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Les Ukrainiens sur la rive sous contrôle russe du Dniepr

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Les forces russes sont à l'offensive dans plusieurs zones du front, leurs principaux efforts visant, malgré d'importantes pertes, à encercler et conquérir Avdiïvka, ville industrielle de l'Est. (© KEYSTONE/EPA/KATERYNA KLOCHKO)

L'armée ukrainienne a réussi à établir des positions sur la rive sous contrôle russe du fleuve Dniepr, dans le sud du pays. C'est ce qu'a admis mercredi pour la première fois un responsable de l'administration installée par Moscou dans la zone occupée.

Si l'armée ukrainienne parvenait à percer les lignes russes dans ce secteur, il s'agirait d'un succès important, alors que sa vaste contre-offensive ailleurs dans le pays depuis juin n'a pas eu les résultats escomptés.

"Environ une compagnie et demie, répartie en petits groupes, se trouve sur un tronçon allant du pont ferroviaire jusque (au village de) Krynky", a dit sur Telegram Vladimir Saldo, le dirigeant de la partie occupée de la région ukrainienne de Kherson.

Il est le premier responsable russe à admettre que les forces ukrainiennes ont réussi à traverser le Dniepr dans cette zone et à y ancrer des positions. Le Kremlin avait lui refusé de s'exprimer sur le sujet cette semaine, et l'armée russe n'en dit mot dans ses rapports quotidiens.

"Dans un enfer de feu"

Une compagnie, selon le glossaire militaire de l'agence de presse russe Tass, peut être constituée de plusieurs dizaines ou centaines de soldats.

M. Saldo a cherché cependant à minimiser l'importance de cette avancée, affirmant que des renforts russes avaient été déployés et que les forces ukrainiennes étaient pilonnées par l'artillerie russe.

"Maintenant, des forces supplémentaires (russes) ont été déployées. L'adversaire est bloqué à Krynky, dans un enfer de feu: des bombes, des roquettes, des munitions de systèmes thermobariques, de l'artillerie, des drones lui tombent dessus", a-t-il indiqué sur Telegram.

Le responsable a affirmé aussi que les Ukrainiens subissaient des pertes importantes, n'avaient "aucune chance" de réussir et s'étaient heurtés au "courage du soldat russe".

Equipements lourds nécessaires

Selon des blogueurs spécialisés russes et ukrainiens et des experts ayant analysé des renseignements accessibles en ligne, l'armée ukrainienne a réussi à ancrer plusieurs positions depuis fin octobre sur la rive gauche du Dniepr, dans la région méridionale de Kherson que le vaste fleuve traverse du nord au sud.

Selon eux, ces forces ont traversé le fleuve peu à peu à l'aide d'embarcations. Pour pouvoir espérer pénétrer en profondeur le territoire occupé, l'armée ukrainienne devra réussir à transférer des équipements lourds dans cette zone sablonneuse et marécageuse.

Percée espérée

Si l'Ukraine parvenait à consolider ses positions, elle pourrait espérer une percée dans cette zone du sud de l'Ukraine où le Dniepr fait office de ligne de front depuis que l'armée russe a dû se retirer de la ville de Kherson, sur la rive droite, en novembre 2022.

Kiev entretient le secret sur ses opérations, mais le chef de l'administration présidentielle, Andriï Iermak, a affirmé mardi que les forces ukrainiennes avait "pris pied sur la rive gauche du Dniepr".

Eviter l'effet de lassitude

Les forces ukrainiennes ont lancé en juin une vaste contre-offensive dans le sud et l'est pour reconquérir les territoires occupés. Mais le chef de l'armée ukrainienne, Valery Zaloujny, a admis début novembre que les deux armées étaient pour l'heure "dans une impasse", avec un front figé.

Il est pourtant essentiel de gagner du terrain pour Kiev, qui veut éviter l'effet de lassitude chez ses alliés occidentaux vis-à-vis d'un conflit qui dure depuis près de deux ans, au moment où les yeux de la communauté internationale sont tournés vers Israël et la bande de Gaza.

L'Ukraine est extrêmement dépendante des armes et munitions qu'Américains et Européens lui livrent, et le sujet d'une réduction du soutien économique et militaire est évoqué dans certains pays.

