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Suisse

Le Conseil des Etats ajoute 234,6 millions au budget 2022

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Les sénateurs ont notamment accordé une rallonge de 233 millions de francs au fonds d'infrastructure ferroviaire (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil des Etats a adopté mardi le budget 2022 de la Confédération. Il a ajouté 255,6 millions aux dépenses prévues par le Conseil fédéral, mais a décidé dans le même temps de réduire de 21 millions les charges de personnel.

Le budget présenté par le gouvernement prévoit 78,642 milliards de francs de recettes et 80,725 milliards de dépenses. Le déficit se monte à 2,082 milliards de francs. Ce budget "solide" respecte le frein aux dépenses, a rappelé Peter Hegglin (Centre/ZG) au nom de la commission.

Le ministre des finances Ueli Maurer a toutefois appelé à la prudence: la dette s'est creusée durant la crise du coronavirus. Le déficit de financement est passé de 10 milliards de francs en 2020 à 25 milliards en 2022. L'impact de la pandémie sur les finances fédérales devrait se faire sentir durant encore "une ou deux législatures", a-t-il averti.

Le Conseil fédéral présentera au début de l'année un plan pour résorber la dette. Dans ce contexte, Ueli Maurer a appelé les sénateurs à la discipline. "On ne peut se permettre aucun luxe", a-t-il dit, en affirmant à plusieurs reprises que les moyens mis à disposition étaient suffisants.

Rallonge pour le rail

Ces appels et les perspectives financières incertaines dues à la pandémie n'ont pas empêché les sénateurs de proposer quelques augmentations. Ils ont notamment accordé une rallonge de 233 millions de francs au fonds d'infrastructure ferroviaire. Cette somme correspond au maximum de la part du produit net de la redevance pour les poids lourds.

Ueli Maurer et Hansjörg Knecht (UDC/AG) ont soutenu qu'il n'y avait pas de nécessité d'agir à court terme. Le financement est assuré pour les prochaines années. Les prévisions sont "critiques" pour 2026-2027, a toutefois répondu Benedikt Würth (Centre/SG).

Le fonds n'est pas alimenté conformément aux promesses faites au moment de sa création, a de son côté affirmé Olivier Français (PLR/VD). Il est nécessaire de fournir des moyens suffisants pour assurer la qualité et la sécurité, faute de quoi il y aura des "répercussions directes", a-t-il affirmé.

Agriculture et environnement

Les sénateurs ont aussi tacitement alloué des moyens supplémentaires à l'agriculture: 7 millions pour l'aide à la production végétale (betterave) et 8 millions pour l'économie laitière. Par 23 voix contre 21, ils ont augmenté de 5,6 millions l'enveloppe visant à soutenir la transition vers la neutralité carbone.

L'Office fédéral du sport devrait quant à lui recevoir une enveloppe de 660'000 francs pour permettre la création dès 2022 d'un service indépendant d'aide et de signalement des abus dans le sport. Ce service devrait être actif dès le 1er janvier 2022, mais les crédits ne sont pour l'instant inscrits qu'à partir de 2023. La décision n'a été prise que grâce à la voix prépondérante du président.

Coupe dans le personnel

La Chambre des cantons a toutefois accepté une réduction transverse de 21 millions de francs sur les charges de personnel, dans le but de ralentir la progression dans ce domaine. La Confédération engage chaque année 500 employés en plus, cette "trop forte" croissance ne peut être justifiée par de nouvelles tâches, a déploré Peter Hegglin. Le Conseil fédéral doit fixer des priorités.

La proposition correspond à 120 postes de moins. La Confédération peut agir sans licenciement, a estimé M. Hegglin. Les sénateurs ne sont toutefois pas allés aussi loin que le souhaitait M. Knecht. Dénonçant une augmentation "illimitée", l'UDC demandait de réduire les charges de personnel pour qu'elles se stabilisent à 6 milliards de francs en 2025, soit une réduction totale de 286 millions.

Avec ces différentes hausses, le frein à l'endettement n'aurait pas pu être respecté. Le Conseil des Etats a donc décidé de transférer un montant de 215 millions destinés à prolonger le soutien aux transports publics dans les dépenses extraordinaires. Ce montant est ainsi exclu du frein aux dépenses.

Le National plus généreux

Le dossier passe au Conseil national. La Chambre du peuple entame mercredi le débat sur le budget. Sa commission des finances est plus généreuse que le Conseil des Etats, puisqu'elle prévoit de dépenser 273 millions de plus que le projet gouvernemental.

