Culture
Décès de Jane Birkin à l'âge de 76 ans
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La chanteuse et actrice franco-britannique Jane Birkin est morte à l'âge de 76 ans, retrouvée sans vie dimanche à son domicile à Paris. L'artiste, dont le nom est indissociable de celui de Serge Gainsbourg, avait récemment fait part de problèmes de santé qui l'avaient obligée à annuler des concerts.
Candeur, audace, taille de brindille, délicieuses fautes d'accent: Jane Birkin restera l'Anglaise préférée des Français. "Quand je vois les Français écouter des chansons vieilles de quarante ans, je sais qu'elles font partie de leur histoire. Mais eux aussi font partie de la mienne", avait résumé l'artiste à la parution en 2018 de son journal intime "Munkey diaries".
"Parce qu'elle incarnait la liberté, qu'elle chantait les plus beaux mots de notre langue, Jane Birkin était une icône française", a écrit sur Twitter le président Emmanuel Macron. Même éloge de la part de la première ministre Elisabeth Borne qui a salué sur Twitter "une icône inoubliable qui a transcendé les générations".
Silhouette androgyne et moue de femme-enfant, incarnation du bohème-chic, cette icône a mené une belle carrière d'actrice et de chanteuse, inspirant également les créateurs de mode.
Cette Londonienne d'origine, naturalisée française, dont le nom est indissociable de celui de Serge Gainsbourg, avait récemment fait part de graves problèmes de santé qui l'avaient obligée à annuler des concerts.
Elle était apparue affaiblie en février lors de la dernière cérémonie des César, les récompenses du cinéma français, au côté de sa fille, l'actrice et chanteuse Charlotte Gainsbourg, et de sa petite-fille Alice.
"Je t'aime, moi non plus"
Jane Birkin a connu un succès mondial avec des chansons comme "Je t'aime... moi non plus", duo avec Gainsbourg en 1969 au parfum de scandale, "Jane B" la même année ou "Ex-fan des sixties" en 1978.
Le public l'appréciait pour sa sensibilité, soulignée par le délicat accent britannique qu'elle a conservé toute sa vie.
Longtemps après le décès de Serge Gainsbourg en 1991, et en dépit d'épreuves comme la disparition de sa fille Kate, en 2013, puis une leucémie longue à guérir, elle a toujours chanté l'oeuvre de celui avec lequel elle forma un couple mythique dans les années 70.
Fille d'un grand résistant, David Birkin, décédé le jour des obsèques de Serge, et d'une actrice réputée, Judy Campbell, elle naît le 14 décembre 1946 à Londres. Elle est remarquée au cinéma dans "Blow up" de Michelangelo Antonioni (Palme d'or 67 à Cannes), où sa nudité fait scandale.
Elle a moins de 20 ans quand elle épouse le compositeur anglais John Barry, de 13 ans son aîné. Le couple a une fille, Kate. Il la quitte et elle décide de tenter sa chance à Paris. En 1968, sur le tournage du film "Slogan" de Pierre Grimblat, elle rencontre Gainsbourg.
A jamais unis dans l'imaginaire collectif, ils incarnent la créativité débridée d'une époque. Ils ont une fille, Charlotte. Jane pose sa voix en 1969 - "année érotique" - sur le sulfureux "Je t'aime, moi non plus".
Brigitte Bardot avait interdit la sortie de la version initiale dont elle était l'interprète, au moment de sa liaison avec "L'homme à la tête de chou". C'est un succès. En 1971, sort "Histoire de Melody Nelson", album-concept dessiné par Gainsbourg autour de Jane, échec commercial à sa sortie, devenu ensuite un classique.
Au cinéma
En 1980, elle quitte "Gainsbarre", noyé dans l'alcool, parfois violent. "Elle m'a jeté et c'était bien fait pour ma gueule, moi qui lui cassais la sienne" a-t-il lâché dans les Inrocks en 1987.
Elle devient la compagne du cinéaste Jacques Doillon, pendant 13 ans, et a une fille avec lui, Lou. Souvent cantonnée dans des rôles de nunuches, elle entame sa reconversion dans le cinéma d'auteur.
"Malgré les apparences, j'ai quelque chose d'infiniment triste en moi, un terrible sens de la culpabilité qui ne me quitte pas depuis l'enfance. Jacques a deviné ça en moi", expliquait-elle.
Au générique de quelque 70 films, elle a été choisie par des signatures comme Jacques Rivette, Bertrand Tavernier, Jean-Luc Godard, Alain Resnais, James Ivory ou Agnès Varda. Sans jamais se départir de son humilité: elle assure avoir un "instinct" d'actrice mais pas de "talent".
