Culture
Le festival de Cannes lancé, entre tapis rouge et politique
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2026/05/le-festival-de-cannes-est-aussi-le-theatre-de-debats-sur-les-liens-entre-lart-et-la-politique-1000x600.jpg&description=Le festival de Cannes lancé, entre tapis rouge et politique', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Le festival de Cannes rallume sa légende mardi soir. Pas moins de 22 films sont en lice pour la Palme d'or, au milieu des crépitements de flashs et des questionnements sur son rôle politique.
Alors que la cérémonie d'ouverture approche, le tapis rouge a été déroulé sur les marches du Palais du festival et sera bientôt foulé par le gotha du cinéma mondial, dont le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson (La trilogie du "Seigneur des anneaux") qui recevra une Palme d'honneur mardi soir.
Le jury du 79e festival de Cannes a, lui, pris ses quartiers sur la Croisette sous la présidence du cinéaste sud-coréen Park Chan-wook et devra départager 22 films pour désigner la Palme d'or, décernée en 2025 à "Un simple accident", du cinéaste iranien dissident Jafar Panahi.
Avant le début de la compétition mercredi, le festival a été traversé, comme la Berlinale avant lui, par des débats sur ce que le cinéma doit et peut dire face aux tensions et conflits dans le monde.
"Les fous guident les aveugles"
"Je ne crois pas qu'on devrait séparer l'art de la politique, c'est un concept étrange de vouloir opposer les deux", a déclaré lors d'une conférence de presse Park Chan-wook.
"Simplement parce qu'une oeuvre porte un message politique, elle ne devrait pas être considérée comme une ennemie de l'art", a ajouté le réalisateur, à la tête d'un jury très hétéroclite.
Tranchant avec la plus consensuelle Demi Moore, Paul Laverty, scénariste très engagé à gauche ayant notamment travaillé avec Ken Loach, a profité de la tribune cannoise pour dénoncer une époque où "les fous guident les aveugles".
"On voit tellement de violences systématiques, le génocide à Gaza et tous ces conflits horribles", a-t-il déclaré, se lançant ensuite dans une diatribe contre Hollywood, qu'il accuse d'avoir boycotté Susan Sarandon, Javier Bardem ou Mark Ruffalo en raison de leur dénonciation "du meurtre de femmes et d'enfants à Gaza". "Honte à Hollywood", a-t-il lancé.
Sur ce sujet abrasif, le délégué général du festival Thierry Frémaux avait tenté lundi d'esquisser une voie médiane, en assurant qu'on demande "souvent au festival de Cannes d'assumer un rôle, de réfléchir à des questions qui ne le concernent pas directement".
Autre thématique brûlante, le recours à l'intelligence artificielle (IA) traverse lui aussi le festival, qui se pose en rempart contre une technologie qui fait trembler l'industrie du cinéma.
Sur le combat contre l'IA, "j'ai toujours le sentiment que l'opposition ne fait que générer davantage d'opposition", a estimé l'Américaine Demi Moore. "L'IA est là. Et la combattre, c'est livrer une bataille que nous perdrons. Chercher des moyens de travailler avec elle me semble donc une voie plus précieuse à suivre".
Tribune anti-Bolloré
Profitant de l'exposition médiatique du festival, quelque 600 professionnels du cinéma ont par ailleurs signé une tribune, publiée dans Libération, pour dénoncer "l'emprise grandissante de l'extrême droite" sur le cinéma par l'intermédiaire du milliardaire Vincent Bolloré, actionnaire de référence du groupe Canal+.
Sous couvert de l'anonymat, des producteurs non-signataires de la tribune disent à l'AFP comprendre cet appel à "la vigilance" mais estiment que Canal+ continue, pour l'instant, d'assurer son rôle de premier financeur du cinéma français sans faire prévaloir d'idéologie.
Profitant d'un communiqué où il réaffirme son partenariat avec la Queer Palm, qui récompense à Cannes un film évoquant les thématiques LGBTQIA+, le groupe Canal+ a, lui, redit son "engagement en faveur d'un cinéma pluriel, audacieux et ouvert à toutes les écritures".
