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Économie

Signa: le président de Julius Bär s'excuse devant les actionnaires

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Evoquant l'affaire Signa, Romeo Lacher (à g.) a parlé d'une "erreur d'appréciation entrepreneuriale" devant les actionnaires jeudi. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Romeo Lacher, président de Julius Bär, a présenté jeudi ses "profondes" excuses aux actionnaires suite aux déboires de la banque zurichoise causés par la débâcle du groupe Signa.

Devant l'assemblée générale, le responsable a parlé d'une "erreur d'appréciation entrepreneuriale qui n'aurait pas dû se produire." L'établissement de gestion est conscient que ce cas "isolé" a engendré de l'incertitude, a déclaré M. Lacher.

"Nous savons que cela a affecté la confiance dont jouit Julius Bär." Cet acte de contrition a suscité quelques timides applaudissements dans la salle.

Début février, le gestionnaire de fortune zurichois a dû inscrire un amortissement de quelque 600 millions de francs sur les crédits accordés à des filiales du groupe autrichien en faillite Signa. En conséquence, le bénéfice net de Julius Bär a fondu en 2023.

Cet engagement en faveur de l'empire immobilier René Benko a coûté son emploi au directeur général Philipp Rickenbacher, débarqué au moment de l'annonce de l'amortissement. Les membres de la direction ont été privés de bonus.

Le scandale a incité Julius Bär à abandonner son activité Private Debt, qui représentait début février encore des engagements de 800 millions, soit 2% du total des 38,9 milliards de crédits accordés par la banque.

Suivant sa ligne de conduite, Romeo Lacher n'a pas prononcé les noms de René Benko ou du groupe Signa à la tribune de l'assemblée générale, préférant évoquer des "incidents de crédit" dans l'activité Private Debt, (crédits aux riches clients), respectivement sur le plus important engagement de ce portefeuille. Néanmoins, le président a clairement fait allusion à la société autrichienne, prudemment décrite comme un "conglomérat immobilier et de commerce de détail de luxe".

Le groupe autrichien en faillite Signa codétient en Suisse, via plusieurs filiales, les grands magasins Globus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les prix de l'énergie doperont l'inflation, avertit Martin Schlegel

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Une appréciation rapide et excessive du franc représente un risque pour la stabilité des prix, a dit Martin Schlegel. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le conflit au Moyen-Orient a conduit la Banque nationale suisse (BNS) a revoir ses prévisions macroéconomiques, tout particulièrement celles liées à l'inflation.

"Avec la hausse des prix de l'énergie (...), l'inflation devrait augmenter de façon plus marquée au cours des prochains trimestres", indique jeudi le président du directoire Martin Schlegel.

Cette accélération devrait se limiter au court terme, à en croire le banquier central, qui s'est exprimé dans le cadre des décisions de politique monétaire de mars. L'appréciation du franc devrait permettre de circonscrire le renchérissement à moyen terme. La situation reste sous contrôle, puisque l'inflation "se situe dans la plage de stabilité des prix", souligne M. Schlegel.

Pour rappel, la BNS prévoit un renchérissement de 0,5% pour 2026, contre 0,3% jusqu'ici. Pour l'année prochaine, la prévision est ramenée à 0,5% de 0,6%.

La force du franc reste cependant l'une des principales préoccupations du patron de la BNS. "La valeur du franc pondérée par le commerce extérieur s'est (...) accrue d'environ 2,5% depuis la mi-décembre", a-t-il souligné. Cette appréciation a entraîné un "resserrement des conditions monétaires" qui "réduit l'inflation importée et ralentit la croissance".

La faiblesse des taux en Suisse diminue toutefois l'attrait des placements en francs, ce qui permet de relâcher une partie de la pression sur cette valeur refuge. "L'effet expansionniste du faible niveau des taux d'intérêt se reflète également dans la croissance robuste du crédit. Notre politique monétaire soutient ainsi l'activité économique", assure Martin Schlegel.

