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Suisse

Emotions fortes à Kiev pour Alain Berset, qui rencontre Zelensky

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Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy et le président de la Confédération Alain Berset se serrent la main avant la cérémonie de commémoration pour les victimes de l'Holodomor à Kiev. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Alain Berset a effectué une visite surprise très mouvementée samedi à Kiev. Après une double cérémonie commémorative et un tête-à-tête avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président de la Confédération a dû courir s'abriter à cause d'une alerte missile.

"Je suis ici pour réaffirmer la solidarité de la Suisse avec l'Ukraine, maintenant et à long terme", a déclaré le conseiller fédéral après ses entretiens. A peine avait-il insisté sur le soutien de la Suisse aux efforts de l'Ukraine pour exporter son blé en dépit du blocus russe que le conseiller fédéral et les autres dirigeants présents - la première ministre lituanienne Ingrida Simonyte, le président letton Edgars Rinkevics et M. Zelensky - ont dû quitter précipitamment les lambris et les dorures du palais présidentiel.

Une alerte au missile de croisière, qui s'est finalement révélée une fausse alarme, avait retenti sur Kiev, comme cela arrive assez fréquemment, ont indiqué les services de sécurité interrogés par le journaliste de Keystone-ATS présent sur place.

Pendant une vingtaine de minutes, Alain Berset et la délégation suisse, dans laquelle figurait notamment la directrice de la DDC Patricia Danzi, ont dû se mettre aux abris dans des sous-sols. Leur sécurité n'a jamais été menacée. Les hôtes ukrainiens sont en tout cas restés très calmes durant tout l'épisode.

Pluie de drones

Quelques heures plus tôt, peu avant l’arrivée de M. Berset, les Ukrainiens avaient déjà dû se réfugier pendant six heures dans les abris après une pluie de drones sur Kiev - une septantaine, pratiquement tous détruits par la défense antiaérienne - déclenchée par la Russie.

Après ces incidents, le conseiller fédéral, nullement perturbé, a pu poursuivre sa visite d'Etat avec un lunch de travail en compagnie du premier ministre Denys Chmyhal, qui l'a reçu après l'entretien de 45 en bilatéral entre MM. Berset et Zelensky.

Le président suisse a pu à cette occasion réitérer le soutien suisse à ce pays meurtri et condamné une nouvelle fois l'agression russe. "Celle-ci provoque le chaos dans le monde, et la Suisse n'a pas intérêt au chaos", a dit M. Berset.

Soutien total

Son message à Kiev: ne pas oublier l’Ukraine, en dépit des nombreuses crises qui secouent le monde en parallèle. Alain Berset a aussi profité de sa visite d’Etat éclair - une douzaine d’heures seulement - pour assister au 2e Sommet international sur la sécurité alimentaire, initié par Kiev. But: trouver des voies de passages, des corridors ou des "alternatives logistiques" pour permettre la poursuite des exportations de céréales ukrainiennes dans le monde.

Ces livraisons sont largement bloquées depuis que la Russie a suspendu l’été dernier sa participation à l’initiative "Céréales sur la Mer noire". Les chaînes d’approvisionnement s’en sont retrouvées perturbées à l’échelle mondiale.

Plusieurs dirigeants présents sur place samedi ou en vidéoconférence ont accusé la Russie d’orchestrer délibérément ces perturbations pour créer le désordre. La première ministre lituanienne Ingrida Simonyte a osé le parallèle avec la terrible famine du Holodomor qui a fait entre 2,6 et 7 millions de morts (les estimations divergent) en Ukraine en 1932 et 1933: le régime russe d’aujourd’hui emploierait les mêmes méthodes que celui de la Russie soviétique de l’époque, sous Joseph Staline, qui avait orchestré selon elle et selon le Parlement européen le génocide de Holodomor (version contestée par la Russie).

Alain Berset a par ailleurs annoncé l’octroi par la Suisse d’une aide de 3 millions de francs destinée au programme alimentaire, bénéficiant à l'Ukraine. Il a aussi rappelé le récent déblocage par la Suisse de 100 millions de francs supplémentaires pour aider au déminage, en particulier dans les zones agricoles.

