Culture
Peter Brook, légende du théâtre, est décédé à 97 ans
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2022/07/peter-brook-a-mene-une-grande-partie-de-sa-carriere-en-france-archives-1000x600.jpg&description=Peter Brook, légende du théâtre, est décédé à 97 ans', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Le Britannique Peter Brook, légende du théâtre et l'un des metteurs en scène les plus influents du XXe siècle, est décédé samedi à l'âge de 97 ans, a appris l'AFP dimanche auprès de son entourage, confirmant une information du Monde.
Le maître de théâtre, né en Grande-Bretagne mais qui a mené une grande partie de sa carrière en France, à la tête de son théâtre parisien Les Bouffes du Nord, avait réinventé l'art de la mise en scène en privilégiant des formes épurées au lieu des décors traditionnels.
C'est dans les années 60, après des dizaines de succès, dont de nombreuses pièces de Shakespeare, et après avoir dirigé les plus grands - de Laurence Olivier à Orson Welles - que ce fils d'immigrés lituaniens juifs entame sa période expérimentale.
Il crée avec la Royal Shakespeare Company un "Roi Lear" dépouillé (1962) et surtout sa surprenante production de "Songe d'une nuit d'été" (1970) dans un gymnase en forme de cube blanc: c'est la théorie de "l'espace vide" qui marquera définitivement le théâtre contemporain.
Parue pour la première fois sous forme d'ouvrage en 1968, elle laisse libre cours à l'imagination du public et est considérée comme une "bible" pour les amoureux du théâtre avant-gardiste. "Je peux prendre n'importe quel espace vide et l'appeler une scène" est une de ses célèbres phrases.
"Le visionnaire, le provocateur, le prophète, le filou et l'ami avec les yeux les plus bleus que j'aie jamais vus, a quitté la maison", a tweeté dimanche son compatriote metteur en scène et acteur Simon McBurney.
Son "Marat/Sade" fascine Londres et New York et lui vaut un Tony Award en 1966.
Au début des années 70, il s'installe en France où il fonde le "Centre international de recherche théâtrale", au Théâtre des Bouffes du Nord.
Pièces monumentales
Il monte des pièces monumentales nourries d'exotisme, avec des acteurs de différentes cultures, et tournera dans le monde entier, souvent dans des lieux inédits: des villages africains jusqu'aux rues du Bronx en passant par la banlieue parisienne.
Sa pièce la plus connue est "Le Mahabharata", épopée de neuf heures de la mythologie hindoue (1985), qu'il présentera pour la première fois au festival d'Avignon et qui sera adaptée au cinéma en 1989.
Dans les années 90, lorsqu'il triomphe au Royaume-Uni avec "Oh les beaux jours", de Samuel Beckett, les critiques le saluent comme "le meilleur metteur en scène que Londres n'a pas".
Après une aventure de plus de 35 ans aux Bouffes du Nord, Peter Brook quitte la direction du théâtre en 2010, à 85 ans, tout en continuant d'y monter des mises en scène, jusqu'à récemment.
"Peter Brook nous a offert les plus beaux silences du théâtre mais ce dernier silence est d'une infinie tristesse", a réagi sur Twitter la ministre française de la Culture Rima Abdul Malak, estimant qu'avec lui "la scène s'est épurée jusqu'à l'intensité la plus vive".
En 2019, il rend hommage dans "Why?" à Meyerhold, grande figure russe du théâtre et victime des purges staliniennes, rappelant une de ses citations: "Le théâtre est une arme dangereuse".
Il a toujours refusé de faire du théâtre engagé, préférant un théâtre qui invite à la réflexion ou à la spiritualité, que ce soit avec des pièces shakespeariennes ou des adaptations comme Carmen.
"Certains journalistes viennent me demander: 'Alors, vous pensez pouvoir changer le monde?'. Cela me fait rire. Je n'ai jamais eu cette prétention, c'est ridicule", confiait en 2018 à l'AFP celui qui avait été ébranlé trois ans plus tôt par le décès de son épouse, la comédienne Natasha Parry.
Outre sa fidèle collaboratrice Marie-Hélène Estienne, il laisse derrière lui deux enfants, le réalisateur Simon Brook et la metteure en scène de théâtre Irina Brook.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Des étoiles aux atomes: Neuchâtel explore la mesure du temps
Trois musées neuchâtelois et l'Observatoire cantonal ont uni leurs forces pour proposer une thématique commune d'exposition dès dimanche. "Des étoiles aux atomes" est une vaste exploration à la croisée de l'astronomie, de l'horlogerie, de la chronométrie et des arts.