La patron de la BNS insiste sur l'augmentation des incertitudes conjoncturelles et monétaires. "Une appréciation rapide et excessive du franc représente un risque pour la stabilité des prix. Pour contrer ce risque, nous sommes davantage disposés à intervenir sur le marché des changes", conclut-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Nouveau record d'affluence dans les aéroports en Suisse

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L'aéroport de Zurich a été le plus fréquenté de Suisse l'an dernier. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les aéroports suisses ont enregistré 60 millions de passagers dans le trafic de ligne et charter l'an dernier. Le nombre de passagers n'avait jamais été aussi élevé, même avant la pandémie de Covid-19, indique jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Par rapport à 2024, l'augmentation s'élève à 2,2 millions de passagers (+4%), note l'OFS dans un communiqué.

L'année dernière, l’aéroport suisse le plus fréquenté était celui de Zurich, avec 32,5 millions de passagers, devant Genève avec 17,7 et Bâle-Mulhouse avec 9,6 millions de passagers. Environ 80% des personnes ayant voyagé au départ d’un aéroport suisse avaient pour destination un pays d’Europe.

Le nombre de décollages et atterrissages a également augmenté en 2025 (+3%). La valeur atteinte en 2025, reste toutefois inférieure de 4% à celle de 2019.

Le fret aérien a légèrement reculé l'année dernière: le nombre de tonnes transportées a diminué de 0,4% par rapport à 2024 (–8% depuis 2019).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BNS maintient son taux directeur

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La force du franc reste l'une des principales préoccupations du patron de la BNS. (archive) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La BNS garde son taux directeur à zéro dans un contexte de guerre

Zurich (awp) - La Banque nationale suisse (BNS) a opté pour le statu quo jeudi, lors de sa décision trimestrielle de politique monétaire, alors que le spectre de l'inflation ressurgit avec l'envolée du cours des hydrocarbures en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Pour la troisième fois consécutive, l'institut d'émission a décidé de conserver son taux directeur à 0,00%, niveau où il avait été abaissé en juin 2025.

La majorité des économistes interrogés par l'agence AWP avaient anticipé cette décision, face à une très faible inflation de 0,1% sur un an en février, largement dans les clous de l'objectif de stabilité des prix de 0% à 2% défendu par la banque centrale suisse.

La cherté du franc protège pour l'heure la Suisse d'une inflation dite importée trop élevée, les effets de change évitant aux importations de flamber.

"Compte tenu du conflit au Moyen-Orient, la Banque nationale est davantage disposée à intervenir sur le marché des changes pour contrer une appréciation rapide et excessive du franc, qui menacerait la stabilité des prix en Suisse", a-t-elle averti dans un communiqué.

al/rr

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le National valide la réforme de l'approvisionnement économique

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A l'unanimité, le National a suivi le ministre de l'économie Guy Parmelin en acceptant la réforme de l'approvisionnement économique du pays (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L'approvisionnement économique de la Suisse doit être modernisé et sa résilience renforcée. Le National a adopté jeudi à l'unanimité un projet gouvernemental en ce sens. Le dossier part au Conseil des Etats.

Le projet vise à renforcer la sécurité de l'approvisionnement en biens et services vitaux, améliorer le fonctionnement général de l'approvisionnement économique et permettre l'adoption en temps utile de mesures propres à éviter les pénuries graves. La révision est nécessaire au vu des récents événements, comme la pandémie de Covid-19, la crise énergétique ou les tensions géopolitiques, ont rappelé plusieurs orateurs.

Elle prévoit notamment que ces infractions puissent être sanctionnées par amende d'ordre. Actuellement, celles-ci sont considérées comme des "délits", ce qui mène à des poursuites pénales.

Le National a légèrement modifié la mouture gouvernementale. Le Parlement a déjà validé un premier volet prévoyant la création d'un poste de délégué à l'approvisionnement économique du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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