Mercredi, la course à la Palme d'or débutera avec les premières projections dont "Quelques jours à Nagi" du Japonais Koji Fukada. Suivra "La vie d'une femme" de Charline Bourgeois-Tacquet, avec Léa Drucker et Mélanie Thierry, sur une chirurgienne dont le quotidien se retrouve ébranlé par sa rencontre avec une romancière.
Le festival prendra fin le 23 mai.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Un nouveau directeur pour la Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE)
La Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE) aura un nouveau directeur dès le 1er octobre prochain. Marc Adam Kolakowski prendra la succession de Jacques Berchtold, qui part à la retraite après douze ans à la tête de l'institution consacrée à l'écrit.
Marc Adam Kolakowski est un spécialiste internationalement reconnu du patrimoine écrit, en particulier des manuscrits anciens et modernes, indique jeudi la Fondation dans un communiqué. Ce Genevois a contribué à de nombreux projets sur des fonds de la collection.
Il a également été commissaire d’exposition à la Fondation Jan Michalski et expert mandaté auprès de la Bibliothèque nationale du Luxembourg pour enquêter sur les spoliations de biens culturels au cours de la Seconde Guerre mondiale. Sa nomination garantit une continuité de projet et le lancement d'initiatives majeures, selon la Fondation.
Le nouveau directeur prendra ses fonctions juste après la réouverture le 18 septembre prochain de la Fondation. L'institution a été fermée pendant trois ans pour des travaux de rénovation d'envergure.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Lausanne, un chef s'inspire de tableaux pour ses créations
Le chef étoilé Christophe Schmitt a relevé jeudi un défi original: s'inspirer de trois tableaux du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) pour imaginer des créations culinaires. L'événement s'inscrit dans le cadre des 30 ans du Passeport Musées suisses.
Le chef et enseignant du Berceau des Sens, à l'Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), a revisité trois oeuvres majeures du patrimoine suisse signées Eugène Burnand, François Bocion et Albert Anker.
"Devant certaines ½uvres, j'ai immédiatement imaginé des goûts, des textures ou des souvenirs. L'idée n'était pas de reproduire les tableaux, mais de prolonger l'expérience artistique à travers le goût", explique Christophe Schmitt, cité dans un communiqué.
Taureau, poisson et fraises
Premier plat de ce périple gourmand: le majestueux et monumental "Taureau dans les Alpes" (1884), d'Eugène Burnand. Pour l'évoquer, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse.
Pour "Filets et pêcheurs" (vers 1877) de François Bocion, il a exploré l'univers du Léman, ses poissons, ses embruns et la douceur d'un après-midi d'été au bord de l'eau. Enfin, "La Mariette aux fraises" (1884) d'Albert Anker a inspiré une composition autour de la fraise et de la fraîcheur du jardin.
Interprétations originales
Pour le musée, ces créations rappellent que les oeuvres vivent à travers les interprétations qu'elles suscitent. "L'art peut inspirer bien au-delà de son cadre habituel et ouvrir de nouvelles portes d'accès à la culture", souligne Juri Steiner, directeur du MCBA.
L'expérience s'inscrit dans les activités qui accompagnent partout en Suisse le 30e anniversaire du Passeport Musées suisses. Ce dernier donne l'accès libre à plus de 500 musées, châteaux et lieux d'exposition.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Plus que jamais, Montreux se veut une ville de musique
Montreux veut renforcer son positionnement comme ville de musique. Le Conseil communal a adopté un crédit-cadre de 880'000 francs, qui doit permettre le lancement de plusieurs actions comme la création d'une exposition permanente dédiée à Freddie Mercury ou un "Walk of Music" au centre-ville.
Hôte notamment du Montreux Jazz Festival (MJF), la ville de la Riviera dispose déjà "d'une culture musicale forte, reconnue à l'échelle nationale et internationale". Cette identité a notamment été reconnue par l'entrée, en 2023, au sein du Réseau des villes créatives de l'UNESCO, dans la catégorie "musique", rappelle jeudi le Municipalité dans un communiqué.