Instants d'émotions

En début de matinée, à peine descendu de son train de nuit, le président de la Confédération était allé se recueillir dans la ville-martyre de Boutcha, théâtre d’un terrible massacre de civils par l’armée russe - version contestée par le Kremlin en dépit de nombreux documents - au printemps 2022. Son passage dans la magnifique Eglise orthodoxe du lieu et aux abords de la fosse commune où des dizaines de corps avaient été retrouvés a été empreint d’émotion. Alain Berset a déposé des fleurs et a brièvement discuté avec le procureur général Andriy Kostin.

Dans la foulée, et avant l’alerte au missile, le président helvétique a encore assisté aux cérémonies commémoratives de la famine du Holodomor, au Musée national de Kiev, en compagnie notamment de M. Zelensky et de son épouse Olena Zelenska. Il a déposé une bougie sur les lieux, avant de poursuivre sa visite qui s’est finalement apparentée autant à un sprint qu’à un marathon avec obstacles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le dispositif des TPG pendant le sommet du G7 d'Evian

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Les TPG adaptent leurs horaires pendant le G7 d'Evian. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les TPG ont dévoilé le dispositif prévu pour les transports publics à Genève pendant la période du sommet du G7 du 15 au 17 juin à Evian (F). Les principales annonces de vendredi:

- l'horaire des vacances sera appliqué du 15 au 17 juin, sauf pour quelques lignes.

- la ligne des plages ne sera pas exploitée du 12 au 14 juin.

- certaines lignes, notamment transfrontalières, pourraient être perturbées ou diminuées en raison des conditions de sécurité, comme l'a annoncé le Conseil d'Etat mercredi.

- les TPG demandent à la population de suivre les indications sur leur site tpg.ch et les écrans dans les véhicules. Ils recommandent aux usagers d'anticiper leurs déplacements.

Une ligne téléphonique gratuite sera activée au 0800 858 900 dès la veille et jusqu'au lendemain du sommet. La clientèle est priée d'effectuer avant tout les commandes en ligne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Risque élevé de propagation de la peste porcine contagieuse

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Les cas de peste porcine africaine sont actuellement en augmentation dans toute l'Europe (archives). (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH SCHMIDT)

Le risque de propagation de la peste porcine africaine en Suisse est élevé. Alors que le nombre de cas chez les porcs domestiques était en baisse depuis des années en Europe, un nouveau foyer est apparu en avril en Italie.

Dans les régions où les populations de sangliers sont touchées par la peste porcine africaine (PPA), la transmission aux porcs d'élevage est "possible à tout moment", a écrit l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) dans son dernier bulletin sur la situation épizootique à l'étranger et en Suisse.

L'OSAV déconseille donc vivement d'importer en Suisse de la viande de porc ou de sanglier provenant des zones touchées. Ce virus serait très résistant dans l’environnement et resterait contagieux pendant longtemps dans le sang, les produits carnés et les cadavres.

De plus, après un séjour de chasse dans ces régions, les chaussures, les vêtements, le matériel et les véhicules doivent être soigneusement nettoyés et désinfectés avant de passer la frontière. Selon l'OSAV, les éleveurs qui observent des symptômes inhabituels chez leurs porcs doivent immédiatement contacter leur vétérinaire.

Dans le cadre d'un programme national de dépistage précoce, les sangliers trouvés morts et les animaux malades abattus sont examinés. Sur les 25 sangliers examinés jusqu'à présent, tous se sont révélés négatifs.

Revers en Allemagne

En Europe, le nombre de cas de PPA chez les sangliers reste élevé. Il faut en outre s'attendre à des cas déclarés a posteriori, selon l'OSAV. Les nouvelles détections en Saxe constituent, selon la Confédération, un "revers dans la lutte contre la maladie".

En février dernier encore, on avait déclaré que la peste porcine africaine avait été "éradiquée avec succès", après qu’aucun cas n’avait été détecté pendant un an. Suite à cette nouvelle flambée, il a été annoncé en avril que de nouvelles zones d’interdiction avaient été mises en place.

