International
Le numéro deux du Hamas tué dans une frappe israélienne au Liban
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Le numéro deux du Hamas a été tué mardi dans une frappe attribuée à Israël près de Beyrouth, ont annoncé le mouvement islamiste palestinien et des responsables libanais. Cet incident ravive les craintes d'une extension du conflit opposant à Gaza le Hamas et Israël.
Exilé au Liban depuis plusieurs années, Saleh al-Arouri a été tué dans une frappe imputée à l'armée israélienne qui a visé le bureau du Hamas dans la banlieue sud de la capitale libanaise, fief du Hezbollah pro-iranien, selon deux responsables libanais de la sécurité.
Selon le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, qui a fustigé un "acte terroriste" et assuré que le mouvement ne serait "jamais vaincu", deux chefs de la branche militaire du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, Samir Fandi et Azzam al-Aqraa, ont aussi été tués dans la frappe. Tout comme quatre autres cadres du mouvement, Mahmoud Zaki Chahine, Mohammad Bashasha, Mohammad al-Raïs et Ahmad Hammoud
Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué "ne pas commenter les informations des médias étrangers". Son porte-parole Daniel Hagari, sans évoquer directement la frappe qui a tué Salah al-Arouri, a affirmé dans la soirée qu'elle était prête à faire face à "tout scénario", alors que la mort du dirigeant du Hamas au Liban a ravivé les craintes d'un embrasement régional.
"Pas impuni"
Mardi soir, le Hezbollah libanais, qui soutient le Hamas, a assuré que "l'assassinat" de Saleh al Arouri ne "restera(it) pas sans riposte ou impuni", le Premier ministre libanais dénonçant aussi un "nouveau crime israélien (qui) vise à entraîner le Liban dans une nouvelle phase de confrontation" avec Israël.
Même son de cloche du côté du Premier ministre de l'Autorité palestinienne, qui a mis en garde "contre les risques et les conséquences qui pourraient en découler", et du Djihad islamique, un autre groupe armé de Gaza, qui a dénoncé une "tentative de l'ennemi sioniste (...) d'entraîner toute la région dans la guerre".
Depuis le début du conflit, la frontière israélo-libanaise était déjà le théâtre quasi-quotidien d'échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah, qui soutient le Hamas, mais jamais une frappe n'avait touché les abords de la capitale libanaise depuis le début de la guerre.
Jamais non plus un dirigeant du Hamas aussi haut placé que Saleh al-Arouri n'avait été tué depuis le début du conflit, qui a vu l'armée israélienne annoncer plusieurs fois qu'elle avait réussi à tuer des responsables du mouvement dans la bande de Gaza.
Rassemblement à Ramallah
Mardi soir, de nombreux habitants avaient afflué aux abords de l'immeuble touché dans la banlieue de Beyrouth, dont la façade apparaissait très endommagée sur deux étages. A travers les murs totalement éventrés d'un de ces étages, plusieurs silhouettes de personnes étaient visibles, tentant apparemment de relever des éléments sur la frappe.
De nombreux Palestiniens se sont par ailleurs rassemblés après l'annonce de la mort de Saleh al-Arouri dans les rues de Ramallah, en Cisjordanie occupée, où les heurts avec l'armée et les colons israéliens se sont multipliés depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël, selon des images de l'AFPTV.
Après avoir passé près de vingt ans dans les prisons israéliennes, Saleh al-Arouri avait été libéré en 2010 à la condition qu'il s'exile. Sa maison, vide, avait été détruite à l'explosif par l'armée israélienne en Cisjordanie occupée fin octobre, selon des témoins.
Croissant-Rouge palestinien touché
Sur le terrain à Gaza, l'armée israélienne a par ailleurs poursuivi sans relâche mardi ses opérations au sol et ses bombardements.
Dans la guerre qui l’oppose au Hama depuis une attaque d’une ampleur inédite sur son sol, l’armée israélienne a affirmé récemment se préparer à des "combats prolongés", qui devraient durer "tout au long de l'année", malgré les appels internationaux à un cessez-le-feu. Les combats ont fait 22’185 morts dans l’enclave palestinienne, selon un nouveau décompte du Hamas publié mardi. 1140 personnes ont trouvé la mort sur sol israélien le 7 octobre, et 129 sont toujours retenues en otage.
Des témoins ont fait état, dans la nuit de lundi à mardi, de tirs de missiles en direction de la ville de Rafah (sud) et de bombardements autour du camp de réfugiés de Jabaliya (nord). Des combats ont également été signalés dans les zones d'al-Maghazi et de Bureij, ainsi qu'à Khan Younès, grande ville du sud du territoire, devenue l'épicentre des opérations de l'armée israélienne.
