Rejoignez-nous

International

Pierre Palmade condamné à cinq ans de prison dont deux ans ferme

Publié

,

le

Pierre Palmade, ici au festival de Cannes en 2008, a été reconnu coupable d'avoir grièvement blessé trois membres d'une même famille en février 2023 (archives). (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

Vingt-et-un mois après son violent accident routier sous drogues, Pierre Palmade a été condamné mercredi à cinq ans de prison dont deux ferme au terme d'un procès qui l'a confronté à ses victimes, dans cette affaire ultra-médiatisée.

Après une grosse heure de délibéré, le tribunal de Melun l'a reconnu coupable de blessures involontaires sur une famille dans la collision qu'il a provoquée sur une route de Seine-et-Marne le 10 février 2023 en conduisant sous l'emprise de stupéfiants.

Conformément aux réquisitions du parquet, les juges l'ont condamné à cinq ans de prison, dont trois avec un sursis probatoire. Pour les deux ans de prison ferme, le tribunal a délivré un mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire.

Pierre Palmade sera incarcéré dans la région de Bordeaux, où il réside.

Demande de pardon

Apparaissant très marqué, l'humoriste de 56 ans s'est adressé directement durant le procès aux victimes, à l'occasion de sa première expression publique dans cette affaire ultra-médiatisée.

"Je voudrais vous demander pardon du plus profond de mon être", a-t-il déclaré la main sur le ventre, des petits yeux d'enfant plantés au milieu d'un visage livide.

"Les graves blessures de M. Y. et le traumatisme de Mme C. (qui a perdu son foetus de six mois, ndlr), ça m'a mis par terre. Je suis vraiment accablé, éprouvé de les voir en vrai", a relaté celui devenu un paria du showbiz.

Ce drame est un accident corporel de la route parmi les 52'000 recensés en France métropolitaine cette année-là. Mais la notoriété de cet artiste populaire à l'image sympathique va déclencher une tempête médiatique, révélant la face sombre d'un homme englué dans la toxicomanie.

"Chemsex"

Ce vendredi 10 février 2023, Pierre Palmade fait la fête en continu sans dormir depuis trois jours entre Paris et sa maison de campagne de Cély-en-Bière, alternant injections de 3MMC (une drogue de synthèse), prises de cocaïne et parties de "chemsex" avec des "sex friends". "On est vraiment comme des zombies, des légumes, nus, ensanglantés", a-t-il décrit aux juges.

Avec deux compagnons à bord, il prend le volant pour aller faire des courses. "Je nous vois tous les trois sortir euphoriques de la maison et après c'est le noir, j'ouvre les yeux et je suis (à l'hôpital du) Kremlin-Bicêtre", a raconté Pierre Palmade, qui dit n'avoir aucun souvenir de l'accident.

Sur son lit d'hôpital, ses proches lui expliquent ce qu'il s'est passé. Et là, "je comprends que je suis en enfer", a confié l'artiste, affaibli par un AVC survenu peu après.

Blessés graves

Dans le véhicule arrivant en face de la Peugeot de Pierre Palmade, trois personnes sont grièvement blessées par l'impact: un homme de 38 ans, son fils de six ans et sa belle-soeur de 27 ans, qui perd après le choc le bébé qu'elle attendait.

Leurs pronostics vitaux un temps engagés, ils subissent aujourd'hui encore de lourdes séquelles physiques et psychologiques. Des vies brisées auxquelles l'auteur de théâtre a été confronté à l'ouverture de son procès.

Enceinte de six mois lors de l'accident, la passagère a subi une césarienne en urgence. Sa fille à naître, prénommée Solin, a été déclarée morte après 32 minutes de réanimation, sans avoir donné de signe de vie extra-utérine.

"C'est très difficile pour moi d'être présente aujourd'hui dans cette salle, il y a un gros travail fait avec ma psychiatre", a déclaré la jeune maman d'une fillette de deux mois, atteinte d'un syndrome de stress post-traumatique.

Le bras gauche en écharpe, s'avançant vers la barre avec une infinie lenteur à l'aide d'une béquille, le conducteur Yuksel Y. a décrit sa nouvelle vie circonscrite par la douleur et les blessures.