Moscou à l'offensive dans plusieurs zones

Le Kremlin affirme de son côté avoir réorienté l'économie sur la production d'armes et munitions et recruté quelque 400'000 soldats supplémentaires depuis le début de l'année.

Les forces russes sont aussi à l'offensive dans plusieurs zones du front, leurs principaux efforts visant, malgré d'importantes pertes, à encercler et conquérir Avdiïvka, ville industrielle de l'Est.

Vendredi, le ministre de l'Intérieur ukrainen, Igor Klimenko, a annoncé que deux secouristes avaient été tués par une frappe russe dans la région de Zaporijjia (sud-est). Trois autres sauveteurs et quatre civils ont été blessés, a-t-il précisé.

Dans l'est, à Selidové, deux personnes ont été tuées pendant la nuit dans un bombardement russe qui a également fait trois blessés, selon le ministère de l'Intérieur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Partage des virus: Tedros salue la "bonne foi" de tous les côtés

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus estime toujours possible un consensus sur l'annexe à l'accord contre les pandémies d'ici vendredi à Genève. (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Le chef de l'OMS salue la "bonne foi" de tous côtés dans les négociations à Genève sur le système de partage des agents pathogènes (PABS). Mercredi à Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé que les discussions pourraient se poursuivre au-delà de vendredi.

Les Etats membres "travaillent très dur" mais "il reste encore du travail à faire" et "des différences importantes subsistent sur des questions clés", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève (ACANU). Il reste persuadé qu'un consensus reste possible d'ici la fin de semaine de négociations vendredi.

Mais plusieurs options sont sur la table. Soit les membres actent une division insurmontable dès vendredi. Soit ils ont encore du temps avant l'Assemblée mondiale de la santé dans deux semaines à Genève pour conclure. "J'espère qu'ils trouveront un consensus cette semaine", dit encore M. Tedros.

Le processus est toutefois ouvert et pourrait même se prolonger au-delà de mai si les pays le souhaitent, a fait remarquer une autre responsable de l'OMS. Cette annexe à l'accord historique contre les pandémies arraché l'année dernière est la condition pour que le processus de ratification de celui-ci puisse démarrer.

Les discussions achoppent toujours sur la volonté des pays en développement d'obtenir des garanties sur le fait qu'ils recevront bien une part équitable de vaccins à l'avenir en cas de pandémie. Ceux-ci en font une condition pour accepter de partager les agents pathogènes en cas de nouveaux virus importants.

Milliards injectés

D'autres pays doutent de la collaboration de l'industrie pharmaceutique dans l'application de l'accord. Les pays en développement proposent un mélange "hybride" de dispositifs obligatoires et volontaires, une approche ciblée par d'autres Etats.

Le traité arraché prévoit que chaque laboratoire participant volontairement au PABS devra garantir un accès rapide à 20% de la production, 10% gratuitement et 10% à prix abordables. Les initiatives prises depuis la pandémie "sont la bonne chose", affirme M. Tedros. "Nous préparons le monde et rendons le monde plus sûr", a-t-il insisté.

Le laboratoire de Spiez (BE) oeuvre comme dépôt international d'échantillons biologiques. Et un Fonds contre la pandémie aide les Etats en développement à préparer la réponse face à de futures pandémies. Mercredi, le directeur général a annoncé le lancement de six centres régionaux pour aider à aboutir à une production locale de vaccins et autres technologies.

Après avoir dû licencier près de 1300 personnes et n'avoir pu remplacer un millier d'autres, la situation de l'organisation est stable. En cas de besoin, des départs naturels pourraient ne pas être réattribués, selon M. Tedros.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Pays-Bas: Un incendie ravage un terrain d'entraînement militaire

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L'incendie dans l'est des Pays-Bas ravage une zone d'entraînement militaire. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Un incendie ravageait mercredi une zone d'entraînement militaire dans l'est des Pays-Bas, avec de la fumée visible jusqu'à la région d'Amsterdam, en raison du vent.

Le feu s'est déclenché mercredi matin sur un champ de tir d'artillerie de l'armée néerlandaise de la localité de 't Harde (Gueldre), selon les autorités locales.

