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Économie

CEP CS: les milieux économiques frileux sur un tour de vis

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Les milieux économiques saluent les conclusions de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur la chute de Credit Suisse. Ici, Isabelle Chassot, présidente de la CEP. (archive) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les milieux économiques saluent vendredi les conclusions de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur la chute de Credit Suisse et son mariage forcé à UBS, sous l'égide de la Confédération.

Le rapport conclut à une responsabilité primaire des anciens dirigeants de la banque aux deux voiles, mais formule des recommandations pour un renforcement du dispositif de surveillance et de la régulation de l'ensemble du secteur.

L'Association suisse des banquiers (ASB) et la Fédération des entreprises suisses (economiesuisse) retiennent notamment que l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) se trouve pointée du doigt pour n'avoir pas systématiquement employé tous les moyens dont elle disposait pour éviter la débâcle.

Les représentants des banques et de l'économie dans son ensemble appellent conséquemment derechef à ne pas céder à la tentation réglementaire.

L'ASB applaudit par contre la proposition de renforcement de l'approvisionnement public en liquidités pour les banques d'importance systémique, et promeut une extension des dispositifs de sauvetage à l'ensemble des établissements du pays. Economiesuisse enjoint de son côté à ne pas pénaliser "inutilement" UBS, repreneur de Credit Suisse, du fait notamment de son importance pour accompagner l'industrie exportatrice helvétique à l'étranger.

Mieux armer les autorités

Du côté des autorités, la Finma prend acte des critiques formulées par la CEP, qui s'est toutefois refusé à les qualifier de "défaillances graves". Les députés ont en effet constaté que le gendarme de la finance avait accordé "un filtre réglementaire" à la banque aux deux voiles," dont les effets ont masqué une chute du ratio de fonds propres en dessous du seuil réglementaire à l'automne 2022.

La Finma salue par contre la recommandation faite au Conseil fédéral concernant de nouvelles compétences, qu'elle-même réclame de longue date à cor et à cri. Dans sa liste de recommandations, la CEP propose de centraliser la surveillance de la révision des grandes banques sous l'autorité de la Finma qui devrait en outre pouvoir faire efficacement appliquer ses procédures d'"enforcement" (application de la loi). Le gendarme des marchés financiers devrait en outre pouvoir infliger des amendes à des grandes banques et leur ordonner une planification précoce des fonds propres.

La Banque nationale suisse (BNS) ne se prononce pas dans l'immédiat sur les conclusions de la CEP. L'institut d'émission se contente dans une prise de position d'accuser réception du rapport et d'en promettre une analyse approfondie.

Le garant de la stabilité des prix profite néanmoins de l'occasion pour rappeler son engagement envers un renforcement de la réglementation en Suisse. Il rappelle aussi participer tant sur le plan national qu'international aux discussions relatives à la nécessaire adaptation du cadre réglementaire pour les établissements financiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'aéroport de Zurich autorise jusqu'à 2 litres de liquide en cabine

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Grâce à de nouveaux scanners, les passagers au départ de l'aéroport de Zurich pourront dès vendredi emporter jusqu'à deux litres de liquide dans leur bagage à main (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'aéroport de Zurich assouplit la règle des 100 ml. Dès vendredi, les passagers au départ de Kloten pourront emporter jusqu'à deux litres de liquide en cabine grâce à l'introduction de nouveaux scanners.

La nouvelle règle concerne seulement les voyageurs au départ de l'aéroport à Zurich qui passent par le bâtiment principal des contrôles de sécurité, informe lundi l'aéroport de Zurich. Les passagers en transit ne sont pas concernés par cet assouplissement, car leurs zones de contrôle ne sont pas encore modernisées.

Cette adaptation est rendue possible par l'installation de nouveaux scanners à tomographie assistée par ordinateur (CT) qui permettent une analyse tridimensionnelle des bagages à main et un contrôle fiable des liquides ainsi que des appareils électroniques. Les travaux sont dans leur phase finale, et dès vendredi, les 26 lignes de contrôle seront équipées de cette technologie, écrit l'aéroport.

A compter de cette date, les appareils de contrôle traditionnels ne seront plus utilisés. Il ne sera par conséquent plus nécessaire de placer les récipients contenant des liquides dans un sac séparé, et tant les liquides que les appareils électroniques pourront rester dans les bagages à main.

Restrictions maintenues

Certaines restrictions subsistent. Les bouteilles à double paroi comme les thermos ne peuvent être emportées que vides, car leur structure multicouche peut empêcher les nouveaux scanners de détecter de manière fiable leur contenu. En outre, les pellicules photographiques analogiques peuvent être endommagées par les scanners CT.

Pour les passagers qui atterrissent à Zurich, les règles sur les limites maximales de liquides autorisés en cabine varient selon les aéroports de départ. Les voyageurs sont priés de s’informer à l’avance à ce sujet.

A l'aéroport de Zurich, la limite des 100 ml reste aussi en vigueur pour les passagers en correspondance. Les zones de contrôle qui leur sont destinées ne disposent pas encore de la nouvelle technologie CT, mais leur modernisation est aussi planifiée.

L'adaptation des règles sur les liquides s'inscrit dans le cadre de la modernisation complète du contrôle de sécurité à l'aéroport de Zurich. Les travaux ont démarré fin 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une croissance moindre du PIB escomptée cette année

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Contrairement aux prévisions de croissance, mais à l'instar de celles d'inflation, les projections pour le taux de chômage ont pris l'ascenseur ces derniers mois. (Archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La croissance du Produit intérieur brut (PIB) suisse devrait être moins élevée en 2026 qu'anticipé, selon les économistes interrogés par l'institut KOF de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Ils anticipent en revanche une inflation plus soutenue.

