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Économie

Confiante sur l'inflation, la BCE poursuit les baisses de taux

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Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne. (archive) (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

La Banque centrale européenne a décidé jeudi d'une nouvelle baisse de ses taux directeurs, rassurée par l'inflation tombée au plus bas depuis trois ans dans la zone euro, où c'est désormais la croissance qui est jugée préoccupante.

Cette nouvelle de réduction de 0,25 point de pourcentage fait passer à 3,25% le taux de dépôt, qui sert de référence pour les conditions de crédit dans l'économie.

Le processus de désinflation "est en bonne voie", nourri par une économie atone, estiment dans un communiqué les 25 membres du Conseil des gouverneurs réunis à Ljubljana, la capitale de la Slovénie, pour cette rencontre annuelle délocalisée.

Avec ce deuxième assouplissement monétaire d'affilée, après une décision similaire en septembre, ils prennent le contre-pied de la prudence affichée il y a un mois : ils avaient alors donné le sentiment de vouloir attendre décembre pour desserrer à nouveau la vis monétaire.

Mais depuis, l'évolution des prix à la consommation a conforté les partisans des baisses de taux : l'inflation en zone euro a même ralenti plus que prévu en septembre, à 1,7% sur un an, contre une première estimation à 1,8%, a annoncé Eurostat jeudi.

Parallèlement, les signaux inquiétants se sont accumulées pour l'économie du Vieux Continent, encourageant à réduire les taux afin de relancer la consommation et l'investissement.

Récession allemande

Même les défenseurs de l'orthodoxie monétaire la plus stricte s'étaient montrés ouverts ces dernières semaines à un nouveau desserrement.

"La croissance est encore plus faible que dans les prévisions de la BCE revues à la baisse en septembre, tandis que l'inflation revient vers l'objectif plus vite" qu'attendu, notaient les analystes de Deutsche Bank.

En septembre, pour la première fois en plus de trois ans, l'inflation est tombée sous le seuil des 2%, l'objectif fixé par l'institution monétaire de Francfort.

De plus, l'inflation sous-jacente, un indicateur très suivi qui exclut les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, a enregistré un recul à 2,7 % en glissement annuel.

"L'évolution de l'inflation fait partie des bonnes nouvelles", avait commenté ce mois-ci le responsable de la banque centrale allemande, Joachim Nagel.

Du côté des mauvaises nouvelles, l'Allemagne, jadis la locomotive de la croissance européenne, s'attend désormais à une nouvelle récession cette année.

Le gouvernement allemand vient de revoir en baisse ses prévisions de croissance, tablant sur un recul de 0,2% du PIB cette année dans la première économie européenne, après une contraction de 0,3% en 2023.

Dans la zone euro, l'activité du secteur privé s'est contractée en septembre pour la première fois depuis sept mois, plombée par la fin de l'effet Jeux olympiques en France.

La baisse de jeudi ne sera "pas la dernière", avait anticipé début octobre le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

Pour autant, le Conseil des gouverneurs ne s'est pas engagé jeudi sur la suite de l'assouplissement monétaire, qui sera basée "sur les données" économiques.

Bol d'air

La plupart des économistes prévoient que la BCE décidera de nouvelles baisses lors de ses réunions suivantes, jusqu'à ramener le taux de la facilité de dépôt à 2%. Une fois revenu à ce niveau, la politique monétaire de la zone euro serait considérée comme neutre, c'est-à-dire qu'elle ne freinerait ni ne stimulerait l'économie.

La BCE a fortement relevé ses taux dans le sillage de la reprise post Covid-19 puis de la guerre entre la Russie et l'Ukraine, qui a fait s'envoler les prix énergétiques.

Elle a recommencé à les baisser en juin, apportant un bol d'air aux ménages et aux entreprises, de nature à soutenir les crédits à la consommation, le marché de l'immobilier actuellement atone ou les investissements.

La pérennité de la baisse de l'inflation en zone euro est cependant "très incertaine", met en garde Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.

"Il suffirait de nouveaux troubles géopolitiques de grande ampleur pour provoquer un nouveau choc sur les prix de l'énergie, et sur ceux des biens industriels à cause des perturbations de la chaîne d'approvisionnement, pour que l'inflation reparte à la hausse", souligne-t-il.