En Espagne aussi, les cas ont légèrement augmenté ces derniers temps. La zone de restriction devrait donc être étendue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'ancienne école d'horlogerie de Genève: un bâtiment à protéger

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Le Département du territoire (DT) du conseiller d'Etat Nicolas Walder a décidé de la protection de l'ancienne école d'horlogerie de Genève (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

L'ancienne école d'horlogerie de Genève est désormais inscrite à l'inventaire des bâtiments à protéger. Il faut préserver un témoin "de l'histoire industrielle et éducative de la ville", a dit vendredi le Département du territoire (DT).

Le site aux rues Necker et Terreaux-du-Temple a accompagné la formation horlogère genevoise. Dès le 19e siècle, une approche était lancée face à la concurrence internationale.

Le bâtiment actuel remonte à la fin des années 1870. Il avait été rendu possible grâce à un legs. Les salles étaient largement ouvertes pour qu'elles soient lumineuses, indispensables pour les métiers de l'horlogerie. Des matériaux durables avaient été exploités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Porrentruy: opposition au règlement qui limite l'accès à la piscine

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Les restrictions d'accès à la piscine de plein air de Porrentruy continuent de faire des vagues (image d'archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une opposition a été déposée contre le nouveau règlement qui permet au Conseil municipal de Porrentruy d'adopter de nouvelles restrictions d'accès à la piscine de plein air. L'été dernier, l'interdiction de la piscine aux résidents français avait suscité la polémique.

L'opposition au nouveau règlement de police de la ville est parvenue au Conseil municipal de Porrentruy, qui devra se prononcer. "Il nous la transmettra ensuite et nous prendrons alors position", explique vendredi à Keystone-ATS le Délégué jurassien aux affaires communales Christophe Riat, confirmant une information de RFJ et du Quotidien Jurassien. Le règlement n'est pas encore entré en force.

Selon RFJ, l'opposition est signée par 17 personnes, dont des membres du Parti socialiste, du CS-POP et des Vert-e-s, et vise principalement la notion de catégorie d’usagers prioritaires.

Le législatif bruntrutain a approuvé en mars dernier plusieurs modifications du règlement de police, avalisant ainsi l'ajout d'un nouvel article qui fait polémique. Ce dernier permet à l'exécutif de la ville de "prendre des mesures visant à organiser l'accès à la piscine municipale", afin de "garantir la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques". Le nouveau texte doit permettre au Conseil municipal de pouvoir annoncer en toute légitimité de nouvelles restrictions.

"Retrouver une sérénité"

Le Conseil municipal de Porrentruy avait décidé en juillet dernier d’interdire l’accès à sa piscine aux étrangers ne résidant ni ne travaillant en Suisse. Cela faisait suite à de nombreuses incivilités, provoquées en grande majorité par des ressortissants français, Porrentruy se situant à moins de 15 kilomètres de la frontière avec l'Hexagone.

"Cette mesure a permis de retrouver une sérénité à la piscine. Il n'y a plus eu d'incivilité majeure", avait indiqué le maire Philippe Eggertswyler à Keystone-ATS en août 2025.

L'affaire avait fait les gros titres des médias suisses et avait même été relayée à l'étranger, notamment sur TF1. Des journalistes de la chaîne française étaient venus en reportage dans le chef-lieu ajoulot. La polémique avait également fait grand bruit sur les réseaux sociaux.

Commission contre le racisme critique

La Commission fédérale contre le racisme avait jugé la décision problématique. La gauche avait fortement critiqué ces restrictions. Les autorités bruntrutaines avaient ensuite rencontré plusieurs élus français.

Philippe Eggertswyler a toujours défendu une décision qu'il ne considère pas comme discriminatoire. "Nous n'avons pas pris cette décision contre quelqu'un, mais plutôt pour la population jurassienne", avait-il souligné lors des débats en mars devant le Conseil de ville. De son côté, le groupe PS-Les Vert-e-s s'était opposé à une restriction se basant sur la nationalité des usagers, la jugeant "discriminatoire".

Les modifications au règlement, soutenues par la droite et par le centre, avaient finalement passé la rampe par 31 voix contre 10.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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