Rejoignez-nous

Suisse Romande

Les députés fribourgeois discutent des rapports Eglises-Etat

Publié

,

le

Le projet de loi révisée sur les relations entre les Eglises et l’Etat a suscité de vifs échanges devant le Grand Conseil fribourgeois mardi (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les députés fribourgeois ont entamé mardi les discussions sur la révision de la loi réglant les rapports entre les Eglises et l'Etat (LEE). Le texte, dont la dernière modification remonte à 1990, a suscité un vif débat, dont une demande de renvoi de l'UDC rejetée.

Le vote final tombera vendredi. La discussion ouverte par le Conseil d’Etat sur les futurs rapports entre autorités et communautés religieuses a causé un grand écart entre une gauche prônant une loi la plus inclusive possible et une UDC jugeant les conditions d'octroi de "prérogatives" de droit public insuffisamment sévères.

"La révision reflète la diversification des croyances", a relevé le député PLR Savio Michellod, rapporteur de la commission ad hoc. "Les avancées de la sécularisation", a complété son collègue PS Grégoire Kubski pour la minorité. Ce dernier a insisté pour que la "marche ne soit pas trop élevée" pour les communautés minoritaires.

L'UDC veut un référendum

Il y a en effet la "grande prérogative" gouvernementale, les catholiques, les protestants et les israélites, et la "petite prégorative", pour les autres, touchée par la révision. "L'actualité montre que la paix confessionnelle constitue une chance", a soutenu le conseiller d'Etat Didier Castella, en charge des institutions.

"Pas question d'intervenir dans le développement des religions", a ajouté le ministre. Selon le député UDC Stéphane Peiry, ce sont les communautés musulmanes qui posent problème, notamment en raison des financements de l'étranger. Le parti a échoué à donner l'octroi d'une prérogative au législatif, avec un possible référendum.

"Certaines religions ne sont pas ancrées culturellement et n’ont pas à bénéficier d’avantages ni de facilités par l’Etat", a noté en substance le groupe UDC-UDF. Le Centre et le PLR-PVL ont soutenu eux le projet soumis au Grand Conseil, à une modification d'article près. Leurs intervenants ont insisté pour ne pas politiser le sujet.

Une solution "équilibrée"

L'entrée en matière a passé la rampe par 73 voix contre 19 et 2 abstentions. Le nombre de membres nécessaires et l'ancienneté pour la reconnaissance d’une communauté religieuse a constitué une pierre d'achoppement. La gauche, socialistes ainsi que Vert-e-s et alliés, voulait maintenir le seuil de 100 personnes ou 30 ans de présence.

L'UDC a tenté, en vain, 1000 personnes et 30 ans dans le canton. Finalement, la proposition du Conseil d'Etat, 1000 personnes ou 30 ans, a séduit tant la commission que le plénum. Avec cette solution, "équilibrée" selon Didier Castella, aucune communauté ne sera exclue, tout en évitant la multiplication des demandes.

Pour marquer le changement, le nouveau texte s'intitulera loi concernant les rapports entre les communautés confessionnelles et l’Etat (LRCCE). La croissance de la non-appartenance religieuse figure également au rang des évolutions récentes. La deuxième lecture sera plus rapide que les trois heures de débats de mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vaud

L'école vaudoise s'attaque aux troubles du comportement

Publié

le

Bien qu'a priori individualisées, les mesures doivent bénéficier à l'ensemble de la classe, y compris au corps enseignant (image prétexte). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'école vaudoise veut soutenir le corps enseignant face aux troubles du comportement dans les classes. Elle a dévoilé lundi un plan d'action qui mise sur le développement d'un espace ressources dans tous les établissements scolaires d'ici à 2028 pour mieux encadrer les comportements perturbateurs.

"L'école a toujours fait cas des problèmes de comportement, mais aujourd'hui, elle en fait une priorité pour construire une nouvelle réponse face à l'augmentation de leur nombre et de leur complexité", a déclaré la directrice générale adjointe de l'enseignement obligatoire, Nathalie Jaunin, devant les médias réunis à Lausanne.