La commission de politique extérieure a encore proposé de doubler la contribution de la Confédération à la cohésion de l'UE pour "donner un signal positif" à Bruxelles. Si le projet devait être approuvé, la contribution de la Confédération passerait de 953 millions de francs à près de deux milliards. Il est toutefois rejeté par la commission des finances.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Genève boucle sa frontière avec la France en vue du G7

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Le passage entre le canton de Genève et la France est fortement restreint en vue du Sommet du G7, qui aura lieu de lundi à mercredi à Evian (F). Vingt-cinq postes de douane, dont celui d'Hermance, ont été progressivement fermés jeudi. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le passage entre le canton de Genève et la France est fortement restreint en vue du Sommet du G7, qui aura lieu de lundi à mercredi à Evian (F). Vingt-cinq postes de douane ont été progressivement fermés jeudi après-midi.

A 18h00, c'était au tour du passage entre les communes d'Hermance et de Chens sur Léman, en Haute-Savoie, d'être verrouillé sous l'oeil des médias conviés pour l'occasion par le canton et l'Office fédéral des douanes. Quelques habitants du village lacustre assistaient à la scène, tandis que les derniers cyclistes et automobilistes tentaient de se rendre en France.

Une barrière et un grillage ont été installés à l'entrée du pont qui enjambe l'Hermance. Les sept pays les plus puissants au monde se réuniront à une trentaine de kilomètres de là. La résignation est de mise pour les autorités municipales, qui relèvent que la vie du village se passe à travers la frontière.

La fête pour les 40 ans du club de tennis, situé à quelques mètres en France, devait avoir lieu samedi. Elle est reportée. Le club de rugby ainsi que les terrains de certains agriculteurs se trouvent aussi de l'autre côté de la rivière. Deux familles, dont les enfants sont scolarisés à Hermance, devront s'organiser jusqu'à la réouverture, le 19 juin.

Déplacements impactés

Le passage frontalier le plus proche est celui d'Anières, à cinq kilomètres de route. Cette douane fait partie des sept postes qui seront ouverts nuit et jour, avec des contrôles renforcés. Comme pendant la pandémie de Covid-19, tous les autres passages, notamment forestiers, seront interdits. La frontière franco-genevoise fait une centaine de kilomètres et compte 35 postes de douanes.

Afin de limiter l'impact de ces fermetures temporaires sur le trafic, le canton recommande le télétravail. Face à cette situation, les Transports publics genevois (TPG) ont dû adapter les horaires des lignes transfrontalières.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Valais: le Grand Conseil veut exonérer d'impôt les chiens de berger

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Le Conseil d'Etat et le Grand Conseil n'ont pas la même vision concernant les chiens appelés à protéger les troupeaux (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil valaisan a validé jeudi soir, contre l'avis du Conseil d'Etat, un postulat du Centre du Haut-Valais demandant une exonération de l'impôt pour les chiens de berger utilisé pour la protection des troupeaux. Le gouvernement estimait, lui, la démarche prématurée.

Les députés Rahel Pirovino-Indermitte, Christian Rieder et Iwan Eyholzer ont rappelé, qu'en Valais, les détenteurs de chiens intervenant pour remplir certaines fonctions spécifiques sont exonérés de l'impôt sur les chiens. C'est notamment le cas des chiens au service de la police et des gardes-faune, des chiens d'aveugles et de sourds ainsi que des chiens dits de thérapie.

Le règlement cantonal en la matière prévoit aussi une exonération pour les chiens de protection de troupeaux, sur présentation chaque année d'attestations d'une formation adéquate et d'un service régulier.

Exemples à suivre

"Cette exonération a cours dans la plupart des cantons ruraux, tels que Fribourg, Schwyz, Glaris ou encore Appenzell Rhodes-Extérieures", constatent les postulants.

En Valais, pour protéger les troupeaux, on a recours à la fois à des chiens de protection des troupeaux et à des chiens de berger. "Ces derniers effectuent, eux aussi, un travail important et intensif en matière de protection des troupeaux dans nos alpages", ont rappelé les postulants. "Actuellement, ils ne bénéficient toutefois pas de l'exonération de l'impôt sur les chiens, ce qui constitue une inégalité de traitement."

Projet considéré comme prématuré

Dans sa réponse, le Conseil d'Etat a estimé qu'il était prématuré de se prononcer sur ce postulat en raison de la modification législative en cours relative à la législation cantonale sur les chiens.

"La consultation concernant ce projet de révision, qui prévoit notamment l'intégration du règlement cantonal régissant la perception de l'impôt sur les chiens, permettra une discussion de fond sur cette problématique, tout en recueillant les avis de l'ensemble des partenaires concernés, notamment des communes, responsables de la perception de cette taxe et bénéficiaires des fonds perçus", a-t-il résumé.

