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Suisse

Les sénateurs approuvent le budget 2025

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Karin Keller-Sutter est venue défendre son budget au Conseil des Etats. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le Conseil des Etats a approuvé lundi le budget 2025. Tout comme le National, il a augmenté les dépenses de l'armée et épargné l'agriculture. Il a en revanche prévu des coupes bien moins importantes dans la coopération internationale.

Au vote sur l'ensemble, les sénateurs ont adopté le budget 2025 par 42 voix contre 0 et une abstention. Par rapport à la version du Conseil fédéral, ils ont ajouté 66,1 millions de dépenses. Le budget est conforme au frein à l'endettement.

Les dépenses d'armement seront rehaussées de 530 millions par rapport à la version du Conseil fédéral pour atteindre 2,7 milliards de francs. Le Conseil national voulait compenser cette hausse notamment par des coupes de 250 millions de francs dans la coopération internationale.

Le Conseil des Etats a pris un autre chemin et avalisé un concept de compensation qui cible moins la coopération internationale (-30 millions). Le but est d'arriver à un budget de l'armée porté à 1% du PIB en 2032, a précisé Jakob Stark (UDC/TG) pour la commission. Ce concept doit aussi améliorer la sécurité de planification pour l'armée et obtenir une large approbation au Parlement.

Le concept ainsi avalisé prévoit une coupe plus importante dans le domaine de l'asile avec 185 millions. Des coupes sont aussi prévues notamment dans l'accueil extra-familial (-10 millions), l'Office fédéral des constructions (-31 millions) ou encore le Département fédéral de la défense (-20 millions). En tout, ce paquet de compensation représente 346 millions.

Agriculture épargnée

Comme le National, le Conseil des Etats a refusé de réduire les paiements directs. Il a décidé tacitement une hausse de 42 millions de francs, pour maintenir les paiements directs au même niveau qu'en 2024, à quelque 2,8 milliards pour 2025. Tout comme les députés, ils ont aussi décidé d'augmenter les montants dédiés à la promotion des ventes de produits agricoles (+4,8 millions).

Les sénateurs ont en revanche refusé, par 22 voix contre 17, une proposition d'augmenter d'un million l'aide à la production de betteraves sucrières.

Au vu de l'urgence de la situation et à titre unique, les coûts des vaccins contre la fièvre catarrhale du mouton et la maladie hémorragique épizootique seront pris en charge à hauteur de 10 millions de francs.

Contrairement au National, les sénateurs n'ont en revanche pas voulu allouer 12,5 millions de francs supplémentaires à la politique régionale.

Personnel mis à contribution

Les sénateurs veulent aussi mettre le personnel fédéral à contribution. Alors que le National a validé une coupe de 70 millions dans les dépenses de personnel, ils ont avalisé une baisse de 40 millions.

Les sénateurs ont en revanche prévu une coupe de 45 millions de francs dans l'enveloppe prévue pour compenser le renchérissement. Les deux chambres sont en revanche d'accord sur le montant de la baisse dans les conseils et prestations externes (-35 millions).

Contrairement aux députés, les sénateurs ont refusé par 23 voix contre 17 d'augmenter de 12,5 millions de francs la contribution aux EPF.

Le dossier retourne au Conseil national.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les députés veulent de nouvelles assises de la chaîne pénale

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A l'instar des Etablissements pénitentiaires de la plaine de l'Orbe (EPO), les prisons vaudoises sont pleines à craquer (archives). (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

Le Grand Conseil vaudois a largement accepté mardi la mise sur pied de nouvelles assises de la chaîne pénale. Celles-ci doivent permettre à tous ses maillons - policiers, juges, détenus, avocats, services médicaux, gardiens de prison, etc -, de se rencontrer et de dialoguer, entre autres sur la question de la surpopulation dans les prisons vaudoises.

"Les dernières assises ont eu lieu en 2018, soit avant la crise du crack, qui a notamment eu pour effet une hausse de la criminalité", a déclaré Denis Corboz, auteur de la résolution déposée au nom de la Commission des visiteurs de prison. Il a estimé que de nouveaux thèmes pourraient être abordés à cette occasion, comme les alternatives à la prison ferme et les raisons de la hausse des troubles psychiatriques chez les détenus.