"J'étais chef d'équipe, j'avais des amis, pendant le weekend j'essayais de profiter avec mes enfants, ma famille (...), aujourd'hui je ne peux plus faire ce genre de choses", a-t-il témoigné via une interprète en turc.

17 mois d'abstinence

Depuis 17 mois et sa sortie en boîte de nuit à Bordeaux qui a fait le tour des réseaux sociaux et indigné la France - jusqu'au président du tribunal, qui s'en est ému à l'audience -, Pierre Palmade est abstinent. Il se soumet à des dépistages urinaires deux à trois fois par semaine.

D'après sa soeur Hélène Palmade et son parrain chez les Narcotiques anonymes, ses progrès sont porteurs d'espoir. "Il se soigne et je crois fermement pour la première fois que là il va faire tout ce qu'il faut", a affirmé sa cadette à la barre.

"Je retrouve des plaisirs simples de l'amitié, de la famille, de se réveiller en forme, d'écrire des pensées personnelles", a assuré l'artiste, qui n'envisage pas de remonter un jour sur scène mais "recherche une façon de transmettre un message sur la drogue, un message de rétablissement et d'espoir".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'ONU dénonce les menaces de Trump sur l'Iran sans le nommer

Publié

le

Le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk est inquiet du possible recours à la peine capitale en Iran (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU dénonce les "rhétoriques et menaces agressives" contre l'Iran, sans nommer le président américain Donald Trump. Vendredi à Genève, elle s'est aussi dit "très inquiète" par les contradictions des autorités iraniennes sur la peine capitale contre les manifestants.

"Les responsabilités pour des violations des droits humains ne peuvent être établies par la force militaire venant de l'intérieur ou de l'extérieur de l'Iran", a affirmé le Haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk. Au début d'une session spéciale du Conseil des droits de l'homme, il a considéré comme "très contreproductives" les menaces contre Téhéran.

Donald Trump avait promis des frappes en cas d'exécutions de manifestants en Iran, avant de se raviser. Il a toutefois affirmé jeudi que des navires américains étaient en route pour le Golfe persique.

Les membres du Conseil doivent se prononcer vendredi après-midi sur un projet de résolution. Celui-ci prévoit une "investigation urgente" sur la répression depuis fin décembre qui a fait des milliers de victimes en Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3

Publié

le

Le premier ministre Sébastien Lecornu avait activé mardi l'article 49.3 de la Constitution sur la partie "recettes" du budget. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Sébastien Lecornu a surmonté sans surprise vendredi les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d'utiliser le 49.3 pour faire passer le budget. Le Premier ministre a défendu une solution de "dernier secours".

La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l'ensemble du texte. La France insoumise a immédiatement annoncé le dépôt d'une nouvelle motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée de la même manière mardi. Le RN pourrait faire de même.

La motion commune des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement, la droite et le PS refusant de s'y associer.

"Il y a une majorité fragile", a reconnu sur X Laurent Panifous, le ministre des relations avec le Parlement. "Elle est à peu près la même depuis deux, trois mois (...) Soyons prudents, il faut faire preuve de beaucoup d'humilité".

La motion du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a aussi échoué, recueillant 142 voix.

"Absolu et dernier ressort"

Le Premier ministre avait annoncé lundi avec "regret" et "amertume" sa décision de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l'Etat pour 2026, rompant avec la promesse faite début octobre d'y renoncer, à la demande des socialistes.

"Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer", a-t-il affirmé vendredi, alors qu'aucune majorité n'a pu se dégager sur le texte après plus de trois mois de discussions.

"L'engagement de la responsabilité du gouvernement ne doit être, selon moi, ni une facilité ni un raccourci. Il est un instrument de dernier recours, pour ne pas dire de dernier secours", a-t-il estimé à propos de cet outil constitutionnel qui permet l'adoption d'un texte sans vote mais expose à un risque de censure.

"Pour la première fois depuis longtemps, le Parlement ne peut pas dire qu'il a été privé de son pouvoir". Et désormais le 49.3 "ne pourra plus être utilisé comme avant", sauf "en absolu et dernier ressort" pour "protéger" et "préserver les institutions", a-t-il espéré.

Gauche divisée

Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face aux trois autres groupes.