Désireux de régler cette inégalité entre chiens de troupeaux et de berger, le Parlement a combattu la réponse du Conseil d'Etat, acceptant le postulat par 93 voix contre 15 et 3 abstentions. Le texte est transmis au gouvernement pour exécution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Le sort des sans-abris sera amélioré dans le Haut-Valais

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Le Grand Conseil a choisi de créer une structure d'accueil d'urgence pour les sans-abris dans le Haut-Valais (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil valaisan a validé jeudi soir, par 70 voix contre 46, un postulat s'inquiétant des conditions de vie des sans-abris et du mal logement. Davantage de moyens seront attribués au Haut-Valais, qui ne bénéficie actuellement d'aucune structure d'accueil.

"Le nombre de cas ne cesse d'augmenter, même si aucune étude ni données n'existe sur le sujet", avaient estimé les signataires issus des groupes NEO, PS et du Centre du Haut-Valais, lorsqu'ils avaient soumis leur postulat au Grand Conseil l'an dernier.

Si une personne ou une famille perd son logement, l'usage veut que des chambres d'hôtel ou des logements de vacances servent de solution transitoire. "Or, au-delà des défis auxquels les personnes concernées se heurtent dans ce type d'hébergement, cette solution génère des coûts extrêmement élevés pour l'aide sociale", ont souligné les postulants.

"Etre ainsi hébergé signifie que l'on a un toit sur la tête. Toutefois l'accompagnement actif dans la recherche d'un logement et l'encadrement psychologique font défaut. Ce qu'il manque également, ce sont des possibilités de soutien en matière de gestion financière", ont-ils ajouté.

Trois structures existantes

Dans le Valais romand, la fondation "Chez Paou" propose différents services en matière de logement, dont un accueil d'urgence quotidien à Sion de 17h15 à 09h00. Une telle structure est ouverte depuis 2025 à Monthey pour les personnes majeures. Un centre de jour est également accessible toute l'année à Chamoson.

Si besoin, les personnes concernées sont orientés vers une structure plus adaptée à leurs besoins et bénéficient d’un accompagnement rigoureux pour leur réinsertion sociale et/ou professionnelle. En outre, "Chez Paou" propose un soutien hebdomadaire à ses anciens résidents.

Invisible et sous-estimé

Par leur démarche, les postulants demandaient au Conseil d'Etat de collecter des données sur le problème des sans-abri et des mal-logés, afin d'identifier les besoins dans les différentes régions; d'étudier l'extension ou la création d'une offre telle que celle de "Chez Paou" afin de l’étendre à l'ensemble du Valais et d'évaluer la mise sur pied d'un service spécialisé, afin de prévenir le sans-abrisme et d'éviter à l'avenir les hébergements d'urgence inadaptés.

Accepté par 99 voix contre 23 et 1 abstention, le 11 septembre 2025, le postulat avait alors été transmis au Conseil d'Etat pour réponse. Celui-ci s'est positionné sur le sujet, jeudi. Il a proposé d'octroyer une subvention de 700'000 francs pour la création d'une structure d'accueil d'urgence dans le Haut-Valais et 145'000 pour un mandat d'études.

Pour le Canton, cela représente la création d'un poste à 80%, refusé lors de l'engagement d'un collaborateur scientifique qui avait été prévu au budget 2026 de l'Etat du Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Attribution du premier prix vaudois "PME - Agir pour l'égalité"

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Le Canton de Vaud, ici avec sa ministre de l'économie et de l'égalité Isabelle Moret, a attribué son premier prix "PME - Agir pour l'égalité" (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le premier prix vaudois "PME - Agir pour l’égalité" a été attribué jeudi soir à l'entreprise lausannoise urbaplan, spécialisée dans l'urbanisme et la construction. La société, qui emploie une cinquantaine de personnes, s'est notamment démarquée par son action contribuant à créer "un environnement de travail respectueux et équitable pour l'ensemble de ses collaboratrices et collaborateurs."

Dans son communiqué, l'Etat de Vaud cite également "la promotion des jeunes talents", "la quasi-parité au sein de la direction et du conseil d’administration", "la formation des ressources humaines sur les biais cognitifs" ou encore "l'existence d'un suivi régulier avec des indicateurs de qualité."

En décernant ce prix, "nous souhaitons saluer l'engagement concret d'urbaplan et encourager d'autres entreprises vaudoises à suivre cet exemple", a souligné Fanny Oberson Gross, présidente du jury, citée dans le communiqué.

Cette nouvelle distinction vise à valoriser les contributions des PME vaudoises en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Créé par la Commission cantonale consultative de l'égalité, le prix sera décerné tous les deux ans.

"Le changement est en marche au sein des entreprises qui ont bien compris que l'égalité des femmes et des hommes bénéficie à l'ensemble de leurs collaboratrices et collaborateurs ainsi qu'à leur compétitivité économique", a affirmé la conseillère d'Etat Isabelle Moret, en charge de l'économie et de l'égalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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