"Plusieurs équipes de pompiers ont été déployées pour maîtriser l'incendie", a indiqué l'institut de sécurité du Gueldre sur son site, demandant aux riverains de rester loin de la fumée, tandis qu'une portion de l'autoroute A28 a été fermée temporairement.

Un porte-parole de la maréchaussée royale a déclaré à l'agence de presse locale ANP que l'incendie s'était produit lors d'un exercice militaire, mais on ignorait encore s'il avait été provoqué par cet exercice.

L'armée de l'air néerlandaise a quant à elle indiqué sur son compte X avoir déployé trois hélicoptères pour aider à combattre les flammes.

"Pour les Pays-Bas, il s'agit vraiment d'un incendie d'une ampleur exceptionnelle, a déclaré à l'ANP Edwin Kok, coordinateur national de la lutte contre les feux de forêt de l'Institut néerlandais de la sécurité publique (NIPV).

Selon M. Kok, l'extinction pourrait encore prendre plusieurs jours, compte tenu des conditions météorologiques.

"Le centre d'appel reçoit actuellement de nombreux signalements de personnes gênées par la fumée", a indiqué le département de sécurité de la région d'Amsterdam-Amstelland sur son site.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Deux hommes juifs blessés lors d'une attaque au couteau à Londres

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Ce quartier de Londres où vit une importante communauté juive a déjà été le théâtre de plusieurs incendies ou tentatives d'incendies criminels ces derniers temps. (© KEYSTONE/AP/Lucy North)

Deux hommes juifs ont été blessés et un suspect arrêté mercredi après une attaque au couteau dans le nord de Londres, où une série d'incendies et tentatives d'incendies criminels à caractère antisémite se sont produits ces dernières semaines.

Les victimes, un trentenaire et un septuagénaire, selon la police, ont été poignardées à Golders Green, quartier où vit une importante communauté juive.

Ces deux hommes "ont reçu sur place des soins pour des blessures par arme blanche. Ils ont été transportés à l'hôpital et leur état est stable", indiquent les forces de l'ordre dans un communiqué.

"Un homme de 45 ans a été arrêté pour tentative de meurtre, et placé en garde à vue. Nous travaillons à établir sa nationalité et ses antécédents", ajoute la police, indiquant que l'unité antiterroriste serait chargée de l'enquête.

"L'attaque antisémite à Golders Green est absolument révoltante. S'en prendre à notre communauté juive, c'est s'en prendre au Royaume-Uni", a déclaré le premier ministre Keir Starmer sur X.

Le dirigeant travailliste a remercié le groupe juif de surveillance du voisinage Shomrim North West London, dont les membres ont maîtrisé le suspect avant l'intervention de la police, et le service d'urgence bénévole à Golders Green, Hatzola, qui s'est occupé des blessés.

Le suspect a également tenté de poignarder des policiers - qui n'ont pas été blessés - et a été neutralisé avec un taser, selon la police de Londres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Signal positif en faveur de la réforme des travailleurs frontaliers

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La réforme de l'UE pourrait entraîner des coûts supplémentaires pour l'assurance-chômage suisse (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Conseil des ambassadeurs des Etats membres de l'UE soutient une réforme de l'assurance-chômage pour les travailleurs frontaliers. Le texte entraînera des coûts supplémentaires pour la Suisse.

Lorsque les travailleurs frontaliers perdent leur emploi, ils perçoivent des allocations de chômage de la part de leur Etat de résidence. A l’avenir, ils devraient percevoir ces prestations de la part de l’Etat dans lequel ils ont exercé leur dernier emploi. Vingt et un Etats membres soutiennent cette modification, selon un diplomate européen à Bruxelles.

Les personnes ayant perdu leur emploi pourraient percevoir des prestations de l'Etat d'emploi, conformément à la législation en vigueur dans cet Etat, a indiqué la présidence chypriote du Conseil. Pour cela, elles doivent toutefois avoir été employées pendant au moins 22 semaines.

Ce règlement s'inscrit dans le cadre de l'accord sur la libre circulation entre la Suisse et l'UE. Une adoption ne pourrait intervenir qu'"avec l'accord explicite de la Suisse", a déclaré le Secrétariat d'Etat à l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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