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Biden se moque de Trump lors du dîner annuel des correspondants

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Une centaine de manifestants se sont rassemblés près de l'entrée de l'hôtel Hilton où avait lieu le dîner annuel des correspondants. (© KEYSTONE/AP/Terrance Williams)

Le président Joe Biden a fait preuve d'autodérision samedi tout en égratignant son concurrent à la présidentielle américaine Donald Trump, un "enfant de six ans", lors du dîner annuel des correspondants de la Maison Blanche.

De nombreux invités de marque, journalistes ou célébrités, sont arrivés à l'hôtel Hilton de la capitale fédérale au moment où une centaine de manifestants contre la guerre à Gaza étaient rassemblés près de l'entrée. Certains protestataires ont alors entonné des slogans tels que "Honte à vous".

A l'intérieur du bâtiment, la guerre entre le Hamas et Israël n'a toutefois pas occupé le devant de la scène, au contraire des moqueries sur l'âge de Joe Biden ou ses chutes occasionnelles dans les escaliers de l'avion présidentiel.

Longue tradition

La présence du dirigeant américain à ce gala annuel s'inscrit dans la longue tradition de l'événement, interrompue pendant le mandat de son prédécesseur Donald Trump, qui veut que le président écoute, avec le sourire, un humoriste l'éreinter en règle devant une assemblée en smoking et robes longues, puis prononce un discours émaillé de blagues plus ou moins réussies.

A la manoeuvre cette année pour rire du président américain se trouvait le comédien Colin Jost, auteur et acteur pour l'émission phare de la télévision américaine "Saturday Night Live", diffusée sur NBC. Son épouse, l'actrice Scarlett Johansson, était également présente samedi au dîner.

"Je voudrais signaler qu'il est 22h00 passées, Joe l'endormi est toujours debout, pendant que Donald Trump a passé la semaine à s'endormir au tribunal chaque matin", a asséné l'humoriste, dans une allusion au procès à New York de l'ancien président pour une affaire de paiements dissimulés à une ancienne actrice de films X.

Entre autodérision et taquineries à l'encontre des médias, M. Biden, 81 ans, a pris la parole pour railler son rival républicain, 77 ans, expliquant que "l'âge est la seule chose que nous avons en commun".

Colin Jost et Joe Biden ont toutefois adopté un ton plus grave en abordant la question du climat politique aux Etats-Unis. La rhétorique de Donald Trump constitue un danger selon le président américain, en particulier après l'assaut du Capitole en 2021, et "les enjeux ne pourraient être plus élevés", d'après lui.

Manifestation pro-palestinienne

"L'élection de 2024 bat son plein et oui l'âge est un sujet", a déclaré M. Biden avant de lancer: "Je suis un adulte qui se présente contre un enfant de six ans".

Loin des rires de l'assistance parcourant la salle, une manifestation s'est déroulée devant l'hôtel, d'où, depuis une fenêtre du dernier étage, des protestataires ont suspendu un drapeau palestinien de plusieurs mètres de long. D'autres étaient rassemblés en contrebas, au niveau de la chaussée, tenant des pancartes ou des mégaphones.

Le dîner de gala s'est tenu alors que le mouvement de protestation contre la guerre à Gaza se généralise dans les campus américains, avec des arrestations par centaines et le déploiement de policiers anti-émeute.

Un des groupes qui ont organisé la manifestation devant l'hôtel Hilton, Code Pink, a dit vouloir "arrêter" le dîner pour protester contre "la complicité du gouvernement Biden dans le ciblage et le meurtre de journalistes palestiniens par l'armée israélienne", précisant que cette action serait "non violente".

Depuis des mois maintenant, à chaque fois que le président américain se déplace, des manifestants se rassemblent pour protester contre le soutien à Israël de celui qu'ils appellent "Joe le génocidaire", et pour réclamer un arrêt des hostilités à Gaza.

"Responsabilité particulière"

Plusieurs journalistes palestiniens avaient appelé dans une lettre ouverte leurs confrères américains à boycotter cet événement très couru, point d'orgue de tout un week-end de réceptions mondaines.

"Vous avez une responsabilité particulière de dire leur vérité aux puissants et de soutenir l'intégrité journalistique. Il est inacceptable de rester silencieux, par peur ou pour des raisons de carrière, lorsque des journalistes à Gaza continuent d'être détenus, torturés, et tués parce qu'ils font leur métier", ont écrit une vingtaine de journalistes palestiniens.

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une association établie à New York, au moins 97 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre le 7 octobre entre Israël et le Hamas, dont 92 Palestiniens. Au moins 16 autres ont été blessés.

Le dîner était organisé par l'association des correspondants à la Maison Blanche. Cet événement annuel donne aussi lieu à une remise de prix et à une distribution de bourses à des étudiants en journalisme.