L'élue de la gauche radicale Mathilde Marendaz a, pour sa part, estimé nécessaire que des chercheurs travaillant sur le milieu carcéral et disposant de données scientifiques et empiriques participent aux assises.

Le conseiller d'Etat en charge de la sécurité, Vassilis Venizelos, a qualifié ces assises de "bonne idée" au vu de la nécessité d'un "débat de société". Il a cependant relevé que le dialogue visant à trouver des solutions en matière carcérale était déjà "constant".

Rapport préoccupant

Au moment du vote, les députés ont massivement accepté la résolution avec un avis contraire et quelques abstentions. Plus tôt dans la matinée, le plénum avait accepté à l'unanimité le rapport annuel 2024-2025 de la Commission des visiteurs du Grand Conseil.

Celui-ci, présenté au début février, épinglait une nouvelle fois les conditions de détention dans le canton. Il jugeait "particulièrement préoccupantes" la surpopulation carcérale, la hausse des cas de troubles psychiques ainsi que la durée de détention dans les zones carcérales, prévues pour un maximum légal de 48 heures mais allant parfois jusqu'à 62 jours.

Mme Marendaz a dénoncé la "vision court-termiste" du gouvernement, consistant à créer plus de places de détention, au lieu de se pencher sur le fond du problème. Elle a souligné que le canton incarcérait deux fois plus que la moyenne suisse, malgré des tendances criminelles égales.

Alternatives demandées

Le Vert Pierre Zwahlen a appelé à intensifier la recherche d'alternatives à l'incarcération comme la justice restaurative, les arrêts domiciliaires ou les travaux d'intérêt général. "La prison est le comble de l'inefficience: elle coûte beaucoup plus cher et favorise la récidive", a-t-il plaidé.

L'UDC José Durussel a de son côté relevé que les places de détentions ne pouvaient pas être étendues à l'infini. Il a appelé à des "mesures fédérales" afin que "davantage de criminels soient expulsés".

M. Venizelos a assuré les députés que le gouvernement disposait d'une stratégie et agissait "au quotidien sur les conditions de détention". Il a toutefois reconnu qu'avec un record de 282 détenus vaudois actuellement placés dans d'autres cantons et 975 incarcérés sur sol vaudois, la situation était "extrêmement tendue". Il a estimé que des modifications du Code pénal étaient nécessaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La police doit communiquer la nationalité des délinquants

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A Zurich, les citoyens ont voté en 2021 pour obliger la police municipale à préciser la nationalité des criminels (photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/OLIVER DE ROS)

En Suisse, la police devrait toujours donner la nationalité des auteurs de crimes ou délits lorsqu'elle communique. Après le National, le Conseil des Etats a donné suite mardi à une proposition UDC qui veut unifier la pratique au niveau national.

La décision a été prise par 23 voix contre 16. L'UDC a voté en bloc pour, avec le soutien d'une majorité d'élus du Centre et du PLR. La Chambre du peuple avait donné son feu vert en septembre dernier sur un score serré, par 100 voix contre 84. Le Parlement peut désormais élaborer un projet de loi.

La proposition émane d'une initiative parlementaire déposée par Benjamin Fischer (UDC/ZH). Il demande que "lorsqu'elle informe la population, la police donne l'âge, le sexe et la nationalité des auteurs, des suspects et des victimes, pour autant qu'aucun motif de protection de la personnalité ne s'y oppose ou que personne ne puisse être ainsi identifié".

Selon lui, il n'y a pas de raison de cacher la nationalité de l'auteur d'un délit, c'est un fait et une question de transparence. Dans les cas de violences contre des femmes, on ne cache pas que l'auteur est un homme.

Aujourd’hui, la moitié des cantons mentionnent déjà dans leur communication la nationalité et l’âge des personnes prévenues, a indiqué le rapporteur de commission Daniel Jositsch (PS/ZH). Pour les autres, la commission ne voit pas la raison d'intervenir dans la souveraineté cantonale.