"Le PS vole 65 voix d'opposition du NFP (l'alliance de gauche Nouveau Front populaire aux législatives 2024; ndlr). Il faudra s'en souvenir aux municipales", a fustigé sur X le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, critiquant les "milliards de coupe" de la "nouvelle majorité Attal, Faure, Wauquiez".

En introduction des débats, le président Insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel avait dénoncé un "coup de force" contre le Parlement. "Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?", s'est-il interrogé, alors que LFI demande depuis 18 mois la démission du président Emmanuel Macron.

La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la "trahison du pacte solennel" conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un "passage en force", selon elle "marque de fabrique" du macronisme. "Tout aurait dû vous conduire à démissionner", a-t-elle estimé, pointant du doigt l'"impuissance" du gouvernement.

"Inflexions substantielles"

Le PS avait confirmé dès mardi qu'il ne voterait pas la motion de censure déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les "inflexions substantielles" obtenues par son groupe, et se félicitant que l'abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une "portée effective" aux discussions menées dans l'hémicycle.

"Nous avons effacé le spectre de l'année blanche en réindexant l'ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie", s'est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d'activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.

Une décision fustigée par l'orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: "Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée", leur a-t-il lancé.

Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer, alors que le déficit devrait s'élever à 5% du PIB. "Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés", a souligné l'ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, "nous devons sortir (le pays) du blocage permanent", a souligné le député LR Nicolas Ray.

Après le rejet de la ou des motions de censure mardi, le texte devrait être transmis au Sénat, puis revenir à l'Assemblée pour un troisième et dernier 49.3.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

Continuer la lecture

International

Kitzbühel: Marco Odermatt gagne le super-G comme l'an passé

Publié

le

Un nouveau succès pour Marco Odermatt (© KEYSTONE/AP/Marco Trovati)

Marco Odermatt a remporté le super-G Coupe du monde de Kitzbühel comme déjà l'hiver dernier. Le Nidwaldien a précédé le Bernois Franjo von Allmen de trois petits centièmes.

Grand dominateur du cirque blanc, Odermatt a ainsi fêté sa 53e victoire en Coupe du monde et la 17e en super-G. C'est aussi son 8e succès de la saison. Il espère bien en ajouter un autre samedi lors de la mythique descente, qui constitue l'un de ses grands objectifs de l'hiver.

Franjo von Allmen n'est pas passé loin de battre le maître. Le champion du monde de descente a échoué à trois centièmes, un écart bien frustrant pour lui. Le Bernois va sans doute se demander où il a égaré ces poussières de seconde.

Derrière le duo suisse, le podium a été complété par l'Autrichien Stefan Babinsky, à 0''25. Troisième meilleur Helvète, le Grison Stefan Rogentin a pris la 8e place à 0''45 dans une course aux écarts serrés. Vu par nombreux comme l'un des grands favoris, le jeune Italien Giovanni Franzoni, victorieux la semaine dernière lors du super-G de Wengen, a cette fois dû se contenter du 12e rang à 0''66.

Tous deux handicapés par une légère grippe, le Valaisan Justin Murisier et le Fribourgeois Alexis Monney n'ont pas réussi à s'illustrer. Ils ont fini au-delà du 20e rang.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

L'ONU cible les pratiques de la police de l'immigration américaine

Publié

le

Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk demande des investigations sur les décès de migrants aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk dénonce le recours à la force par la police de l'immigration américaine (ICE) et d'autres unités contre les migrants. Celle-ci semble "inutile" et "disproportionnée", a-t-il affirmé vendredi à Genève.

Le droit international n'autorise le recours à la force létale qu'en cas de menace imminente pour l'intégrité physique de ces fonctionnaires, affirme l'Autrichien. Il dénonce des arrestations, des détentions et des expulsions qui ne prennent pas en considération la situation notamment des enfants.

"Je demande à l'administration américaine de mettre un terme aux pratiques qui séparent les familles", insiste le haut commissaire. Il exige aussi des investigations indépendantes sur l'augmentation "inquiétante" du nombre de décès dans les centres de détention des douanes ou de l'immigration.

Plusieurs dizaines ont été observés l'année dernière et six déjà cette année. Les Etats-Unis doivent se conformer au droit international, affirme également le haut commissaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Vous finalisez l’essentiel, même si certains détails doivent attendre lundi. Chaque chose en sont temps… Là, place à deux jours de récupération !

Les Sujets à la Une