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Les Palestiniens désespérés attendent l'aide humanitaire

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Des dizaines de camions d'aide humanitaire sont bloqués au point de passage de Rafah. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Les Palestiniens bloqués à Gaza attendent désespérément jeudi les camions d'aide humanitaire promis par le président américain, Joe Biden, et l'Egypte. La guerre meurtrière se poursuit depuis 13 jours, en dépit d'une intense activité diplomatique.

Israël a continué jeudi de pilonner la bande de Gaza, tandis que les convois d'aide humanitaire qui doivent se rendre sur cette langue de terre exiguë où vivent 2,4 millions de Palestiniens sont bloqués depuis des jours à la frontière avec l'Egypte, au point de passage de Rafah, le seul qui ne soit pas contrôlé par Israël.

Venu en personne mercredi soutenir Israël, meurtri par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol le 7 octobre, M. Biden a assuré que le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, avec lequel il venait de s'entretenir, avait "accepté" de "laisser jusqu'à 20 camions traverser" la frontière pour acheminer cette aide humanitaire.

Quartiers rasés

Près de 3500 personnes ont été tuées à Gaza, selon le ministère palestinien de la Santé contrôlé par le Hamas. Des quartiers entiers ont été rasés et se retrouvent sans eau, sans nourriture ni électricité, et plus d'un million de personnes ont été déplacées après le siège imposé par Israël le 9 octobre à Gaza, déjà soumise à un blocus terrestre, maritime et aérien depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

En Israël, plus de 1400 personnes sont mortes depuis le début de la guerre, la plupart des civils tués le jour de l'attaque, selon les autorités israéliennes, et le nombre d'otages du Hamas a été revu à la hausse à 203 personnes jeudi.

Au terminal de Rafah entre l'Egypte et Gaza, des Egyptiens réparaient jeudi les dégâts des bombardements israéliens en vue du passage des camions d'aide, rapportent des témoins à l'AFP. Et des dizaines de personnes se sont rassemblées jeudi matin dans l'espoir d'une réouverture du point de passage.

"On est prêts"

"On est prêts avec nos sacs", assure Mohammed, 40 ans, qui travaille pour une institution italienne et attend depuis depuis trois jours avec sa famille de pouvoir passer la frontière.

"Nous voulons faire passer autant de camions que possible. Il y en a, je crois 150 environ", avait déclaré mercredi soir le président américain.

Il a cependant indiqué que l'entrée d'un second convoi dépendrait aussi de "comment se passe" la distribution du premier. En clair, "si le Hamas (s'en) saisit ou ne les laisse pas passer (..) alors ce sera fini", a prévenu M. Biden, lors d'une escale en Allemagne pendant son voyage de retour à Washington.

L'aide devra être "conséquente", de l'ordre de 100 camions par jour, et devra être sécurisée, a déclaré mercredi Martin Griffiths, le chef des situations humanitaires d'urgence aux Nations unies.

Jeudi soir, le président américain doit s'adresser aux Américains depuis la Maison Blanche pour tenter de les souder derrière Israël et l'Ukraine. La veille, il avait mis Israël hors de cause pour la frappe meurtrière contre l'hôpital Ahli Arab de Gaza, dont l'armée israélienne et le Hamas se renvoient la responsabilité.

Cette frappe a fait au moins 471 morts parmi des déplacés du conflit qui s'abritaient dans l'enceinte de l'hôpital, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien contrôlé par le Hamas. Probablement beaucoup moins, a toutefois affirmé un haut responsable européen du renseignement, interrogé par l'AFP.

"Il n'y a pas 200 voire 500 morts, mais plutôt quelques dizaines, probablement entre 10 et 50", a affirmé cette source sous couvert d'anonymat. Un porte-parole de l'armée israélienne, Jonathan Conricus, a également contesté le nombre de 471 morts avancé par le Hamas: "Où sont tous les corps?", a-t-il dit.