Ces comportements, qui constituent selon elle un "défi majeur", peuvent aller du refus de faire un exercice à des crises, des insultes ou des violences envers les adultes ou les autres élèves. Ils peuvent ou non se cumuler à des besoins spécifiques liés à des troubles du spectre autistique, de la dyslexie ou encore des situations de décrochage scolaire.

Tous gagnants

Tous les établissements scolaires devront mettre sur pied un protocole de crise ainsi qu'un espace ressources destiné à désamorcer les situations de débordement. "Il s'agit d'un lieu dédié à la prise en charge temporaire des élèves dont les comportements perturbent la classe. La majorité des établissements en possède déjà un", précise Nathalie Jaunin.

Chaque établissement pourra créer cet espace comme il l'entend, en fonction de sa taille, de sa répartition sur un ou plusieurs sites et en fonction de l'âge des élèves. Les élèves concernés pourront le fréquenter en fonction de leurs besoins spécifiques, soit sur une base régulière, soit de façon ponctuelle suite à une crise.

Bien que ces mesures puissent sembler individualisées, "elles doivent bénéficier à l'ensemble de la classe, y compris au corps enseignant", souligne le directeur général de l'enseignement obligatoire, Cédric Blanc. En effet, un élève dont les besoins sont bien pris en charge perturbera moins le collectif qui pourra ainsi mieux travailler.

Classes pour les besoins psy

Les enseignants bénéficieront en outre de quatre séances de formation continue pour apprendre à mieux faire face à ces comportements problématiques. "Les bons réflexes à adopter seront proposés via une série de conférences en ligne accompagnées de documents de référence", précise le canton dans un communiqué.

L'Etat de Vaud entend également créer des "classes pédago-thérapeutiques", destinées aux élèves en proie à des difficultés psychologiques, a annoncé Nathalie Jaunin. Celles-ci doivent voir le jour dans les établissements au plus tôt à l'horizon 2028. Les élèves concernés pourraient les fréquenter à temps complet ou partiel, là aussi en fonction de leurs besoins.

Présent à la conférence de presse, le chef du Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF), Frédéric Borloz, a tenu à relativiser le nombre d'élèves qui ont besoin de mesures renforcées à l'école. "Au niveau international, il s'agit de 5% des élèves. En moyenne suisse, ce chiffre est de 4,2% et dans le canton de Vaud il est de 3,9%", a-t-il souligné en s'appuyant sur des chiffres de l'Office fédéral de la statistique. A noter encore que 80% des élèves vaudois n'ont aucun besoin spécifique.

Mesures saluées

La Société pédagogique vaudoise (SPV) a salué ces mesures mardi dans un communiqué, soulignant qu'elle alertait "depuis plus de dix ans" les autorités sur "la nécessité d'améliorer l'accompagnement des élèves présentant des comportements particulièrement difficiles". Elle précise qu'elle demeurera "attentive à leur déploiement et à leur efficacité concrète".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Une porcherie vaudoise épinglée dans une vidéo

Publié

le

Le Canton de Vaud ouvre une procédure après la diffusion d'une vidéo montrant des maltraitances dans une porcherie de la Broye (image symbolique). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Une vidéo de maltraitances animales dans une porcherie de la Broye vaudoise a été diffusée lundi par l'Observatoire du spécisme. Le collectif annonce qu'une dénonciation pénale va être déposée, tandis que l'Etat de Vaud ouvre une procédure.

L'objectif de cette procédure consiste à "vérifier les circonstances de la prise des images, établir avec certitude le lieu concerné et identifier les personnes responsables de ces agissements", indique le vétérinaire cantonal Giovanni Peduto, dans une déclaration écrite envoyée à Keystone-ATS.

