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Suisse

Les sénateurs approuvent des crédits pour l'asile

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Le Conseil des Etats n'a finalement pas revu à la baisse le crédit supplémentaire pour l'exploitation des centres fédéraux pour les requérants d'asile, ici celui de Boudry (NE)(archives). (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

Les sénateurs ont approuvé jeudi des crédits supplémentaires dans le domaine de l'asile. Par 26 voix contre 17 et contre l'avis de leur commission, ils ont rejeté une baisse de l'enveloppe pour les frais d'exploitation des centres fédéraux pour requérants d'asile.

Le Secrétariat d'Etat au migrations (SEM) s'attend désormais à 33'000 demandes d'asile et envrion 25'000 demandes de statut S, soit nettement plus que ce qui avait été budgétisé. Le Conseil fédéral réclame donc 239 millions de francs supplémentaires pour l'exploitation des structures d'accueil supplémentaires et aménager des places d'hébergement additionnelles.

La majorité de la commission ne voulait pas budgétiser en fonction de ces nouvelles estimations maximales et proposait de réduire cette somme à 167,3 millions de francs (-71,7 millions), a indiqué Jakob Stark pour cette dernière.

Si la situation se tend en automne, une solution pourra être trouvée. Au final, tout le monde aura un lit, a ajouté Benjamin Mühlemann (PLR/GL). Et de mentionner la situation difficile des finances de la Confédération.

Risque de report vers les cantons

Si l'entier du crédit n'est pas approuvé et que le SEM manque de place, les demandeurs d'asile seront envoyés plus tôt vers les cantons, ce qui rallongera les procédures. Au final, cela coûtera tout aussi cher, a fait valoir Mathias Zopfi (Vert-e-s/GL).

Baptiste Hurni (PS/NE) a pour sa part relevé la "très grande inquiétude" des cantons qui abritent un centre fédéral d'asile. Ils ne se sentent déjà pas assez soutenus aujourd'hui. A terme, le risque est que plus aucun canton ne veuille accueillir de centre fédéral, a estimé le Neuchâtelois.

Ils ont été entendus par la gauche mais aussi certains élus du Centre et du PLR. Une demande pour une telle coupe avait échoué de peu au Conseil national.

En tout, le Conseil fédéral demandait 255,1 millions de francs pour l'asile. Les 16 millions restants, non contestés, doivent servir à augmenter la capacité de traitement du SEM en créant des postes supplémentaires temporaires afin d'éviter une nouvelle hausse des demandes d'asile en souffrance.

Le Conseil des Etats a en outre décidé d'assortir ces deux crédits de conditions-cadres d'utilisation des crédits. Les moyens supplémentaires pour l'hébergement doivent notamment être utilisés en fonction des besoins et en concertation avec les cantons. Il s'agit aussi d'allouer suffisamment de moyens pour garantir la sécurité à l'intérieur et à l'extérieur des centres pour requérants d'asile.

Davantage de soutien pour l'Euro

Les sénateurs ont aussi validé tacitement un soutien de 15 millions pour l'Euro de football féminin. Le Conseil national avait déjà accepté de rallonger de 11 millions par rapport aux 4 millions prévus par le Conseil fédéral le soutien fédéral à cette manifestation.

Dans le détail, le Conseil des Etats a approuvé un crédit supplémentaire de 1 million de francs et un crédit d'engagement de 5 millions pour Suisse Tourisme. Les mêmes sommes ont été validées en faveur de l'Office fédéral des transports (OFT) pour un billet combiné aux transports publics.

Les deux crédits supplémentaires devront toutefois être compensés, respectivement dans la promotion économique et le transport régional des voyageurs, ont décidé les sénateurs. Au National, seule la compensation du crédit à Suisse Tourisme avait passé la rampe. Le crédit d'engagement pour les mesures d'encouragement du sport a en outre été augmenté de 4 à 5 millions.

Le dossier retourne au Conseil national.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Le Lucens Classique revient du 28 au 30 juin pour une 4e édition

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La Philharmonie de Berlin planera sur la 4e édition du festival Lucens Classique, avec la présence du flûtiste suisse Sébastian Jacot (archives). (© Keystone/DPA/JÖRG CARSTENSEN)

Le festival Lucens Classique revient la semaine prochaine pour une quatrième édition. De vendredi à dimanche, la manifestation broyarde propose trois concerts avec la pianiste italienne Vanessa Benelli-Mosell, le flûtiste suisse du Berliner Philharmoniker Sébastian Jacot et un spectacle musico-gourmand, "La Comédie Musicale Improvisée".

Ce dernier, d'une durée de 80 minutes, accompagnera en effet un brunch préparé par le chef Xavier Bats, précisent les organisateurs dans un communiqué. Le festival - qui aime répéter qu'il souhaite mettre en lumière "l'écrin enchanteur" du Château de Lucens - mêle toujours aussi volontiers musique, gastronomie, dégustation de vins, poésie, exposition et visites pour un "récital des sens".

S'agissant du volet gastronomique, des mets élaborés sont servis avant et après les concerts. A cela s'ajoute une exposition de Thierry Raboud, poète, musicien et journaliste littéraire, Prix Leenaards 2023. A noter que le public peut aussi passer une ou deux nuits sur place, au sein de la ferme du Château.