A l'Olympia
Sa relation avec Doillon ne l'empêche pas de continuer à chanter Gainsbourg. Et lui de continuer à écrire pour elle. Elle enregistre notamment "Baby Alone in Babylone" (1983), qui sera disque d'or. Mais ce n'est qu'à 40 ans passés, en 1987, qu'elle fait enfin ses débuts sur scène au Bataclan à Paris, enchaînant au Casino de Paris et à l'Olympia.
Artiste interprète féminine de l'année aux Victoires de la musique 92 en France, (puis récompensée d'une Victoire d'honneur pour sa carrière en 2021), elle est sur tous les fronts: elle joue au théâtre, donne des concerts en France et ailleurs, réalise un premier film "Oh! Pardon tu dormais" (sur un couple qui se déchire, inspiré par sa relation avec Barry).
En 1999, sort son premier disque sans Gainsbourg, avec des chansons écrites pour elle par des chanteurs-compositeurs français comme Françoise Hardy ou Alain Souchon. En 2008, paraît le premier album dont elle a écrit tous les textes, "Enfants d'hiver". Elle récidivera en 2020 avec le superbe "Oh! Pardon tu dormais", un disque conçu avec le compositeur et interprète français Etienne Daho.
"Inimaginable de vivre dans un monde sans ta lumière", a écrit ce dernier sur Instagram. Sheila, Patrick Bruel, Benjamin Biolay ont eux aussi salué sa mémoire.
Le fil rouge Gainsbourg
Draguée par les marques (il y a même un sac Birkin chez Hermès), l'artiste s'est aussi engagée dans l'humanitaire et l'écologie. Mais elle revenait toujours à Gainsbourg, jouant ses morceaux en 2018 avec un orchestre classique: "Birkin Gainsbourg le symphonique".
"Revenir une fois de plus à Serge: je n'ai pas trouvé mieux", confiait la "petite Baby Doll" qui savait si bien sublimer ses textes.
Selon une source policière, Jane Birkin a été retrouvée morte à 11h40 par une aide-soignante venue à son domicile. En l'absence d'éléments suspects sur le corps et dans l'appartement, il ne devrait pas y avoir d'enquête judiciaire. Ni son agent, ni sa famille n'ont confirmé son décès.
Culture
Premier album de la rappeuse lausannoise Nathalie Froehlich
La rappeuse lausannoise Nathalie Froehlich sort ce vendredi son premier album "Et la Fin sera Belle". Elle y réussit le grand écart entre reggaeton et hardcore techno. Après avoir verni son disque jeudi à Lausanne, elle poursuit vendredi soir à la Reitschule à Berne.
Nathalie Froehlich a débuté dans l’underground lausannois avec du techno-rap. Avec ses performances, qui se transforment volontiers en rave cathartique, la musicienne a depuis longtemps conquis les scènes de Suisse alémanique.
C’est une période intense pour Nathalie Froehlich: son premier album sort vendredi. Dans un entretien avec Keystone-ATS, elle explique que beaucoup sont surpris que "Et la Fin sera Belle" ne sorte que maintenant.
Car la rappeuse est déjà sur le radar depuis un moment. Elle rappe à une vitesse vertigineuse en français et parfois en anglais sur des sons technoïdes. Sa musique est fortement marquée par la scène rave lausannoise, où elle a coorganisé dès le début de sa vingtaine des fêtes semi-légales en plein air ou dans des maisons occupées. C'est là qu'elle a aussi fait ses premières performances, en improvisant des rap sur les sets des DJ.
De la fête pop à la techno
Et puis, en 2022, quelque chose d'inhabituel pour la scène musicale suisse s'est produit: avant même de vraiment percer en Suisse romande, des organisateurs de Suisse alémanique l'ont repérée et engagée.
"C'est assez étrange", reconnaît-elle. Elle sait par d'autres musiciens combien il est difficile de franchir le Röstigraben. Son propre parcours l'a menée des caves alternatives de la région lausannoise directement sur des scènes en Suisse alémanique - ce n'est qu'ensuite qu'elle a été découverte en Suisse romande.
Entre-temps, elle a joué plus de 140 concerts sur de grandes scènes comme le Paléo ou le festival du Gurten à Berne, mais aussi dans des festivals plus petits et exploratoires comme le Bad Bonn Kilbi à Guin (FR).
