Culture
Théâtre: le prix libre ou à choix à la reconquête du public
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2024/08/a-lausanne-lexperience-du-tarif-flexible-ou-prix-libre-des-billets-de-certains-theatres-est-vue-sous-un-bon-oeil-photo-symbolique-1000x600.jpg&description=Théâtre: le prix libre ou à choix à la reconquête du public', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Tarif flexible ou prix libre, des théâtres lausannois ont fait le pari de nouvelles pratiques tarifaires pour reconquérir les spectateurs. Deux ans plus tard, les ventes de billets sont restées stables, voire s'améliorent. L'expérience se poursuit avec comme objectif de davantage sensibiliser le public au coût du travail des artistes.
"La réflexion sur les prix a fait suite à la période de confinement Covid qui a terriblement impacté la fréquentation des salles de spectacle, raconte à Keystone-ATS Vincent Baudriller, directeur du Théâtre Vidy-Lausanne. "Il s'agissait alors de réinventer la relation du spectateur avec sa venue au théâtre".
"Ce questionnement résultait aussi d’une politique générale de modernisation du théâtre au moment de sa réouverture après deux ans et demi de rénovation", rappelle-t-il.
Eventail de tarifs
La nouvelle politique a été mise en place au début de la saison 22-23, une première en Suisse romande pour une institution de grande envergure. Baptisée "Vidy à ton prix", elle s'inspire notamment du Kaaitheater de Bruxelles et de son système "pay what you can".
"Ce n'est plus le théâtre qui décide du prix en se basant sur un statut ou une catégorisation sociale précise, tels que chômeur, retraité, étudiant. Le spectateur choisit lui-même parmi un éventail de tarifs, dont un tarif suggéré, en fonction de ses possibilités", décrit M. Baudriller. L'abonnement général est également proposé à un prix flexible.
Bonne dynamique
"Le constat après deux saisons pleines est celui d'une fréquentation en légère croissance", souligne le responsable. Le théâtre au bord de l'eau termine ainsi la saison 23-24 avec 49'515 places délivrées, soit un taux de remplissage de 75%, contre 41'600 en 21-22. "Si les raisons de cette hausse sont multifactorielles, la nouvelle politique tarifaire a participé à la dynamique de la billetterie", estime-t-il.
Le prix moyen payé par billet est de 20,05 francs. De 35% à 40% des spectateurs paient le tarif suggéré ou plus, tandis qu'un pourcentage identique débourse moins. Enfin, 25% disposent du tarif jeune ou social. Selon Vincent Baudriller, il en résulte "un mélange des générations réjouissant".
Public élargi
Une comparaison effectuée sur le comportement de 1500 spectateurs non abonnés avant et après le changement montre que le prix moyen payé a baissé de 14%. En revanche, les personnes concernées ont dépensé 14% de plus, soit en invitant des personnes, soit en venant davantage au théâtre. "On élargit le public, on fait venir plus de spectateurs", commente M. Baudriller.
Le directeur se dit très satisfait par la dimension sociale de ce système. "C'est très encourageant. Le théâtre va également travailler à davantage d'esprit de solidarité. C'est bien sûr possible parce que nous sommes une entité subventionnée et que nous ne dépendons pas uniquement de la billetterie", relève-t-il, soulignant qu'il "faut désormais laisser le temps à la mesure de se déployer".
Prix conscient
Au Théâtre Sévelin 36, institution lausannoise dédiée à la danse contemporaine, une politique de prix libre a été mise en place dès 2021, souligne sa directrice Kylie Walters. Les revenus de la billetterie sont restés plutôt stables, poussant le théâtre à poursuivre cette politique les années suivantes.
La nouvelle direction a refait un bilan début 2024. Si l'inclusivité et la conquête de nouveaux publics font partie des points positifs, le prix moyen payé par billet actuellement ne donne pas la juste valeur du travail artistique fourni. Il tend à précariser de plus en plus un milieu qui l’est déjà.
Pour tenter de pallier ce problème, l'institution va mettre en place à l'automne une politique de "prix conscient". Tout en conservant le prix libre, elle souhaite sensibiliser de façon pédagogique sur la valeur et le coût de la culture. La richesse des événements proposés a une plus grande influence sur la diversité de public que le prix libre à lui seul, constate encore Kylie Walters.
Possibles effets pervers
Pour Olivier Moeschler, sociologue lausannois de la culture, ces nouvelles pratiques offrent l'avantage de réduire le risque de stigmatisation: "On peut choisir un prix bas sans déclarer officiellement être au chômage ou à l'AI. Mais le prix libre pourrait surtout être utilisé par des personnes qui font déjà partie du public ou qui en sont très proches", a-t-il estimé.
A l'inverse, un public non habitué des arts vivants serait encore plus incertain quant au prix à payer. Autre effet pervers: alors que le prix libre vise à revaloriser la sortie culturelle, il pourrait paradoxalement mener à son contraire: "L'impression que l'art ne coûte rien et ne sert à rien".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Dégradations homophobes à Nyon: les victimes prennent la parole
A Nyon (VD), les portraits de l'exposition "Voices of EquALLity" vandalisés le week-end dernier ont été officiellement remplacés. Le réaccrochage s'est accompagné d'un moment symbolique, qui a réuni les deux victimes des tags discriminatoires Lucie Steffen et Marius Diserens aux côtés une centaine de personnes.