L'impact potentiel du dernier plan de relance chinois pourrait aussi stimuler la demande énergétique et donc affecter les prix.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le National valide la réforme de l'approvisionnement économique

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A l'unanimité, le National a suivi le ministre de l'économie Guy Parmelin en acceptant la réforme de l'approvisionnement économique du pays (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L'approvisionnement économique de la Suisse doit être modernisé et sa résilience renforcée. Le National a adopté jeudi à l'unanimité un projet gouvernemental en ce sens. Le dossier part au Conseil des Etats.

Le projet vise à renforcer la sécurité de l'approvisionnement en biens et services vitaux, améliorer le fonctionnement général de l'approvisionnement économique et permettre l'adoption en temps utile de mesures propres à éviter les pénuries graves. La révision est nécessaire au vu des récents événements, comme la pandémie de Covid-19, la crise énergétique ou les tensions géopolitiques, ont rappelé plusieurs orateurs.

Elle prévoit notamment que ces infractions puissent être sanctionnées par amende d'ordre. Actuellement, celles-ci sont considérées comme des "délits", ce qui mène à des poursuites pénales.

Le National a légèrement modifié la mouture gouvernementale. Le Parlement a déjà validé un premier volet prévoyant la création d'un poste de délégué à l'approvisionnement économique du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les exportations de la Suisse se sont repliées en février

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Les exportations suisses ont affiché leur plus bas niveau depuis mars 2024, poursuivant sur dix mois une évolution plate. (archive) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Après une entame d'année contrastée, le commerce extérieur de la Suisse a fléchi en février. Alors que les exportations sont reparties à la baisse, se contractant de 2,7% sur un mois, les importations ont subi un 4e recul consécutif depuis novembre.

Seuls les envois vers les Etats-Unis ont progressé pendant le mois sous revue. Les exportations désaisonnalisées se sont ainsi affaiblies de 2,7% à 22,21 milliards de francs, indique jeudi l'Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières (OFDF). En termes réels, soit corrigés de l'inflation, le tassement s'est limité à 0,3%. Les envois de la Suisse se sont ainsi affichés à leur plus bas niveau depuis mars 2024, poursuivant sur dix mois une évolution plate.

Les importations ont de leur côté flanché de 8,3% sur un mois à 17,8 milliards de francs. Hors inflation, la baisse a atteint 5,1%. Ces dernières ont ainsi nettement accentué leur repli affiché depuis octobre 2025. L'excédent de la balance commerciale a lui affiché un 2e mois consécutif de hausse, s'étoffant de quelque 1 milliard à 4,44 milliards.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La Fed opte comme prévu pour le statu quo sur ses taux d'intérêt

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Pour la deuxième fois d'affilée, la Fed a laissé ses taux inchangés (archives). (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a sans surprise laissé mercredi ses taux d'intérêt inchangés pour la deuxième fois d'affilée et souligné l'impact incertain de la guerre au Moyen-Orient sur la première économie mondiale.

"Les implications des événements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines", écrit la banque centrale dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'initiative anti-spéculation de l'ASLOCA partiellement invalidée

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Le Conseil d'Etat genevois a partiellement invalidé l'initiative "STOP à la spéculation sur nos logements " de l'ASLOCA, considérant une de ses dispostions contraire au droit (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Conseil d'Etat genevois a partiellement invalidé l'initiative "STOP à la spéculation sur nos logements" de l'ASLOCA. Il a supprimé la disposition prévoyant un droit de préemption obligatoire lors de l'achat d'immeubles à des prix manifestement exagérés, la considérant contraire au droit.

Cette obligation exclut toute marge d'appréciation et pesée d'intérêts. Elle porte une atteinte disproportionnée à la garantie de la propriété et à la liberté économique, a indiqué mercredi le gouvernement.

Le Conseil d'Etat estime que la mise en oeuvre de cette initiative, qui vise à modifier la loi sur le logement et la protection des locataires, sera difficile en termes de délais mais aussi de moyens humains et financiers. Tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre la spéculation sur les immeubles locatifs, il préconise au Grand Conseil de la rejeter, sans lui opposer de contre-projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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