Le programme "Montreux Music Experience" regroupe désormais un ensemble de mesures complémentaires, dont la réalisation est prévue sur une période de trois à cinq ans. Parmi la dizaine d'actions prévues, une exposition permanente d'objets personnels de Freddie Mercury devrait voir le jour au Casino Barrière. Le chanteur de Queen, qui a longtemps fréquenté la région, attire déjà les touristes avec sa célèbre statue sur les quais.
Parcours à ciel ouvert
Au centre-ville, un "Walk of Music" - littéralement un parcours d'expérience musicale à ciel ouvert - doit voir le jour. Des fresques artistiques seront créées sur différentes façades, auxquelles s'ajouteront une nouvelle signalétique piétonne et un réaménagement thématisé des liaisons piétonnes entre l'avenue des Alpes et la Grand-Rue.
Au centre des congrès du 2M2C, une expérience immersive intitulée "Standing Wave" devrait être réalisée en deux phases, dont la première en 2027. Entre 2028 et 2029, il est aussi prévu que le Musée de Montreux soit transformé avec une scénographie "repensée autour de l'histoire de la musique et de son impact sur le développement touristique", poursuit le communiqué.
La Ville souhaite aussi lancer une identité visuelle dédiée, avec notamment la création d'un logo "Ville de musique", et une plateforme digitale recensant tous les projets musicaux développés sur le territoire communal. Enfin, le Pavillon qui abritait l'Office du tourisme sur les quais sera rénové et transformé en "point d'inspiration", promet encore la Municipalité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Fondation Opale: exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray
La nouvelle exposition de la Fondation Opale basée à Lens (VS) est consacrée à l'artiste Anmatyerre Emily Kam Kngwarray, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. L'artiste australienne a été l'une des figures les plus marquantes de l'art contemporain du XXe siècle.
Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition monographique, visible du 14 juin au 8 novembre, réunit plus de 80 ½uvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe, précise la Fondation Opale dans un communiqué.
Originaire de la région de Sandover, situé dans le Territoire du Nord, Emily Kam Kngwarray (1914-1996) découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile.
Un lien profond et intime
Ses premières ½uvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions de lignes et une palette élargie.
Au c½ur de son travail se trouve Alhalker, son pays ancestral: une entité vivante, indissociable de ceux qui l’habitent, à laquelle elle est liée de manière profonde et intime.
Trois mille oeuvres en huit ans
L'artiste dépeint également les éléments constitutifs de son territoire et de sa culture, notamment les chants et cérémonies des femmes (awely), l’igname ou l’igname-crayon (anwerlarr, arlatyey) et ses graines (kam), ainsi que l’émeu (ankerr). Entre 1988 et 1996, au cours d’une période de création aussi brève (huit ans) qu’exceptionnellement prolifique, Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 ½uvres. En quelques années, elle développe un langage pictural particulièrement riche et s’impose comme l’une des figures artistiques du XXe siècle. "Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son ½uvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain", estime la Fondation.
En parallèle à l'exposition proprement dite, la Fondation Opale consacre un accrochage à la création artistique de la communauté d’Utopia et de ses territoires associés. Les ½uvres présentées célèbrent cette région à travers des vues topographiques, des scènes cérémonielles et des récits liés au rêve portés par les artistes Anmatyerres et Alyawarr.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
GenèveIl y a 2 jours
25 passages frontaliers fermés dès jeudi après-midi à Genève
-
InternationalIl y a 3 jours
Technip, Airbus, Safran et Tereos en quête de kérosène durable
-
ClimatIl y a 3 jours
Intempéries: plusieurs crédits en faveur du Val de Bagnes
-
SuisseIl y a 3 jours
Un chat grièvement blessé définitivement retiré à son propriétaire
-
LausanneIl y a 3 jours
Le prodige Gout Gout sera de la partie
-
CultureIl y a 3 jours
Idris Elba: un James Bond noir "a toujours été irréaliste"
-
SuisseIl y a 3 jours
Péréquation financière 2027 entre cantons: Berne reste le gagnant
-
Suisse RomandeIl y a 1 jour
Valais: il faudra savoir faire preuve de patience aux douanes