Le rendez-vous était donné à 18h00 sur la place du château. L'un des messages: "l'égalité et le respect ne reculent pas face à l'intimidation."
"Un geste de haine a tenté d'effacer des visages, des histoires, des existences. Mais cet acte infâme n'a pas effacé, il a révélé", a réagi l'artiste Chloé Bonnard, qui a réalisé les photographies des personnalités romandes pour le projet de l'association Les Romandes.
"Si nous sommes là, c'est pour démontrer qu'aucune personne n'est illégitime, que chacun et chacune a sa place dans l'espace public", s'est exclamée à son tour Christiane Piazzini, déléguée à l’intégration de la Ville de Nyon.
Sous les applaudissements, les victimes des actes de vandalisme ont, eux aussi, pris la parole. "Pour être honnête, j'ai beaucoup hésité à parler ce soir, a admis Lucie Steffen. Mais ne rien dire reviendrait à m'invisibiliser. Cela irait à l'encontre du but et du coeur de cette exposition. Et cela pourrait laisser penser que cette dégradation m'a atteinte, alors que pas du tout."
"Normaliser les minorités"
"Elle ne m'a pas atteinte, non, mais elle démontre à quel point il est important de visibiliser et normaliser les minorités. Elle donne donc encore plus de sens à cette exposition dont j'étais déjà fière de faire partie."
Devant la centaine de personnes présentes, Marius Diserens a reconnu: "votre présence est extrêmement cathartique pour moi. On me demande, après un week-end tourmenté, comment je me sens, si je vais bien. La réponse est: malheureusement, très bien, parce que je suis bien trop habitué à cette violence et à cette oppression-là", a dit le conseiller communal nyonnais.
Ces actes "montrent jusqu'à quel point les personnes vont pour nier notre existence, pour nous déshumaniser. Votre présence ici, aussi nombreux et nombreuses, me rappelle que ce n'est pas la norme et que ça ne devrait pas l'être."
Nouvelles images
Après les prises de parole, les photographies ont été officiellement remplacées. Les deux portraits, qui avaient été recouverts d'un voile noir depuis les actes de vandalisme, ont donc été réimprimés. Au moment d'évoquer cette action mardi, les organisatrices et la Ville avaient également annoncé avoir porté plainte, les tags discriminatoires ciblant spécifiquement les minorités de genre.
L'exposition engagée à Nyon est la première étape du projet "Voices of EquALLity", qui devra fleurir dans quatre autres villes: Genève, Renens et Lausanne. Elle se veut projet itinérant, urbain, engagé et fédérateur, qui met en lumière 36 personnalités romandes, inspirantes et profondément engagées dans leur région.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'amphithéâtre de Nyon va se transformer en parc archéologique
Construit au 2e siècle, mis au jour en 1996 et classé monument d'importance nationale, l'amphithéâtre romain de Nyon (VD) fait l'objet d'études pour un projet de préservation et de valorisation. L'objectif est de l'ouvrir au public sous forme d'un parc archéologique.
La Ville de Nyon a présenté jeudi soir au public l'état d'avancement du projet, soit les dimensions architecturales, paysagères et scénographiques du site antique. Elle a dans le même temps verni la seconde phase de l'exposition évolutive "Amphitéâtre?", mettant en lumière les enjeux liés à la conservation du monument et à sa valorisation future.
L'amphithéâtre de Nyon figure parmi les huit amphithéâtres romains découverts en Suisse. Il se distingue par ses dimensions - arène elliptique de 50 mètres sur 36 mètres -, ainsi que par son bon état de conservation, rappelle la Ville dans un communiqué.
Les études approfondies et la reprise complète du dossier scientifique est supervisée par l'Archéologie cantonale et l'Office fédéral de la culture. Le projet est porté par la Ville de Nyon, les Services d'architecture, de la culture et de l'environnement, en collaboration avec le Musée romain de Nyon et une commission scientifique composée d'experts suisses et internationaux.
Ateliers participatifs
Des ateliers participatifs ont également été menés afin d'intégrer les attentes de la population. Un crédit d'études, voté par le Conseil communal en août 2022, finance l'avant-projet et les études d'architecture et de scénographie. L'objectif est de pouvoir soumettre un crédit de réalisation au Conseil communal à la rentrée 2026, indique la Municipalité nyonnaise.
"Le projet reposera sur une intervention minimale et en partie réversible, respectueuse de l'intégrité du site à haute valeur patrimoniale. Il visera à préserver l'authenticité des vestiges tout en les rendant accessibles. L'amphithéâtre sera conçu comme un parc archéologique vivant, pleinement intégré à la ville, ouvert à la rencontre, à la découverte, à la transmission et à la contemplation", est-il expliqué.
