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Économie

La BCE relève à nouveau ses taux d'intérêt de 0,50 point

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Contrairement à son homologue américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) estime qu'il n'est pas encore temps de lever le pied et de ralentir son resserrement monétaire. (archives) (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

La Banque centrale européenne a maintenu la pression jeudi face à l'inflation et relevé ses taux d'intérêt d'un demi-point de pourcentage, affichant sa fermeté en annonçant à l'avance qu'elle procèderait à la même hausse au mois de mars.

La présidente de la BCE Christine Lagarde avait tué le suspense dès décembre, promettant pour février une deuxième hausse de 0,50 point d'affilée. Mais les gardiens de l'euro ont surpris en prévenant jeudi qu'ils relèveraient à nouveau les taux de la même ampleur lors de leur prochaine réunion de mars.

"Compte tenu des tensions inflationnistes sous-jacentes, le Conseil des gouverneurs entend relever de nouveau les taux d'intérêt de 50 points de base lors de la prochaine réunion de politique monétaire, en mars", annonce la BCE.

Les trois taux de l'institution ont été portés jeudi dans une fourchette comprise entre 2,5% et 3,25%, au plus haut depuis novembre 2008.

La BCE affronte une envolée massive des prix déclenchée par la guerre russe en Ukraine, ce qui l'a amenée à lancer un cycle de hausses de taux en juillet, inédit par son ampleur et mettant fin à près d'une décennie d'argent pas cher.

Contrairement à la Fed américaine, l'institution de Francfort estime qu'il n'est pas encore temps de lever le pied et de ralentir son resserrement monétaire.

Outre-Atlantique, la réserve fédérale des Etats-Unis a en effet relevé mercredi son principal taux directeur pour la huitième fois d'affilée, mais a ralenti le rythme par rapport aux précédentes hausses.

Trompe-l'oeil

Alors qu'aux USA, l'inflation a culminé, dès juin 2022, le phénomène est bien plus lent en zone euro: la hausse des prix y a atteint un pic seulement en octobre, à 10,6%.

En janvier, l'inflation de la zone euro a reculé pour le troisième mois consécutif, à 8,5%, davantage qu'anticipé par les économistes grâce au recul des prix de l'énergie.

Mais elle reste bien au-dessus de la cible que s'est fixée la banque centrale, soit 2% à moyen terme.

Il s'agit par ailleurs d'une amélioration en trompe-l'oeil car l'inflation "sous-jacente" - hors énergie et alimentation - s'est en même temps maintenue à 5,2% et "devrait rester obstinément élevée en 2023", prévient Fritzi Köhler-Geib, cheffe économiste de la banque publique KfW.

En cause, "l'amélioration des perspectives économiques, un marché du travail tendu, des revendications salariales substantielles et une proportion élevée d'entreprises européennes qui s'attendent à ce que les prix de vente continuent d'augmenter", selon l'experte.

La BCE a d'autant moins de scrupule à serrer davantage la vis monétaire que la zone euro devrait échapper à une récession cet hiver, grâce à une légère croissance du PIB (+0,1%) au quatrième trimestre de 2022, selon Eurostat.

Le premier trimestre en cours a vu l'activité repartir en janvier, selon l'indice PMI, grâce à l'amélioration des chaînes d'approvisionnement et la réouverture de l'économie chinoise.

Et après ?

Jusqu'où iront les hausses de taux de la BCE ? C'est ce que guetteront les économistes dans les propos de Christine Lagarde lors de la conférence de presse à partir de 13h45 GMT.

Le communiqué de la BCE laisse la porte ouverte à toutes les options, indiquant que les futures décisions "resteront dépendantes des données".

Mais l'institution prévient aussi qu'elle "continuera d'augmenter sensiblement les taux d'intérêt à un rythme régulier et de les maintenir à des niveaux suffisamment restrictifs pour assurer un retour au plus tôt de l'inflation" vers l'objectif.

La suite du cap monétaire est susceptible de raviver le débat parmi les banquiers centraux partagés entre leur objectif de combattre et l'impact de leur politique monétaire sur la croissance.

Les "faucons", partisans de la fermeté, qui dominent désormais à Francfort, devraient plaider pour garder les taux d'intérêt à un haut niveau, au moins jusqu'en 2024, alors que les colombes sont favorables à une conduite monétaire souple.

Une heure avant la décision de BCE, la Banque d'Angleterre a relevé son taux directeur de 0,50 point de pourcentage à 4%, niveau le plus haut depuis 2008, pour contrer une inflation qui dépasse encore 10% au Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le nombre de nuitées hôtelières devrait avoir progressé en mai

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Le nombre de nuitées passées dans les établissements helvétiques par des hôtes étrangers devrait avoir grimpé de 7,8% au mois de mai. (archive) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le nombre de nuitées hôtelières devrait avoir crû de 4,9% en mai en comparaison annuelle. Une nouvelle fois, la croissance est à mettre sur le compte de la venue de touristes étrangers.

Le nombre de nuitées passées dans les établissements helvétiques par des hôtes étrangers devrait avoir grimpé de 7,8% au mois de mai, selon les chiffres préliminaires publiés lundi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Dans une moindre mesure, les Suisses devraient aussi avoir davantage fréquenté les hôtels du pays (+1,7%) par rapport à mai 2023.

