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Trump contre Biden, le match retour plus probable que jamais

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Dans un discours de "victoire", Donald Trump a de nouveau moqué son unique concurrente républicaine, qu'il a pressée de se retirer. (© KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS)

Un nouveau duel entre Joe Biden et Donald Trump en novembre est plus probable que jamais, après la victoire de l'ancien président lors de la primaire du New Hampshire, qui a cimenté son statut de favori dans la course à l'investiture républicaine.

Le magnat de l'immobilier a tenu un discours de "victoire" après l'annonce des résultats du scrutin l'opposant à Nikki Haley. Sa rivale, ancienne ambassadrice à l'ONU, avait un temps espéré remporter ce petit Etat du Nord-est, où les électeurs conservateurs sont réputés plus modérés.

Donald Trump l'a finalement devancée d'environ 11 points, avec plus de 54% des voix, soit quelque 163'000 bulletins.

Après sa récente victoire dans l'Iowa, il devient le premier candidat à la primaire républicaine à gagner dans ces deux Etats sans être le président sortant. Par le passé, tous ceux ayant remporté ces deux premiers scrutins ont ensuite été investis par le parti.

Si Nikki Haley, seule femme en lice pour l'investiture républicaine, a voulu croire que la course était "loin d'être terminée" entre elle et son rival de 77 ans, Joe Biden a immédiatement désigné Donald Trump comme l'adversaire à battre lors de la présidentielle de l'automne.

"Tout est en jeu"

"Les enjeux ne pourraient être plus importants. Notre démocratie. Nos libertés individuelles (...). Notre économie (...). Tout est en jeu", a écrit le démocrate de 81 ans dans un communiqué.

Joe Biden compte sur la bonne santé économique américaine, mais surtout sur la crainte qu'inspire Donald Trump afin de mobiliser les Américains - dont la majorité, selon des sondages, n'a guère d'appétit pour un match retour entre les deux hommes.

Le président a remporté la primaire démocrate dans le New Hampshire, et ce alors qu'il n'y était pas officiellement inscrit en raison de querelles avec l'antenne démocrate locale. Les électeurs ont toutefois inscrit son nom sur quelque 50'000 bulletins.

La victoire n'est que symbolique - Joe Biden n'a pas de concurrence sérieuse et il est assuré, sauf surprise ou accident de santé, d'être investi en août par le parti démocrate. Mais ses partisans voudront voir là une indication rassurante sur sa capacité à mobiliser.

"C'était plutôt une bonne soirée" pour le président démocrate, a même reconnu une chroniqueuse de Fox News, chaîne préférée de la droite américaine.

Le vrai test pour Joe Biden sera la primaire démocrate de Caroline du Sud, le 3 février. En 2020, c'est là qu'il avait véritablement pris son élan vers la Maison Blanche, porté par les électeurs afro-américains.

Quant à Donald Trump, il estime tenir sa chance de "vengeance" - c'est bien cela qu'il a promis, après la défaite de novembre 2020, qu'il n'a jamais reconnue; après l'assaut du Capitole en janvier suivant par ses partisans; et alors qu'il est cerné par les poursuites judiciaires, dont quatre au pénal.

Dans son discours lundi, le républicain, qui depuis sa campagne présidentielle victorieuse de 2016 n'a cessé de creuser les clivages partisans aux Etats-Unis, a attaqué Joe Biden, "le pire président" que l'Amérique n'a jamais eue.

"Chaos"

Pour affronter Joe Biden le 5 novembre, il faudra que Donald Trump soit investi cet été par la convention de son parti, au terme de toutes les primaires dans les Etats américains face à Nikki Haley, si elle se maintient.

Pour le reste, l'ancien président a déjà fait le vide. Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, un temps considéré comme son principal rival républicain, s'était déjà rallié après le scrutin dans l'Iowa.

Nikki Haley, ancienne gouverneure de Caroline du Sud, Etat qui tiendra ses primaires républicaines le 24 février, reproche à l'ancien président populiste de charrier le "chaos", dont le mandat avait été marqué par une déferlante de tweets colériques, de soubresauts diplomatiques et de déclarations violentes.

Ces derniers jours, Nikki Haley s'est également interrogée sur ses capacités cognitives "déclinantes".

Un comble pour Donald Trump, qui se gausse à l'envi de Joe Biden, de son âge et de ses bourdes.

Le président démocrate avait choisi mardi de s'exprimer sur un thème jugé très porteur pour son parti: la défense du droit à l'avortement.

