclaration conjointe". "Nous sommes un partenaire fiable: lorsque nous prenons un engagement, nous le respectons. C’est ce que nous attendons également de la part des Etats-Unis: un accord est un accord", a lancé le ministre de l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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