Porté par l’association Automates & Merveilles, ce projet d’envergure réunit le Musée international d’horlogerie (MIH) à La Chaux-de-Fonds, le Musée d’horlogerie du Locle - Château des Monts, le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel et le groupe chargé de valoriser le site historique de l’Observatoire, ont indiqué vendredi les différentes institutions.
Le parcours mêlera instruments scientifiques historiques, pièces horlogères rares, archives inédites, oeuvres d’art et dispositifs immersifs innovants. De l’observation des étoiles aux oscillations invisibles des atomes, les expositions retracent une aventure scientifique et humaine.
Une conférence internationale réunissant les spécialistes de l’histoire des instruments scientifiques se tiendra pour la première fois en Suisse en septembre.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Théâtre de Beausobre à Morges dévoile sa saison 2026-2027
Le Théâtre de Beausobre a dévoilé vendredi l'affiche de sa saison 2026-2027, riche de quelque 60 spectacles. Des figures de la scène théâtrale et musicale française défileront à Morges (VD): Jean-Paul Rouve, François Berléand, Irène Jacob, Zazie, Garou et Camille.
Les responsables des lieux vantent une programmation "ambitieuse et éclectique qui fera dialoguer grandes figures du spectacle vivant, artistes internationaux et créations marquantes", vendredi dans un communiqué annonçant la nouvelle saison. Avec toujours cette formule qui entremêle théâtre, musique, danse et humour.
Comme chaque année, Beausobre fait la part belle aux scènes théâtrales françaises. Les grands textes du répertoire seront à l'honneur avec "Le Bourgeois gentilhomme" de Molière et "Le Mariage de Figaro de Beaumarchais". Sur les planches, le public pourra applaudir Jean-Paul Rouve, François Berléand, Irène Jacob, Clémentine Célarié ou encore Francis Huster.
Les rendez-vous musicaux mêleront les genres, entre chanson, pop, folk-rock et poésie musicale. La scène morgienne accueillera tour à tour Asaf Avidan, Zazie, Garou et Camille, suivi de Solann, révélation de la scène francophone, ainsi que Lynda Lemay accompagnée du guitariste Jean-Félix Lalanne.
Le pianiste et performeur Alain Roche proposera une expérience artistique originale, tandis que Sara Oswald invitera les spectateurs dans un univers intimiste et poétique.
Marguet, Kucholl et Dany Boon
Le rire résonnera aussi dans la salle de Beausobre, sous le signe de l'autodérision et du regard décalé sur notre époque. Une programmation très suisse cette saison: Yann Marguet, Thomas Wiesel, Vincent Kucholl, Blaise Bersinger, Nathalie Devantay, mais aussi Dany Boon, Paul de Saint Sernin, Charlie Haid ou Mehdi Djaadi.
La danse occupera une place de choix avec la présence de signatures internationales de premier plan, telles que Benjamin Millepied, Hofesh Shechter, le Ballet Preljocaj, la Compagnie Nicolas Huchard et Leïla Ka. Fauve Hautot et Romain Guillermic complètent le menu.
Cette année, les arts du cirque seront représentés par le Zip Zap Circus, la Compagnie Circa, la Compagnie Haspop et le Cirque Le Roux. Le jeune public ne sera pas en reste. Beausobre propose en effet une programmation familiale avec du cirque, du théâtre et des marionnettes.
Nouveau cette année, plusieurs comédies musicales sont prévues. A l'agenda: "Le chant des lions" (Molière de la révélation féminine), "Orgueil et Préjugés... ou presque!", succès international mêlant théâtre, humour et musique, ainsi que "Le Fantôme de l'Opéra". La saison accueillera aussi le phénomène "Ménopause, la comédie qui bouscule les règles!" ou encore "Oliver Twist" pour les plus jeunes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Un manuscrit inédit de Mozart, petit trésor mis en musique à Paris
C'est une rare découverte: un cahier de composition de Mozart, sept pièces pour flûte et harpe et des leçons qu'il donnait à la duchesse de Guînes, a été retrouvé grâce à la persévérance d'un conservateur de la Bibliothèque nationale de France (BnF).
"J'étais loin de me douter de ce que j'allais trouver", confie François-Pierre Goy, conservateur au département de la musique de la BnF.
Son trésor: un manuscrit autographe de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), une "découverte majeure reconnue par les spécialistes" selon l'institution.
Ce cahier recèle une douzaine de "leçons de composition", des exercices donnés quotidiennement, de mai à juillet 1778, par le compositeur autrichien à Marie-Louise-Philippine de Bonnières de Guînes, excellente harpiste, fille du duc de Guînes lui-même flûtiste renommé, explique François-Pierre Goy.