Le Croissant-Rouge palestinien a aussi déclaré sur le réseau social X (anciennement Twitter) que ses locaux à Khan Younès avaient été visés par des frappes israéliennes. Selon le ministère de la Santé du Hamas, elles ont fait quatre morts, dont un nourrisson.
L'aide arrive au compte-gouttes
La guerre a provoqué d'immenses destructions et un désastre humanitaire dans le territoire palestinien, où la famine menace et la plupart des hôpitaux hors service.
Les 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza - dont 85% ont été déplacés selon l'ONU - sont confrontés à de graves pénuries de nourriture, d'eau, de carburant et de médicaments.
Malgré une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU exigeant l'acheminement de l'aide humanitaire, les camions d'aide entrent toujours au compte-gouttes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Volkswagen "en contact" avec le secteur de la défense
Le géant allemand de l'automobile Volkswagen est "en contact" avec des entreprises de la défense pour reconvertir une de ses usines allemandes dans la production d'équipements de transport militaires, a annoncé son patron vendredi.
Dans la défense, "nous n'avons pas été actifs pendant des décennies et nous avons un important retard à rattraper, c'est pourquoi cela pourrait constituer une solution pour Osnabrück (ouest)", a estimé Oliver Blume, président du directoire du groupe, lors d'un congrès à Francfort.
Le groupe de Wolfsburg discute avec des entreprises "par exemple dans la défense antimissile", a ajouté M. Blume, sans préciser lesquelles.
Fin 2024, Volkswagen avait annoncé que le site situé en Basse-Saxe, qui emploie 2.300 personnes, ne devrait plus produire de véhicules après mi-2027 en vue d'un autre usage de l'usine, dans le cadre d'un plan massif d'économies en milliards d'euros pour restaurer la rentabilité de la marque.
Pas de décision définitive
"La situation géopolitique a changé" et "il faut agir", a estimé M. Blume, raison pour laquelle le groupe est en contact avec "avec diverses entreprises de l'armement".
L'usine d'Osnabrück ne produirait toutefois "pas de systèmes d'armes", a précisé le patron de Volkswagen, mais plutôt des équipements de "transport militaire" car "c'est là que se trouve notre compétence clé".
"Ce genre d'activités pourrait être en adéquation avec nos valeurs", a-t-il souligné.
Selon un article du Financial Times publié mardi, Volkswagen serait en discussion avec la société Rafael Advanced Defence Systems, qui a conçu le Dôme de fer israélien, pour produire divers composants, comme les camions qui transportent les missiles du système ou des générateurs électriques.
Interrogé mercredi par l'AFP sur ces éventuelles discussions, un porte-parole s'est borné à affirmer "qu'à ce jour, aucune décision ni conclusion définitive n'avait été prise concernant l'avenir du site".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
L'UE et les pays du TPP inquiets de la Chine et des Etats-Unis
L'UE et les pays du Partenariat transpacifique (TPP) se sont réunis en marge de la ministérielle de l'OMC à Yaoundé. Dans une déclaration commune vendredi, ils s'en sont pris sans les nommer aux Etats-Unis et à la Chine.
Les deux parties se sont rapprochées il y a quelques mois. Si elles venaient à aboutir à un accord à l'avenir, elles pèseraient ensemble plus de 40% du commerce mondial. La rencontre de vendredi était la première depuis le discours remarqué à Davos (GR) du Premier ministre canadien Mark Carney sur l'importance des puissances moyennes face à Washington, Moscou et Pékin.
Un rapport d'étape sur la collaboration possible entre les Vingt-Sept et les 12 Etats du TPP sera rendu à leur prochain dialogue. Dans ce bloc, outre les Britanniques qui l'ont rejoint tardivement, figurent l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam.
L'UE est à l'offensive ces derniers mois. Elle vient de conclure un accord commercial avec l'Australie. Et le commissaire européen Maros Sefcovic souhaite une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui réponde aux subventions industrielles de la Chine dont les exportations inondent les pays européens. Alors même que le marché chinois reste largement fermé.
Certains observateurs font remarquer que l'UE souhaite mettre la pression sur Pékin en se rapprochant du TPP. Dans leur déclaration de vendredi, ces acteurs se disent "inquiets des pratiques de distorsion des marchés qui perturbent les flux du commerce et de l'investissement" et provoquent "une surcapacité". Un message clair pour la Chine.
Trump ciblé sans être nommé
De même, l'UE et le TPP "sont préoccupés par la coercition économique qui cherche à exploiter les vulnérabilités économiques et les dépendances", une réprobation à peine voilée de la politique de l'administration de Donald Trump.