Lucens classique festival 2024

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Le Valais lève l'alarme et la situation particulière

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Les précipitations tombées depuis jeudi ainsi que la fonte des neiges et la saturation des sols ont provoqué une crue du Rhône et des cours d’eau latéraux en Valais. Ici la Navizence qui se jette dans le Rhône au niveau de Chippis. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Valais a levé dimanche matin l'alarme et l'état de situation particulière en cours depuis vendredi soir en raison de la crue du Rhône et de nombreux cours d'eau alpins. La grande partie des personnes évacuées ont pu retrouver leur logement.

"La situation est en cours de stabilisation et la décrue se poursuit", indique dimanche l'organe cantonale de conduite (OCC) qui a décidé de lever l'alarme pour le Rhône et les cours d'eau latéraux. Le Conseil d'Etat a également levé l'état de situation particulière.

Les débits des cours d’eau restent cependant encore élevés, les crues ont fragilisé les berges et des glissements de terrain peuvent survenir localement, précise néanmoins l'OCC. Celui-ci appelle la population à se montrer prudente les prochains jours et "d’éviter de s’approcher du lit des cours d’eau".

Des dégâts importants ont été constatés. "Les travaux de rétablissement des infrastructures et du réseau routier sont en cours", note l'OCC.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Jura fait la fête pour ses 50 ans

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La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider arrive au Théâtre du Jura pour la cérémonie officielle marquant les 50 ans du plébiscite d'autodétermination du Jura, à Delémont. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les festivités officielles marquant le 50e anniversaire du plébiscite d'autodétermination du Jura ont démarré dimanche à Delémont, en présence de quelque 400 invités. Parmi les hôtes de marque figure la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider.

La capitale jurassienne et tout le canton sont en fête ce 23 juin, date de la 77e Fête du peuple jurassien qui coïncide avec "le 50e" du plébiscite du 23 juin 1974 par lequel la population des sept districts concernés à l'époque s'est prononcée à une majorité de 51,94% pour la création du dernier né des cantons suisses.

La partie officielle a débuté vers 10h00 dans le magnifique écrin du Théâtre du Jura. Après les discours, dont celui d'Elisabeth Baume-Schneider, toute la population est invitée par le canton à un apéritif dans la Cour du Château.

Clou de la journée, le cortège allégorique dans les rues de la ville doit démarrer à 16h15, avant une soirée qui s'annonce festive malgré la météo maussade.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La nouvelle définition du viol en vigueur en Suisse le 1er juillet

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La solution du refus ("non, c'est non") a été saluée par la gauche et les organisations féministes, même si elles privilégiaient la solution du consentement strict ("seul un oui est un oui"). (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le nouveau droit pénal en matière sexuelle, avec sa nouvelle définition du viol ("non, c'est non"), entrera en vigueur le 1er juillet prochain en Suisse. Le Parlement a approuvé cette révision très attendue et controversée l'été dernier.

Le c½ur de cette réforme est l'extension des infractions de viol et de contrainte sexuelle. Jusqu'à présent, le viol était défini de façon restrictive. Seule la pénétration vaginale non consentie d'une femme par un homme était considérée comme tel. Et la victime devait avoir démontré une certaine résistance.

Cette condition ne sera plus nécessaire. Désormais, toute pénétration non consentie, qu'elle soit orale, vaginale ou anale, effectuée sur un homme ou une femme sera considérée comme un viol. Le viol ne se limitera donc plus à l'acte sexuel, mais comprendra tout acte analogue qui implique une pénétration du corps.

Les Chambres ont débattu longuement de la définition à adopter. Le Conseil des Etats voulait se baser sur l'expression stricte du refus. Le Conseil national voulait se baser sur le consentement ("seul un oui est un oui").

Sidération aussi

Finalement, c'est la solution du refus qui s'est imposée, mais en prenant en compte l'état de sidération de la victime. Si la victime est pétrifiée par la peur et n'est pas en mesure d'exprimer son refus ou de se défendre, l'auteur aura à répondre de viol ou d'atteinte et contrainte sexuelles s'il profite de l'état de choc dans lequel elle se trouve.

Une décision qualifiée de nécessaire et d'historique par la gauche et les organisations féministes, même si elles privilégiaient la solution du consentement strict. Dans son rapport annuel publié en avril, Amnesty International a aussi salué la modification, qui marque la fin d'une définition dépassée du viol.

Le nouveau droit pénal réprimera également le "stealthing", infraction qui consiste, lors de rapports sexuels consentis, à retirer discrètement son préservatif, ou à omettre d'en utiliser un, à l'insu du partenaire. Ainsi que le "revenge porn", ou pornodivulgation, soit la divulgation de contenu non public à caractère sexuel.

Par contre, une personne mineure qui fabrique, possède ou consomme des images ou des films qui l'impliquent elle-même ou les rend accessibles à une autre personne avec son consentement ne devrait pas être punie. La disposition vise en particulier les selfies pornographiques, toujours plus fréquents chez les jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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