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Début d'un nouveau procès à Moscou visant le dissident Oleg Orlov

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Oleg Orlov se voit reprocher d'avoir manifesté contre l'assaut russe en Ukraine et d'avoir signé une tribune au vitriol contre les autorités russes (archives). (© KEYSTONE/EPA/YURI KOCHETKOV)

Le nouveau procès visant le dissident Oleg Orlov, figure de la défense des droits humains en Russie, s'est ouvert vendredi à Moscou. Il s'agit là du dernier exemple en date de la répression qui s'abat contre les critiques du Kremlin après l'attaque de l'Ukraine.

Vétéran de Memorial, l'ONG colauréate du prix Nobel de la Paix 2022 et dissoute par la justice russe, cet homme de 70 ans encourt jusqu'à cinq ans de prison pour ses dénonciations répétées de l'offensive militaire en Ukraine, déclenchée il y a deux ans par Vladimir Poutine.

Lunettes rectangulaires sur le nez et vêtu d'une chemise bleu clair et d'un sweat-shirt gris, M. Orlov a dit à l'AFP quelques minutes avant l'ouverture des débats être "dans un esprit combatif". "Je ne m'attends à rien de bon", a-t-il toutefois reconnu, accompagné de son avocate.

Oleg Orlov fait encore, pour quelques jours au moins, figure d'exception en étant à la fois libre, en Russie et ouvertement critique.

Deuxième procès

A l'issue d'un premier procès, Oleg Orlov avait été jugé coupable en octobre 2023 d'avoir "discrédité" l'armée et condamné à une faible amende, un verdict très clément dans une Russie qui a pris l'habitude d'emprisonner les détracteurs du régime.

A la surprise générale, le parquet avait requis cette amende en la justifiant par l'âge de l'opposant et son état de santé. Puis, il avait changé d'avis et fait appel, déplorant une sanction finalement "excessivement légère" qui ne correspondait pas au "danger public" que représenterait l'accusé.

La justice russe avait ensuite décidé de renvoyer le dossier contre M. Orlov aux enquêteurs et de lancer un nouveau procès contre le dissident pour les mêmes accusations.

Si la plupart des détracteurs de Vladimir Poutine ont été incarcérés ou poussés à l'exil ces dernières années, sur fond d'accélération de la répression, Oleg Orlov a expliqué cette semaine à l'AFP rester en Russie pour "continuer le combat".

"Je n'ai pas envie de me retrouver en prison... Mais ai-je le choix ?", interrogeait-il. Pas question donc pour lui de courber l'échine face à une justice qu'il décrit comme injuste: "Se repentir, s'avouer coupable devant les juges ? Cela reviendrait à renier toute ma vie".

Il dit toutefois s'attendre à un verdict de culpabilité avant la présidentielle de mi-mars qui doit voir Vladimir Poutine triompher sans opposition. "Personne ne doute que je serai condamné", résumait-il auprès de l'AFP dans son appartement du nord de Moscou.

"Forces sombres"

Dans les faits, Oleg Orlov se voit reprocher d'avoir manifesté contre l'assaut russe en Ukraine et d'avoir signé une tribune au vitriol contre les autorités russes, publiée par le média français Mediapart.

Ce texte accuse les troupes russes du meurtre de "masse" de civils ukrainiens et dénonce la "victoire" en Russie des "forces les plus sombres", celles qui "rêvaient d'une revanche totale" après la dislocation de l'URSS en 1991.

Signe que l'étau s'est resserré ces derniers mois autour de lui, les autorités russes l'ont placé début février sur la liste infamante des "agents de l'étranger", une qualification qui s'accompagne notamment de strictes contraintes administratives.

Des centaines d'autres personnes, militants des droits de l'Homme, opposants ou journalistes indépendants ont été placées ces dernières années sur cette liste aux relents d'époque soviétique.

Actif depuis les années 1970, Oleg Orlov est devenu l'un des piliers de Memorial, la principale organisation luttant en Russie pour préserver la mémoire des répressions soviétiques et documentant celles de la Russie du président Poutine.

L'ONG a été dissoute fin 2021 par la justice russe, mais a été ensuite récompensée par le prix Nobel de la Paix 2022, quelques mois après le déclenchement de l'assaut russe en Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump dit qu'il n'a pas vu la vidéo montrant les Obama en singes

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Donald Trump affirme n'avoir vu que la première partie de la vidéo raciste montrant les Obama en singes pourtant diffusée sur son compte. (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW / POOL)

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi qu'il n'avait pas vu l'extrait montrant les Obama en singes dans une vidéo publiée sur son réseau social Truth Social. Face au tollé, la vidéo a été retirée du compte personnel du milliardaire après douze heures.

"Je n'ai regardé que la première partie [...] et je n'ai pas vu l'ensemble", a-t-il affirmé à des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One. "Personne ne savait ce qu'il y avait à la fin", a-t-il également assuré.

La Maison-Blanche a plaidé "l'erreur" d'un "employé" après la diffusion de la vidéo raciste. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, avait dans un premier temps dénoncé une "fausse indignation" et attaqué les médias qui en faisaient état, sans parler d'erreur.

Mais face à la révolte suscitée par ces images du premier président noir des Etats-Unis et de son épouse en primates, jusque dans le parti républicain, la Maison-Blanche a changé de réponse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump salue de "très bonnes" discussions sur l'Iran

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Selon Donald Trump, l'Iran et les Etats-Unis vont poursuivre les négociations la semaine prochaine. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le président américain Donald Trump a salué vendredi les "très bonnes" discussions en cours avec l'Iran, à l'issue d'une session de pourparlers à Oman. Il a affirmé les négociations allaient se poursuivre "en début de semaine prochaine".