Les images montrent notamment une truie frappée à coups de pelle ou un porcelet tué en étant projeté violemment contre le sol. D'autres manipulations brutales sont visibles dans la vidéo, où des cadavres gisent au milieu des vivants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Lausanne réorganise sa fête du Bois

Publié

le

Les plus jeunes continueront à défiler en cortège au centre-ville (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ville de Lausanne réorganise ses fêtes scolaires de fin d'année et les répartit sur quatre dates. Les écoles enfantines (1-2P) et les 3-4P continueront à défiler le mercredi dans les rues de la ville. Les 5P vivront eux une journée en forêt et les 6P participeront à des activités ludiques et sportives à Bellerive, près du lac.

Pour les plus jeunes, rien ne change. Les 1-2P défileront costumés le 10 juin prochain entre Montbenon et la place de Milan, où des animations leur seront proposées. Les 3-4P auront leur propre cortège deux semaines plus tard, le 24 juin.

La principale nouveauté concerne les 5P, qui vivront le vendredi 5 juin une journée en forêt à Sauvabelin sur le thème des "gardiens de la forêt". Comme ces dernières années, les 6P participeront à des activités ludiques, sportives et de danse à Bellerive le 19 juin.

Cette répartition sur quatre dates et plusieurs sites permet de mieux répartir les effectifs, explique lundi la ville de Lausanne qui rappelle que plus de 8000 élèves prendront part à ces fêtes. Cette réorganisation permet aussi de proposer des activités adaptées à chaque âge. Pour les fêtes des plus grands, les sites de Sauvabelin et de Bellerive seront réservés aux élèves et ne seront pas accessibles au public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Un film muet disparu retrouvé à Cinémathèque suisse

Publié

le

Le film a été restauré à partir d'une copie nitrate d’époque (image prétexte). (© KEYSTONE/AP/David Duprey)

Un film muet, longtemps considéré comme disparu, a été identifié dans les collections de la Cinémathèque suisse. Ce court-métrage de 1900 a pu être restauré et attribué au réalisateur britannique Robert W. Paul.

Ce film intitulé "Diving for Treasure" met en scène deux plongeurs lourdement équipés pour repêcher un coffre à trésors enfoui dans une épave. Il a été mis en ligne en avril dernier sur la plateforme des films restaurés de la Cinémathèque sous le titre "Scaphandriers".

Cette copie est très probablement la seule existante, selon Patrick Friel, le spécialiste qui a identifié l'oeuvre. Pour ce professeur au Columbia College de Chicago, il s'agit d'une "découverte majeure". "Robert W. Paul est une figure fondatrice de l'histoire du cinéma et l'un des plus importants producteurs et cinéastes britanniques ", explique-t-il lundi cité dans un communiqué.

Expérimentations visuelles

L'identification est également confirmée par Ian Christie, professeur émérite au Birkbeck College de Londres et auteur d'un blog de référence consacré aux débuts du cinéma anglais. Dans un article consacré à cette découverte, il souligne l'importance historique du film, notamment pour ses expérimentations visuelles.

Les scènes sous-marines y sont recréées grâce à un dispositif ingénieux utilisant un aquarium placé devant la caméra, une trouvaille qui fit l'admiration du Prince de Galles à sa sortie, raconte-t-il. Le film a été restauré en 2005 à partir d'une copie nitrate d'époque grâce à la collaboration de divers laboratoires et de spécialistes suisses, précise la Cinémathèque.

"Diving for Treasure" a bénéficié d'une restitution de ses teintages selon le procédé Desmet, une technique utilisée pour recréer les couleurs des films muets du début du XXe siècle. Numérisée en 2021, cette version restaurée est désormais accompagnée au piano par Enrico Camponovo et disponible gratuitement sur la plateforme de films restaurés de l'institution suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Aujourd'hui, le Soleil brille en Gémeaux, Signe complice, qui booste votre besoin de communiquer, et vous ne vous en privez pas !

Les Sujets à la Une