Les photos et vidéos de l'AFP montrent des dizaines de corps dans des draps, des sacs mortuaires noirs ou sous des couvertures.

"Preuves"

"Sur la base des informations que nous avons eues jusqu'à maintenant, il semble que (la frappe contre l'hôpital Ahli Arab) soit le résultat d'une roquette hors de contrôle tirée par un groupe terroriste à Gaza", a déclaré Joe Biden, qui assure avoir des éléments probants venant du Pentagone.

Israël a affirmé avoir des "preuves" de la responsabilité du Jihad islamique, un autre mouvement palestinien, dans la frappe sur l'hôpital.

Photos à l'appui, un porte-parole de l'armée israélienne Jonathan Conricus a répété que "ce n'est pas une bombe israélienne car il n'y a pas de cratère sur les photos" lors d'un point de presse dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon le Jihad islamique, un groupe allié du Hamas, classé comme lui organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, c'est une bombe larguée par un avion de l'armée israélienne qui a causé la tragédie.

Des milliers de personnes ont manifesté mercredi à travers le monde arabe exprimant leur indignation après ce drame, qu'ils imputent à Israël, malgré son démenti.

D'importants rassemblements ont eu lieu à Amman, Tunis, Beyrouth, Damas et d'autres capitales, comme Manama, après cette frappe qui a suscité des appels à une "journée de colère" dans le monde arabe.

Activité diplomatique

Plusieurs pays s'activent pour éviter un embrasement régional. Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, est arrivé jeudi en Israël, première étape d'une tournée régionale, pour appeler à éviter une escalade de la guerre.

A Pékin, le président chinois, Xi Jinping, a déclaré au Premier ministre égyptien que son pays souhaitait "travailler avec l'Egypte, afin d'apporter plus de certitude et de stabilité à la région et au monde".

Les autorités égyptiennes ont également annoncé la venue au Caire du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterrez, dont l'organisation alerte depuis plusieurs jours sur le danger d'une "catastrophe humanitaire" à Gaza.

La tension reste forte aussi à la frontière avec le Liban, où les échanges de tirs sont quotidiens entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, ainsi qu'en Cisjordanie où 64 Palestiniens, dont 18 enfants, ont été tués depuis le 7 octobre, selon le dernier bilan de l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

GemGenève se félicite d'attirer les visiteurs malgré les aléas

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Le salon de la haute joaillerie GemGenève a clos sa dixième édition sur une fréquentation record. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le salon de la haute joaillerie GemGenève a clos sa dixième édition sur une fréquentation record, se félicitent ses organisateurs. Les turbulences mondiales n'ont pas empêché quelque 5365 visiteurs de se presser à Palexpo du 7 au 10 mai.

"Cette 10e édition, à la croisée entre business, création et transmission, s'impose comme l'un des rendez-vous les plus réussis depuis la création du salon en 2018", affirme l'organisation de GemGenève dans un communiqué publié mardi.

"Les retours des exposants sont extrêmement positifs. Qu'il s'agisse des négociants, des marchands, des jeunes créateurs ou encore des artisans venus présenter leurs savoir-faire, tous saluent la qualité des échanges, l'énergie singulière qui anime le salon et les conditions particulièrement favorables à la concrétisation des transactions", a souligné Ronny Totah, co-fondateur de GemGenève, cité dans le compte-rendu.

"Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et le ralentissement de certains marchés, GemGenève envoie un signal fort à toute l'industrie: celui d'un marché plus exigeant, mais toujours porté par la rareté, l'excellence et la confiance", a-t-il ajouté.

Issus de 109 nationalités, les visiteurs ont été plus nombreux que lors de l'édition antérieure (4970 visiteurs pour 7259 visites). Les revisites ont progressé de plus de 10% et les Suisses, Français, Italiens, Belges, Britanniques et Américains ont été les plus motivés parmi les amateurs de pierres précieuses à venir faire un tour à Palexpo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

À Venise, la Suisse transforme la question queer en miroir

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La création vidéo de l'artiste alémanique Miriam Laura Leonardi se reflère dans les vitres du Pavillon suisse à la Biennale de Venise. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Questions queer, coexistence, contrôle ou identité nationale: le pavillon suisse de la Biennale de Venise s’empare cette année des fractures contemporaines à travers "The unfinished business of living together", qui a ouvert au public samedi dernier.