L'an dernier, 2600 invités avaient assisté à l'événement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'OMS déclare la fin de l'épidémie d'hantavirus

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus avait le sourire pour annoncer la fin de l'épidémie d'hantavirus. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'épidémie d'hantavirus qui a fait trois victimes en avril est terminée. Comme la quarantaine des cas contacts s'est achevée, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a considéré jeudi la fin de cet épisode qui a provoqué 13 infections.

"Les derniers cas contacts ont fini leur quarantaine", a affirmé à la presse à Genève le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus. Un patient avait été hospitalisé à Zurich de retour de la région. Il a guéri de ce virus.

Un membre de l'équipage du MV Hondius, sur lequel la première victime était décédée après avoir contracté le virus avant d'embarquer, avait dû observer une quarantaine en Argovie sans avoir eu de symptômes. Celle-ci s'est terminée il y a une dizaine de jours. Plus de 600 cas contacts ont été surveillés.

Un échantillon du virus avait été relayé dès le 8 mai par l'Université de Zurich au dépôt international du laboratoire de Spiez (BE), avait dit à Keystone-ATS cette institution. L'OMS souhaite qu'il puisse alimenter les recherches pour des médicaments ou des vaccins.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Isabelle Huppert élue présidente de la Cinémathèque française

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Isabelle Huppert, ici à Cannes en mai dernier, est devenue la première femme élue à la présidence de la Cinémathèque française (archives). (© KEYSTONE/EPA GETTY IMAGES POOL/ANDREAS RENTZ / POOL)

L'actrice Isabelle Huppert est devenue jeudi la première femme élue à la présidence de la Cinémathèque française, prestigieuse institution garante de la mémoire du cinéma, a annoncé l'organisation dans un communiqué.

Elle succède à 73 ans au cinéaste franco-grec Costa-Gavras, 93 ans et président de la Cinémathèque depuis 2007. Elle a été élue par le conseil d'administration pour un mandat de trois ans, allant jusqu'en 2029.

Isabelle Huppert est l'une des actrices françaises les plus prolifiques, récompensée par de nombreux prix en France comme à l'étranger.

Césarisée à deux reprises, pour "La Cérémonie" en 1996 et "Elle" en 2017, elle a tourné dans plus de 150 films et séries et fait partie des quelques actrices françaises disposant d'une aura internationale.

En France, elle a été dirigée par les plus grands réalisateurs, dont Claude Chabrol et Maurice Pialat.

A l'étranger, elle a joué devant la caméra de l'Autrichien Michael Haneke, des Américains Michael Cimino et Otto Preminger, des Italiens Marco Bellocchio et Marco Ferreri, du Polonais Andrzej Wajda ou du Sud-Coréen Hong Sang-soo.

Défendre la mémoire du cinéma

Elle aura pour mission de défendre la mémoire du cinéma d'auteur et grand public au sein de cette référence de la cinéphilie mondiale, fondée en 1936 et installée dans le quartier de Bercy à Paris. Cette institution conserve 50'000 films de patrimoine, près d'un million de documents sur le cinéma et des milliers d'appareils.

Financée aux trois quarts par des subventions publiques, l'association organise régulièrement des rétrospectives de films consacrées à des acteurs ou des cinéastes, et des expositions comme récemment celle sur Marylin Monroe.

La Cinémathèque a aussi été secouée par plusieurs polémiques ces dernières années, notamment en lien avec la vague du mouvement #MeToo et la libération de la parole sur les violences sexuelles dans le cinéma.

La programmation du "Dernier Tango à Paris" fin 2024 avait notamment mis le feu aux poudres en raison d'une scène de viol filmée sans le consentement de l'actrice Maria Schneider. Le film avait dû être déprogrammé.

En février 2025, l'institution a également été épinglée par la Cour des comptes en raison de sa gestion ne permettant pas d'atteindre les objectifs de conservation du patrimoine et de diffusion auprès du public.

La Cinémathèque française doit ouvrir une antenne à Marseille au début de l'année prochaine dans le quartier dit "Les Crottes", où a grandi l'acteur français Yves Montand.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Au moins 21 morts à Kiev dans les pires frappes russes

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Il s'agit de l'attaque "la plus massive" sur la capitale depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, a affirmé le maire Vitali Klitschko, qui a déclaré vendredi "jour de deuil". (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Des drones et missiles russes ont massivement frappé Kiev dans la nuit, faisant au moins 21 morts et 85 blessés, lors de la pire attaque sur la capitale selon son maire. Le Kremlin a assuré qu'il allait "continuer à augmenter la pression" sur l'Ukraine.

Plus de quatre ans après le début de l'invasion russe du pays, des frappes massives russes impliquant des centaines de drones et dizaines de missiles se produisent régulièrement. Kiev, avec des moyens bien moindres notamment en matière de missiles, a aussi fait monter en puissance ses attaques sur le territoire russe, portant un coup notamment au secteur pétrolier.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Ukraine a été visée par 496 drones et 74 missiles de différents types, dont respectivement 476 et 48 ont été interceptés, selon l'armée de l'air ukrainienne.