Ses quarante-quatre pages comprennent également sept pièces pour flûte et harpe, dont la dernière est inachevée, a-t-il détaillé à l'AFP en présentant le précieux document, bien conservé.
Elles seront jouées pour la première fois dimanche à l'occasion de la Fête de la musique, interprétées par deux musiciens de l'Orchestre philharmonique de Radio France, Mathilde Calderini (flûte) et Nicolas Tulliez (harpiste), devant un public d'invités à la BnF.
Cette découverte renseigne "sur le jeune professeur Mozart, en dialogue avec son élève", la duchesse de Guînes, qui était sa première élève connue dans la composition, relève Gilles Pécout, président de la BnF.
Expertise, passion et chance
Dans les pièces composées, "les mains du maître et de l'élève se mêlent dans des proportions variables", selon la BNF, mais elles "partent toujours d'une idée proposée par Mozart".
Par exemple, "il écrit la partie de la harpe" et demande à la duchesse "d'écrire la partie de flûte. Ensuite, ils inversent", précise M. Goy.
Le document a été expertisé fin avril par la direction de la Bibliotheca Mozartiana du Mozarteum de Salzbourg, ville natale du musicien.
Des découvertes "sur un compositeur aussi célèbre, on n'en fait quasiment jamais", relève Mathias Auclair, directeur du département musique.
Elles se comptent sur les doigts d'une main. En 2012, par exemple, une partition pour piano, un "Allegro molto" de quelques minutes composé par Mozart à onze ans, inconnu jusqu'alors, avait été retrouvée dans un cahier resté dans le grenier d'une maison particulière en Autriche.
Expertise, persévérance, passion et un brin de chance sont à l'origine de cette trouvaille.
Le 2 février, François-Pierre Goy, qui a un goût particulier pour les manuscrits anonymes, ces "mal-aimés", ouvre ce petit cahier "qui ne paie pas de mine", sans titre, parmi une vingtaine d'autres qu'il a l'intention d'examiner avant son départ prochain à la retraite, raconte-t-il.
Découverte "inespérée"
"Il se trouve que dans les semaines précédentes, j'avais eu à regarder des manuscrits pédagogiques de Mozart".
Parcourant les notes et les portées, certains éléments "caractéristiques" de l'écriture l'interrogent: d'abord ces accolades - symbole graphique qui regroupe plusieurs lignes de portées sur une partition - comportant deux traits obliques.
Puis "les clés de sol assez arrondies un peu inclinées vers l'avant" ou encore "la clé de fa" faite dans le sens inverse de la façon de la représenter en France.
"Est-ce que ça ne pourrait pas être lui ?", se demande-t-il alors.
Des comparaisons avec d'autres autographes numérisés, le papier utilisé, français, ou encore le fait que le cahier comporte les mêmes estampilles qu'une copie française du "Concerto pour flûte et harpe" de Mozart commandé par le duc de Guînes, vont dans le sens de son intuition.
L'avis d'une musicologue puis l'expertise du Mozarteum de Salzbourg viendront la confirmer.
Ce manuscrit "fait partie de deux paquets de musique confisqués au domicile du duc de Guînes en 1794" lors de la Révolution française, "entrés dans les années suivantes à la Bibliothèque", selon la BnF.
Pour les musiciens harpistes et flûtistes, qui ont "assez peu de répertoire" à leur disposition, c'est une découverte "inespérée", relève Mathias Auclair. "Miraculeusement", arrivent sept nouveaux morceaux à jouer !
Le manuscrit original sera dévoilé à l'occasion du concert dimanche. Par la suite, il devrait être présenté dans le musée de la BnF.
Les morceaux d'une durée de 20 minutes au total, ont aussi été enregistrés cette semaine et seront diffusés lundi sur France Musique à 15h00.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Obama entouré d'anciens présidents pour l'inauguration de son musée
Trois anciens présidents américains, le républicain George W. Bush et les démocrates Bill Clinton et Joe Biden, ont répondu à l'invitation de Barack Obama pour l'inauguration jeudi de son musée présidentiel à Chicago, sa ville d'adoption.
Ils ont pris place, avec leurs épouses Laura Bush, Hillary Clinton et Jill Biden, derrière la famille Obama au complet, avec l'ancienne Première dame Michelle Obama et leurs filles Malia et Sasha.
Avec leur présence à tous les trois, ce sont tous les locataires de la Maison Blanche depuis 1992 sont présents à l'exception de son occupant actuel, Donald Trump, pas invité, qui prend régulièrement le premier président noir des Etats-Unis pour cible et a comparé le massif bâtiment de pierre grise à une poubelle.