Deux des artistes, Miriam Laura Leonard et Yul Tomatala, ont expliqué leur démarche à Keystone-ATS dans le brouhaha des Giardini. "Pour nous, c’était assez important, dès le départ, de justement pas se définir comme un collectif, mais comme un groupe de travail", a expliqué le Genevois. "C’est la première fois que nous avons tous travaillé ensemble", a ajouté le trentenaire, le plus jeune artiste du groupe.

Le projet trouve son origine dans une réflexion initiée par les curateurs Gianmaria Andreetta et Luca Beeler, en collaboration avec l’artiste britannique Nina Wakeford et le collectif Lithic Alliance (Zurich/Bruxelles). "Le point de départ, cette question de l’homosexualité, vient comme un catalyseur de problématiques, comme un point de référence pour aborder d’autres questions du vivre ensemble", poursuit Yul Tomatala.

Les ½uvres présentées répondent ainsi "sous différents angles, sous différentes approches" à cette interrogation commune. "On a tous et toutes un regard complètement différent et aussi un rapport à ces réalités qui est autre", souligne l’artiste.

La vidéaste et performeuse alémanique Miriam Laura Leonardi, qui enseigne notamment à l'ECAL à Lausanne, décrit pour sa part une pratique artistique nourrie de collaborations et d’expériences concrètes. Formée à la photographie à Paris avant de poursuivre un master en arts visuels à Zurich, elle dit utiliser "la réalité un peu comme un matériau pour construire des images".

Pour cette exposition, elle a notamment tourné dans une tour de contrôle d’aéroport ainsi qu’en marge du Forum économique mondial de Davos. "J’avais mon drone, on est venu m’arrêter dans les cinq minutes", raconte-t-elle.

Dialogue exigeant avec les curateurs

Si les artistes assurent ne pas avoir connu de conflits majeurs entre eux, Yul Tomatala reconnaît que le dialogue avec les curateurs a parfois été exigeant. "Certaines conditions ou certaines demandes étaient plus compliquées à accepter en tant qu’artiste que d’autres", dit-il, qualifiant l’expérience de "challenging".

Au-delà des ½uvres, la représentation nationale elle-même interroge les participants. Les deux artistes voient ces pavillons comme des lieux porteurs d'une certaine ambiguïté: d’un côté des espaces d’échange culturel, de l’autre des sortes "d’ambassades" nationales qui soulèvent inévitablement des questions politiques et identitaires.

L’artiste évoque aussi les débats autour du financement audiovisuel public helvétique, qui vient de passer devant les urnes: "Comment on se positionne - en particulier si le oui à une baisse de la redevance l'avait emporté - alors qu’on fait usage d'archives de la SSR dans ce projet ?"

Les deux artistes revendiquent enfin des influences multiples, du photographe canadien Jeff Wall à l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, en passant par le cinéaste français Chris Marker. "Quand je traverse un moment de doute, aller revoir Chris Marker, c’est toujours quelque chose qui va me redonner envie de faire de l’art", confie Yul Tomatala.

Les deux artistes, qui ont quitté la Biennale à la fin de la semaine, y reviendront certainement d'ici la fermeture en novembre. Par contre, ils ne pourront plus exposer au Pavillon suisse: cette possibilité est unique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bayer: embellie de l'agrochimie mais le glyphosate creuse la dette

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Le géant industriel allemand Bayer a annoncé un doublement de son bénéfice net au premier trimestre. (archive) (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

Le géant industriel allemand Bayer a annoncé mardi un doublement de son bénéfice net au premier trimestre, sur fond de rebond de son activité d'agrochimie, mais a creusé son endettement à cause des litiges liés au glyphosate.