"L'Iran semble vouloir absolument conclure un accord", s'est félicité devant des journalistes à bord d'Air Force One le président américain, qui a déployé une force navale considérable dans le golfe Persique.

"Les résultats aujourd'hui avec l'Iran, c'était une rencontre. Nous allons nous rencontrer à nouveau en début de semaine prochaine", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Affaire Epstein: Jack Lang visés par une enquête pour blanchiment

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Jack Lang a assuré qu'il ignorait tout du passé criminel de Jeffrey Epstein quand il l'a rencontré il y a "une quinzaine d'années" par l'entremise du réalisateur Woody Allen (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le parquet national financier français a ouvert une enquête préliminaire pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée" visant l'ancien ministre français de la culture Jack Lang dans le cadre de l'affaire Epstein. L'enquête vise également sa fille, Caroline Lang.

Elle concerne "les faits révélés par Mediapart relatifs à Caroline et Jack Lang" et leurs liens financiers supposés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, a précisé vendredi le PNF, confirmant une information du Figaro.

Jack Lang, 86 ans, occupe la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris. Les appels à sa démission se sont multipliés depuis que ses liens avec Jeffrey Epstein ont été mis au jour avec la publication de millions de documents le 30 janvier par la justice américaine.

Vendredi, le gouvernement n'excluait aucune option sur le mandat de l'ancien ministre de la culture socialiste. "Il est convoqué par le ministère" des affaires étrangères, principal financeur de l'IMA, "et sera reçu dimanche", a déclaré le ministre Jean-Noël Barrot.

La subvention annuelle du ministère, de 12,3 millions d'euros, représente la moitié du budget de l'IMA. Sollicité par l'AFP, Jack Lang, 86 ans, qui a jusqu'à présent exclu de quitter son poste, n'avait pas répondu dans l'immédiat. Il est à Marrakech, "sonné et épuisé", selon ses proches.

Mentionné 673 fois

Mercredi, Jack Lang avait formellement exclu de démissionner, invoquant sa "naïveté" face aux révélations sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019.

Après avoir déclaré lundi "assumer pleinement [ses] liens" passés avec le criminel sexuel américain, Jack Lang a assuré mercredi qu'il ignorait tout du passé criminel de cet homme quand il l'a rencontré il y a "une quinzaine d'années" par l'entremise du réalisateur Woody Allen.

Aucune charge ne pèse contre Jack Lang, mais la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d'intérêt avec le financier américain l'ont éclaboussé, ainsi que sa fille Caroline.

Cette dernière a démissionné lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma après des révélations sur une société "offshore" qu'elle a fondée en 2016 avec l'homme d'affaires américain.

"C'était un ami. Ce n'était pas un intime. Il n'était pas du tout dans mon cercle proche d'amis", a-t-elle assuré jeudi soir sur BFMTV. "Comment pouvait-on imaginer des horreurs pareilles?" "Je ne pouvais pas savoir. Et mon père non plus", a-t-elle ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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C'est parti pour les JO de Milan - Cortina

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La délégation suisse à Livigno (© KEYSTONE/EPA/PETER KLAUNZER)

Les Jeux olympiques 2026 de Milan - Cortina ont été officiellement ouverts par le président italien Sergio Matarella. La cérémonie d'ouverture s'est tenue simultanément en plusieurs endroits.

Outre dans le stade de San Siro à Milan, des cérémonies ont aussi eu lieu à Cortina d'Ampezzo, Livigno et Predazzo, trois autres lieux de compétition pour ces JO "éclatés". Des athlètes ont défilé dans ces quatre villes. Pour la Suisse, ce sont la spécialiste de skicross Fanny Smith (à Livigno) et le hockeyeur Nino Niederreiter (à Milan) qui ont eu l'honneur de porter le drapeau rouge à croix blanche.

Deux vasques

Les deux vasques olympiques ont enfin été allumées peu avant 23h30 par les anciens skieurs Deborah Compagnoni et Alberto Tomba à Milan, et par Sofia Goggia, toujours active, à Cortina.

Cette interminable cérémonie a connu un petit moment sympathique avec l'arrivée devant San Siro du président de la République italienne dans un tram "conduit" par Valentino Rossi, la légende de la moto.

Bocelli a pris le relais de Pavarotti

Mariah Carey, chantant en italien, et Laura Pausini, qui a interprété l'hymne national, ont marqué la cérémonie. Celle-ci a célébré une culture italienne très classique et la paix. En interprétant l'air de "Nessun dorma" de Turandot, le ténor Andrea Bocelli a pris quant à lui le relais de la superstar Luciano Pavarotti. Avant son décès en 2007, Pavarotti avait réalisé sa dernière performance en public avec ce même air lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Turin 2006.

Les trois grands compositeurs italiens Giuseppe Verdi, Gioacchino Rossini e Giacomo Puccini ont été mis à l'honneur tout au long de la cérémonie, par des danseurs portant des masques à leur effigie. Ils ont notamment dansé sur l'hymne des Jeux "Milano Cortina", sur l'air de "Vamos a la playa", tube de 1983 du duo italien Righeira.

Message d'espoir

Des mannequins défilant en costume, aux couleurs de l'Italie, ont aussi rendu hommage au couturier milanais Giorgio Armani, décédé en septembre 2025. Charlize Theron, messagère de la paix de l'ONU et actrice primée aux Oscars, a ensuite récité un message d'espoir inspiré de Nelson Mandela.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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