Barack Obama, aujourd'hui âgé de 64 ans, a entamé son discours en se souvenant de "l'après-midi de fin d'été de 1985, il y a plus de 40 ans", où il est arrivé à Chicago, à une vingtaine d'années.
L'ex-président démocrate a récolté des applaudissements nourris quand, évoquant le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis qui approche, il a rappelé qu'elle établissait qu'il n'y aurait "pas de rois". Des mots interprétés comme une allusion au mouvement de contestation anti-Trump "No Kings" qui s'est formé après le retour au pouvoir de son successeur à la Maison Blanche.
- Bruce Springsteen et Stevie Wonder -
A la tribune, il a défendu sa vision des Etats-Unis comme une "indéniable force au service du bien dans le monde" plutôt que celle d'une Amérique qui "essaie de dominer, intimider et saisir la moindre occasion juste parce qu'elle le peut". Il a également dit sa conviction que la majorité des Américains "ne cherchent pas division et colère perpétuelles" mais "équité et respect mutuel".
Avant, Michelle Obama avait rendu hommage à son mari - qui a "reçu un prix Nobel de la paix", a-t-elle rappelé, une distinction que Donald Trump convoite - et présenté le centre culturel flambant neuf comme un "message d'espoir".
"Quand tout a l'air sens dessus dessous, que les faits et la fiction se mélangent, que certains cherchent à museler la liberté d'expression, à restreindre l'accès à l'éducation, à dévaloriser la diversité et à effacer les pages dérangeantes de notre histoire, j'espère que ce lieu peut offrir un répit", a souhaité l'ex-Première dame.
La cérémonie a réuni un prestigieux parterre de célébrités, de la reine des talk-shows Oprah Winfrey aux visages du cinéma Steven Spielberg et Tom Hanks, et d'autres personnalités politiques. L'ex-chancelière allemande Angela Merkel a fait le déplacement jusqu'à Chicago. Comme Kamala Harris, candidate malheureuse à l'élection présidentielle en 2024, Nancy Pelosi, grand nom démocrate, et l'ancien Premier ministre canadien Justin Trudeau.
Sur scène se sont succédé Christina Aguilera, Bono, Bruce Springsteen ou encore Stevie Wonder.
Terrain de basket
Des centaines de curieux, certains venus du "South Side" de Chicago, d'autres ayant voyagé depuis l'Afrique pour l'occasion, se sont rassemblés dans un grand parc adjacent pour suivre l'inauguration du complexe culturel à 850 millions de dollars. Ils pourront s'y presser dès vendredi pour le visiter.
Barack Obama a bâti son musée présidentiel dans les quartiers sud de Chicago, où il a longtemps vécu avec sa femme Michelle, où leurs filles sont nées et où sa trajectoire politique, qui l'a conduit à la Maison Blanche pour deux mandats, de 2008 à 2016, a débuté.
Pièce maîtresse: une tour en granit de 69 mètres, quasiment sans fenêtres, qui abrite les collections exposées.
Une statue du couple Obama en train de saluer, légèrement plus grande que nature, accueille les visiteurs.
Le musée monolithique, surnommé par certains "Obamalisque" quand d'autres le comparent à un vaisseau de la saga Star Wars, est le point d'ancrage du vaste site installé dans le "South Side" de Chicago. Autour se trouvent un autre bâtiment avec un terrain de basket, une vaste aire de jeux et une bibliothèque numérique, la première dématérialisée parmi les bibliothèques présidentielles.
Il est de tradition que les anciens présidents américains fassent édifier un centre culturel après avoir quitté le pouvoir.
Donald Trump a déjà évoqué le projet de construire le sien à Miami.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
GenèveIl y a 2 jours
Les douanes genevoises et l'autoroute rouvertes jeudi
-
InternationalIl y a 2 jours
Iran-Ukraine: rare unité transatlantique saluée
-
InternationalIl y a 3 jours
Trump estime que "la Russie devrait conclure un accord" avec Kiev
-
VaudIl y a 3 jours
Porcs maltraités: une pétition veut la fermeture d'une exploitation
-
InternationalIl y a 3 jours
SpaceX rachète la plateforme IA de programmation Cursor
-
SuisseIl y a 2 jours
Le Parlement augmente la TVA pour la 13e rente AVS
-
SuisseIl y a 2 jours
Guy Parmelin salue le bon déroulement du G7 du point de vue suisse
-
FootballIl y a 2 jours
Bernardo Silva s'engage au Real Madrid jusqu'en 2028