En déplacement en Virginie, près de Washington, avec la vice-présidente Kamala Harris, il a accusé Donald Trump de vouloir "à tout prix" restreindre toujours plus l'accès aux interruptions volontaires de grossesse.

Mais son discours a été interrompu plusieurs fois par des manifestants pro-Palestiniens, illustrant les crispations que provoque, au sein de l'électorat progressiste, la politique de très ferme soutien à Israël de la Maison Blanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Nasa: sortie de la fusée lunaire en amont du lancement d'Artémis 2

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La fusée SLS est transportée depuis le bâtiment d'assemblage des véhicules de la NASA vers la rampe de lancement 39B au Centre spatial Kennedy. (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

La Nasa a acheminé samedi vers un pas de tir sa fusée géante SLS. Elle transportera des astronautes autour de la Lune pour la première fois en plus de 50 ans, afin de mener des tests préalables au lancement de la mission lunaire Artémis 2.

Cette manoeuvre a duré environ 12 heures et constitue l'une des dernières étapes avant le décollage de cette mission très attendue prévu entre début février et fin avril.

L'immense engin orange et blanc a quitté à l'aube le bâtiment d'assemblage et lentement progressé vers le légendaire complexe de tir 39B du Centre spatial Kennedy en Floride, qu'il a atteint en début de soirée et où il doit à présent subir une batterie de tests.

S'ils sont concluants, la fusée pourrait décoller dès le 6 février, première fenêtre de lancement envisagée par la Nasa, pour cette mission au cours de laquelle quatre astronautes - trois Américains et un Canadien - survoleront le satellite naturel de la Terre pour la première fois depuis la dernière mission Apollo en 1972.

"Nous sommes en train d'écrire l'Histoire", s'est ému John Honeycutt, chargé du programme de la fusée, lors d'une conférence de presse vendredi.

"Rendre l'impossible possible"

Les astronautes concernés, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Hammock Koch et Jeremy Hansen assistaient samedi au déplacement de la fusée SLS.

Avec la capsule Orion dans laquelle ils prendront place, elle fait 98 mètres de haut, soit plus que la statue de la Liberté, mais un peu moins que les 110 mètres de la fusée Saturn V qui avait envoyé l'Homme sur la Lune lors des missions Apollo.

"Je suis vraiment très enthousiaste de voir cela", a confié le Canadien Jeremy Hansen à la presse. "Dans quelques semaines seulement, vous allez voir quatre humains voler autour de la Lune, et si nous en sommes capables aujourd'hui, imaginez ce que nous pourrons faire demain".

"Nous tentons le tout pour le tout afin de rendre l'impossible possible", a abondé son collègue Victor Glover.

L'équipage fera le tour de la Lune durant cette mission, qui doit durer une dizaine de jours. Elle vise à préparer la mission suivante, qui marquera le grand retour des humains sur le sol lunaire, avec pour objectif d'y établir cette fois une présence durable.

Mais elle constituera à elle seule une première à plusieurs égards: il s'agira du premier vol lunaire auquel participeront une femme, une personne non-blanche et un non-Américain.

"Deuxième course à l'espace"

Avant le grand départ, les ingénieurs de la Nasa vont s'assurer de la sécurité et de la fiabilité de la fusée. Une série de tests seront réalisés sur le complexe de tir avant une répétition générale de pré-lancement.

Le décollage d'Artémis 1, sans astronautes à bord, s'était tenu en novembre 2022 après plusieurs reports et deux tentatives infructueuses de lancement.

Annoncé sous le premier mandat du président Donald Trump, le programme Artémis vise in fine à établir une présence humaine durable sur la Lune et préparer de futures missions vers Mars, mais a subi ces dernières années de nombreux retards.

La Nasa a néanmoins créé la surprise fin 2025 en annonçant que le lancement d'Artémis 2 pourrait se tenir dès "début février" au lieu d'avril.

Un départ anticipé qui s'explique par les pressions exercées par l'administration Trump pour gagner une "deuxième course à l'espace" entre Washington et Pékin, après celle qui avait opposé les États-Unis et l'Union soviétique durant la Guerre froide.

Les deux puissances rivales ambitionnent d'envoyer des hommes sur la Lune d'ici 2030 et d'y installer une base.

Aujourd'hui prévue pour la mi-2027, la mission Artémis 3 prévoyant l'alunissage devrait être reportée à nouveau. L'alunisseur développé par l'entreprise SpaceX d'Elon Musk n'est pas prêt selon des experts du secteur spatial, ce qui fait craindre que la Chine ne dame le pion aux Américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Six European Film Awards pour Joachim Trier à Berlin

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Joachim Trier a été récompensé samedi à Berlin. (© Keystone/dpa/Christoph Soeder)

Le drame "Sentimental Value" a remporté six European Film Awards, dont celui du meilleur film. Le cinéaste norvégien Joachim Trier y raconte la relation compliquée d'un réalisateur avec ses deux filles.