Pour Pirmin Schwander (UDC/SZ) au contraire, il faut régler une incertitude. Le Tribunal fédéral précise en effet que le Code de procédure pénale n'impose pas à la police d’indiquer la nationalité. Et Marco Chiesa (UDC/TI) d'ajouter que la sécurité publique n'est pas une question idéologique, c'est une question qui touche la vie quotidienne des gens. Il en va selon lui de la confiance dans l'Etat.

Polémique l'an dernier

L’an dernier, une nouvelle directive pour les polices cantonales en matière de signalement avait suscité la polémique. Fedpol voulait supprimer la mention de la couleur de peau dans le système de recherche Ripol.

Cette décision avait entraîné une vague de critiques de la part des polices et au niveau politique. La police fédérale avait finalement maintenu cette catégorie quand bien même elle est très peu utilisée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Pilatus a traversé des turbulences en 2025

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Pilatus a conclu d'importants contrats en 2025, en particulier dans l'aviation gouvernementale, et a livré un total de 147 appareils à ses clients (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le chaos des droits de douane, la chute du dollar, les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement, les arrêts et retards de livraisons ont pesé sur les résultats de Pilatus en 2025. Le constructeur aéronautique nidwaldien a vu sa rentabilité fortement reculer.

L'an dernier, le chiffre d'affaires de Pilatus s'est établi à 1,6 milliard de francs, en hausse de 2,3% par rapport à 2024, selon le communiqué de l'entreprise de Stans paru mercredi. L'avionneur a conclu d'importants contrats en 2025, en particulier dans l'aviation gouvernementale, et a livré un total de 147 appareils à ses clients.

Le résultat d'exploitation (Ebit) a en revanche fortement reculé de 30% sur un an à 170 millions. Les entrées de commandes ont présenté une valeur de 1,8 milliard, en baisse de 14,7%. Le flux de trésorerie disponible a également diminué de 265 à 213 millions.

Par région, l'Amérique a enregistré les ventes les plus fortes, avec 776 millions de recettes, suivie de l'Europe (572 millions) et de l'Asie (190 millions).

Au sein du groupe, 352 emplois à temps plein ont été créés, dont 254 en Suisse.

Malgré les turbulences de l'année écoulée, Pilatus "entend maintenir le cap en 2026", sans toutefois donner de précisions chiffrées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Le Conseil des Etats ne veut pas avancer la session d'hiver

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Le Conseiller aux Etats Fabio Regazzi (Centre/TI) estime que la session d'hiver qui se termine quelques jours avant Noël est difficile à concilier avec les obligations professionnelles des entrepreneurs (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil des Etats ne veut pas avancer la session d'hiver de deux semaines. Il a enterré mardi, par 31 voix contre 10, une motion de Fabio Regazzi (Centre/TI) qui invoquait une période chargée pour les parlementaires à la tête d'entreprises.

Une motion à la teneur similaire, déposée par Gregor Rutz (UDC/ZH), est pendante au Conseil national. Les deux textes ont reçu l'appui de nombreux parlementaires de tous bords.

Le Tessinois demandait que la session d'hiver commence deux semaines plus tôt et se termine autour du 10 décembre. Une exception pourrait être prévue les années électorales afin de tenir compte des dates éventuelles d'un deuxième tour de scrutin.

Actuellement, il n'est pas rare que la session d'hiver se termine quelques jours seulement avant Noël. Or ce calendrier complique passablement la tâche de parlementaires qui assument des responsabilités en entreprise. Cela profiterait aussi aux élus qui ont des enfants pour la période des Fêtes. La motion renforcerait selon lui le système de milice.

Le Bureau du Conseil qui prépare les sessions s'est prononcé contre la demande des deux élus. Il estime qu'avancer le calendrier compliquerait l'organisation des séances de commission. Or les commissions ont besoin de suffisamment de temps pour pouvoir transmettre leurs recommandations aux parlementaires. Il relève en outre qu'il n'est pas rare que la session d'hiver se termine à la mi-décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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