La progression moyenne du PIB réel corrigé des variations saisonnières devrait atteindre 0,9%, après 1,0% envisagé en mars dernier, selon le consensus KOF publié lundi, auquel ont pris part treize économistes. Le pronostic pour 2027 est maintenu à 1,5% et celui pour les cinq prochaines années reste fixé à 1,6%.

Les prévisions concernant les investissements réels en équipements et dans la construction sont revus à la baisse. Les experts tablent aussi sur un ralentissement des envois à l'étranger, fer de lance de l'économie suisse. Une hausse des exportations de seulement 0,5% est escomptée au lieu de 1,0% de mars. En 2027, celle-ci devrait se limiter à 2,0% après 2,6%.

Dans le même temps, les prévisions d'inflation sont revues à la hausse, à 0,7% en 2026 puis à 0,8% l'année suivante, soit une augmentation de respectivement 0,3 et 0,2 point de pourcentage. L'anticipation du renchérissement sur cinq ans se maintient à 0,9%.

Les économistes escomptent un taux de chômage de 3,1% pour l'année en cours, après une moyenne annuelle de 2,8% en 2025. L'année prochaine, il devrait atteindre 3,1%, contre 3,0% attendu précédemment.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La panne chez Skyguide liée à la conférence du Bürgenstock

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La conférence du Bürgenstock est à l'origine de la panne technique qui a perturbé dimanche le trafic aérien à Zurich. (© Keystone/Keystone Pool/URS FLUEELER)

L'intégration d'une visualisation de la zone d'exclusion aérienne liée à la conférence du Bürgenstock a provoqué dimanche matin une panne technique chez Skyguide. Au fil de la matinée, le trafic aérien à l'aéroport de Zurich est progressivement revenu à la normale.

Comme l'a indiqué dimanche Skyguide, la zone d'exclusion aérienne a été activée à la dernière minute, la décision d'organiser la conférence n'ayant été prise que samedi. Cette activation a provoqué une perturbation affectant l'image radar du centre de contrôle de Dübendorf (ZH) ainsi que celle de la tour de contrôle de l'aéroport de Zurich.

Espace aérien fermé

En raison de cet incident technique, Skyguide a fermé pendant plusieurs heures l'espace aérien situé à l'est de Berne. À l'aéroport de Zurich, aucun décollage n'a été possible durant une partie de la matinée, a indiqué une porte-parole de l'aéroport. Les atterrissages ont en revanche pu se poursuivre jusqu'à 06h45.

Les appareils déjà en phase d'approche vers Zurich ont été exemptés de ces restrictions. Les délégations participant à la conférence de paix du Bürgenstock ont également pu atterrir comme prévu. La sécurité a été garantie à tout moment, a souligné Skyguide.

Reprise progressive des opérations

Les spécialistes de Skyguide sont rapidement parvenus à localiser la panne. Le trafic aérien à l'aéroport de Zurich a ensuite été progressivement rétabli à partir de 07h45. Depuis, les opérations ont retrouvé leur rythme normal et se déroulent à nouveau sans restriction.

Par mesure de précaution, une légère réduction de capacité restera toutefois en vigueur pour les survols jusqu'à lundi à 08h00. Selon Skyguide, cette mesure devrait avoir un impact à peine perceptible sur l'exploitation grâce à l'ouverture de secteurs d'espace aérien supplémentaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Pénurie de logements: le PLR réclame de nouvelles zones à bâtir

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La coprésidente du PLR Susanne Vincenz-Stauffacher veut le classement de nouveaux terrains en zones à bâtir. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Après le rejet de l'initiative des 10 millions, la coprésidente du PLR, Susanne Vincenz-Stauffacher, appelle à un changement de cap en matière d'aménagement du territoire. Pour lutter contre la pénurie de logements, la Suisse doit pouvoir construire davantage.

Dans une interview accordée aux titres alémaniques de Tamedia, Mme Vincenz-Stauffacher estime que la stratégie actuelle de densification urbaine ne suffit pas. Outre une meilleure utilisation des zones à bâtir existantes, il faut également pouvoir délimiter à nouveau de nouveaux terrains à bâtir. "Nous devrions classer des terrains en zones à bâtir", a déclaré la conseillère nationale saint-galloise. La PLR a souligné qu’il ne s’agit pas pour autant de "bétonner" la Suisse. Il faudrait plutôt redonner aux cantons et aux communes une plus grande marge de man½uvre pour délimiter de nouvelles zones à bâtir.

Par ailleurs, le PLR réclame un assouplissement des prescriptions de protection ainsi que des restrictions concernant les oppositions. La transformation d’espaces de bureaux inoccupés en logements doit également être facilitée. Dans toute la Suisse, plus de trois millions de mètres carrés de surfaces de bureaux sont inoccupés, a indiqué Mme Vincenz-Stauffacher. Cela permettrait théoriquement de créer jusqu’à 30'000 logements.

Le PLR réagit ainsi aux inquiétudes liées à la hausse des loyers et à la pénurie de logements, qui ont joué un rôle central dans la campagne référendaire sur l’initiative des 10 millions. Mme Vincenz-Stauffacher a déclaré que le parti souhaitait rendre à nouveau possible le rêve d’accéder à la propriété. Pour la session d’automne, le PLR prévoit de déposer une série d’interventions sur le thème du logement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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