En comptant les événements qui ne sont annoncés nulle part publiquement, on arrive même à plus de 200 concerts. Les performances de Nathalie Froehlich ne sont évidemment pas faites pour rester immobile. Justement parce qu'elles évoluent d'une fête pop vers une rave cathartique, elle est particulièrement appréciée des programmateurs.
"Oublier la m... de ce monde"
On la décrit parfois comme en colère, "énervée". "Je peux comprendre, mais moi je trouve en fait ma musique assez joyeuse !", dit la musicienne, bientôt âgée de 29 ans, qui se décrit elle-même comme plutôt timide.
Il arrive que les gens soient surpris lorsqu'ils la rencontrent. On lui dit souvent: "Tu n'es pas aussi déjantée que ta musique." Ce serait d'ailleurs un peu "extrême", dit-elle en riant: "Comme si je me promenais en criant sur tout le monde."
Mais les raisons d'être en colère ne manquent pas, explique la rappeuse, dont les textes sont souvent féministes et socialement critiques. Son morceau le plus populaire s'intitule "Tout le Monde (déteste la police)", qui s'attaque à la police en tant qu'institution, ainsi qu'au racisme et au classisme (préjugés liés à la classe sociale).
Nathalie Froehlich est aussi révoltée par les discriminations auxquelles les femmes sont confrontées. Elle le connaît par expérience: "Je reçois tellement de messages de haine sur internet, cela va jusqu'aux menaces de viol."
Avec ses concerts, elle veut transmettre ce sentiment que peuvent aussi provoquer les raves: "Le soleil se lève, les beats résonnent encore dans les enceintes et tu es avec des gens qui te ressemblent, capables d'oublier pendant quelques heures la merde de ce monde. Pour moi, c'est aussi une forme de résistance politique."
Avant l'extase, la rupture
Son album suit la logique de ses concerts. Il peut se diviser en deux parties. Pour la première moitié, la pop des années 2000 a clairement servi d'inspiration. On y entend du reggaeton, du hip hop, mais aussi un peu de baile funk, genre musical électronique né dans les années 1970-1980 dans les favelas de Rio de Janeiro, mêlant Miami bass, électro et rythmes de batterie brésiliens.
Puis le titre "Eloge Funèbre" provoque un changement d'ambiance soudain. Ce single déjà publié est une chanson plus lente et nostalgique qui se construit progressivement et met exceptionnellement le piano au centre. Nathalie Froehlich y commente sa propre cérémonie funéraire depuis la perspective d'une morte dans son cercueil - et dévoile avec cynisme l'hypocrisie des vivants.
"Comme dans mes concerts, je voulais créer sur l'album un moment de rupture", explique-t-elle. En live, c'est aussi assez drôle à observer: "Après les premiers morceaux euphoriques, le public se retrouve soudain en état de choc."
Ce qui se passe ensuite en concert est suggéré par la seconde moitié de l'album: un techno-rap qui transporte l'auditeur dans une rave des années 90 et qui pourrait bien offrir une solution temporaire à tous les problèmes du monde. Nathalie Froehlich y explore différents genres de musique électronique; on y entend beaucoup de hardcore techno, qui rappelle parfois le son de The Prodigy.
Encore underground ou déjà mainstream ?
Dans l'industrie musicale, franchir les frontières entre genres est souvent mal vu, car cela rend les artistes plus difficiles à commercialiser.
Pourtant, Nathalie Froehlich assume ce grand écart entre sonorités pop et subversives, elle qui se produit aussi bien dans des festivals commerciaux que dans des lieux alternatifs. Elle veut relier ces deux mondes, dit-elle: "Dans l'underground, on me considère comme mainstream, et pour le mainstream, je suis underground."
Pour cet album, l'artiste - qui travaille aussi à temps partiel pour la RTS - a dépensé toutes ses économies. Elle est "complètement fauchée", dit-elle en riant. Ce serait "magnifique" si elle pouvait partir un jour en tournée autour du monde avec son équipe.
Mais pour l'instant, place aux soirées de lancement de l'album: jeudi au Romandie à Lausanne, vendredi au Dachstock de la Reitschule à Berne, et samedi à la Zentralwäscherei à Zurich. "Ce sont des lieux que ma meute et moi aimons."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
De Lausanne à Abbey Road, le nouveau chapitre de DeLaSar
Le dernier single, "Riding Away", de DeLaSar - l’un des noms de scène d’Yves Zbaeren (YvesZ, Taboo, Maladie Honteuz) - est désormais disponible sur les plateformes. Fruit de la complicité avec Solstice Denervaud, une amie dans le monde la musique, le titre est extrait de l’album "In-To", mixé aux mythiques Abbey Road Studios.