Plus largement, ils sont favorables à des recommandations concrètes pour la réforme de l'OMC d'ici la ministérielle de 2028. Jeudi, au premier jour de la réunion camerounaise, les discussions en petits groupes secrets n'ont pas permis de faire changer les fronts, a affirmé à Keystone-ATS une source diplomatique.
Le représentant américain au commerce Jamieson Greer a lui menacé d'avancer avec d'autres pays en dehors du cadre de l'OMC sur des formats facilités de plurilatérales. Et il considère déjà que l'organisation n'est pas capable de répondre à la surproduction chinoise. "Ce travail sera mené ailleurs", a-t-il ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Une Alsacienne jugée pour avoir tué un lynx pour sa poule
Quatre mois de prison avec sursis ont été requis vendredi à Strasbourg contre une femme de 62 ans accusée d’avoir tué à coups de bâton un lynx. L’animal, une espèce strictement protégée, s’était attaqué à l’une de ses poules.
La "légitime défense" ne s'applique pas ici, car "quand bien même il ne s'agirait pas d'une espèce protégée, on ne peut pas tuer un animal pour en sauver un autre", a asséné devant le tribunal correctionnel la représentante du parquet, Priscille Cazaux.
L'incident s'est déroulé le matin du 18 octobre 2024, à Niederbronn-les-Bains, un bourg de 4.000 habitants situé dans une zone boisée du nord de l'Alsace.
La prévenue s'était précipitée dans son jardin parce que l'une de ses cinq poules, prénommée Marie-Thérèse, était attaquée. Après avoir tenté de faire fuir le prédateur - qu'elle dit avoir pris pour un chat - elle s'était saisie d'un bâton et l'avait violemment frappé à la tête.
Elle avait ensuite appelé la police municipale. Un spécialiste du lynx, correspondant en Alsace de l'Office français de la biodiversité (OFB), était rapidement intervenu et avait évacué le félin en urgence vers la clinique vétérinaire la plus proche. Ayant subi "plusieurs coups dans une zone létale" et souffrant de deux fractures au crâne et d'un "hématome sous-dural", selon le rapport d'autopsie, la jeune femelle de 4,2 kilos, âgée de quelques mois et affamée, n'avait pas survécu. Pas plus que la poule.
En danger critique d'extinction
La sexagénaire a raconté avoir été prise de "panique" à la vue du prédateur. "J'étais choquée, j'ai crié, mais il ne lâchait pas. J'ai frappé pour qu'il lâche ma poule", a-t-elle retracé devant le tribunal.
"La perte d'un lynx est inestimable pour l'écosystème", car cette espèce, qui ne compte que 150 individus dans toute la France dont une dizaine dans les Vosges, est en "danger critique d'extinction", a fait valoir devant le tribunal Pauline Laizet, avocate de deux des associations de défense des animaux qui se sont portées parties civiles.
La prévenue a été confrontée à une "situation stressante qu'elle n'a pas su gérer", a plaidé son avocate, Juliette Isaac. Elle a confondu le lynx avec un "gros chaton" et "n'a jamais eu l'intention de détruire cet animal, et encore moins une espèce protégée", a-t-elle ajouté.
Le tribunal rendra sa décision le 20 mai.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
David Goffin mettra un terme à sa carrière fin 2026
David Goffin, premier joueur belge à avoir atteint le top 10 mondial, a annoncé qu'il mettrait un terme à sa carrière en fin de saison à l'âge de 35 ans.
"Toutes ces années au plus haut niveau ont fini par peser sur mon corps. La blessure au genou que j'ai subie l'an dernier a notamment joué un rôle décisif dans ma décision d'arrêter", a-t-il expliqué dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.
Professionnel depuis 2009, le Liégeois a connu son apogée en 2017 (7e mondial). Cette année-là, il a atteint les quarts de finale à l'Open d'Australie, avant de jouer un rôle déterminant pour atteindre la finale de Coupe Davis, perdue face à la France. Cette année-là il s'est aussi hissé jusqu'en finale des Masters de fin d'année à Londres après y avoir battu Rafael Nadal et Roger Federer.
Son palmarès mentionne six titres sur le circuit ATP et neuf autres finales perdues dont celle du Masters 1000 de Cincinnati en 2019. Il a joué également quatre quarts de finale en Grand Chelem (Roland-Garros 2016, Australie 2017, Wimbledon 2019 et 2022).
"J'ai tout donné pour le tennis, et ce sport m'a apporté bien plus que je n'aurais jamais osé imaginer: les matchs, les victoires et les défaites, les émotions, les personnes qui m'ont accompagné tout au long de ce parcours... C'est ce qui rend ma décision si difficile", a indiqué celui qui occupe cette semaine la 156e place du classement mondial.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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