Les acteurs principaux, le Suédois Stellan Skarsgård et la Norvégienne Renate Reinsve, ont tous deux remporté des prix d'interprétation. Joachim Trier a lui-même été récompensé pour la meilleure réalisation.

Cinq prix ont été décernés au road movie "Sirât" du réalisateur français Oliver Laxe, dans lequel un père et son fils partent à la recherche de la fille disparue dans le désert.

La contribution allemande aux Oscars, "In die Sonne schauen" (Regarder le soleil) de la réalisatrice Mascha Schilinski, a remporté un prix pour les meilleurs costumes, mais n'a rien remporté d'autre malgré plusieurs nominations. Nominé, le directeur de la photographie de ce film, le suisse Fabian Gamper, n'a pas été retenu.

Solidarité avec l'Iran

Le discours d'ouverture de cette 38e édition du Prix du cinéma européen, samedi à Berlin, a été prononcé par le réalisateur iranien Jafar Panahi ("Ein einfacher Unfall"), qui a évoqué la situation dans son pays natal. Le gouvernement iranien a récemment réprimé avec une grande sévérité les manifestants.

"Si le monde ne réagit pas aujourd'hui à cette violence flagrante, ce n'est pas seulement l'Iran, mais le monde entier qui est en danger", a déclaré M. Panahi. Sur le tapis rouge, plusieurs cinéastes ont également manifesté leur solidarité avec le peuple iranien.

Les European Film Awards sont décernés alternativement à Berlin et dans une autre ville. Les quelque 5400 membres de l'Académie européenne du cinéma ont pu voter pour de nombreux lauréats, comme c'est le cas pour les Oscars aux Etats-Unis.

Les autres récompenses

Le prix du meilleur documentaire a été décerné à "Fiume o Morte!". Le prix pour l'ensemble de sa carrière a été remis à l'actrice et réalisatrice norvégienne Liv Ullmann ("Scènes de la vie conjugale") .

Maren Ade, Janine Jackowski et Jonas Dornbach, de la société de production berlinoise Komplizen Film, ont également été récompensés. La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher ("Heureux comme Lazzaro") a été honorée pour sa contribution à l'influence mondiale du cinéma européen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le bronze européen pour Natalie Maag

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Natalie Maag a obtenu le bronze à Oberhof (© KEYSTONE/EPA/TOMS KALNINS)

Natalie Maag a créé la surprise aux Européens d’Oberhof. La lugeuse zurichoise a décroché le bronze.

Elle a aussi marqué des points de Coupe du monde dans cette épreuve disputée sur sa piste d’entraînement où elle réside temporairement durant la saison.

Maag n’a cédé que 0''28 à la Championne d’Europe allemande Merle Fräbel. Il ne lui a manqué que 0''02 pour l’argent qui est allé à l’Autrichienne Lisa Schulte.

La Zurichoise remporte sa deuxième médaille individuelle lors d’un grand rendez-vous après l'argent du sprint en 2024. Elle confirme sa bonne préparation en vue des JO de Cortina dans trois semaines. Après une fin de saison dernière tonitruante avec deux podiums, une 5e au général de la Coupe du monde et aux Mondiaux de Whistler, Maag avait lancé cette l’année olympique avec de grandes ambitions.

Elle n'avait jusqu’ici pas obtenu les résultats espérés. Lors de ses cinq premières courses de Coupe du monde, elle s’est classée 7e, 7e, 11e, 15e et 8e.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Coup d'envoi d'une manifestation "Le Groenland n'est pas à vendre"

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A Nuuk, la manifestation contre la vente du Groenland a réuni quelques milliers de participants (Archives). (© KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka)

Quelques milliers de manifestants, dont le premier ministre Jens-Frederik Nielsen, se sont rassemblés samedi dans le centre de Nuuk, capitale du Groenland. Ils dénoncent les ambitions de Donald Trump qui continue de vouloir s'emparer du territoire autonome danois.

Sous une pluie fine, les manifestants - dont le chef du gouvernement juché sur un tas neige et agitant le drapeau groenlandais - coiffés de casquettes avec les mots "Make America Go Away" ("Faites Partir les Etats-Unis", détournement du slogan MAGA) se dandinaient en chantant des chants traditionnels inuits, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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