Une couverture elliptique offrira au public un déambulatoire lui permettant d'embrasser l'arène depuis les hauteurs. La scénographie proposera une expérience immersive et pédagogique, permettant à chacune et chacun de comprendre et ressentir l'histoire du lieu.
Très végétalisé
Un espace de médiation accueillera groupes, classes et conférences. L'ensemble offrira une grande flexibilité d'usages et d'activités, sans dénaturer le site existant, souligne la Ville. "La végétation jouera un rôle central dans le projet, structurant le site, améliorant le confort climatique et favorisant la biodiversité".
Les prochaines étapes prévoient la mise à l'enquête au 2e trimestre, le dépôt du préavis du crédit de réalisation au Conseil communal au 3e trimestre et le vote du crédit de construction d'ici la fin de l'année. Le début des travaux est envisagé au début 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le marché mondial de l’art repart légèrement à la hausse en 2025
Le marché mondial de l’art a retrouvé le chemin de la croissance en 2025. Selon l’Art Market Report publié jeudi par Art Basel et UBS, le chiffre d’affaires a augmenté de 4% pour atteindre 59,6 milliards de dollars, après une chute de 12% l’année précédente.
La valeur des ventes aux enchères a progressé de 9%, tandis que le secteur des galeries et marchands a enregistré une croissance plus modérée de 2%, indique le rapport. Noah Horowitz, directeur général du coéditeur Art Basel, parle d’un "tournant stratégique" pour le marché de l’art.
Les foires d’art ont notamment connu une progression: leur part dans le chiffre d’affaires total des marchands a augmenté de quatre points de pourcentage pour atteindre 35%. Il s’agit de la part la plus élevée depuis 2022.
Dans les ventes aux enchères, c’est surtout le segment des prix très élevés qui a tiré le marché vers le haut. Les ventes d’½uvres dépassant les 10 millions de dollars ont ainsi augmenté de 30%. Cette dynamique s’explique notamment par la mise sur le marché de grandes collections privées. Plus largement, le segment le plus haut de gamme a retrouvé de la croissance après le recul observé l’année précédente.
Les trois principaux marchés de l’art - les États-Unis, le Royaume‐Uni et la Chine - restent dominants, représentant ensemble 76% du chiffre d’affaires mondial.
Le marché suisse, plus modeste, a pour sa part enregistré en 2025 une hausse de 13% de son chiffre d’affaires.
Selon le rapport, une grande partie des galeristes et marchands d’art se montrent optimistes pour l’année en cours: 43% s’attendent à une augmentation de leurs ventes, tandis que 38% prévoient des revenus stables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Tour-de-Peilz: Wilco et les Babyshambles au Nox Orae
Le festival Nox Orae revient du 27 au 29 août prochain au Jardin Roussy à La Tour-de-Peilz (VD) avec une programmation faisant à nouveau la part belle à des figures de la musique indépendante. A commencer par le groupe américain Wilco.
"L'événement de cette édition sera sans conteste la venue de Wilco", écrit jeudi le festival boéland dans un communiqué. Le groupe de Chicago, "véritable institution du rock indépendant", se produira le samedi soir.
"Leur mélange unique de folk, d'americana et d'expérimentation pop en fait encore aujourd'hui l'un des groupes les plus fascinants à voir sur scène", promettent les organisateurs.
Parmi les autres têtes d'affiche, les Babyshambles de Pete Doherty joueront le jeudi soir. Reformé à l'occasion des 20 ans de leur album culte "Down in Albion", le groupe britannique est reparti en tournée et fera son grand retour en Suisse, plus de dix ans après son dernier concert au Montreux Jazz Festival.
Plusieurs artistes suisses
Le vendredi soir, c'est Mogwai, "monument du post-rock écossais", qui sera particulièrement attendu au Jardin Roussy. De quoi promettre "une expérience live aussi puissante que cathartique", affirment les organisateurs.
Ces trois soirées offrent aussi une scène à plusieurs artistes suisses, à l'image de la chanteuse neuchâteloise Léa Martinez, de la formation veveysanne de death metal AM:PM ou du groupe fribourgeois Glaascats.
Nox Orae, qui revendique son statut de festival "à taille humaine", avait écoulé presque 3000 billets l'an dernier pour sa 15e édition. L'affluence s'était affichée en hausse de 15%, mais le festival avait été perturbé par la météo.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
Double FaceIl y a 2 jours
Voir les visages d’une autre manière
-
LausanneIl y a 3 jours
L'UDC lance un référendum contre la grande réforme
-
SuisseIl y a 2 jours
La piste d'un acte terroriste écarté a priori à Chiètres (FR)
-
ÉconomieIl y a 2 jours
Un car postal a pris feu à Chiètres (FR): des morts et des blessés
-
CultureIl y a 2 jours
Le Paillote Festival revient à Morges en mode raccourci et gratuit
-
ClimatIl y a 2 jours
Anniviers (VS): la faille des Fios s'agrandit et inquiète
-
SuisseIl y a 3 jours
Le taux d'actes antisémites atteint un record en Suisse romande
-
VaudIl y a 2 jours
Rail vaudois: 62 millions pour renouveler des lignes touristiques