Paru au printemps 2024, "In-To" marque une nouvelle étape dans le parcours d'Yves Zbaeren, entamé à la fin des années 1970. Enregistré à Bruxelles, au Studio ICP, l’album a été confié pour le mixage à Piers McEntire. "C’est la première fois qu’on mixait avec un ingénieur d’Abbey Road", relève l'artiste auprès de Keystone-ATS.
Solstice, organisatrice de concerts majeurs en Suisse romande - un livre vient de paraître à son sujet chez Randôme - , a accompagné la création de "In-To". "J’ai commencé le projet tout seul, puis je l’ai présenté à Solstice. Elle est revenue avec beaucoup d’idées." Si l’album sonne ainsi aujourd’hui, relève Yves Zbaeren, "c’est aussi grâce à elle".
La complicité entre l'artiste et l'organisatrice de concerts remonte au début des années 1980. Très vite elle va manager son groupe de l'époque "Maladie Honteuz".
En dehors de tournées en Suisse et en Allemagne, le groupe a gagné un prix, un départ pour l’Euro Rock de Liverpool. Le séjour en Angleterre agit comme un "déclic."
Le changement de nom - Maladie Honteuz laisse la place à Taboo - accompagne cette mue. "On sentait qu’on était arrivés au bout de quelque chose. Le contexte, lié à l'apparition du sida, avait changé. On voulait quelque chose de plus international."
Biberonnés au blues
Leur passion commune pour le blues nourrit cette évolution. Adolescent, Yves Zbaeren découvre Sonny Terry, Brownie McGhee, Memphis Slim ou plus rock, Led Zeppelin. Solstice, elle, a sillonné les États-Unis dès 1980. "À New Orleans, en Louisiane, je suis restée longtemps et j'y suis allée une quinzaine de fois."
À Lausanne, ils vivent en communauté. "On habitait à neuf dans un quatre-pièces", raconte-t-il. "Rien n’était calculé", insiste Solstice. "C’était une amitié, des discussions, des soirées à écouter leur musique."
Dans un milieu musical "très masculin", Yves Zbaeren dit avoir mesuré les obstacles rencontrés par son amie. "Je suis très admiratif de son parcours." Il dit avoir senti parfois une petite ironie déplacée parce que c’était une femme. Il ajoute: "On s’est souvent boostés mutuellement".
Solstice va manager Maladie Honteuz, puis Taboo pendant environ quatre ans, avant que leurs trajectoires ne divergent. "Cela n’a pas été simple... Et pourtant, notre amitié a survécu", souligne Solstice. Après l’arrêt de Taboo en 1996, Yves Zbaeren traverse une période de remise en question.
"En fermant la porte à Taboo, je fermais la porte à 16 ans ininterrompus." Divorce, études en parallèle, pause de deux ans: il revient ensuite avec de nouveaux projets, toujours accompagné par Solstice.
La scène, moteur essentiel
La scène reste, pour lui, un moteur essentiel, qu'il "adore". "Pendant la période de Taboo, on faisait 60 à 70 concerts par année." Au festival de St-Gall, ils joueront devant 20'000 personnes.
Auteur-compositeur, il se définit d’abord comme instrumentiste. "Je suis musicien avant d’être parolier." Dès l'âge de 11 ans, il apprend plusieurs instruments en autodidacte. A 17 ans, en 1977, il annonce à ses parents qu’il arrête ses études pour se consacrer à la musique. On imagine la scène.
A Rishikesh, il a pensé aux Beatles
L’Inde a également marqué son chemin artistique. Il y est retourné à de nombreuses reprises depuis un premier voyage décisif. "L’Inde m’a bousculé. Elle a remis en question mon éducation religieuse protestante très cadrée, très occidentale." Il y puise des sonorités et des influences qui irriguent certaines compositions. De passage à Rishikesh, il a pensé aux Beatles.
Aujourd’hui, avec "In-To", Yves Zbaeren, revendique un certain détachement. " La musique demeure son fil rouge, malgré des activités dans la formation, la radio et le multimédia. Il a même lancé une radio en ligne, Taboo Music Station, qui diffuse en continu les différents projets des musiciens du groupe.
S’il avait 17 ans aujourd’hui, referait-il le même choix? "Oui", répond-il sans hésiter. Même si l'époque semble guère privilégier les parcours en autodidacte.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Netflix annonce une suite au film d'animation "Kpop Demon Hunters"
Le géant du streaming Netflix a annoncé vendredi une suite à "Kpop Demon Hunters", film d'animation à succès nommé dans deux catégories pour les Oscars, qui auront lieu à Los Angeles le 15 mars.