De janvier à mars, le résultat d'exploitation ajusté (EBITDA), indicateur clé de performance du groupe d'agrochimie et de pharmacie basé à Leverkusen (ouest), a progressé de 9% sur un an, à 4,45 milliards d'euros (4,08 milliards de francs), selon un communiqué de résultats.

Cette hausse est due à l'activité d'agrochimie qui, contrairement aux précédents exercices, a plus que compensé la mauvaise performance de la branche pharmaceutique.

Habituée aux prix bas et à une conjoncture mondiale faible, la division "Crop Science" a connu un bond de son chiffre d'affaires de 6,8% sur un an au premier trimestre, à 7,6 milliards d'euros, notamment grâce aux semences de soja et de maïs.

Les revenus des médicaments sous prescription de Bayer ont en revanche reculé de 0,5%, à 4,2 milliards d'euros, malgré l'essor continu du Nubeqa contre le cancer de la prostate et du Kerendia contre l'insuffisance rénale.

Au total, le chiffre d'affaires a atteint 13,4 milliards d'euros, une hausse de 4,1% en données corrigées des variations de change et de portefeuille.

De janvier à mars, le bénéfice net du groupe a plus que doublé sur un an, pour ressortir à 2,8 milliards d'euros.

Depuis le début de l'année, les coûts des litiges aux Etats-Unis, principalement liés au glyphosate, ont en revanche aggravé de 9% l'endettement financier net de Bayer, à 32,5 milliards d'euros.

Le géant industriel s'est résolu en février à un douloureux accord financier - jusqu'à 7,25 milliards de dollars - pour écarter les procès sur le Roundup, son herbicide au glyphosate accusé d'être cancérigène.

Au premier trimestre, les achats d'herbicide au glyphosate ont reculé de 15% sur un an, les clients de Bayer retardant leurs commandes dans un climat d'incertitude.

Saisie par Bayer, la Cour suprême devrait statuer sur la recevabilité des plaintes d'ici juin, après un débat organisé fin avril à Washington.

Le groupe a par ailleurs confirmé ses prévisions de résultats pour 2026 à taux de change constants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Les Lakers de LeBron James éliminés par le Thunder

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Quo vadis LeBron James (à dr., face à Ajay Mitchell)? La superstar , à 41 ans, sera agent libre cet été. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

Les Los Angeles Lakers de LeBron James, dont l'avenir est incertain à 41 ans, ont été balayés 4-0 lundi au deuxième tour des play-off NBA par le Thunder d'Oklahoma City.

Ce dernier a remporté l'Acte IV 115-110 en Californie.

LeBron James termine sa 23e saison NBA sans contrat et sans avoir tranché son avenir, lui qui n'a jamais donné de date pour sa retraite.

Le "King", auteur de 24 points lundi, se retrouve agent libre cet été, lui donnant la possibilité de prolonger à Los Angeles ou de tenter un dernier défi ailleurs, alors que des rumeurs l'envoient à Cleveland ou auprès des Golden State Warriors.

Après avoir sorti les Houston Rockets au premier tour, les Lakers ont été impuissants face au Thunder, champion en titre qui retrouve la finale de conférence Ouest sans avoir perdu une rencontre de play-off.

Le MVP 2025 Shai Gilgeous-Alexander a mené les siens avec 35 points dans un quatrième quart-temps bouillant. Marcus Smart a donné l'avantage aux locaux à 40 secondes de la sirène avant un panier musclé de Chet Holmgren pour OKC, un raté de LeBron, puis un dernier passage assuré sur la ligne des lancers francs par SGA.

Plus tôt, les Cleveland Cavaliers avaient réussi à égaliser dans la journée à 2-2 face aux Detroit Pistons, grâce à un succès 112-103.

Donovan Mitchell a mené la charge avec 43 points, dont 39 après la pause, de quoi égaler le record sur une période en play-off d'Eric "Sleepy" Floyd en 1987 avec les Warriors.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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