La capitale, Kiev, a en particulier été ciblée. Des journalistes de l'AFP ont entendu des explosions pendant plusieurs heures et l'alerte aérienne a duré plus de 11 heures d'affilée. Dans l'un des quartiers touchés, un journaliste a vu un corps extrait des débris.

Selon les services de secours, au moins 21 personnes ont trouvé la mort dans cette attaque et 85 ont été blessés, dont deux enfants. L'exploration des décombres se poursuit.

Des pans entiers de bâtiments résidentiels se sont effondrés, un bâtiment abritant des ambulances a été touché tout comme, selon Katarina Mathernova, ambassadrice de l'UE en Ukraine, un "lieu où résident des membres du personnel diplomatique", sans y faire de victimes.

Il s'agit de l'attaque "la plus massive" sur la capitale depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, a affirmé le maire Vitali Klitschko, qui a déclaré vendredi "jour de deuil".

"Aucune volonté de négocier"

Volodymyr Zelensky et son chef de la diplomatie ont immédiatement exhorté leurs alliés à fournir à l'Ukraine rapidement de nouveaux systèmes de défense antiaérienne. Le président ukrainien a demandé en particulier une licence des Etats-Unis pour pouvoir produire des missiles Patriot.

"La Russie va continuer à augmenter la pression sur le régime de Kiev afin d'obtenir la réalisation des objectifs qu'elle s'est fixés", a déclaré de son côté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à des journalistes dont l'AFP.

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a déclaré qu'elle allait proposer de nouvelles sanctions à l'encontre des "entités soutenant le complexe militaro-industriel russe".

Pour Berlin, l'attaque souligne que "Poutine ne montre aucune volonté de négocier", selon un porte-parole de la diplomatie allemande, affirmant que le soutien à Kiev sera à l'agenda du prochain sommet de l'Otan à Ankara.

Paris a également dénoncé l'"absence de volonté de négocier de bonne foi" et l'"obstination" de Moscou à poursuivre la guerre, alors que les négociations sous médiation américaine sont à l'arrêt.

Le ministère russe de la Défense a, lui, parlé d'une "frappe massive" menée "en réponse aux attaques terroristes du régime de Kiev contre des infrastructures civiles", assurant que c'étaient des "entreprises de l'industrie militaire et des sites énergétiques" qui avaient été visés dans Kiev et sa région.

Réfugiés dans le métro

Dans les rues de Kiev, les habitants ont afflué vers les abris, parfois un matelas sous le bras. Quelque 52'000 personnes, dont 4500 enfants, se sont réfugiés dans le métro, la plus grande affluence constatée de nuit ces dernières années, selon l'opérateur du métro de la capitale.

"Il y a eu trois frappes ici. La moitié du bâtiment est détruite, le toit n'existe plus", a dit Sabina Mambetova, 32 ans, dont l'appartement a été détruit. "Il y a eu beaucoup de frappes auparavant, mais c'est la première fois que c'est comme ça", a-t-elle dit à l'AFP, parlant d'un "véritable cauchemar".

"J'ai attrapé mon enfant et couru vers un abri, dont je ne suis pas sorti avant ce matin. Beaucoup de mes proches ne répondent pas. Maintenant, nous essayons de joindre tout le monde", a expliqué Karina Taran, 25 ans, qui confie avoir cru vivre sa dernière heure.

En représailles aux frappes russes, l'Ukraine a multiplié les attaques sur les raffineries et dépôts de pétrole en Russie, provoquant des pénuries de carburant dans le pays.

Le 18 juin, une attaque ukrainienne massive a fait 17 blessés et touché une importante raffinerie de Moscou.

Dans la nuit de mercredi à jeudi en Russie, un civil a été tué dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, et un autre dans la région de Nijni Novgorod, à 400 km à l'est de Moscou, dans des attaques de drones ukrainiennes, selon les autorités locales respectives.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Chanel acquiert la maison de chemisiers Charvet

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Chanel a racheté une marque iconique de chemisiers, Charvet, installée sur la célèbre place Vendôme à Paris (archives). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Chanel a annoncé jeudi acquérir le chemisier Charvet, sans dévoiler de montant, afin d'assurer la "pérennité d'une maison patrimoniale française emblématique".

"Chanel annonce avoir acquis Charvet afin d'accompagner, sur le long terme, la transmission d'un savoir-faire unique et la pérennité d'une maison patrimoniale française emblématique, dans le respect total de son indépendance créative", a succinctement déclaré ce grand nom français du luxe dans un communiqué transmis à l'AFP.

L'entreprise ajoute que l'accord fait suite à une "conversation créative nouée" entre Charvet et Matthieu Blazy, directeur artistique arrivé en 2025 chez Chanel à l'occasion de sa première collection de prêt-à-porter printemps été 2026.

Fondé en 1838, Charvet est connu pour la création de chemisiers sur mesure. La boutique, située place Vendôme à Paris, vend également des costumes et des accessoires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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