"KPOP DEMON HUNTERS reviendra dans une suite écrite et réalisée par Maggie Kang et Chris Appelhans", a écrit Netflix sur X.
Ce film d'animation, qui raconte l'histoire d'un groupe de chanteuses de K-pop chassant des démons, a marqué une étape supplémentaire dans la diffusion de la culture sud-coréenne dans le monde.
Le film est nommé dans deux catégories aux Oscars: celle du meilleur film d'animation et celle de la meilleure chanson originale.
La chanson "Golden", tirée de la bande originale de "Kpop Demon Hunters", a déjà gagné début février le prix de la Meilleure chanson écrite pour un support visuel aux Grammy Awards.
La Corée du Sud avait déjà remporté des Grammy Awards par le passé, mais la récompense pour "Golden" est la première pour une production K-pop.
La réalisatrice et scénariste coréo-canadienne Maggie Kang a préalablement confié qu'elle souhaitait "dépeindre la culture coréenne de manière authentique".
"En tant que cinéaste coréenne, je ressens une immense fierté que le public veuille voir plus de cette histoire coréenne et de nos personnages coréens", a-t-elle déclaré, selon Netflix.
Sorti en juin dernier, le film d'animation s'inscrit dans un rayonnement croissant des produits culturels sud-coréens, comme la Palme d'or 2019 pour "Parasite" de Bong Joon-ho, la série "Squid Game" ou encore les groupes de K-pop BTS et Blackpink.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Dégradations homophobes à Nyon: les victimes prennent la parole
A Nyon (VD), les portraits de l'exposition "Voices of EquALLity" vandalisés le week-end dernier ont été officiellement remplacés. Le réaccrochage s'est accompagné d'un moment symbolique, qui a réuni les deux victimes des tags discriminatoires Lucie Steffen et Marius Diserens aux côtés une centaine de personnes.
Le rendez-vous était donné à 18h00 sur la place du château. L'un des messages: "l'égalité et le respect ne reculent pas face à l'intimidation."
"Un geste de haine a tenté d'effacer des visages, des histoires, des existences. Mais cet acte infâme n'a pas effacé, il a révélé", a réagi l'artiste Chloé Bonnard, qui a réalisé les photographies des personnalités romandes pour le projet de l'association Les Romandes.
"Si nous sommes là, c'est pour démontrer qu'aucune personne n'est illégitime, que chacun et chacune a sa place dans l'espace public", s'est exclamée à son tour Christiane Piazzini, déléguée à l’intégration de la Ville de Nyon.
Sous les applaudissements, les victimes des actes de vandalisme ont, eux aussi, pris la parole. "Pour être honnête, j'ai beaucoup hésité à parler ce soir, a admis Lucie Steffen. Mais ne rien dire reviendrait à m'invisibiliser. Cela irait à l'encontre du but et du coeur de cette exposition. Et cela pourrait laisser penser que cette dégradation m'a atteinte, alors que pas du tout."
"Normaliser les minorités"
"Elle ne m'a pas atteinte, non, mais elle démontre à quel point il est important de visibiliser et normaliser les minorités. Elle donne donc encore plus de sens à cette exposition dont j'étais déjà fière de faire partie."
Devant la centaine de personnes présentes, Marius Diserens a reconnu: "votre présence est extrêmement cathartique pour moi. On me demande, après un week-end tourmenté, comment je me sens, si je vais bien. La réponse est: malheureusement, très bien, parce que je suis bien trop habitué à cette violence et à cette oppression-là", a dit le conseiller communal nyonnais.
Ces actes "montrent jusqu'à quel point les personnes vont pour nier notre existence, pour nous déshumaniser. Votre présence ici, aussi nombreux et nombreuses, me rappelle que ce n'est pas la norme et que ça ne devrait pas l'être."
Nouvelles images
Après les prises de parole, les photographies ont été officiellement remplacées. Les deux portraits, qui avaient été recouverts d'un voile noir depuis les actes de vandalisme, ont donc été réimprimés. Au moment d'évoquer cette action mardi, les organisatrices et la Ville avaient également annoncé avoir porté plainte, les tags discriminatoires ciblant spécifiquement les minorités de genre.
L'exposition engagée à Nyon est la première étape du projet "Voices of EquALLity", qui devra fleurir dans quatre autres villes: Genève, Renens et Lausanne. Elle se veut projet itinérant, urbain, engagé et fédérateur, qui met en lumière 36 personnalités romandes, inspirantes et profondément engagées dans leur région.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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