L'hôtellerie suisse a profité du rebond de la demande étrangère lors de la saison d'hiver écoulée. Entre novembre et avril, le nombre de nuitées des hôtes venus de l'étranger a bondi de 6,0% à 8,7 millions, retrouvant quasiment leur niveau d'avant la crise Covid. La fréquentation des Suisses s'est stabilisée à un peu plus de 9 millions de nuitées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Décharge de Gamsenried (VS): construction d'une paroi étanche

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Le traitement des sites pollués liés au passé industriel du Valais se poursuit dans le Haut-Valais. Ici l'un des secteurs de la décharge de Gamsenried (archives). (© Keystone/ANDREA SOLTERMANN)

L'ancienne décharge de Gamsenried (VS), située entre Viège et Brigue-Glis, devrait être entièrement assainie dans une à deux générations. Pour y parvenir, une première étape a été annoncée lundi avec la construction d'une paroi étanche sur le site d'ici 2027.

Cette paroi doit permettre "de protéger à long terme la nappe phréatique en aval de la décharge", a expliqué la cheffe du service de l'environnement, Christine Genolet-Leubin, en conférence de presse. Elle permettra de réduire encore - à presque 100% - l'écoulement d'eaux souterraines polluées en dehors de la décharge.

Il s'agit d'une étape "déterminante, car en améliorant cette sécurisation, on pourra entamer la phase d'assainissement de la zone la plus polluée du site sans risque", ajoute Anton Aeby, directeur du secteur environnement du site Lonza SA à Viège.

La paroi, en forme de "L", sera construite entre l'autoroute et les rails de chemins de fer sur une longueur de 1,3 kilomètre, en appui à la barrière hydraulique existante. Elle sera large de 80 centimètres et d'une profondeur de 30 à 32 mètres.

Pour mémoire, l'entreprise Lonza a déposé des déchets issus de la production chimique dans la décharge de Gamsenried entre 1918 et 1978. Inscrite au cadastre cantonal des sites pollués, l’ancienne décharge a été classée en 2011 comme site contaminé à assainir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le Seco voit toujours 2024 comme une année de transition

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Dans un avenir proche, la croissance de l'économie suisse sera modérée, estime le Seco. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La croissance de l'économie helvétique doit rester cette année inférieure à sa cadence habituelle, pour retrouver dès l'an prochain une dynamique plus traditionnelle.

Les prévisions de juin s'avèrent néanmoins marginalement plus positives que celles de mars, du moins pour l'avenir immédiat. La progression du produit intérieur brut (PIB) en 2024 doit ainsi atteindre 1,2%, contre 1,1% évoqué il y a mois, hors évènements sportifs. L'ampleur de l'essor attendu pour 2025 reste devisée à 1,7%, indique le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) ans un point de situation trimestriel lundi.

Les économistes fédéraux ont en outre relevé leurs projections pour le taux de chômage d'une dizaine de points de base, tant pour l'année en cours que pour la suivante, à respectivement 2,6% et 2,5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'économie suisse va se redresser au deuxième semestre

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La valeur ajoutée dans l'industrie manufacturière devrait à nouveau progresser, selon le KOF. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'économie suisse aura le vent en poupe à partir du deuxième semestre de cette année, selon les prévisions du KOF. Le Centre d'études conjoncturelles zurichois table sur une reprise des exportations vers l'Europe.

La situation sur les débouchés européens tels que l'Allemagne, la France et l'Italie, s'améliorant, l'économie suisse devrait désormais en profiter, fait savoir le KOF à l'occasion de la publication de son baromètre conjoncturel lundi.

Il s'attend ainsi à une dynamique d'exportation accrue pour 2024, avec une croissance des exportations de biens et de services (sans objets de valeur) de 2,9%, puis de 2,7% en 2025. La valeur ajoutée dans l'industrie manufacturière devrait à nouveau progresser après des trimestres faibles, note-t-il.

Le KOF prévoit une augmentation du produit intérieur brut (PIB) réel, corrigé des variations dues au sport, de 1,2% pour l'année en cours et de 1,6% en incluant les événements sportifs. En 2025, la croissance corrigée du sport croissance devrait atteindre 1,8% ou 1,4% événements sportifs inclus.

Pour 2024, l'inflation dans le pays sera plus faible que ce qui était prévu, l'indice des prix à la consommation (IPC) ayant été plus bas qu'attendu en avril et mai. L'institut a donc révisé sa prévision pour 2024 de 0,3 point de pourcentage vers le bas à 1,3%. La prévision d'inflation pour 2025 a également été légèrement abaissée à 1%.

Cette évolution laisse entrevoir des augmentations salariales plus élevées en termes réels, ce qui devrait compenser la perte de salaire réel des deux dernières années. Pour les rentes AVS moyennes, la croissance réelle s'élève à 0,7% cette année. L'année prochaine, le KOF prévoit une croissance des salaires réels encore un peu plus importante, de 0,9%.

Création d'emplois "moins dynamique"

La création d'emplois sur le marché du travail va, quant à elle, se poursuivre, mais perdre de sa dynamique. "La forte croissance de l'emploi qui a caractérisé le marché suisse du travail au cours des trois dernières années, ne se poursuivra pas dans les mêmes proportions", affirme le KOF. Il s'attend néanmoins à ce que ce dernier reste stable en raison de la solide croissance du PIB.

Après une progression de 2% de l'emploi et de 2,3% de la population active en 2023, ces deux indicateurs devraient s'établir en 2024 à respectivement 1,5% et 1,2%. En 2025, la croissance de l'emploi devrait être de 1,2% et celle de la population active de 1,4%.

Le KOF s'attend par ailleurs à une nouvelle baisse des taux d'intérêt en Suisse, mais pas aux Etats-Unis pour l'instant. Le KOF part du principe que, compte tenu du contexte inflationniste favorable, la Banque nationale suisse (BNS) procédera à sa prochaine hausse des taux d'intérêt encore en juin et abaissera son taux directeur à 1,25%.

Aux Etats-Unis, l'institut s'attend à ce que la banque centrale américaine (Fed) n'abaisse ses taux directeurs qu'en novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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